L'Auteur, poète, guitariste-luthiste-concertiste, récitante, conteuse, linguiste, traductrice, professeur d'enseignement artistique.
” Poésie et musique, deux arts étroitement liés depuis l'aube de l'humanité.”
Carolyne Cannella harmonise dans son art poétique, la mélodie des mots telles les notes d’une partition qui relève, selon elle, d’un travail d’élévation pour atteindre à cette qualité lyrique de la langue.
À l’aune de sa passion, la musique — expression sensuelle de ce qu’elle considère comme un sentiment mystique —, son écriture l’amène, avec peu de mots, à voyager, immobile, dans les territoires profonds de l’être, là où les silences prennent une dimension expressive.
Dans son écriture, elle révèle cet essentiel qui lui est cher, avec des mots pleins, une langue dépouillée, dénuée de fioritures ; un art où les silences prennent une dimension expressive.
Elle s’exprime sous forme de poèmes courts (tercets, quatrains, quintils, tankas et haïkus), prose, fragments et aphorismes.
L’auteur, sociétaire et lauréate des Poètes Français _ poète, linguiste, traductrice, récitante, guitariste-luthiste, pédagogue et concertiste_ , a donné de nombreux récitals et concerts en France et à l’étranger (Egypte, Syrie, Brésil, Grèce, Espagne ...).
Elle s'est produite en une série de concerts, et notamment à l'Opéra de Montpellier, Théâtre de Perpignan, et théâtre de Malakoff et en Lozère, aux côtés du prestigieux pianiste argentin Miguel Angel Estrella, fondateur de -Musique Espérance dont la vocation est de « mettre la musique au service de la communauté humaine et de la dignité de chaque personne, et de travailler à construire la paix ». Sa fondation reçoit, avec France terre d'asile, la mention d’honneur du prix UNESCO / Bilbao pour la promotion d’une culture des droits de l’homme.
Carolyne Cannella a donné des créations d'œuvres contemporaines et, parmi d'autres, la création d'un Concerto pour guitares et orchestre de Madame Yvonne Desportes, Premier Grand Prix de Rome (1932), éminent professeur de solfège, fugue, contrepoint et composition de 1959 à 1978 au Conservatoire de Paris.
Lauréate du Grand Prix Charles Le Quintrec 2018 dans la catégorie Haïku, les poèmes de Carolyne Cannella sont parus dans plusieurs revues et anthologies.
Elle est aussi lauréate du Grand Prix de Fondation Mompezat 2023 pour son 7° ouvrage L'INSTANT S'ETOILE SUR L'ENVOL DU TEMPS, aux éditions Unicité.
FRAGMENTS et PROPOS sur l'ART MUSICAL en lien avec la MUSIQUE des MOTS (2024) son 8° ouvrage est paru aux éditions Jacques Flament
L'OMBRE DANS LE SOLEIL S'EST ESTOMPÉE (2025)
son 9° ouvrage vient de paraître aux éditions éditions Aga-L'Harmattan
- Récitante, elle participe à plusieurs festivals et récitals poétiques.
- Elle se produit en récital de ses propres poèmes au son de la viole d'Isabelle Quellier, musicienne gambiste qui illustrera aussi les Fables de La Fontaine lors de cet autre projet en cours.
- Un spectacle : Le Brésil et l'Argentine à l'honneur, fut donné en Mars et mai 2025 qui sera redonné dans des lieux parisiens et autres, aux côtés d'une pianiste et d'une chanteuse où elle dit ses propres traductions d'auteurs argentins et brésiliens.
" Notre Balade poétique et musicale en Amérique du sud
vous invite à découvrir certains compositeurs de musique classique
et poètes latino-américains : Guastavino, Ginastera, Villa-Lobos,
Carlos Drummond de Andrade, José-Luis Borges, Cecilia Meirelles.
Notre trio composé d'une poète-auteur-récitante, d'une chanteuse et d'une pianiste
vous fera déambuler autour de cette danse de mots et de sons entrelacés."
Elle offre ses traductions en italien, portugais ou espagnol en revues ou sites en ligne.
Certaines se trouvent lues en bilingue sur l'une des nombreuses "playlists" de sa chaîne dont voici un lien :
https://www.youtube.com/playlist?list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR
Dans son Anthologie des Poètes du Monde elle offre, en tant que récitante, ses lectures sur sa chaîne YouTube dont voici le lien :
https://www.youtube.com/user/xangagata/videos
ainsi que des podcast poétiques sur le site Écritures & Spiritualités placé sous la présidence d’honneur de François Cheng réunissant des écrivains francophones d'aujourd'hui, inspirés par le souffle littéraire des grandes traditions religieuses et spirituelles.
Les podcasts de poèmes bilingues proposés sont des traductions de l'auteur.
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Carolyne Cannella est un membre du Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix & de l'Ambassade Universelle de la Paix dont le but est de créer UN LIEN UNIVERSEL DE PAIX entre les Acteurs, Artisans de la paix et Familles Internationales de Paix (2500 Peace Ambassadeurs dans 100 Pays.)
Les Ambassadeurs de la Paix sont Nominés pour leurs actes, leur Esprit, leurs Paroles, et deviennent des exemples vivants de Paix, de Fraternité, d'humanisme, dans leur vie quotidienne où qu'ils soient, torches vivantes de l'esprit de Paix universel et éternel.
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Conviée en tant que récitante au Centre Culturel d'Egypte à Paris, elle l'est aussi aux
« Rencontres des Poètes pour la Paix » à la Maison de l’Amérique Latine à Paris où elle rend divers hommages aux poètes en langues portugaise et espagnole.
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Une conférence fut donnée au S.I.E.L de Paris, 3° édition, où
musicalité, rythme et cadence du vers libre ainsi que son origine
auront été évoqués par Carolyne Cannella,
professeur d'enseignement artistique,
musicienne-concertiste, poète,
auteur, comédienne,
linguiste.
Lors de cette conférence au Salon International des Expressions Libres, elle évoquait ses thèmes de prédilection.
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Carolyne Cannella
__Bibliographie__
✦ IMMUABLE SURGI - éditions Librairie-Galerie Racine,
collection St Germain des Prés
✦ INSTANTS - Tercets - Hommage au Japon - éditions Aga-L'Harmattan (2018)
collection L'Orizzonte
✦ PARCELLES D'INFINI - éditions Alcyone
collection Surya (2019)
✦ de Passacailles en Barcarolles - Jacques Flament éditions
collection "miniatures" (2020)
✦ OBSCUR ECLAT - aux éditions Unicité (2022)
✦ ARABESQUES PURPURINES - éditions du Cygne
collection Le chant du cygne (2023)
✦ L'instant s'étoile sur l'envol du temps (2023) PRIX de Fondation Mompezat (2023)
éd. Unicité
✦ Fragments et propos sur l'art musical en lien avec la musique des mots (2024)
éd.Jacques Flament
✦ L'ombre dans le soleil s'est estompée (2025) - éditions Aga-L'Harmattan
collection L'Orizzonte
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" Carolyne Cannella porte en elle la réminiscence de la parole originelle où le poème surgit comme événement intérieur, pure résonance au Mystère du verbe. La poésie et la musique retrouvent leur pur accord nuptial originel.
L' Avènement de la Voix se révèle alors et se déploie par la grâce d'images euphoniques. Le poète retrouve sa vocation d'éternité qui est de participer à l'épopée lyrique de la langue à l'image de la voix-lyre orphique... Le génie de poésie procède du corps et ce corps trouve sa plus haute et authentique expression dans la Voix.
