N° 4 - février 2025
La version est une version pour ordinateur, de ce fait, les lecteurs qui utilisent le téléphone ou la tablette risquent de découvrir une mise en page décalée.
LA CAMARGUE EN HIVER
En hiver, voici un autre caractère.
La Camargue est douce, lumineuse... claire.
La gelée fige les étangs,
Les roseaux courbent sous le vent,
Le soleil est d’un bel opale,
Toutes les fleurs sont de cristal.
La vie s’écoule lentement,
Au gré de l’eau, au gré du vent.
En Camargue, l’hiver est beau,
Il est aussi parfois très blanc.
Poésie et pastel - Nathalie LAURO
Extrait du recueil « De petites douceurs camarguaises » (2022)
LA POÉSIE EST PARTOUT
La poésie est partout. Elle se trouve dans le murmure du vent qui caresse les feuilles, les rayons dorés du soleil qui dansent sur l'eau, le silence de la nuit étoilée, les éclats de rire des enfants qui illuminent le monde, les regards complices échangés entre amoureux et les larmes sincères qui expriment les émotions les plus profondes.
La poésie est présente dans les mots simples d'un livre, les notes d'une mélodie qui touchent l'âme et les couleurs d'un tableau qui révèlent les secrets de l'artiste. Elle se manifeste également dans les gestes généreux d'une main tendue vers autrui, dans l'harmonie d'une danse qui transcende les frontières et la douceur d'un câlin qui apaise les cœurs blessés.
La poésie est dans les moments de contemplation face à la nature, les sourires échangés entre inconnus et les paroles réconfortantes d'un ami fidèle. Elle est l'expression de l'âme, la quintessence de l'émotion et le reflet de notre humanité.
Ouvrons les yeux, ouvrons notre cœur et nous découvrirons que la poésie est partout car elle réside en chacun de nous, dans chaque instant de vie. Il suffit d'apprendre à la voir, à l'entendre et à la ressentir pour que le monde devienne un éternel recueil de vers envoûtants.
© Nathalie LAURO
Photo et photo de couverture (Hautes-Alpes) © Louis LAURO
ART & POÉSIE
SOUVENIR D'ENFANCE
Les yeux écarquillés derrière les carreaux,
Le spectacle est toujours aussi étonnant.
Je retrouve mon âme d’enfant,
Des instants insoupçonnés et souvenance…
Mes bottes et mes moufles bourrées d’enfance.
Le bonnet tricoté par maman.
Fabriquer des boules de flocon.
Tirer sur mon frère à foison,
Et mon frère qui répond…
à perdre nos moufles dans la bataille.
Nos joues rougies par le feu glacial.
Nos éclats de rire dans le silence.
Les yeux bleu turquoise de mon frère dans le blanc qui danse.
Sauter à pieds joints dans le coton.
Rouler au milieu des étoiles,
L’envie de nous en faire un manteau.
Après s’être revêtus des histoires de saison,
Loups, trappeurs et esquimaux…
Rentrer dans la chaleur de la maison,
Goûter aux « petits Jésus » et au chocolat chaud.
Sandrine HUSSON-CHARLET - France
« Beautés de la montagne » (2022)
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HAÏKUS D'HIVER
Tempête d’hiver
Le vieux pin parasol converse
Avec le vent…
***
Bourrasques hivernales
Les feuilles mortes se prennent
Pour des hirondelles
***
Dans la nuit profonde
Les branches de l’arbre accrochent
Les premiers flocons
***
Tempête d’hiver
Le trait de côte recule
Une fois encore
***
Tempête hivernale
L’océan déchaîné semble
Avaler le monde…
Patrick GILLET - France
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RESPIRE-T-ON MIEUX DANS L’AIR DU TEMPS ?
Dans cette ère où l’atmosphère
Est moins légère et remplie d’avions
Parcourant l’espace en toutes directions,
Où l’ambiance reflète toutes les tendances,
Il est légitime de se poser la question :
Respire-t-on mieux dans l’air du temps ?
Certes, l’air que l’on respire nous inspire.
L’esprit est marqué par le temps où l’on vit.
« Der Zeitgeist », comme disent les Allemands.
L'air du temps, souffle subtil,
Nuages de fumées, vent fragile,
Poussières d'étoiles, brumes d'encens,
Respire-t-on mieux en ce présent ?
Certains vivent, fort contents,
De l’air du temps.
Les mémoires d'antan, les murmures d'hier,
S'atténuent doucement, s'effacent en l'éther,
Les souvenirs flous se dissolvent, s'envolent,
Comme un soupir d'âme, une étreinte empreinte
De nostalgie, qui ne console guère, mais qui désole.
Les arbres chuchotent des secrets anciens,
Leurs feuilles bruissent des rêves lointains,
Les rivières chantent encore des refrains apaisants.
Mais l'air du temps, quoique vicié, conditionné,
Nous rend-il vraiment plus vivants ?
Chaque inspiration, une quête vers l'inconnu,
Chaque expiration, un retour vers le vécu,
Les cycles se suivent, les saisons se fondent,
Dans cette danse infinie où tout se confond.
Tu n’as d’autre choix que de laisser
Le vent te guider et l'air te porter
Vers des horizons sereins, des rêves partagés.
Je ne réponds pas à ta question, mais…
Respire, profondément, goûte l'instant,
Respire, simplement, l'air du temps !
Arwa BEN DHIA - France
XIIIe arrondissement Paris - Photo d'Arwa BEN DHIA - France
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FOLIE DANS LA FOLIE ?
Espérance, désespérance, errance ?
L’homme n’est qu’un écho l’être n’est qu’un reflet
À passer au karcher et même à la sableuse
Son féroce récit constitue un pamphlet
Contre l’Homo sapiens ‒ sagesse frauduleuse ‒ …
Sage autoproclamé qui se plaît dans le sang
Qui transforme la honte en mensongère gloire
L’Autre n’est qu’un coupable et lui qu’un innocent
C’est ainsi de toujours dans un pleur éternel
C’est idem en tous lieux c’est partout sur la terre
Cette norme est un sceau son relent criminel
Interpelle le bon qui souffre et doit se taire…
Dans une propagande une « éducation »
Les Enfants façonnés iront un jour se battre
La concorde reste une affabulation
Qu’un factice idéal sous un ciel idolâtre...
Dans ces nombreux écarts qui sait ce qu’est l’humain
Qui saurait ce qu’est l’Homme et d’abord s’il existe
Tous les serments de Paix meurent dans un demain
Qui se moque d’hier ‒ un piteux scénariste ‒ ...
Sombre est notre nature et triste est le constat
La mort est au pouvoir en moteur de la vie
Ares et Thanatos vivent une fiesta
Fiers de cet objectif jamais ils ne dévient…
Comme les animaux ‒ raffinements en plus ‒
Pour les mêmes raisons les fils d’Adam s’égorgent
Leurs sagas sont en fait un redoutable humus
Pour un piètre avenir la rancune elles forgent...
À propos de sableuse ou de simple karcher
Quels seraient ces outils seraient-ils légitimes
Seraient-ils acceptés car reconnus hors pair
Seraient-ils applaudis comme recours ultimes ?
Et que trouveraient-ils au-delà de l’horreur
Uniquement des os ou bien La conscience
L’Homme est-il en sommeil ou n’est-il qu’une erreur
Qu’une futilité qu’une insignifiance ?
Didier COLPIN - France
Le point d'eau - Dessin au feutre d'Inaya NGO - Cameroun
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KAPNOS
Et J’entendis derrière moi
Une Voix forte qui disait :
Écris à l’Ange de Gadara
Que
Le Vrai sera Réel
Le Réel sera Langage
Le Langage sera Parole
La Parole sera Vie.
Mais, l’Ange me répondit :
Ici, le Vrai Est.
Ezechiel LUCCÉ - Haïti
Extrait du recueil « Légion du Gadara »
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KAPNOS
Epi M tande dèyè m nan
Yon gwo Vwa ki t ap di M:
Ekri Zanj Gadara a,
Di Li:
Verite a va vin Reyalite.
Reyalite a va vin Langaj.
Langaj la va vin Pawòl.
Pawòl la va vin Lavi.
Men Zanj lan te Reponn mwen:
Bò isit la, Verite a La.
Traduction / Ezechiel LUCCÉ - Haïti
Promenade en forêt - Collage mousse de M'So DEMARTINI - Suisse
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LE SONNET DE VENUS
Dans un bosquet, dont l’amoureux feuillage palpite
en se courbant, mariait son ombrage qui crépite,
ici, Vénus dormait sur un gazon naissant
montrant les rondeurs de son corsage florissant,
dispersant le plaisir de cette vue réelle
en mille attraits, dont il n’est pas vraiment décent
de peindre aux yeux la douce image naturelle
d’une nymphe divine au corps d’adolescent.
D’un éloge enchanteur toujours environné
à mes yeux éblouis, elle s’offrait couronnée
de bien des goûts libertins sous cette verdure.
Tout invitait Vénus arrachée au banal
pour y atteindre la seule splendeur qui perdure,
quand, magnifique et pur, fuse le vers final !
Jean-Marie LECLERCQ - France
Flores del salón - Peinture de Maria Vargas - Espagne
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PIERRE TOMBALE
Cette colline
accueille des âmes piégées
à l’intérieur d’une épave
de crânes et d’os
dont les gémissements ne parviennent pas à s’échapper
des mâchoires écrasées par la roche et le métal
et un grand arbre défiant.
Merci, la mort.