La vocation de Carolyne Cannella est celle d'une âme musicienne qui par son immense sensibilité sait que sur l'autel nuptial de l'image et du son, c'est de la réverbération du son, de la musique des sonorités que procède la Beauté immanentée du poème en sa chaîne d'images euphoniques, par la grâce d'un langage où se révèle le mystère de l'être.
Ainsi Carolyne Cannella sait-elle comme Victor Hugo que " Le mot est une personne". Il est déjà en tant que vibration sonore une image car "En vérité poésie et musique ne font qu'un".
Le texte comme la poésie de Carolyne nous mettent en résonance avec l'essence de la parole orphique !
Comment ne pas la remercier pour cette vision du retour nécessaire d'Orphée dont la voix-lyre endormît Charon et enchantât les furies de l'Enfer ! "
Georges de Rivas
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Préface de l'ouvrage : L'INSTANT S'ÉTOILE SUR L'ENVOL DU TEMPS
éditions Unicité. PRIX de Fondation Montpezat 2023
par Michel Bénard
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Laissons-nous emporter et franchissons le seuil de ce florilège poétique se présentant à nous en deux temps. Le simple titre de cette petite perle irisée « L’instant s’étoile sur l’envol du temps » est déjà le prélude d’une invitation à un lumineux voyage intemporel. Telle la mélodie d’un luth sur la partition du vent où le silence s’incline.
La palette poétique de Carolyne Cannella est de délicates nuances, sensible comme la plume qui la transcrit et nous enivre de ses fragrances oniriques.
L’écriture est synthétique, sobre, réfléchie, réhaussée par de solides métaphores. C’est une expression libre, même libre de ponctuation, pourtant encore attachée à la musicalité de la rime. Petits joyaux où chaque facette ciselée brille de tous ses éclats.
Nous sommes ici invités à partager la poésie comme une danse, un accouplement perpétuel drapé de «mille larmes d’or». Sous l’élan de cette chorégraphie poétique nous rejoignons les luminescences cosmiques.
En première lecture nous découvrons une poésie aérée, allant à l’essentiel tout en subtile délicatesse. Nulle surcharge, nulle abondance, l’auteure use du juste verbe, du simple vers, de la lumineuse écriture effleurant de son souffle léger notre intériorité.
En lisant Carolyne Cannella, loin des rumeurs je ressens un peu cette impression de lire une partition, avec ses séquences, ses césures, ses crescendo, ses déclinaisons, le tout drapé d’une musique voluptueuse.
Notre poète chemine sur les voies de la poésie à pas mesurés, avec la prudence de l’expérience du piège toujours possible.
Les paroles s’effacent et les cœurs s’étiolent.
La vie cependant nous apprend vite que tout n’est pas que tendresse, douceur et rêverie, elle peut aussi, c’est hélas souvent le cas, être déchirure, blessure, stigmate avec longue cautérisation.
« Mourir au passé pour vivre l’instant où tu sèmes…/… »
se retirer avec les sages dans la montagne où vibrent les voix de l’univers, vide et éternel.
La poésie comme toutes formes de réflexion s’ouvre sur des interrogations : la naissance, la mort, la raison, pourquoi, comment et après la nuit profonde et obscure ?
Nous y croisons souvent les empreintes du temps, ruisselant, en suspension où se mêle la flamme, oscillant du désespoir à l’espoir.
Pareil au pèlerin sur son chemin notre poète se questionne sur le sens de l’existence, sur le grand réveil, elle dialogue avec sa flamme jumelle où toutes les deux progressent en bordure de l’amour.
Juste le temps d’un rêve, l’instant d’un mirage avant qu’il ne se sublime, Carolyne cherche son étoile bleue, celle qui pourrait avoir la couleur de ses yeux.
L’homme n’est-il pas dans l’attente d’un nouvel arc-en-ciel, d’un avènement flamboyant ? Notre amie Carolyne Cannella en fait de même, lorsqu’elle ressent ce sentiment de cécité, cette impression de mensonge, ce ressenti d’étouffement. Alors c’est à cet instant que la poésie devient un subterfuge salutaire permettant au cœur pétrifié de redonner naissance à un nouveau chant d’amour.
Laissons-nous emporter par cette poésie épurée dans :
« La céruléenne nuit du silence et le mystère des larmes roses. »
Ne sommes-nous pas en droit de douter de notre véracité, de notre objectivité ? C’est exactement le questionnement de Carolyne Cannella :
« Lorsque nous repartirons / Comme nous sommes venus / Du monde, qu’aurons-nous vu »
Souvent elle sent à ses côtés l’ombre d’une présence, une lueur furtive disparaissant en bordure de l’aube. La poésie nous plonge parfois dans les eaux baptismales, d’une transmutation alchimique ou d’une élévation métaphysique. Quelques mots, quelques notes, quelques couleurs et voici que soudain se révèle la naissance d’un poème.
Il arrive que Carolyne Cannella se fonde avec l’univers dans un souffle suprême, où le corps, l’esprit, dans le grand tout ne font plus qu’un.
Il y a toujours le sourire malicieux d’un enfant qui sommeille au fond de nous-même ce que nous rappelle notre amie : « Poète, l’enfant en moi demeure dans le mystère du temps sans âge… »
Chez elle rien de dithyrambique, tout est dans sa juste mesure, sa quintessence afin que l’aiguillon de la poésie touche sa cible au cœur
Sur notre parcours d’écriture, nous croisons des poèmes courts, intenses, qui pourtant nous révèlent tout sur les arômes éventés et les odeurs de l’absence.
Proche de l’ascèse le poète ressent ce besoin de se retirer des tumultes d’un monde étiolé, trop bruyant, trop violent et dans l’égarement, cela devient vital elle a besoin d’oublier, de faire le vide en côtoyant le mystère divin, celui entrevu dans les psalmodies d’un chant grégorien.
Prendre le temps de la réflexion, regarder autour de soi à ne vouloir que voir l’étreinte de la vie sur l’autel de la beauté.
Et tel un leitmotiv, une mélodie obsédante nous pénètre : « De miel, de levain, de couleurs et parfums » mais indéniablement : « D’amour toujours. »
Michel Bénard.
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L’instant s’étoile sur l’envol du temps
Note de lecture de Jean Lavoué
25 août 2023
Chère Carolyne,
J’ai enfin trouvé la bonne clairière pour m’approcher de votre poésie et lire d’une traite ce beau recueil que vous m’avez adressé « L’instant s’étoile sur l’envol du temps » suivi de « Immuable surgi ».
Beaucoup de joie et d’élévation dans cette lecture même si vos textes sont aussi traversés par l’épreuve du deuil et de l’absence. Mais c’est précisément cela que votre écriture transfigure ! Cette confiance angélique qui vous fait affronter sans peur les cieux les plus obscurs. Au-delà de l’ombre se tient la lumière. Une amie me confie ce matin ces mots de Christian Bobin : « Éclaire ce que tu aimes sans toucher à son ombre ! » C’est exactement ce que vous faites. Et elle ajoute ces mots : Il faut aimer la lumière et éclairer ce que l’on aime… Il y a, au-delà de cette lumière, beaucoup de musicalité et de légèreté dans votre écriture. On y reconnaît bien là le talent de la musicienne et de la diseuse de textes que vous êtes ! Merci pour ce souffle qui fait du bien ! Merci pour le silence qui affleure partout avec la justesse de votre voix !
Que la paix et la confiance vous accompagnent, chère Carolyne, dans votre œuvre de messagère de la beauté de la Parole !
De tout cœur
Chers amis, je vous invite vivement à découvrir la chaîne YouTube de Carolyne Cannella où elle vous fera éprouver la chair du poème en compagnie des auteurs qui lui tiennent à cœur : Christian Bobin, Franz Kafka, Rimbaud, Mandelstam, Marina Tsvetaïeva, Pessoa, Rilke, Rûmi et tant d’autres…
https://youtube.com/@carolynecannella?feature=shared
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Recueil : L'instant s'étoile sur l'envol du temps
Note critique du 19 octobre 2023 sur le site littéraire CL
Au-delà des sens, l'essence ...
"L'instant s'étoile sur l'envol du temps", le vers qui donne son titre au recueil en résume la substance : alors que le temps fuit et que toute matière s'altère, l'instant se pare de l'éclat de l'éternité et ouvre à la profondeur du monde métaphysique.
La quête toute platonicienne de Carolyne Cannella vise en effet à un détachement du monde sensible des apparences pour atteindre le coeur de l'être, là où la "racine" touche en effet à la "cime" et où "l'âme" retrouve sa véritable "demeure".
Mais le paradoxe est que la poétesse célèbre la beauté du monde ; sa profondeur, son vertige et son mystère. Ce monde est celui où elle fait ainsi l'expérience de la rencontre mais aussi de la perte de sa "flamme jumelle" dans un pur embrasement des âmes au-delà du temps.
Tout ce recueil est ainsi à l'image de "ce chant de la blessure" où le coeur du poète cherche à fusionner avec son "absolu" dans une pure nudité de chant et d'être. On y retrouve cette musicalité qui innerve chaque vers et qui participe du souffle et de l'élan autant lyrique que mystique de l'ensemble. Carolyne, toujours aussi visionnaire, nous offre donc une constellation de poèmes où s'exercent l'acuité de son regard et la sincérité de son cœur."
Julien Miavril
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Carolyne Cannella, Arabesques purpurines,
Collection Le Chant du Cygne, éditions du Cygne, 2023
Chronique de Michel Bénard sur la Revue Traversées
https://revue-traversees.com/2023/04/17/carolyne-cannella-arabesques-purpurines-collection-le-chant-du-cygne-editions-du-cygne-2023-nombre-de-pages-88-format-13x20/
D’emblée, ce nouvel ouvrage de la poète et musicienne Carolyne Cannella – Arabesques purpurines – nous transporte dans une note de beauté porteuse des couleurs du temps, symbole d’éternité aux nuances pourpres de la vie. Semblable à son inspiratrice, l’écriture est libre, indépendante, porteuse d’images en transparence et hors du temps. Tout est de subtile sensibilité, tendue comme la corde d’une guitare, c’est aussi un jaillissement de délicieuses métaphores.
Au travers de son jeu littéraire, notre poète tente de rejoindre l’homme égaré et mélancolique perdu sur la plage déserte et qui n’attend qu’un souffle. L’ambiance dévoile un univers insolite désireux de réembellir le monde des hommes, par une poésie délicate, énigmatique nous transportant dans un espace aux nuances transparentes. Carolyne Cannella est à la recherche de l’intime beauté et de la fluide lumière. Nous avançons pas à pas dans un environnement spirituel, sorte d’errance mystique informelle porteuse de ce fort besoin de retrouver de vraies valeurs, une voie nouvelle, de donner sens à l’existence. Nous nous retrouvons au cœur d’un monde d’entre deux, sorte d’univers flottant semblable à celui que nous côtoyons dans les paysages d’Extrême Orient.
Voici bien une poésie aux images foisonnantes, patchwork symbolique, mystérieux et irréel. Cette œuvre est aussi un cri silencieux, une blessure cachée, que seul peut cautériser le voyage intérieur qui conduira jusqu’au seuil de la porte de la renaissance. Carolyne Cannella, fait de sa poésie une mélodie, un songe qui tend vers une nouvelle reconstruction, un nouvel accostage, car nous ne pouvons pas danser seul éternellement. Alors la poésie reprend ses droits.
Au gré de mes lectures, je me surprends à cueillir quelques fleurs rimbaldiennes, brocardées de notes romantiques. Les images ici se font réminiscence, un voile de souvenirs plane au-dessus des textes, fruits mémoriels de clichés ne pouvant pas ou ne voulant pas s’effacer. Par l’esprit synthétique des poèmes, nous sommes proche de l’esprit aux effets haïku . Notre amie parfois a besoin de recul, de retour sur elle-même, accepter le silence intérieur pour mieux se retrouver face à soi-même dans l’aura de l’amour. C’est aussi une possibilité de pénétrer dans l’univers, de percevoir la vie dans le miroir.
L’auteure se risque à quelques approches extrême-orientales, soulignant la pureté, l’essentiel, l’intemporalité et le vide du Tao :
« Au début était le vide habité d’une infinitude de possibles dont nous faisions partie. »
Le verbe nous conduit à l’essentiel, se dépouille afin de mieux trouver les sources de la beauté, la ligne mélodique à l’instar d’une partition se veut pure. Phénomène atavique sans doute, notre poète étant professeure de musique.
Il arrive d’être dérouté du sens, il y a rupture volontaire avec la signification même du poème, qu’il faut recomposer comme un puzzle.
Carolyne Cannella ne dit-elle pas :
« L’essentiel n’est pas dans les mots, mais dans cet espace par eux créé . »
Ainsi l’auteure parvient à extraire en quatre vers une forte densité significative, sorte de contre-point :
« J’ai croisé la beauté dans le regard du gueux / intense et clair / dont la lumière m’enseigne et me renvoie / à ma propre lumière. »
Nous frôlons le voyage astral, juste là où l’éternité prend naissance, alors nous pénétrons dans le domaine de tous les possibles. Poésie nomade qui nous pénètre en profondeur par ses jeux verbaux et ses métaphores. Le langage se désarticule, joue avec les inversions, se fait magique, il envoute, illumine, s’éparpille dans le vent, afin de mieux communier avec l’univers où réside l’âme aimée.
Une ligne musicale impose son rythme, sa cadence :
« Ivraie semée / La blessure suinte / Noire orchidée / Cœur labyrinthe »
Carolyne Cannella livre son combat jusqu’à l’effacement des ombres ténébreuses dans la perspective d’un avènement de lumière. Puis elle s’arrête pour contempler et procéder à une lente renaissance pour ne plus faire qu’un dans le grand tout :
« Être… une présence-absence »
Au-delà de la mort, par la musique et la poésie Carolyne Cannella tente de franchir l’autre rive où se dessine le profil de lumière de l’homme solaire :
« Un soir, Il apparut… ! »
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Poeta Honoris Causa du Cénacle Européen des Arts et des Lettres
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Note de lecture d' Isabelle Jasmin pour ARABESQUES PURPURINES
Collection Le Chant du Cygne - éditions du Cygne - 2023 -
Nombre de pages 88
Les poèmes de Arabesques purpurines m’évoquent des bulles irisées, porteuses d’un sibyllin message vers les mondes invisibles.
Carolyne Cannella nous emmène dans un prodigieux et mystique voyage hors de l’espace-temps, depuis la particule, miroir de tout l’univers, à la plus lointaine galaxie, du créé vers l’incréé.
« Car en toutes choses non encore apparues / Tu déposes la frissonnante beauté du monde ».
Elle projette l’éveil de son être intérieur sur la nature jusqu’au moindre flocon de neige. Métaphores et oxymores fleurissent sur les chemins de sa méditation.