Tu nous as laissé des visages et des lambeaux
à stocker dans nos cœurs brisés
quand tous les souvenirs de grandeur
et de douleur ont disparu de cette terre brumeuse
depuis longtemps.
Beaton GALAFA - Malawi
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LA QUIETE DELLE VETTE
Lassù, tutto tace,
La neve soffoca le grida del mondo,
I venti placano i cuori in tempesta.
Nella pace fredda delle vette,
Anche le anime folli trovano quiete,
E sotto il cielo infinito,
Imparano finalmente il silenzio.
Patrizia CARBONE - Italia
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L'APAISEMENT DES CIMES
Là-haut, tout se tait,
La neige étouffe les cris du monde,
Les vents apaisent les cœurs en tempête.
Dans la paix froide des cimes,
Même les âmes folles trouvent le calme,
Et sous le ciel immense,
Elles apprennent enfin le silence.
Traduction / Patrizia CARBONE - Italia
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SUR LA PLAINE D'EYLAU
Un frais matin de l’année mille huit cent sept,
Sept février, non soixante-quinze mille,
Mais déjà des milliers, prêts pour le transept,
Et pourtant, blanche, la plaine scintille.
Poursuites, harassantes, quotidiennes,
Monts et vallées, jusqu’au village, acculés,
Grognards, grenadiers, le sang grondant les veines,
Des dragons, hussards, chasseurs et cuirassiers.
Cosaques, grenadiers et mousquetaires,
Dans une première valse mortelle,
Une algarade, une cavalcade, cruels,
Humant l’air frais baltique, s’entretuèrent.
Le premier jour, en attendant les renforts,
Sans pitance, la nuit fut brève, la lune,
Cristalline, éclairait, entassés, les corps,
Moignons rougis, camarades d’infortune.
Le froid glacial, aux sons stridents de leurs scies,
Ils tranchent, coupent, amputent, n’estompant pas,
Putride gangrène, l’odeur des chairs pourries.
Dès les lueurs de l’aube, le carnage continua.
Toute la journée, le tonnerre des canons,
Les corps des martyrs sous la douleur, bondissant,
Mousquets claquant, officiers vociférant,
À perte de vue, cimetière, ciel de plomb.
Rappelez-vous Eylau, Russes et Prussiens,
Anglais et Français, sans gagnants, ni perdants,
Rappelez-vous Eylau, vos peaux bleues, nues, gelant,
Déchirées, plaine rouge, occis pour rien.
Thomas CÉLÉRIER - CA. USA
Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau 1807 -
Peinture du Baron Antoine-Jean GROS 1771 - 1835
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Accoudée au balcon de la colline
j’inspire le pétrichor de l’aube
les mousses humides aux ubacs
La brume posément se déchire
l’astre bigarade repeint l’horizon
Le soleil perce lentement
pénètre mes mots
répand sa lumière
Au travers les fougères
le ruisseau imprègne la terre
inonde les jeunes bois
Mon souffle épouse l’eau vive
qui expire en contrebas
Accoudée au balcon de la colline
je suis l’arbre et ses racines
l’eau les veines du vent
je respire
le poème
Odile STEFFAN-GUILLAUME - France
Genèse - Collage d' Odile STEFFAN-GUILLAUME - France
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DE SANG ET DE GLACE
Mon cœur abrite ces flocons de neige
Dans la glace, je forge une sculpture,
Celle d'une danseuse en cristal
Une robe de velours noir, parsemée
De constellations bleu marine enveloppe
Mon corps cassant, mon corps funambule
Mon corps glissant, mon corps absent
Le paysage est de sang et de neige
La violence de ce monde a laissé
Ses traces si grandes et si maculées
C'est toujours lui qui mène le cortège
C’est toujours lui qui détient l'artillerie lourde des plaies
Je veux boire le silence, jusqu'à en devenir ivre
Je veux toujours cette présence au milieu du givre
Je connais les contrastes saisissants de la nuit et du jour
Et tous les pourtours d’une vie qui se gèle
Qui se craquelle sous mes pas
Et la cire des bougies coule dans la froidure de l’hiver
Qui se fait plus mordante sans toi.
Sur mes yeux embués de mélancolie
Viennent se poser les oiseaux aux plumes dorées et leurs cris
Il saigne, il neige
Il saigne, il neige
Le monde meurt : glacé
Le monde brûle dans le brassier incandescent
Je suis cette fée de glace
Je suis cette fée des neiges
Parée de taffetas argenté
Je chuchote des mots entre mes lèvres
Gercées de la gerçure d’un été qui manque
À nos vies et à nos corps si vulnérables
Je grave dans le verglas les lettres de ces amours
Passées.
Aude GORCE - France
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À LA LIMITE DU DICIBLE
Plus que nus : dévêtus,
se prendre aux jeux déliés
des nuées. Se perdre à soi.
S’exclure d’outre-corps,
et de plus en plus autre.
En douceur décentré,
en point perdu lâché
se quitter d’un revers
de main, d’aile volant
se posant sur tes reins.
…
Toi, de toutes images
de toi gommées, venant
tes lèvres sur ma peau
faite pays de pause,
île tienne,
et, glissant,
sous ton corps et jusqu’à
chair sertie de sa chair.
Alors, vision passant
d’un feu par-dessus l’eau
frottement de silex
à moins que ce ne soient
des nuages s’ouvrant !
Patrick LEFÈVRE - France
Sasha et les flocons - Collage feutrine et perles de M'So DEMARTINI - Suisse
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EN HIVER LA TERRE PLEURE
En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pâle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.
Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
Ô terre, où donc sont tes roses ?
- Astre, où donc sont tes rayons ?
Il prend un prétexte, grêle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! -
Et la fait en s'en allant ;
Comme un amant qui retire
Chaque jour son cœur du nœud,
Et, ne sachant plus que dire,
S'en va le plus tôt qu'il peut.
Victor HUGO – France
(1802 – 1885)
ASIE : Inspiration - Technique sumi-e de TOM'S - Corse / France
Background - Peinture sur texture d'Arlekim - UK
LA FONTAINE D’ENCRE
Cathédrales de rêve, drapées dans vos dentelles de pierre
J'implore l'impossible, le retour en arrière, le chant séduisant
Des sirènes pour terrasser les dragons de l'enfer.
Où réside la force maintenant quand le regard se détourne
Vers l'ailleurs, quand les lèvres demeurent bâillonnées
Par les fantômes de la peur !
Où réside la force de vouloir et d'habiter ces lieux transitoires
Que la poussière recouvrira d'un linceul, vide d'humanité.
Chercher encore, chercher toujours, la fontaine d'encre
Qui nous rattache aux aurores de l'invisible
Et la larme d'émotion qui fait miroiter le silence.
Marie-José PASCAL - France
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FANTAISIES D'HIVER
I
Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons,
L’Hiver exécute son thème
Dans le quatuor des saisons.
Il chante d’une voix peu sûre
Des airs vieillots et chevrotants ;
Son pied glacé bat la mesure
Et la semelle en même temps ;
Et comme Haendel, dont la perruque
Perdait sa farine en tremblant,
Il fait envoler de sa nuque
La neige qui la poudre à blanc.
II
Dans le bassin des Tuileries,
Le cygne s’est pris en nageant,
Et les arbres, comme aux féeries,
Sont en filigrane d’argent.
Les vases ont des fleurs de givre,
Sous la charmille aux blancs réseaux ;
Et sur la neige on voit se suivre
Les pas étoilés des oiseaux.
Au piédestal où, court-vêtue,
Vénus coudoyait Phocion,
L’Hiver a posé pour statue
La Frileuse de Clodion.
III
Les femmes passent sous les arbres
En martre, hermine et menu-vair,
Et les déesses, frileux marbres,
Ont pris aussi l’habit d’hiver.
La Vénus Anadyomène
Est en pelisse à capuchon ;
Flore, que la brise malmène,
Plonge ses mains dans son manchon.
Et pour la saison, les bergères
De Coysevox et de Coustou,
Trouvant leurs écharpes légères,
Ont des boas autour du cou.
IV
Sur la mode Parisienne
Le Nord pose ses manteaux lourds,
Comme sur une Athénienne
Un Scythe étendrait sa peau d’ours.
Partout se mélange aux parures
Dont Palmyre habille l’Hiver,
Le faste russe des fourrures
Que parfume le vétyver.
Et le Plaisir rit dans l’alcôve
Quand, au milieu des Amours nus,
Des poils roux d’une bête fauve
Sort le torse blanc de Vénus.
V
Sous le voile qui vous protège,
Défiant les regards jaloux,
Si vous sortez par cette neige,
Redoutez vos pieds andalous ;
La neige saisit comme un moule
L’empreinte de ce pied mignon
Qui, sur le tapis blanc qu’il foule,
Signe, à chaque pas, votre nom.
Ainsi guidé, l’époux morose
Peut parvenir au nid caché
Où, de froid la joue encor rose,
À l’Amour s’enlace Psyché.
Théophine GAUTIER - France
(1811 - 1872)
Extrait du recueil « Émaux et camées » (1852)
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DANS LE BROUILLARD SILENCIEUX
Je m’assiérai sur un rocher
et fixerai le nuage sombre
versant une larme
sur ses joues gonflées.
Je monterai sur le dos d’une mésange
gazouillant d’une feuille qui embrasse
les lèvres d’un ciel qui tombe
tout droit dans un brouillard
où les mères et les pères
crient à la pitié
des lions métalliques
en maraude pour les ramener
à leur créateur.
Dans ce brouillard silencieux
je regarderai la mort dans les yeux
et demanderai pourquoi les nuits
d’il y a bien des lunes
reviennent encore et encore
pour faire taire les rêves de
ces corps sans âme.
Beaton GALAFA - Malawi
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POÈTE NOIR AU BORD DE L'OCÉAN
À la mémoire de Juan Sánchez Lamouth
(Poète de République dominicaine)
Sur le débarcadère au bout de l'horizon,
Des cargos il venait écouter les sirènes
Et son cœur généreux se figeait à ces thrènes
Chantant des cachalots la funèbre oraison.
Dans l'ouzo d'un vieux port de lointaine Marseille
De Noirs émancipés en des costumes blancs,
Il voyait des poissons d'iridium en bancs,
Des châteaux de corail et de nacre vermeille,
Et pleurait, saluant les ombres des marins
Naufragés, en cherchant dans ses poches trouées
Des clefs d'or pour ouvrir aux âmes rabrouées
Des jardins sur le sable ombreux des fonds marins.
Il aurait voulu croire aux lendemains qui chantent
Mais son présent déjà chantait, sans lui payer
Ses factures de gaz, son tabac, son loyer,
Et lui chantait au nez : Surlendemains démentent.
Les roses dans ses mains devenaient plus grenat
Mais devenaient aussi tristement plus épines...
Devenaient des ronciers, mais plus incarnadines
Comme un ruban autour d'un œuf en chocolat.
Poète noir au bord de l'océan tragique
Qui dévore tous ceux qui l'aiment sur ses vents,
Ses navires sombraient dans les sables mouvants
D'un quai rongé d'iode et de sel nostalgique.
Avec tout l'horizon pour frontière d'embruns
Et le dédale obscur d'un quartier de lanternes
Pour toute Castalie, et ses louches tavernes
Pour seul aréopage et cercle de tribuns.
Son chant a traversé la mer et les tempêtes
Pour dire la saga verte de l'oiseau bleu
Dans les forêts que frise une brise de Dieu,
L'oiseau qui fait son nid de perles sur les crêtes.
Florent BOUCHAREL - France
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EXPRESSION
J’existe en Fonction.
J’existe en Rôle.
J’existe en Action
Et en Parole.
J’existe en Avoir.
J’existe en Être.
J’existe en Savoir
Et en Paraitre.
J’existe en Croyance.
J’existe en Loi.
J’existe en Alliance
Et en Surmoi.
J’existe en Prénom.
J’existe en Droit.
J’existe en Renom.
Et en Devoir.
J’existe en Valeur.
J’existe en Fin.
J’existe par Erreur
Et par Dessein.
Ezechiel LUCCÉ - Haïti
Extrait du recueil « Légion du Gadara »
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EKSPRESYON
Egzistans mwen nan Fonksyon mwen.
Egzistans mwen nan Wòl mwen.
Egzistans mwen nan Aksyon mwen
Epi nan Pawòl mwen.
Egzistans mwen nan Posesyon mwen.
Egzistans mwen nan Esans mwen.
Egzistans mwen nan Konesans mwen
Epi nan Aparans mwen.
Egzistans mwen nan Kwayans mwen.
Egzistans mwen nan Lwa mwen.
Egzistans mwen nan Alyans mwen
Epi nan *Simwa mwen.
Egzistans mwen nan Non mwen.
Egzistans mwen nan Dwa mwen.
Egzistans mwen nan Renome mwen
Epi nan Devwa mwen.
Egzistans mwen nan Valè mwen.
Egzistans mwen nan Fen mwen.
Egzistans mwen se yon Erè
Epi yon Pwojè.
Traduction / Ezechiel LUCCÉ - Haïti
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LE ROSSIGNOL NOIR DU PACIFIQUE
À la mémoire de Gaspar Octavio Hernández
(Poète du Panama)
Parce qu'il composait assis sous les palmiers
Des odes à la mer que l'horizon fait luire,
Les sirènes parfois venaient pour le conduire
À l'alcazar marin ombré de balsamiers.
Et dans le grand salon de perles et phosphores
À la lumière glauque, il goûtait l'entretien
De la tête coupée et blonde de l'ancien
Conquistador Vasco, parmi les madrépores.
Le paladin rêvait toujours d'Eldorado,
Confondu par moments avec l'Estrémadure
Dont il avait quitté la terre agreste et dure ;
Sa voix alors tremblait en un lent crescendo.
Et Gaspar attentif enflaconnait ses larmes
Que dans un athanor de mauresque sorcier
Il alambiquerait en docte artificier
Dans le château féerique au blason de ses armes.
Et c'est ainsi qu'un peuple épris de son drapeau
Écouta dans ses nuits de longue plage brune
Chanter ce rossignol amoureux de la lune
Sans voir, ou voyant bien, la couleur de sa peau.
Mais la misère avait au sein nourri ce barde
Et mis dans sa poitrine une effroyable toux.
L'oiseau quitta son bois, le laissant aux hiboux,
Sur le dos d'un Pégase au milieu de sa harde :
Dieu voulut que l'enfant des Muses vînt au ciel
En cortège imposant de chevaux du Parnasse,
Et ce fils couronné de la reine Candace
Fut reçu par Orphée au séjour éternel.
Florent BOUCHAREL - France
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IL SILENCIO DELLE DOLOMITI
Nelle Dolomiti l’inverno sussurra,
Silenzio di neve, bagliori d’ombre,
Gli abeti si piegano sotto il cielo pesante,
Un soffio gelido sfiora la roccia.
Tutto dorme, immobile, nel bianco infinito,
E il mondo attende, sospeso,
Il ritorno di un sole lontano.
Patrizia CARBONE - Italia
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LE SILENCE DES DOLOMITES
Dans les Dolomites, l’hiver murmure,
Silence de neige, éclats d’ombres,
Les sapins ploient sous le ciel lourd,
Un souffle glacé caresse la roche.
Tout dort, immobile, dans le blanc infini,
Et le monde attend, suspendu,
Le retour d’un soleil lointain.
Traduction / Patrizia CARBONE - Italie
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L’HIVER
L’étroite allée bordée de feuilles semble dire :
Vois ces arbres devenus des statues de cire ;
Serait-ce l’hiver advenu qui paralyse
Ces géants abandonnés sous la fraîche bise ?
Sur leurs branches perlaient des gouttes de rosée
Qui gelèrent alors de s’y être exposées.
Un espoir, le soleil luit encore d’automne,
Mais déjà les pinsons et les moineaux frissonnent.
Les oiseaux migrateurs déploient soudain leurs ailes,
Abandonnant les nids que choyaient les femelles.
Les maisons font du ciel un espace animé
Par leurs sinueuses colonnes de fumées.
Le vent virevoltant dessine son chemin
En paraissant tenir la neige par la main.
Il danse avec elle en suivant le chant des merles
Et la dépose au sol en un tapis de perles.
Une blancheur immaculée s’étend sur tout
Et la nature arbore l’unité partout !
Vêtue comme une mariée, elle embrasse alors
L’hiver venu la faire briller, tel de l’or,
Ou scintiller en maints endroits par ses diamants,
Flocons purs, pour elle des doux baisers d’amants !
Patrick ÉDÈNE- France
ASIE : Sérénité - Technique sumi-e de TOM'S - Corse / France
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GRAVURE HIVERNALE
Gravée dans la buée
L'éternité m'appelle
Piégé dans la buée
Un papillon de nuit bat
Toujours des ailes
Des ailes dont la poudre
S'est collée sur mes doigts
Mes doigts bleuis par le froid
Dehors, le givre recouvre la plaine
La plaine où toi et moi, nous voyons des corps pliés et
Marqués par la peine.
La peine cachée sous un lourd manteau de neige
De neige recouvrant la forêt
La forêt si épaisse où nous jouons à cache-cache
La forêt si sombre où les dragons avalent
Et recrachent des émeraudes.
La forêt devenue si fine dont nous connaissons
Par cœur les chemins, les détours
Les contours et les pourtours.
Les entrelacs de nos cœurs se dessinent dans ce jardin gelé
Où l’on voit les derniers corbeaux s’envoler.
Le mystère s’étend sur cette terre givrée, étincelante
Dans le dernier rayon de soleil.
Les défilés nocturnes commencent à apparaitre
Je les vois d’ici à ma fenêtre
À ma fenêtre, je vois cette chouette recouverte de flocons
De flocons qui tourbillonnent comme un manège
Un manège sorti d’un rêve un peu trop flou
Trop flou comme un mirage en plein désert
Nuit glaciale dehors
Vie qui me fait mal au corps
Aude GORCE - France
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SAINTES PAROLES
Laisse-toi, Lucie, faire
Par Monsieur le Curé
Car brûle un feu d’enfer
Dans cette rose raie
Du cul, je le confesse,
Qui court entre tes fesses,
Te mine, t’abomine
Et fait que tu rumines
Sans l’aide du Très-Haut
Et, ma foi, Très-Puissant
Que tu vois, là, prêt au
Geste concupiscent,
Le seul – ô Dieu me damne,
La Vierge, ma maman,
À perpète condamne
Si, par Satan ! je mens –
Capable de sauver
Ton âme infâme, femme !
Et de bien lessiver
Le mal qui te diffame.
Ouvre-toi, toute nue,
L’heure de la grand-messe
(Sera-ce une kermesse ?)
Est maintenant venue.
Sur ton lit je t’attache... ,
Le Sauveur à la tâche,
En tête son enfant,
Tenace, qu’il défend.