« J’escaladerai l’aube / vers les chutes ardentes »
De temps à autre, son vécu dans le monde matériel transparait, bien celé, sous le voile de la pudeur et par le subterfuge de l’hypallage
«Aube lacérée / les éraflures de ta passion / rosée diamantine / sur la peau des souvenirs enfuis »
Ces poèmes sont gorgés de lumière
« nuit aux éclats de citrine et de cornaline / déchirant l’horizon lapis-lazuli » ;
Ce recueil dans son ensemble m’évoque cette citation de Khalil Gibran : « Quand nous aurons atteint le cœur de la vie, nous verrons la beauté en toute chose ». Civilisations occidentale et orientale se mêlent en un bouquet chatoyant. Il se termine par un chiasme aux accents nostalgiques qui interpelle le lecteur, car la présence de l’auteure est bien toujours là, inscrite dans le miroir.
Un livre de chevet à déguster soir après soir pour illuminer nos ténèbres !
Isabelle Jasmin
Animatrice d'ateliers de poésie
Sociétaire des Poètes Français
Présidente du Cercle des Amis Poètes
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Recueil OBSCUR ECLAT éditions Unicité
Chronique de Julien Miavril
sur le site littéraire CL
https://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/65604
"L'obscur est un chemin. La lumière est un lieu."
Je ne vois pas plus bel aphorisme que celui de Dylan Thomas pour venir illustrer ce recueil de Carolyne Cannella, "Obscur éclat", tant il semble que de bout en bout s'y exprime le désir de traverser les ténèbres pour faire jaillir la lumière. À l'aune de toute quête poétique authentique, il y a en effet cette idée que les contraires ne s'excluent pas mais forment au contraire une unité secrète : aussi, un éclat au royaume de la poésie peut-il irradier d'obscur !
Dès le chant douze, "Mélopée", la poétesse en appelle à "l'incessant murmure des astres" pour marquer la victoire de "l'aurore" sur "les ténèbres vaincues". Et pourtant, alors que de part en part, "l'invisible frémit" au point de culminer en "abyssale lumière", il y a cette idée que la beauté, qui est l'autre nom de la vérité, ne se conquiert pas sans folie, ni silence, ni détresse au revers même de la sagesse, de la parole et de la joie.
Le recueil de Carolyne est pour ainsi dire hanté par bien des spectres et les hommages s'y multiplient : on pourrait même dire que tout le recueil est un seul et même hommage au plus vibrant des absents : cet "ange" dont la présence est "immuable" et qui scintille de par sa présence au-delà de l'apparente absence : car pour métaphysicienne qu'est Carolyne Cannella, cette dernière conçoit la mort comme un seuil et non pas comme un terme. Seuil qu'il est possible de franchir avec "un sourire dans les ténèbres" tout en se parant de son "ultime éclat".
Il y a bien de la beauté dans cette quête qui se fait "jusqu'à la brûlure" et aucune compromission : tout y est vécu et exprimé de la manière la plus authentique et nue qui soit. On y ressent de la douleur comme de la grâce et tous les vers y sont ciselés avec la plus grande musicalité possible. Cette musique est celle des profondeurs de l'être et de l'âme par où rayonne "un soupçon de rose" "même si le chant s'absente". Une chose est sûre : le lecteur ne pourra y être insensible pour autant qu'il aura appris à se laisser totalement embraser par la lumière...
À propos de l'auteure : Carolyne Cannella
L’auteur -poète, linguiste, traductrice, récitante, guitariste-luthiste, enseignante artistique et concertiste-, a donné plusieurs récitals et concerts en France et à l’étranger.
Elle a participé à plusieurs festivals de poésie et collaboré à plusieurs revues et anthologies poétiques.
Elle s’exprime sous forme de poèmes, prose, fragments et aphorismes avec une prédilection pour les formes brèves.
À l’aune de sa passion, la musique — expression sensuelle de ce qu’elle considère comme un sentiment mystique —, son écriture l’amène, avec peu de mots, à voyager, immobile, dans les territoires profonds de l’être, là où les silences prennent une dimension expressive.
Julien Miavril
Carolyne Cannella - Obscur éclat – poèmes – éditions Unicité.
Le récent ouvrage – Obscur éclat - de la poétesse et musicienne Carolyne Cannella nous révèle une personnalité fragile et attachante, « graine jetée au vent », qui cherche sa place dans un monde particulièrement difficile à déchiffrer mais dont elle se sent irrémédiablement proche, décidée à en découvrir toutes les beautés pour le rendre acceptable mais aussi et surtout, pour trouver l’accès aux mystères dont il s’est habillement revêtu.
Cette entreprise poétique, Carolyne Cannella la construit avec des mots simples qui sont, eux aussi, habillés de mystère. Il s’agit de discerner les choses les plus universelles à travers le prisme de la vie ordinaire, parfois la plus intime, et ainsi d’accéder aux valeurs authentiques de l’existence.
L’âme scintille, sourire dans les ténèbres
Parmi ces valeurs, la plus volatile, mais la plus essentielle à un heureux équilibre, c’est la liberté qui autorise l’errance de la pensée, le droit à la rêverie, à butiner les plus belles fleurs. C’est cette liberté que l’on retrouve ici dans les mots et leur délicieux vagabondage ainsi que dans le jaillissement des images dont le vol incontrôlable et caressant sème une poésie envoûtante tout au long de ce recueil.
La poésie de Carolyne Cannella est bien une alchimie secrète entre les mots et le mystère du monde.
René LE BARS
Professeur de lettres
Chevalier des Palmes Académiques.
Poème IRRADIANCE du recueil OBSCUR ECLAT
Note de lecture _ Julien Miavril
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regards portés vers l'eau~de~là, j’ondule
ô, fuir le bruit des lithanies obscures
verbe boursouflé
parole éraillure
au souffle pistil-en-ciel
sur les miasmes funestes
souveraine, tu irradies
insolente beauté
je te cueille au silence de ta grâce
~
rose-gris
ta chevelure sous mes doigts embrasée
fissure les étoiles
... ... ...
Note de lecture
" Mouvement spiralique du poème
qui emporte le souffle, des lignes qui s'entremêlent avec grâce sur le modèle de l'arabesque ; tout dans ce poème tend vers la plus grande des puretés.
Sa construction savante qui trahit un sens profond de la musicalité ne se retourne jamais en hermétisme froid ou pétrifiant.
C'est au contraire la condition pour accéder à la plus vive clarté, le prix pour recueillir l'éclat de l'insolente beauté.
Le mouvement de fuite supposé n'est pas renoncement, mais invitation à porter son regard et son oreille vers un eau-de-là du monde, espace sacrificiel et douloureux, où rayonne et résonne le pur chant des muses.
Le poète y renoue avec le jaillissement de la parole originelle et souveraine, il atteint le cœur de l'astre le plus lointain où tout n'est qu'ondulation de flammes et éclatantes vibrations..."
Julien Miavril
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INSTANTS _ Tercets _ Hommage au Japon - Carolyne Cannella
Carolyne Cannella — poèmes présentés par Georges de Rivas - sur le site Recours au Poème, catégorie Essais et Chroniques
Carolyne Cannella comète apparue dans le ciel toujours imprévisible de la poésie incarne la parole de Saint John Perse : « Poète, celui-là (Celle) qui rompt pour nous l’accoutumance ».
Evangile de la brève lumière, bréviaire de la foudre et de l’éclair, sa poésie est don d’amour pour des temps difficiles, un viatique de lumière pour subsumer en pure beauté des heures tragiques Elle est présence vigile et, signe de haute poésie, sismographe du tremblement de l’être, des choses et du monde.
Concision, fulgurance et irradiance, sont trois sommets d’où émanent son sens de l’ellipse, l’éclat de sa vision, la puissance et la profondeur harmonique de son phrasé.