Qui joue du goupillon,
Interdit les couillons,
À grande profondeur,
Ravaudeur, pourfendeur,
Sans modération,
Délaissant... l’ammonite,
Projetant rations,
Dans le fion, d’eau bénite,
Arrachant force plaintes,
Gémissements, complaintes,
Tortillements en sus,
Finale délivrance
De la miss pas déçue,
Vivant dernières transes,
Du voyage au long cours
Qui fut d’un grand secours.
Jean-claude FOURNIER - France
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INSTANCE JUST ABOUT
Une fleur en instance, A flower just about,
habitée par le temps, moved by time,
en instance de chute. just about to fall.
Le temps évidemment Time, obviously, won't
ne freinera en rien in any way, stall
cette chute, the fall,
en instance. just about.
UNE FLEUR A FLOWER
Une fleur s'est brisée, A flower has broken,
un mouvement discret. a discreet stir.
Un sourire discret, A discreet smile,
la fleur est remplacée. the flower is replaced.
Aucun souffle jamais No breath, ever,
ne viendra soulever shall lift up again
La fleur qui s'est brisée. The flower which has broken.
********** **********
Fleur Flower
qui s'ouvre à moi that opens to me
dans le noir in the dark
quand les fleurs ne s'ouvrent pas when flowers do not open
Jean-Marie LECLERCQ - France
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DANS LE NOIR, LES RÊVES NAISSENT
Nuit sans étoile
Sous le voile de l’ombre
Noir doux et discret
Un murmure de silence
s’élève, fragile
Les rêves glissent
naissent sans fin
dans l’ébène pur
où la lune s’éclipse
enveloppée par l’invisible
Mystère flottant
au reflet d’éternité
Dans l’encre du ciel
les étoiles se cachent
se taisent
le noir les recouvre
comme un écrin précieux
gardant ses secrets
Et là
dans cet océan sombre
les silences s’étirent
tracent des contours flous
où l’infini se dessine
sans début
sans fin
juste une ombre
un murmure de nuit.
Noémie SUCHET - Suisse
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IN THE DARK, DREAMS ARE BORN
Starless night,
Beneath the shadow's veil,
Black, soft and discreet,
A whisper of silence
rises, fragile.
Dreams glide,
born without end,
in pure ebony
where the moon fades,
wrapped in the unseen.
A floating mystery,
a reflection of eternity.
In the ink of the sky,
the stars hide,
grow silent,
black covers them,
like a precious cradle
guarding its secrets.
And there,
in this dark ocean,
silences stretch,
tracing blurred contours
where infinity is drawn,
no beginning,
no end,
just a shadow,
a whisper of night.
Traduction / Noémie SUCHET - Suisse
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LUNE ET SON APOSTROPHE
Tu changes souvent
de forme vers nous,
mais Une, tu l’es, tant que dans ma langue
on t’appelle lune, ou même La L’une !
Voudrais-tu nous plaire
grâce à tes tenues,
mais pas si nombreuses,
de quoi nous être autre et cependant même :
aimée, désirée ?
Es-tu si curieuse
au point de tourner autour de la Terre,
à moins que ce ne soit
autour des humains ?
Moi, j’aimerais bien !
Je t’écris là l’une avec l’apostrophe
pour ta différence,
et puis la douceur
d’une bien-aimée joueuse et secrète,
entourée de Nuit, charmant le Soleil,
et les cœurs perdus.
Patrick LEFÈVRE - France
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L'HIVER DANS LE SUD
Dans le Sud, l'hiver est douceur,
Le soleil, plus bas, caresse les murs ocres,
Les ruelles dorment sous un ciel tranquille,
Le vent léger murmure entre les oliviers.
La lumière joue sur les collines,
Les jours s'étirent, sans hâte,
Le froid effleure, sans jamais mordre.
Dans l'air presque tiède parfois, les oranges mûrissent,
Les arbres patientent, tranquilles,
Tout semble attendre, paisiblement,
Le retour lent du printemps.
Dorotea PANTALEONE - Principauté de Monaco
« Vivre le Sud »
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ACTE DE TEMPS
Le temps sur ta peau
sur la mienne, sur celui de l’oubli,
sèche les coulées, les « touchées-coulées ».
Le soleil s’esclaffe
par la vitre aux yeux vitreux d’après-fête,
quand on n’est plus où,
quand on n'est plus quand,
qu’on prend le comment
pour double hasard.
Un monde nouveau
que l’on fait semblant
de semer ensemble,
au pays des corps.
On amène un lit
‒ volé d’un hôtel ‒
aux rivières folles
loin d’un monde sec,
qui se boit cul-sec,
lui-même.
Patrick LEFÈVRE - France
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ENCORE UN MIRACLE !
Relaté par un tiers
Assurant qu'il ne voyait double :
Pierre,
Dit le divin,
De quart,
S'en vint,
Témoin tripière,
À moins vingt,
Porter, dans la soupière,
La soupe hier.
Attendu que sous Pierre,
Sans moitié,
Il y avait deux pierres,
Est-il besoin d'un devin
Qui rit ? car
Il advint
Un demi...
(Mot dit,
Si !
Sur sain décalogue profane :
πR/2πR = 1/2).
Jean-Claude FOURNIER - France
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LES QUATRE SAISONS
J'aime septembre parce
Qu'après la récolte du verger qui regorge de fruits, les champs attendent l'automne
Puis l'hiver, blancheur immaculée de neige et de gelées
Le printemps est arrivé, les fleurs nous donnent leur senteur parfumée
L'été revient
Septembre ne change rien
Une année s'est écoulée
Jour après jour
Jusqu'à quand ?
Dieu seul le sait
Georges JUANPERE - France
1)
Da capo
Da capo un morceau de moi repris des airs vagues institue la phase allégorique de la puissance du pli, j’esquisse de la note claire un mouvement éreinté, un spasme, et transi d’une bulle dans mes yeux, intrigante pour ce peu d’un instinct fait d’ombre et d’onyx. Je n’y vois de ce domicile du corps par un œil que le flou éventail aux choix meubles des vies, dur comme un caillou de taille, doux comme une pierre polie de l’effort non surmonté.
La quinée
Disposés cinq par cinq, mes doigts sur le verre s’écorchent de donner cette empreinte emplie par une eau de ravines profondes, d’avoir bu le sang, la santé de mon âme, suintant pour le jour, scellé dans la marque de la quinée de mes doigts, orfèvre de malaise !
Les divinations
J’ai regardé par la fenêtre, envisagé le ciel, atteint d’exposer son faste, ses pesanteurs. De ces visions une eau, une épure du sel de mes larmes unies à célébrer ma tâche, cette épreuve de la perte d’un fleuve d’air portant mon souffle. Obscurcis par l’ombre du nuage, mes yeux empreints de ces lueurs diffuses sous la vapeur des tourbillons et des montées des vagues ont été clos du premier brin de pluie, une goutte comme une écume venant m’instruire de tout ce que je n’embrasse pas aux premières heures du matin.
2)
Dacryo
Les larmes longées de mon art, des mouvements de lait sibyllin de ce pis éventré que je pleure, contre ce dacryo-ptère, insecte aux finesses étourdies des grandeurs du ciel, une Vénus est venue puiser ce mélange profond de liqueurs dans mes yeux, ces ferments d’espérances longues et chaudes.
Les mystères
Derrière mes mains, des doigts ébrasant les écarts de faire transparaître cette vision qui ne sent plus les jougs de l’avenir. Incertain, parvenu de mille jours comme un sceau le nombre parfait, immuable et prédestiné d’une entente,
Aux éthers et strates noires,
Telle l’ébonite sous l’aspect infini,
Sans clos, ouvrant aux jours une métamorphose.
On distille ce qui nous paraît vain à rendre beau l’inutile, et un monde apparaît de faveurs, de laideurs devenues des beautés, d’être malin et dur quand s’offrent les devances dites de rien, de possibles établis, ces lieux où l’orfèvre donne des écarts la vision du paraître être une forme ouvrant des sens pour nulle part.
Serge MASSOL - France
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LIBRES PENSÉES
LE POSSIBLE DE LA POÉSIE CONTEMPORAINE. QUOI D’AUTRE ENCORE ?
J’appelle un poème un texte qui ne laisse le goût du beau qu’après l’avoir lu et relu pour le garder en mémoire et qui peut devenir un refuge car il « il s’ouvre et s’élargit » sans cesse, et le tout bien compris, il peut aussi devenir un confident.
C’est cet affrontement entre des vers qui fait qu’on apprécie le poème avec la langue française faite pour la poésie.
Si l’on ne voit plus rien au-delà du sensible, il ne peut y avoir de poètes, car il existe une poésie de l’esprit comme il y a une poésie du sentiment, qui se libère de « l’académisme » pour chercher un ton nouveau.
La poésie contemporaine apparaît comme un langage tenu par la règle qui le rend difficile, donc supérieur à une prose familière, qui peut rivaliser avec la peinture et la musique classique, mais l’enjeu dépasse le seul « théâtre » de l’écriture poétique pour devenir une attitude, un rapport au monde et la langue française qu’il faut préserver !
L’essentiel du poème n’est pas dans l’instrument de la plume ni dans la main qui y fait entendre des accords, il est dans l’âme du poète pour faire vivre sa propre poésie. Il faut nécessairement que le poète se soucie de la façon de dire les vers presque autant que la façon de les écrire, pour arriver à une intimité solitaire entre son lecteur ou sa lectrice. L’émotion s’intériorise et le code de la prosodie ne s’énonce plus scolairement.
Tel est le bouleversement qui explique la difficulté des contemporains eux-mêmes à juger leur production puis à la postérité à la comprendre ! Ainsi, la poésie doit trouver non seulement des sujets, mais un souffle neuf dans le développement de ses textes, pour surprendre des cieux nouveaux dans la conscience du siècle, où le mystère s’offre à qui veut le cueillir, pour s’arracher parfois aux pesanteurs de la tradition, sans démolir la bastille des vers avec ou sans rime ! C’est ainsi qu’un beau poème entrera dans l’esprit par la porte des sens n’attendant que le lecteur qui va l’enflammer. Je crois que dans un poème il convient aussi « d’habiter ce petit espace de mots » assez grand pour tous nos souhaits, car le bonheur des mots tient si peu de place, comme une forme de bienséance. Alors, il paraît, il brille et s’exprime avec le cœur qui bat et le regard qui s’anime, non pas dans l’idéalisation, mais dans l’exaltation pour élever sa couronne brillante.
D’ailleurs, l’art ne fait que des vers, le cœur seul est poète. Ainsi, en poésie contemporaine, il n’est que temps de lire des productions qui réservent plus d’une surprise et sans doute quelques révélations, dont les écrits y sont des promesses d’adoption… Mais penser qu’il suffira de se croire poète pour être adulé ne va pas éviter de s’astreindre à sortir du lot pour suivre la pensée de Louis Jouvet qui a dit que « la vocation d’être poète c’est pratiquer un miracle avec soi-même, car jamais on découvre un poète, c’est le poète qui se découvre ».
Devenir poète ou restez poète, c’est survivre quand on a le talent pour le dire en restant soi - même, sans imiter personne, sans croire que l’on peut vivre financièrement de la seule poésie. La poésie est une rumination. C’est une expérience dix fois plus difficile qu’un texte de roman ou de théâtre. Ecrire de la poésie c’est ne rien s’interdire, sauf de tomber dans la facilité, pour qu’elle devienne contagieuse !
Alors, sortez une page blanche. Confiez-lui votre secrète parole diamant de vos années et publier des vers avec ou sans rime qui n’appartiennent qu’à vous pour continuer à prendre le relais des anciens et tisser « votre toile » que peut-être la postérité rendra lumineuse pour être de passage, toujours de passage, car les blessures sèchent plus vite quand on les expose au soleil des autres.
Enfin pour citer René Char : « un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver ».
Jean-Marie LECLERCQ
POÉSIE ET MUSIQUE
La poésie et la musique partagent des origines communes, ce qui rend leurs frontières souvent floues. Toutes deux reposent sur le rythme, la sonorité et la capacité à provoquer des émotions. La poésie, bien qu’elle soit une forme d'art littéraire, utilise les sons, les rimes, et les rythmes pour créer une mélodie intrinsèque aux mots. Ainsi, les poètes choisissent leurs termes non seulement pour leur signification, mais aussi pour leur musicalité. La poésie devient donc une sorte de musique verbale, où chaque vers porte une cadence propre.
Historiquement, la poésie était souvent chantée ou déclamée avec un accompagnement musical. Les troubadours du Moyen Âge, par exemple, composaient des poèmes sous forme de chansons, créant ainsi un pont naturel entre ces deux arts. De même, dans les traditions orales anciennes, la poésie servait à raconter des histoires ou exprimer des sentiments, souvent avec l’aide d’instruments.
Aujourd'hui, la relation entre la poésie et la musique est encore plus évidente dans des genres comme le slam et le rap. Le slam est une forme de poésie déclamée, où la parole est rythmée et le public est autant sensible au rythme qu’au contenu des vers. Le rap, quant à lui, réunit encore plus explicitement la poésie et la musique. Les rappeurs, poètes modernes, jouent avec les mots, les rimes et les sonorités pour exprimer des idées, des récits, ou des revendications sociales. La musique sert de toile de fond, mais les paroles restent au cœur du message.
Dans de nombreuses cultures à travers le monde, la poésie chantée fait partie des traditions orales. Par exemple, les ballades écossaises ou irlandaises sont des poèmes narratifs chantés, racontant des histoires d'amour, de guerre ou de légendes.
En Afrique de l'Ouest, les griots sont des poètes-chanteurs qui transmettent l’histoire et la culture à travers des chants poétiques accompagnés d’instruments traditionnels comme la kora.
En France, des artistes comme Georges Brassens, Jacques Brel ou Léo Ferré sont connus pour avoir mis en musique des textes poétiques. Leurs chansons ne sont pas seulement des mélodies, mais de véritables poèmes chantés où les mots jouent un rôle central dans l'expression des sentiments et des idées.
Le Fado est une forme de chanson poétique portugaise qui exprime des émotions profondes, souvent liées à la mélancolie et à la saudade (un sentiment de nostalgie et de désir). Les paroles sont souvent des poèmes, et le chant est accompagné à la guitare.
Le Flamenco, dans ses formes les plus anciennes, est un autre exemple de poésie chantée. Les coplas, qui sont les textes des chansons flamenco, expriment des émotions intenses comme l’amour, la douleur ou la passion. Ces poèmes sont chantés d'une manière très expressive, accompagnés par la guitare et parfois par la danse.
Le Rebetiko est une forme de musique populaire grecque qui, au début du XXe siècle, était souvent accompagnée de paroles poétiques exprimant des thèmes de souffrance, d'exil, et de marginalisation. Les chansons Rebetiko racontent des histoires de la vie quotidienne et des émotions intenses à travers des paroles poétiques.
Le Lied est une forme de poésie mise en musique, très populaire dans la tradition musicale classique allemande. Des compositeurs comme Franz Schubert ont mis en musique des poèmes de grands auteurs comme Goethe ou Heinrich Heine, créant ainsi un mariage harmonieux entre la poésie et la musique.
Le Ghazal est une forme poétique chantée très populaire dans la culture persane et indo-pakistanaise. Ces poèmes, souvent d’amour mystique ou d’exploration spirituelle, sont chantés dans des styles musicaux traditionnels comme le Qawwali ou le Thumri, mettant en lumière la beauté des mots à travers la musique.
Ces exemples montrent que la frontière entre poésie et musique est ténue dans de nombreuses cultures, où la poésie chantée fait partie d'une tradition artistique profonde. Ces formes permettent de toucher des émotions universelles et de transmettre des récits à travers un mélange harmonieux de mots et de musique.
Sylvia KELLER - Suisse
UN ACCUEIL EN POÉSIE
Je livre ici un simple témoignage. Le moment d’une entrée en poésie. Une porte qui s’ouvre dans la vie d’un adolescent dépassé par ses angoisses, qui s’émerveille enfin, dans une classe de 18 élèves dont 16 filles, tellement vivantes !
Il ne s’agit ni d’une interprétation, ni d’une analyse documentée, ni même d’un commentaire scolaire mais de l’extraction d’un seul vers, une éclaircie pour moi bien au-delà des mots, et qui persiste cinquante ans plus tard.
J’ai rencontré la poésie lorsque j’avais treize ans. Notre prof de lettres de 4ème nous avait fait découvrir « Les Fleurs du Mal ». J’avais commencé par lire : « Au lecteur », préface en alexandrins écrite par Baudelaire lui-même : je ne voulais rien négliger de ce trésor, dans une Belle édition de l’œuvre, noire et dorée, en petit format, très soignée, découverte dans un meuble, une bibliothèque désertée par toute ma famille.
J’arrêtai net ma lecture à la fin du dernier vers :
« - Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère. »
Musique d’un vers qui s’adoucit en cours de voyage, une voix, vers soi, tout autant solennelle que chuchotée. Peut-être celle d’une camarade de classe, un souffle approchant ma joue.
Assonances, allitérations, vol de sonorités comme des chants d’oiseaux sur une branche de page.
Et cette vision du poète, encore loin de prévaloir de nos jours, qui n’est plus celle d'un mage, d'un prophète, pas d’avantage celle d'un enseignant, surtout pas celle d'un guide spirituel ou d'un être idéalisé, mais qui serait semblable au lecteur. Cette vision demeure un choix difficile, exigeant. Je suis à l’époque un garçon accompagné par un auteur que je ressens proche de moi, presque familier. Je lirai quelques pages plus tard que si l’Albatros, figure du poète, a des « ailes de géant », celui-ci est moqué et brutalisé par les humains.
L’hypocrisie, dont parle mon vers préféré, loin d’être un défaut condamnable, renvoie au masque de l’acteur, comme me l’expliquera ma prof, masque dont j’ai besoin, adolescent, pour aborder les facettes ludiques de l’existence physique, désirante, sentimentale, culturelle, avec légèreté, sans animosité ni stress, sans trop de désespoir dès les premiers déboires. Je m’attends à d’autres semblants, et ma foi, je saurai m’en arranger au mieux avec mon semblable.
Enfin, je viens d’apprendre, dans cette préface, que le premier des monstres, reste… l’Ennui. Surprise ! Je ne connais pas encore l’adjectif : « existentiel », mais c’est tout comme. Beaucoup plus tard, je me sens interpellé : l’ennui, serait-ce le vieillissement sans issue ?
Entre temps, j’ai su que 1857 était l’année de la parution des Fleurs du Mal, et aussi celle de Madame Bovary : l’ennui, l’abord de l’hypocrisie, etc…
Patrick LEFÈVRE - France
UNE POÉTESSE À L'HONNEUR
Carolyne CANNELLA
Un reflet de lune
et tous les sons de ma lyre
égrènent les cieux ...