Carolyne Cannella est de naissance musicienne et porte en elle réminiscence de cette « essence de ciel » dont son âme est imprégnée. Sa lyre chante et se souvient des temps où musique et poésie furent unies sur l’autel de la parole originelle ; elle donne à voir le mystère des sons et rend audible la vibration de la lumière au-delà de la nuit des sens.
Son œuvre est ainsi marquée du sceau orphique et le diamant de son verbe brille sur son versant mystique. De là son affinité avec Novalis ; elle sait que « le chemin va vers l’intérieur » et le révèle dans son poème : « le Royaume en Toi » dédié à sa « Fontaine d’élèves » ( extrait de son œuvre « Immuable Surgi » aux éditions Galerie Racine.
Son œuvre intitulée INSTANTS – : Tercets — Hommage au Japon publiée en octobre 2018 chez l’Harmattan, dit la quintessence alchimique saisie à travers la modernité de sa parole et ces fulgurances dignes du pur esprit du haïku. Elle révèle le mystère de l’âme éternelle au cœur de l’instant et élève au dessus du néant le chant d’un lyrisme fulgurant : Jaillir / et habiter l’éclair / au cœur de l’instant-lumière.
En hommage aux morts de Fukushima elle écrit :
« Le chant de l’oiseau jaillit / flamboyant / dans l’espace affranchi » —
« La vie tressaille encore / et joue avec la mort un tournoi de lumière ».
Carolyne Cannella est la fervente d’un Absolu réverbéré jusque dans les fibres les plus secrètes de son être … Passion du supra-sensible révélé dans ce saut dans l’inconnu :
« Et la porte de se refermer / pour que nous puissions entrer / dans cet ailleurs. »
Notre poète désaltère sa soif d’absolu aux sources de l’altérité radicale. Sa parole jaillit des gorges nouménales où elle se meut avec l’aisance et la grâce des grands visionnaires. Au-delà des mirages du Nada, elle entrevoit la présence de naïades talismaniques qui, dans les eaux-vives de son poème, présagent le renouveau de l’immémorial chant orphique.
« Caresse veloutée / elle nous enlace et nous délie / la Grâce ».
Carolyne Cannella l’affirme :
Reste l’empreinte de l’amour / indélébile à jamais.
* * *
INSTANTS _ Tercets - Hommage au Japon - Carolyne Cannella
Chronique de El Gabal, le 10 janvier 2022 sur le site CL
"Que l'éclair fulgure !
« Instants » est constitué de deux parties : la première est exclusivement vouée à la mise en forme de tercets, à savoir de strophes de trois vers, qui viennent ici manifester l'essence même du verbe poétique :
Dans un premier temps, il s'agit de réaliser l'union de l'âme au monde :
Ô glisser dans le monde
comme le bois
sur le fleuve
Mais également de manifester le pouvoir universel de la nature en en révélant le tissu secret de correspondances :
A l'horizon céruléen
ourlé de lapis-lazuli
tous les sons vers la plaine s'estompent
Tout en chantant les transports que procurent son contact enivrant. Ainsi du « jasmin des poètes » :
Chant du seringa
suave quand le jour s'éteint
je tombe, enivrée
Et, s'effacer comme poétesse pour mieux reparaître sous la forme de l'aimée qui aspire à s'unir au tout car :
Reste l'empreinte de l'amour
indélébile
à jamais
Comme à l'amant, qui est en l'image, sous la forme du « sarment » qui s'élève jusqu'aux nues :
Sarment
je me ramifie et le tords
sur la vigne de ton corps
Il y a, dans tous les tercets qui composent cette première partie, l'idée que la poésie est pure jaillissement, pure déflagration, éclair qui fulgure en son paraître où l'instant à valeur d'éternité. La beauté n'en est que plus manifeste et saillante : elle irradie toute entière.
La seconde partie du recueil est un hommage au Japon et plus particulièrement aux victimes de Fukushima. Sur « l'île au temps suspendu », la poétesse nous convie à un voyage au coeur des ruines et des traces du désastre.
Malgré l'ampleur de la catastrophe, la vie toutefois triomphe car :
Parmi les visages pétrifiés
le rire de l'enfant
comme une fusée
De même :
Au milieu du désastre
un soupçon de rose surgit
indemne
Et même si la terre s'en trouve meurtrie, il n'en reste pas moins que la beauté étincelle de mille feux qui sont ceux que la poétesse ravive par son geste poétique en chantant la profondeur silencieuse de la nuit où tout se scelle et se décèle :
Tu tombes nuit sacrée
en silence
sur le fracas du monde
Un recueil magnifique en somme qui ne saurait laisser le lecteur indifférent...
* * *
INSTANTS - Tercets - Hommage au Japon - Carolyne Cannella
Préface : La poésie dit la vérité - par Giovanni Dotoli
Instants : c’est un titre à la Gaston Bachelard, ou plutôt à la Saint-Augustin.
On croirait un livre de poèmes sur le temps,
instant par instant, comme notre vie.
Mais le sous-titre me conduit sur le bon chemin : Tercets,
et puis Hommage au Japon.
Je m’envole tout droit à la forme-clé japonaise.
En effet, Carolyne Cannella offre au lecteur quelque chose de nouveau.
Non seulement des haïkus, que l’on rencontre parfois çà et là dans la poésie française et européenne contemporaines, mais aussi et surtout une prise de conscience et un cri, en faveur de la nature, que l’être humain est inconsciemment – ou plutôt consciemment ? – en train de détruire.
C’est une poésie inspirée, à l’écoute du monde, des événements, des épreuves que nous traversons. Et dans cette traversée, Carolyne Cannella libère un acte d’amour. Elle assume l’angoisse, l’éprouve, la fait sienne, puis elle libère son corps par l’harmonie de la beauté du monde.
Dans Instants, on est entre l’origine et le présent, le temps de la tragédie et de la révolte et celui du rêve et de l’espoir.
Carolyne Cannella sait que la poésie dit la vérité.
Ainsi elle lui confie son message. Ses rythmes courts et foudroyants, par tercets lumineux, par formes denses de sens, par images de lumière et de peur, nous lancent dans le poème épique des choses.
Le haïku devient la forme de la modernité : le tout en quelques mots, la rupture de la syntaxe traditionnelle pour voyager vers une forme-éclair, des fleurs qui condensent l’infini.
Carolyne Cannella va tout droit à la poésie. Pas de mots de passage, pas de liens académiques, mais une limpidité immédiate, une pénétration du cœur du mot, pour figurer le combat contre le nihilisme.
Le tercet est la géométrie de la vie, avec ses respirations qui sont celles de notre cœur souffrant, et toutefois ouvert sur l’avenir :
De la libellule
j’ai touché la transparence
glissé sur le poème de ses ailes
Carolyne Cannella parle d’écriture « des signes dans le rêve ».
Ainsi, elle découvre
« l’empreinte de l’amour »,
« indélébile à jamais »,
et lui offre
« l’aube des étoiles ».
« La vie de l’homme chancelle »,
mais qu’importe : la voix du poète est la voix et la voie du salut, et de la vie qui va.
La deuxième partie du livre nous révèle que
« le désastre est grandiose et le labyrinthe obscur », « sublime ».
« La vie tressaille encore »
« et joue avec la mort un tournoi de lumière ».
Le néant est vaincu par la poésie.
Un oiseau chante même face à la mort.
« La vie palpite encore ».
Les cendres produisent la force d’aller,
« à l’horizon de tous les vents ».
Après avoir lu ces photogrammes de lumière, l’outre-lieu est plus proche de nous. Le poème a gagné.
On peut continuer à écrire de la poésie, comme celle de Carolyne Cannella.