Bibliographie :
- Immuable surgi Éd. Librairie-Galerie Racine, collection Saint-Germain-des-Prés
- Instants - Tercets - Hommage au Japon (2018 Éd. Aga-L'Harmattan)
- Parcelles d'Infini (2019 Éd. Alcyone, collection Surya)
- De Passacailles en Barcarolles (2020 Éd. Jacques Flament, collection Miniatures)
- Obscur Éclat (2022 Éd Unicité)
- Arabesques purpurines (2023 Éd. du Cygne, collection Le chant du cygne)
- L'instant s'étoile sur l'envol du temps (2023 Éd. Unicité Prix de Fondation Mompezat)
- Fragments et propos sur l'art musical en lien avec la musique des mots (2024 Éd.Jacques Flament)
HOMMAGE
Auguste Villiers de L'Isle-Adam en 1865
photographié par Étienne Carjat (1828 -1906)
L’AVEU
J’ai perdu la forêt la plaine
Et les frais avrils d’autrefois...
Donne tes lèvres : leur haleine
Ce sera le souffle des bois !
J’ai perdu l’Océan morose
Son deuil, ses vagues, ses échos ;
Dis-moi n’importe quelle chose :
Ce sera la rumeur des flots.
Lourd d’une tristesse royale,
Mon front songe aux soleils enfuis...
Oh ! cache-moi dans ton sein pâle !
Ce sera le calme des nuits !
À UNE GRANDE FORÊT
Ô pasteurs ! Hespérus à l’Occident s’allume ;
Il faut tenter la cime et les feux de la brume !
Un bois plutonien couronne ce rocher,
Et je veux, aux lueurs des astres, y marcher !
Ma pensée habita les chênes de Dodone ;
La lourde clef du Rêve à ma ceinture sonne,
Et, détournant les yeux de ces âges mauvais,
Je suis un familier du Silence — et je vais !...
Souffles des frondaisons, Esprits du lieu sauvage,
Flottez, âcres senteurs de l’herbe après l’orage !
Gommes d’ambre, coulez sur le tronc rouge et vert
Des arbustes !... chevreuils, partez, sous le couvert !
Puisque le cri d’éveil qui sort des nids de mousses —
(Grâce au minuit des bois) — charme les femmes douces,
Ô Muse, en cet exil sacré fuyons tous deux !
Aquilons, agitez les pins sur les aïeux,
Qu’ils reposent en paix sous vos lyres obscures !
Sur les lierres tombez, ô pleurs d’or des ramures !...
Miroir du rossignol, la Source de cristal,
Bruissante, reluit sur le sable natal !
C’est l’heure où le dolmen fait luire entre ses brèches
Des monceaux, aux tons d’or fané, de feuilles sèches.
La clairière s’emplit de visages voilés.
Au loin brillent les ifs, par la lune emperlés ;
Brume de diamants, l’air fume ! Les fleurs, l’herbe
Et le roc sont baignés dans le voile superbe !...
Gloire aux œuvres des cieux ! Livrez-moi vos secrets,
Germes, sèves, frissons, ô limbes des forêts !...
AUGUSTE VILLIERS DE L'ISLE-ADAM
dit le comte
(Saint-Brieuc le 7 novembre 1838 - Paris le 18 août 1889)
Le Poète du Surréalisme avant l'heure
Auguste Villiers de L'Isle-Adam est l'une des figures les plus fascinantes et énigmatiques de la littérature française du XIXe siècle. Surtout connu pour son recueil de nouvelles « Contes cruels » (1883) et son roman « L'Ève future » (1886), il est souvent considéré comme un auteur en marge des mouvements littéraires dominants de son époque, mais son influence a été considérable, notamment sur les courants symbolistes et surréalistes.
Né dans une famille aristocratique bretonne, il a grandi avec des rêves d'idéalisme, d'esthétique pure et de grandeur littéraire. Il a cependant rapidement été confronté aux réalités d’une vie marquée par la pauvreté, la maladie et l’échec professionnel, tout en cherchant désespérément à percer dans les cercles littéraires de Paris.
Son écriture reflète son esprit tourmenté et son idéal de beauté et de vérité absolue. Bien qu'il n'ait jamais rencontré le succès commercial de son vivant, ses œuvres sont aujourd'hui célébrées pour leur singularité, leur profondeur philosophique et leur vision prophétique de la modernité.
Villiers de L'Isle-Adam était un précurseur des mouvements symbolistes et décadents, cherchant à s'écarter du réalisme et du naturalisme qui dominaient à l’époque. Influencé par Edgar Allan Poe, il se tourne vers le fantastique, l’imaginaire et l’onirique ; ses récits explorant les zones d'ombre de l'âme humaine et les mystères de l'existence.
Dans « Contes cruels », recueil de nouvelles qui constitue son œuvre la plus célèbre, il montre un sens de l'ironie mordante et un goût pour le macabre. Il dépeint des histoires où les personnages sont souvent victimes de forces invisibles, d'obsessions ou d'idéaux inaccessibles. Son écriture mêle un ton parfois lyrique à une noirceur profonde, explorant des thèmes tels que la mort, l’amour impossible, la folie, et la quête de l'infini.
L’un des aspects les plus novateurs de son œuvre est sans doute son intérêt pour la science et la technologie, thématiques qu'il aborde dans « L'Ève future ». Ce roman de science-fiction avant l’heure met en scène un inventeur, inspiré par l'illustre Thomas Edison, qui crée une femme artificielle, Hadaly, pour consoler un ami désespéré par l’imperfection des femmes réelles. Le livre, bien qu’étrange et à bien des égards en avance sur son temps, pose des questions profondes sur la nature de l’humanité, la perfection, et le rapport entre le réel et l’artificiel. Cette réflexion sur l’intelligence artificielle et l’automatisation fait de Villiers de L'Isle-Adam un pionnier dans la représentation littéraire de la technologie moderne, anticipant des thèmes qui seront largement développés aux XXe et XXIe siècles.
Comme beaucoup de poètes de son temps, Villiers de L'Isle-Adam est souvent considéré comme un « poète maudit », à l’image de Baudelaire ou de Verlaine. Il a connu une vie marquée par la précarité, la solitude et la maladie. Son refus de compromettre ses idéaux artistiques l'a isolé des circuits littéraires et lui a valu l'incompréhension de ses contemporains. Malgré ces difficultés, il a continué à produire des œuvres d'une grande profondeur spirituelle et esthétique. Dans ses écrits, on retrouve une quête constante du sublime, de l’idéal et de la transcendance, souvent en contraste avec la réalité brutale du monde.
Bien que son œuvre ait été sous-estimée de son vivant, Villiers de L'Isle-Adam a exercé une influence durable sur des auteurs et des mouvements littéraires ultérieurs. Les surréalistes, en particulier André Breton, voyaient en lui un maître de l’imaginaire et de la subversion des normes littéraires. Il est également souvent cité comme une influence importante par les écrivains de la science-fiction en raison de son traitement visionnaire de la technologie et de l'artificiel.
En somme, Auguste Villiers de L'Isle-Adam est un auteur qui a su transcender les conventions de son époque pour offrir une œuvre unique, oscillant entre le rêve et la réalité, la beauté et la cruauté, le mysticisme et la science. Un précurseur qui mérite d’être redécouvert pour l’originalité et la richesse de sa pensée.
Principales œuvres :
« Contes cruels » (1883)
« L'Ève future » (1886)
« Axël » (1890, pièce de théâtre posthume)
© Nathalie LAURO
ÉBLOUISSEMENT
La Nuit, sur le grand mystère,
Entrouvre ses écrins bleus :
Autant de fleurs sur la terre
Que d’étoiles dans les cieux !
On voit ses ombres dormantes
S’éclairer, à tous moments,
Autant par les fleurs charmantes
Que par les astres charmants.
Moi, ma nuit au sombre voile
N’a, pour charme et pour clarté,
Qu’une fleur et qu’une étoile :
Mon amour et ta beauté !
RECENSIONS DE RECUEILS
« BEAUTÉS DE LA MONTAGNE »
de Sandrine HUSSON-CHARLET
Depuis petite, elle vit dans un village au coeur des montagnes. Ce sont ses parents et ses grands-parents qui l'avaient initiée à louer les beautés de la montagne, ses reflets, ses couleurs, ses parfums.
C’est donc tout naturellement qu'elle a écrit ce recueil en priorité pour les plus jeunes et a souhaité qu’il soit entièrement illustré par des dessins d’enfants et adolescents de 11 à 17 ans.
Sur les chemins gambadent, chamois, marmottes... tournoie l’aigle royal... s’exalte la senteur des fleurs... où les « grands » puisent également joie et bonheur.
Publication 2022
Éd. Encretoile
43 pages
12€ + port
sandrine.husson-charlet@orange.fr
« UNE RÉVÉLATION »
de Gilles PERRAMANT
La poésie est une forme de littérature, sous forme de vers ou de prose. Ce recueil est le reflet de la personnalité de l'auteur qui exprime ses émotions par les mots.
Axés principalement sur l'amour et la femme, ces poèmes ne laisseront pas indifférents les lecteurs qui auront le plaisir de parcourir ce recueil.
Cette lecture vous donnera peut-être l'envie d'écrire vous aussi et d'user de votre plus belle plume pour vous exprimer et vous sentir un instant poète dans l'âme.
Publication 2021
Éd. Arthémuse
100 pages
10€ + port
gillesperramant@hotmail.fr
1€ reversé au fonds de donation
Autisme en France
« LA POMME BLEUE »
de Mélissa WINTER
Ravissant petit recueil de haïkus, qui évoque des sujets surprenants tels que des pommes bleues, des mandarines qui valsent, des citrons givrés, des souris musiciennes, des chats farceurs...
Beaucoup d'humour et de fantaisie.
Publication 2024
Éd. Lunatus - Genève
30 pages
Broché : 10€ + port
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« LE TEMPS PASSE »
d'Ophélie MILAS
Ce recueil est une ode à la fuite du temps irrémédiable, à la disparition des êtres chers, des illusions de la vie et des rêves de jeunesse.
Une poésie moderne, libre et percutante qui - malgré une couverture et un titre très classiques - est bien ancrée dans notre siècle tourbillonnant et instable.
Des sujets classiques, une vision actuelle...
Beaucoup de mélancolie traduite par des mots à la fois puissants mais apaisants, tristes mais réconfortants.
Publication 2024
Éd. Perre Masure
70 pages
Broché : 14 € + port
Site de vente
ofmilas@mail.ch
PALMARÈS CONCOURS JEUX FLORAUX AZURÉENS 2024
Grand Prix du Jury 2024
Pascal d'ALBÉ
CLAIR-OBSCUR
Dans son humble atelier que l'on nommerait bouge,
Tant l'endroit est réduit, insalubre et crasseux,
Travaille le luthier aux gestes paresseux ;
Tout est calme ce soir, il fait nuit, rien ne bouge.
Il présente à la lampe un morceau de bois rouge
Qu'il caresse en silence avec ses doigts noueux ;
Ses pas sont hésitants, il chancelle, il est vieux,
Mais sa main est experte à manier la gouge.
Un violon va naître, au son si raffiné
Qu'il ferait oublier le bois dont il est né,
Le tendre épicéa et l'érable du manche.
Mais, en dépit de l'art, du vernis satiné,
Il gardera l'odeur de l'arbre assassiné,
Et la blondeur du fruit qui fait pleurer la branche.
Les inscriptions sont ouvertes
du 1er janvier au 30 avril de chaque année.
Pour recevoir le règlement et la fiche d'inscription.
jeuxfloraux.azuréens@gmail.com
1er prix de poésie classique / néo-classique
Laura SERIO
DANS L’ABÎME DU SOIR
Dans l’abîme du soir, je me suis assoupie,
J’ai entendu le vent, dans le silence errer,
Comme un spectre peiné, comme une âme meurtrie,
Recherchant dans la nuit un lieu pour se chauffer.
Dans un temps incertain, dans un instant fragile,
La lumière s’éteint, je plonge dans le noir,
J’entends des battements et je reste immobile,
Oh, quelle tendre main m’offrira de l’espoir ?
Il est des êtres doux, qui s’élancent de joie,
Et des êtres peinés, qui souffrent dans leur cœur,
Oh ! combien d’entre nous sont heureux sur leur voie ?
Je suis comme le vent, je cherche le bonheur.
1er prix de poésie libre
Jean-Louis HIVERNAT
L’INDIFFÉRENCE
Faire une discrète pause,
vivre un interlude salvateur,
une parenthèse sans suite,
un intermède provisoire.
Qu’apportent une trêve sans lendemain,
une insouciance anodine,
le repos du guerrier,
à part une brève accalmie ?
Un bonheur passager fait oublier
que des massacres se perpétuent
sous d’autres latitudes assez lointaines
pour l’indifférence et assez proches
pour la compassion.
Le malheur du monde frappe à ma porte
et secoue mon coupable détachement.
1er prix de prose poétique
Lola BERTHOMÉ
CET INSTANT PRÉCIEUX
À l’instant où elle me parle, mes yeux commencent à s’imbiber de larmes. Elle a touché un point sensible, elle a su me libérer d’un poids qui m’était trop difficile à porter, elle m’a prise dans ses bras, et je me suis sentie acceptée. Acceptée avec ma lumière, ma fragilité et mes erreurs, acceptée avec toutes mes ratures et ma plus belle écriture intérieure. Ses mots sont une caresse, son regard est rempli de tendresse, je voudrais que jamais ce moment ne cesse.
Cet instant crépite encore dans mon corps, il fait un bruit de bonheur. Je me sens bien lorsque je pense à ce silence suspendu, lorsque mon cœur s’est ouvert pour la première fois, cet instant n’a pas eu besoin de mot, cet instant était comme un cadeau. Je suis heureuse et apaisée. Être qui je suis ne m’a jamais semblé aussi naturel, et d’une telle facilité. Il y a ces personnes qui ont le pouvoir de sublimer ta confiance en soi qui s’écaille, il y a ces personnes avec qui tu parles, qui accueillent avec autant d’amour, tes joies comme tes failles.
À l’instant où je vous parle, je pense à ce moment-là, où une belle personne a su ranimer la beauté qu’en moi je ne soupçonnais pas !
LES PUBLICATIONS SEMESTRIELLES @ LUNA ROSSA
Présentation
Tous les poèmes de ce recueil sont nés des voyages du poète.
AU PAYS DE LA SEMOIS rassemble des pièces composées alors qu’il marchait, la rivière au centre de toutes choses. SÉGRÉSINE est née d’un rêve alors qu’il campait sur les rives de la Dordogne - ballades et triolets, MONSIEUR TISTI, un hiver de pluie et de vent, sans neige. La musicalité des vers de huit pieds est légère. Poèmes ou chansons ? LA SARRIETTE et les autres poèmes ? La route. Toujours la route à s'en user les godasses, les épaules meurtries par le poids du sac. À Dakar sous le soleil, à Dublin sous la pluie, à Rome à la Saint‐Sylvestre, un détour à Séville, une promenade à Grenade... Les lacs du Connemara, les collines blessées, les arbres blancs qui regardent le bal des oiseaux amoureux... LE SECRET DE CÉLÉNIE pour (presque) finir ce livre... une fantaisie en vers pour les plus petits.
À propos de l'auteur
Sharian Davidian est né à Messancy en 1983. Agrégé en Histoire de l'art, journaliste, enseignant, technicien de scène, auteur pour la jeunesse, il se consacre depuis une dizaine d'années aux voyages et à la Poésie.
132 pages
15€ + port
Commander le recueil auprès de l'auteur directement.
sharian_davidian@yahoo.fr
Présentation
Noir comme Polar est un hommage à la mythologie du Noir et du Néo-Noir dans les comics, le jazz et le polar.
À travers des poèmes sombres d’une force ensorceleuse (comme la femme fatale au pouvoir si fascinant), le poète nous emmène visiter le monde de la ville, la nuit, où se croisent justiciers, assassins, chanteurs de blues, musiciens de jazz, super-héros, boxeurs, guerriers de toutes sortes, ombres, femmes fatales …
À propos de l'auteur
Poète et peintre, passionné de cinéma, Marc Andriot s’attache au modèle vivant, à la peinture et à l'écriture de scénarios. Il travaille écriture et dessins pour des projets de romans graphiques.
En 2022 : 1er recueil poétique Sous le Paradis
En 2023 : 1er livre d’artiste Nos rencontres.
Il est régulièrement publié dans les revues et magazines d'art et de poésie, Florilège, Art et Poésie, Il Convivio, des anthologies et récemment dans le journal de BD Rita.
Poésies et dessins
Préface de Laurent Vilhes
157 pages
24€ + port
Commander le recueil auprès de l'auteur directement.
marc-andriot@wanadoo.fr
Présentation
Ce recueil s’adresse directement à tous ceux qui, tendrement ou moins aisément, visitent, contactent ou « revisitent » leur jeunesse, dans ce qu’elle a de plus fort, de plus profond, de plus essentiel quand on arrive à l’automne de sa vie ; et finalement, bien que cela puisse paraître paradoxal, quand celle-ci se fait essentielle, incontournable pour une réelle Autonomie…
Nous pourrons encore dire que ce recueil remonte le temps, avec lucidité, jusqu’en ses tréfonds, vers un premier chapitre plus symboliste, qui sonde en profondeur les sources, infra-marines, de l’être et de ses saisons, aussi de ses Origines…
À propos de l'auteur
Pol Longrée est psychologue clinicien, de formation freudienne et lacanienne à l’UCL Louvain. Au détour de sa vie, de ses lectures et de son écriture, Pol, dont le prénom est issu de Léopold, ou encore Léo de son pseudo, se veut plutôt poète et philosophe, que psychanalyste…
(bien qu'il en ait largement pratiqué l'écoute attentive, tout au long de sa profession).
Il a expérimenté surtout la force et la richesse, généreuses, de la métaphore et du symbole, sur la route professionnelle de la santé mentale et du social, en zones de grande précarité,
en borinage et Charleroi, Hainaut Belgique.
Recueil paru en février 2024
Attention changement de tarif
68 pages
15€ (port inclus)
Commander le recueil auprès de l'auteur directement.
pollongree@hotmail.be
Présentation (extrait de la préface de Nathalie Vincent-Arnaud)
Le recueil se décline en deux chapitres, passant du noir et blanc aux contrastes offerts par les saisons. En variations subtiles ou abruptes qui, d’un poème à l’autre, font alterner décors et envers de ces décors, ce recueil livre l'authentique fascination de la poétesse pour cette ville, les lieux et les personnages qui la peuplent. Tout entière sous-tendue par le mélange de douce griserie et de réassurance qu’offre l’amour qui sert de basse continue à la voix poétique, cette fascination s’écrit au travers d’images fortes, de puissantes notations sensorielles, de chocs successifs de la subjectivité avec un environnement mouvant et instable, tour à tour lumineux et lugubre, exaltant et menaçant, où voisinent le sublime et le sordide.