Pour rêver, espérer, voyager, connaître les chemins de l’avenir.
Il y a quelque chose de Charles Baudelaire, dans cette merveilleuse leçon.
Giovanni Dotoli - Université de Bari Aldo Moro
Professeur émérite de littérature française à l’Université de Bari Aldo Moro, chargé de Francophonie aux Cours de Civilisation française de la Sorbonne.
Il est Commandeur dans l’Ordre des Palmes académiques,
Officier de la Légion d’Honneur et Grand Prix de l’Académie Française.
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Carolyne Cannella, recueil Parcelles d'infini
Éditions Alcyone - Chronique de Florent Toniello
« Une médiation muette », nous annonce Carolyne Cannella en quatrième de couverture de Parcelles d'infini, paru aux éditions Alcyone dans la collection soignée « Surya » au beau papier nacré. Et qui d'autre, effectivement, que le dieu Soleil de l'hindouisme pour présider à ces quintils à forte connotation spirituelle ?
Car la poétesse ne craint pas de s'adresser à une entité supérieure, pas nommée formellement, mais qu'elle salue par une capitale
« avec la fleur de Ton sourire / et son parfum qui luit / de toute éternité »,
avant, presque dans le dernier poème, de lui dédier l'ouvrage en quelque sorte :
« En Toi,
le puzzle de l'univers / la clé de tous les sons / la gamme de toutes les couleurs ».
Ce dernier quintil montre aussi la prévalence du vocabulaire musical dans le recueil. Concertiste autant qu'autrice, Carolyne Cannella accorde une importance capitale
aux « répons », aux « cantilènes », aux notes en tous genres.
« Immuable / se meut la mélodie secrète » de ses vers ; avec ou sans rimes, c'est selon, mais toujours avec une harmonie issue de la vibration primale.
Pour le rythme, elle use de mots que la prosodie classique a forgés pour agencer les longueurs de ses vers (encor, jusques) et distribue dans l'espace des blancs, créant ses partitions poétiques comme elle créerait des orchestrations de miniatures musicales. Tel est le sens, on le pense, de la répétition à un vers près d'un poème aux pages 32 et 38, la disposition sur la page changeant elle radicalement, invitant à une lecture à haute voix pour apprécier la différence de scansion.
D'inspiration orientale
« Ces libres torii, solitaires / qui ponctuent le silence »,
la poésie de Carolyne Cannella flirte avec le genre du haïku dans une version quelque peu allongée
« Tandis que l'ombre s'estompe / dans les mille éclats du jour / sur l'âpre et haute colline s'ancrent / fraîchement écloses / les fleurs de prunier »
ou se revendique clairement du tanka, dans un hommage à Rimbaud.
Sa spiritualité est entièrement assumée, telle une hymne sacrée à l'harmonie de l'univers qu'une chamane lancerait à la figure des lectrices et lecteurs, avec sincérité.
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Recueil - Parcelles d'Infini de Carolyne Cannella
Éditions Alcyone, collection Surya
Note de lecture de Claude Luezior
Sur cinq vers asymétriques et toujours renouvelés , Carolyne Cannella décline les parcelles d'un infiniment grand, d'un infiniment poétique, tout à la fois intime et cosmique, humble et puissant : celui de l'Amour.
De manière générale, l'absence quasi-totale de ponctuation (ni chair ni os), les libertés orthographiques voulues par l'auteur (dans la coulée de la scève) ainsi que des audaces (tout se fait de se dé-faire) donnent au texte un supplément de modernité et de mystère.
De même, la typographie changeante de ces quintils, tels des vagues de mots et d'incantations :
Sortir du chemin
la rupture est provisoire
à l'inéluctable
dire oui
et s'accomplir
D'emblée, l'on ressent à quel point la poétesse cultive les espaces, les silences, telle une musicienne à son archet, telle une orpailleuse au fil de l'onde.
D'emblée, le rythme dicte sa présence, la respiration gagne toute sa place.
Certes, on y trouve les mots de sa passion première, la musique (luth, Bach, chant, accordé, résonance), mais également un tropisme pour le mouvement (se glisse, se balancent, nous franchissons, s'approchent, ondule) comme si la danse était un trait d'union entre l'univers sonore et une vie gestante de frémissements. Cela dit, il nous semble que Cannella est ici avant tout poète, marieuse de mots, artiste-peintre friande d'images et vouivre du sens :
Nous réceptacles du vivant
nous qui transmutons
l'aube en crépuscule
et nos silences féconds
en paroles de lumière
Souvent sensuelle (Sur les vagues qui scintillent / aller nue et danser / neuve à chaque instant...) elle s'adresse parfois à l'être aimé en majuscule (Toi, Ta présence) mais toujours avec délicatesse :
De caresses en murmures enchantés
tu m'effeuilles, tu m'enflammes
sous l'irrésistible maelström
de tes hauts plateaux
aux délires impeccables
Minuscule approche pour un recueil élégamment imprimé sur papier blanc nacré : comme si la place du rêve, la forme graphique des mots, leurs sons chuchotés par le lecteur avaient valeur de prière, c'est à dire de langage avec un Plus Haut.
Claude LUEZIOR
Prix ADELF, Ville de Paris au Sénat. Prix de Poésie de l’Académie française (Hélène Carrère d'Encausse). Prix de poésie Hélène Rivière de l'Académie rhodanienne des Lettres qui lui est décerné en compagnie de Philippe Jaccottet (Grand Prix). Nommé Chevalier de l’Ordre national des Arts et des Lettres par le Ministère français de la Culture et le 50e prix Marie Noël.
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Recueil - Parcelles d'Infini de Carolyne Cannella
" Si nous habitons un éclair, il est le cœur de l'éternel (René Char). Ici fulgurent d'innombrables éclairs mais ils n’ont qu’un seul coeur pour demeure : "Parcelles d'Infini" parsemées d'étincelles qui illuminent la nuit, jaillies de l'âme d'une grande poète de ce temps, c'est la poésie qui vibre au diapason de l'âme du monde. Merci chère Carolyne Cannella, votre poésie éditée dans cette magnifique Collection Surya porte son éclat intemporel jusqu'aux rives du Futur."
Georges de RIVAS
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Carolyne Cannella - de PASSACAILLES en BARCAROLLES
Haïkus des Temps Présents
Note de lecture par Jean-Luc Werpin
Une belle découverte ...
Que faire pendant le temps d'un voyage en train ? Pour ce qui me concerne, je me suis immergé, avec délices, dans "de passacailles en barcarolles", un recueil de haïkus des temps présents signé Carolyne Cannella.
Quel bonheur de découvrir, tout au long de ces pages, les mots de cette merveilleuse haïjin.
brume sur la mare
aux nénuphars figés -
ploc ! le silence offusqué
Organisé en trois temps, comme le suggère son titre, le recueil nous propose des haïkus / senryüs dignes des meilleurs auteurs.
Avec une rare intelligence Carolyne CANNELLA réussit le difficile pari de réunir la langue française et une démarche poétique qui lui est totalement étrangère.
Trop souvent les poètes francophones s'essayant, ou tentant de s'essayer, au haïku confondent simplicité avec pauvreté de la langue.
Dans ce recueil, la langue est belle et elle est riche.
au ciel scarifié
toutes ces stries scintillantes -
clairières d'étoiles
sur le lac lissé
loin dans les abysses
plongent les monts volcaniques
rose, noir et indigo
m'apparaît l'azur
oh ! chant d'une étoile
J'ai été particulièrement sensible à la dernière séquence,
sans doute parce qu'elle aborde des thèmes qui me sont chers.
ni chair ni os, rien
qu'étincelles de lumière
juste de passage
frêle, cette goutte
perle sur la feuille
- la vie de l'homme chancelle
tant de marbres gris
tant de roses blanches
et tant de larmes aussi
pétales de roses
cendres devenues -
intacts en moi, vos parfums
mourant, naissant
en cet instant fugitif
- rien qu'un instant, le monde
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Le recueil IMMUABLE SURGI
de l'auteur Carolyne Cannella fut publié aux
éditions Librairie-Galerie Racine, 23 rue Racine, Paris 6ème
Epuisé, il fut réédité aux éditions Unicité
" Irradiance et concision, fulgurance et vision, beauté surgie dans son halo de mystère,
la poésie de Carolyne Cannella est écrite sous le signe et le sceau de la Présence et révèle sa résonance intime à la transcendance.
Son premier recueil " Immuable surgi " s'inscrit dans le sillage des grands poètes qui attestent de l'immémoriale vocation spirituelle de la poésie." Georges de Rivas
Le poème -Le Royaume en toi- dédié à ses élèves,
est extrait de son recueil de poèmes Immuable surgi
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Le recueil IMMUABLE SURGI
Musique des mots - La poésie à fleur de peau
La poésie « à fleur de peau » ouvre de multiples horizons, du cri strident à la prière éternelle.
Carolyne Cannella est, dans son être, tout en retenue et en délicatesse. Dans le formidable levier qu’elle constitue, la poésie lui apporte la force et l’énergie qui libère l’expression de ses sentiments et de ses émotions.
Dans son écriture, chaque mot prend son importance dans le relief de sa voix et la lumière de son regard. Et de ses phrases jaillissent l’image forte, les couleurs éclatantes et l’harmonie ciselée.
L’auteur puise son inspiration dans les profondeurs de l’art musical qui fait partie de sa vie. Sa sensibilité lui offre l’accès au chemin de la perception des vibrations et des mystères de notre univers.
Faisant tomber les barrières des apparences et de la conformité, son recueil « Immuable surgi » touche à l’authenticité sertie des diamants de la pensée pure et sincère.
L’absence de préface et la présentation austère livrent au lecteur un joyau fragile à la richesse qui ne se laisse découvrir que dans l’instant magique de la plénitude intemporelle.
Joël CONTE, Président de l'association Rencontres Européennes-Europoésie
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Le recueil IMMUABLE SURGI
L’ouvrage de Carolyne Cannella est un frisson sous sa plume.
L’aspiration est riche, pure, de cette pureté fragile qui fait s’interpeller le lecteur au-delà même de ses instincts émotionnels.
La poésie emplit l’âme de l’auteur qui, mot après mot, l’égrène sur ses pages, comme si elle en extirpait son « moi » le plus profond.
« Des choses elle ne voit que l’apparence », écrit elle... Je ressens à la lecture du poème comme au fil des pages, ce sentiment qu’au-delà de l’apparence, se pose poétiquement l’image comme un symbole du temps.
Le style de Carolyne Cannella est empreint d’un souffle de lumière, la poésie est vraie, chacune des images ciselée dans la chair même des mots ...
Que de reflets éblouissent les vers libres de l’auteur dont la sensibilité est à fleur de peau, à fleur de cœur...
J’aime cette liberté d’écriture, ce parfum qui monte des mots comme pourra porter au-delà du message la vérité. Parce que les mots sont bien choisis.
« Immuable surgi » fait tant de bien... Chaque poème nous emporte vers quelques rêves dont on entend la où les musiques ...
À lire, à découvrir à apprécier ...
Thierry Sajat, Poète éditeur - Anthologie Numéro 92
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FRAGMENTS et PROPOS sur l'ART MUSICAL en lien avec la MUSIQUE des MOTS
mon huitième ouvrage vient de paraître aux éditions Jacques Flament
Message de l'éditeur :
CAROLYNE CANNELLA…
Nouveau texte dans LE SOUFFLE COURT (collection IDEA) de l'auteur Carolyne Cannella, membre de la maison depuis 2020 avec ses miniatures du recueil
de PASSACAILLES en BARCAROLLES.
Voici ce qu’elle dit de ce nouveau texte intitulé FRAGMENTS ET PROPOS SUR L’ART MUSICAL EN LIEN AVEC LA MUSIQUE DES MOTS (collection IDEA) :
« Pure présence à l'instant, la musique est une méditation. Dans cette dimension se glisse un soupçon d'éternité.
L’harmonie verbale, le rythme, la résonance d’une phrase peuvent se révéler avoir un effet magique et nous amener à un état de clairvoyance. Le vrai sentiment d'être, est là, parfait, rayonnant. Les plus grandes émotions je les dois à la musique. »
Ce recueil nous invite à découvrir les musiciens qui ont inspiré la vie et l'œuvre de Carolyne Cannella, auteur, poète, linguiste, traductrice, récitante, guitariste-luthiste-concertiste, professeur d'enseignement artistique, pédagogue, qui a donné de nombreux récitals et concerts en France et à l’étranger (Égypte, Syrie, Brésil, Grèce...).
Retrouvez ces vidéos et ses interprétations poétiques des grands auteurs (Mallarmé, Pavese, Aragon, Apollinaire, Bobin, etc.), c'est ici :
https://www.youtube.com/c/GataXangacarolynecannella/videos
Pour vous abonner au SOUFFLE COURT (178 textes disponibles sur la plate-forme),
c’est ici : https://www.jacquesflamenteditions.com/le-souffle-court/
✦ Témoignages
Article paru dans la prestigieuse Revue « NORIA »,
Revue littéraire et artistique, éd. L'Harmatthan
Par le professeur Ridha Bourkhis, docteur de l'Université de Paris-Sorbonne, Professeur es Université, professeur de Stylistique dans des textes aussi divers que ceux de Rimbaud, Perse, Proust, Ponge, Racine, Le Clézio ou Schéhadé…
Carolyne Cannella ! Une attachante faiseuse d’alchimie verbale et sonore.
Je ne sais plus si je l’avais vraiment rencontrée une fois, en 2016 ou 2017, à mon heureux café « Zeyer ». Car elle était tellement mince et légère ne prenant que fort peu d’espace pour son corps, tellement discrète que j’ai tendance aujourd’hui à penser qu’elle n’était, ce jour-là, au café, en présence de mon ami Patrick Navaï -poète et peintre franco-iranien- qu’une apparition, une silhouette filiforme et flottante qui était sortie soudain du métro pour filer, telle la « passante » de Baudelaire, derrière la vitre de ce café où j’étais déjà allé avec mon poète-fétiche Lionel Ray et où j’ai des souvenirs et des émotions ! Peu importe ! L’essentiel, c’est que j’avais vite découvert les vers de cette "Comète apparue dans le ciel toujours imprévisible de la poésie » (Georges de Rivas) ; vers fins et aériens à son image qui, doucement, choient en des cascades de pétales de fleurs et de rires d’enfants dans votre cœur.
J’ai découvert aussi sa voix de cristal, presque séraphique, déclamant avec une diction sublime les paroles luminifères des meilleurs poètes du monde et qui vous pénètre et vous émeut au plus haut point : de sa voix claire et tendre, elle a presque tout déclamé : Rimbaud dont elle serait peut-être, dans une certaine mesure, l’alter ego ou le double féminin migrant d’une improbable « vie antérieure », Racine, Hafiz, Mallarmé, Jalal-Eddin Er Rümi, Pessoa, Nietzsche, Hugo, Darwich, Khalil Jibrane, Senghor, Camille Claudel, et j’en oublie (Cf. You Tube). Que faire devant sa voix si chaude, si belle et saisissante que de vous taire, comme dans un recueillement, et de vous laisser prendre par la beauté et la profondeur du verbe poétique ?