À propos de l'autrice
Écrivaine, poétesse et artiste numérique, Nathalie Lauro peint et dessine également. Elle travaille à partir de ses photos shootings. Elle aime photographier les villes comme Berlin, Londres, Paris, Hambourg et Amsterdam mais sa préférence va vers le Sud, la Méditerranée, le soleil, les couleurs, les lumières et la Dolce Vita, sans oublier les Alpes qu'elle affectionne tout particulièrement. Présidente de l'association Luna Rossa et Directrice du Journal Poétique de Luna Rossa.
Recueil bilingue français / anglais et photographies couleurs
Préface Nathalie Vincent-Arnaud
147 pages
18€ + port
Commander le recueil auprès de l'auteure uniquement.
FLASH SUR LES POÈTES PUBLIÉS @ LUNA ROSSA
Voici les poétesses et les poètes qui nous font confiance depuis la création des Éditions Luna Rossa en 2021. Cliquer sur leurs noms pour accéder à la chronique auteur de chacun et découvrir également quelques-uns de leurs poèmes depuis la couverture des recueils.
Le thème pour l'édition 2025
est disponible sur notre site, ainsi que dans notre rubrique Informations.
NOTRE ANTHOLOGIE 2024
LUMIÈRES DES PORTS,
Les ports sont des poèmes à ciel ouvert,
révélant la richesse et la diversité des relations
entre l’homme et la mer, entre la terre et l’horizon.
Que ce soit dans l’effervescence des ports de commerce,
la quiétude des ports de plaisance ou l’authenticité des ports de pêche,
chaque escale transporte notre esprit vers l'océan infini.
NOS POÈTES POUR CETTE ÉDITION :
José GUIRAO, Étienne BUSQUETS, Nathalie LAURO, Pol LONGRÉE,
Anne-Marie Jorge PRALONG-VALOUR, Jean-Marc LAINELLE, Catherine ANDRIEU, Claude DUSSERT, Georges JUANPERE, François FOURNET, Marie-José PASCAL, Patrick GILLET, Laure FERROUD PLATTET, Erich VON NEFF, Jassem GHERRAM, Alix LERMAN ENRIQUEZ, Jean-François BLAVIN, Mona AZZAM, Daniel AUGENDRE, Nathalie VINCENT-ARNAUD, Jean-Marie LECLERCQ, Jean-Jacques CHIRON, Chantal GODÉ-VICTOR, Martin ZEUGMA, Dušan STOJKOVIĆ, Jean-Claude FOURNIER, Élisabeth SIMON-BOÏDO, Serge LAPISSE, Evelyne BERRUERO, Hervé RIBERT, Christophe PINEAU-THIERRY, Odile STEFFAN-GUILLAUME, Martine BRUGIÈRE, Emy BOUVIER-OLSON, Salina ANGEL, Paola DI STEFANO, Véronique LÉVY-SCHEIMANN, Pierre QUANDALLE, Mohamed MLEIEL, Anne DEALBERT, Olivier Félix HOFFMANN, Françoise MAURICE, Yve BRESSANDE, Pierre RIVE, Louba ASTORIA, Denise HUBERT, Pascale FLORANT, Gérard BOHEC, Benoit ASSELIN, Céline MICHALLET-FERRIER, Roland NADAUS, Patrick LEFÈVRE, Lola BERTHOMÉ, Jean-Jacques CAMY, Philippe-Marie BERNADOU, Dorotea PANTALEONE, Antonella RIZZO, Benoit ASSELIN, Jean-Claude FOURNIER, Nathalie VINCENT-ARNAUD, Christophe PINEAU-THIERRY, Hervé RIBERT, Lory ANN, Aude GORCE, Roselyne CUSSET, Odile STEFFAN- GUILLAUME, Patrick GILLARD, Marie-Philippe DELOCHE, Michel CHISTIAENS, Philippe PAUTHONIER, Eliana MACHADO, Sharon DESLIGNÈRES, Roselyne MORANDI, Lise CASTAGNET, Hanen MAROUANI, Claude BUGEIA, MADIA, Marc H.HONNAY, René-Pierre BUIGUES, Didier COLPIN et René BONNET
INFORMATIONS
Dessin @ Nath-Alice
APPEL À TEXTES
Anthologie poétique Luna Rossa 2025
Thème de l’année : les chats
Toute forme de poésie acceptée
Un poème par auteur (haïkus 5 et tankas 4),
Format Word, - de 25 vers, sauts de ligne, titre, nom de l'auteur + pays inclus
Un texte en langue étrangère doit être fourni avec sa traduction française
La publication est gratuite
Prix d'un exemplaire = 12 € + poste
Date limite pour les envois = 29 février 2025
L'envoi des textes implique l'accord de l'auteur pour leur libre publication
Directrice de publication / Présidente de l'association Nathalie Lauro
associationpoetique.lunarossa@gmail.com
Pour découvrir nos précédantes anthologies annuelles
Notre journal est référencé depuis février 2024 sur le site Entrevues*
https://www.entrevues.org/revues/journal-poetique-luna-rossa
*Site de référencement soutenu par France-Culture, IMEC, Marché de la poésie, École Estienne, DIACRITIK, EN ATTENDANT NADEAU, Centre National du Livre, Région Île-de-France, Fondation FMSH et Mairie Paris Centre
*Organisateur du Salon de la revue
Halle des Blancs Manteaux
48, rue Vieille du Temple
75004 Paris
PARTENARIAT & COLLABORATION
CONCOURS DE POÉSIE POUR LES ENFANTS
depuis 2023
avec la FRENCH HERITAGE SOCIETY
(chapter North California)
+
depuis 2024
avec la FRENCH AMERICAN CULTURAL SOCIETY
FRENCH AMERICAN CULTURAL S
Concours de poésie à destination des écoles françaises, de français et des élèves français, francophones et francophiles de l’ouest américain : Californie, Arizona, Nevada, Colorado, Nouveau Mexique, Alaska, Hawaii, Idaho, Montana, Oregon, Utah, Washington, Wyoming et les îles du Pacifique sous juridiction américaine, Guam et Samoa, la Polynésie et Wallis et Futuna.
La cérémonie de remise des prix pour les gagnants de la baie de San Francisco a eu lieu le 21 novembre 2024 @ Résidence de France, en présence du Consul et le 9 décembre 2024 @ International School of Los Angeles.
La cérémonie (en ligne) de célébration des participants et des gagnants a eu lieu les 26 octobre et 2 novembre 2024.
Ont été invités : participants, gagnants, professeurs, parents, amis, membres du jury et sponsors du concours.
Notre anthologie « La Grande Guerre » sortie le 11 novembre 2022... référencée à L'Historial de la Grande Guerre, situé à Péronne, dans le département de la Somme.
C’est à la fois un musée de la Première Guerre mondiale, un centre international de recherches et un centre de documentation. C'est un « Musée de France ».
Nous sommes très fiers et remercions infiniment le poète Pierre Quandalle et son épouse qui ont fait les démarches en notre nom.
Association Poétique Luna Rossa est partenaire avec :
Poésie du point du jour, l’Association des Membres des Palmes Académiques, le Lions Club International, le club Paris-Sologne, Rencontres Européennes-Europoésie, la Société des Poètes et Artistes de France, les Poètes de l’Amitié-Poètes sans Frontières, la Société des Poètes Français, les éditions Acala, les éditions et la revue Traversées, l’Association des Écrivains et Artistes Paysans, le Salon des Poètes de Lyon, Art et Poésie de Touraine, les Lettres et Arts Septimaniens, l’Académie des Sciences, des Arts et des Belles Lettres de Mâcon, la Société des Artistes et Poètes de France, la Ronde Poétique, l’Académie Renée Vivien, l’Académie de Villefranche sur Saône et du Beaujolais et les Rencontres Vaugelas.
pour l'organisation du
GRAND PRIX INTERNATIONAL ARTHUR RIMBAUD
REVUES AMIES
(Cliquez sur les noms pour accéder aux détails de chaque revue)
Il Convivio (Italie)
Traversées (Belgique et Luxembourg)
Ressacs - (Sénégal)
Cirrus Tankas (Canada)
Atlas poetica - A Journal of World Tanka (USA)
Montauriol Poésie (revue occitane)
NOTE AUX POÈTES ET ARTISTES
Le journal est consacré à l'art et à la poésie.
Nous vous rappelons que les publications doivent être validées par la rédaction au préalable. Elles doivent également respecter nos conditions et les photos de créations artistiques ou textes « jetés en vrac » sans aucun message ne recevront pas de réponse de notre part ainsi que les mails dénués d’un minimum de politesse et de courtoisie.
Les publications sont payantes car nous ne demandons pas de cotisation obligatoire à l'Association. Nous réalisons, néanmoins, un gros travail de promo de notre journal qui est diffusé très largement en France et à l’international, gratuitement, et qui reste disponible à tout moment sur notre Site web Luna Rossa
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Pour être publié gratuitement, vous pouvez poster votre actualité poétique et vos poésies sur le groupe FaceBook de notre présidente Nath-Alice Lauro (Association Poétique Luna Rossa).
NOTE AUX LECTEURS
ATTENTION !
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