J’apprends beaucoup de bonnes choses sur Carolyne Cannella qui a plusieurs cordes à son arc : pianiste, guitariste, chanteuse, enseignante de musique, récitante et « l’une des voix les plus singulières de notre temps en matière de création poétique ( qui) porte en elle la réminiscence de la parole originelle » et qui ne cesse de publier des livres et de brandir très haut l’étendard de la Poésie, la poésie d'où qu'elle vienne, la poésie universelle. Je m’étais promis depuis déjà plusieurs années de l’interviewer sur son art pour « La Presse de Tunisie » ou pour l’un de mes prochains modestes petits ouvrages sur la poésie des grands. Mais cette interview tarde à avoir lieu.
Car, pour trouver les bonnes pistes et les bonnes questions, il me faudra d’abord beaucoup lire cette poète ! Ah ! tenez ! je n'aime pas le mot "poétesse" qui "tend à devenir péjoratif" d'après Petit Robert, et je lui préfère "Poète", "poète" pour les hommes comme pour les femmes, sans discrimination aucune !
En attendant, voici ci-dessous, la photo de la 1ère de couverture de son dernier livre et l’un des meilleurs textes écrits sur elle par le poète français, non moins brillant, un grand rêveur entre les étoiles, Georges de Rivas.
D’ailleurs qui mieux que lui, qui connaît son art sur le bout du doigt, sait parler d’elle ?
Ridha Bourkhis
"Carolyne Cannella comète apparue dans le ciel toujours imprévisible de la poésie incarne la parole de Saint John Perse : « Poète, celui-là (Celle) qui rompt pour nous l’accoutumance ».
Evangile de la brève lumière, bréviaire de la foudre et de l’éclair, sa poésie est don d’amour pour des temps difficiles, un viatique de lumière pour subsumer en pure beauté des heures tragiques Elle est présence vigile et , signe de haute poésie, sismographe du tremblement de l’être, des choses et du monde.
Concision, fulgurance et irradiance, sont trois sommets d’où émanent son sens de l’ellipse, l’éclat de sa vision, la puissance et la profondeur harmonique de son phrasé. Carolyne Cannella est de naissance musicienne et porte en elle réminiscence de cette
« essence de ciel « dont son âme est imprégnée. Sa lyre chante et se souvient des temps où musique et poésie furent unies sur l’autel de la parole originelle ; elle donne à voir le mystère des sons et rend audible la vibration de la lumière au-delà de la nuit des sens. Son œuvre est ainsi marquée du sceau orphique et le diamant de son verbe brille sur son versant mystique. De là son affinité avec Novalis ; elle sait que « le chemin va vers l’intérieur » et le révèle dans son poème : « le Royaume en Toi » dédiée à sa « Fontaine d’élèves » (extrait de son œuvre « Immuable Surgi » aux éditions Galerie Racine et ré-éditée chez Unicité.)
Son œuvre intitulée INSTANTS – : Tercets — Hommage au Japon publiée en octobre 2018 chez l’Harmattan, dit la quintessence alchimique saisie à travers la modernité de sa parole et ces fulgurances dignes du pur esprit du haïku. Elle révèle le mystère de l’âme éternelle au cœur de l’instant et élève au dessus du néant le chant d’un lyrisme fulgurant :
Jaillir / et habiter l’éclair / au cœur de l’instant-lumière.
En hommage aux morts de Fukushima elle écrit :
« Grandiose est le désastre / et le labyrinthe obscur / sublime »
« Le chant de l’oiseau jaillit / flamboyant / dans l’espace affranchi»
« La vie tressaille encore / et joue avec la mort un tournoi de lumière ».
(extraits du recueil : Instants - Tercets - Hommage au Japon)
Carolyne Cannella est la fervente d’un Absolu réverbéré jusque dans les fibres les plus secrètes de son être … Passion du supra-sensible révélé dans ce saut dans l’inconnu : « Et la porte de se refermer/pour que nous puissions entrer/dans cet ailleurs. »
Notre poète désaltère sa soif d’absolu aux sources de l’altérité radicale. Sa parole jaillit des gorges nouménales où elle se meut avec l’aisance et la grâce des grands visionnaires. Au-delà des mirages du Nada, elle entrevoit la présence de naïades talismaniques qui, dans les eaux-vives de son poème, présagent le renouveau de l’immémorial chant orphique".
Georges de Rivas
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Michel Benedetto, Premier violon super-soliste de l'Orchestre National d'Île-de-France
"Quand au talent du poète s'ajoute la grâce musicale,nous sommes enclins à croire que le monde dans sa totalité est beau, soustrait à ses vicissitudes.
La langue Française serait-t-elle en panne de superlatifs pour exprimer l'admiration ?
La complétude de l'être ne saurait-t-elle se dispenser de tout ce qui touche à l'Art et à ses Beautés ? Le poète le croit,le musicien aussi mais pour autant ils restent seuls, solitude bénie des âmes en proie au ravissement ! Vivifiés par ce feu divin qui nous régénère et assure notre résurrection, nous existons avec l'intime conviction qu'en Immortelle Muse, la Beauté est notre sauvegarde ! "
✦
Francesco Cocorullo, poète, linguiste, traducteur
Amis français, francophones, je suis vraiment ravi de vous présenter le nouvel ouvrage de Carolyne Cannella __ L’ombre dans le soleil s'est estompée.
Il s’agit de poèmes bilingues et trilingues, et dans ce livre il y a les versions italiennes de poèmes traduits par Carolyne et par moi-même, et c’est la première fois que mes traductions figurent en édition à l’étranger.
Je suis un passionné de langues et de poésie, et j’écris moi-même des poème.
J'ai publié deux livres en Italie mais ils ne sont pas disponibles pour l’instant en français. Je suis passionné de poésies russes et françaises et heureux de découvrir de nouveaux poètes en France. J’ai découvert l’œuvre poétique de Carolyne Cannella sur Internet, et à travers les réseaux sociaux. Celle-ci m’a beaucoup ému. Il s’agit de poèmes courts, vraiment pleins d’émotions et d’amour, et pour cette raison, quand j'ai lu les poèmes de Carolyne, j’ai immédiatement pris la décision d'essayer de les traduire en italien, de faire une version italienne de ses poèmes. J'ai donc pris contact avec Carolyne et je me suis proposé de la traduire en italien.
Carolyne est elle-même linguiste-traductrice, guitariste-luthiste, et elle traduit elle-même ses poèmes en italien, en espagnol, et portugais. J’ai donc fait une version italienne de ses poèmes et cette collaboration que nous avons eue m’a beaucoup touché, et jamais je n'aurais pensé voir mes traductions publiées en France, ce pays que j’adore. J’aime beaucoup sa langue et donc pour moi il s’agit d’un rêve. J’aime énormément le livre de Carolyne et je n'arrive pas à croire que cette publication soit une réalité. En Italie j’ai évidemment un public mais vraiment je remercie de tout cœur Carolyne pour la confiance en mon travail. J’espère réussir à lui donner un bon public italien qui lira ses poèmes.
Le livre est disponible sur les sites Fnac en France ou sur Amazon.
Le travail n’a pas été simple car il n'est jamais facile de traduire un poème. Il faut pour cela, je puis le dire, il faut entendre, et pénétrer l'âme du poète. J'écris moi-même des poèmes, et la difficulté est de choisir le bon mot, mais souvent celui-ci veut dire peut-être autre chose et ce n’est pas facile d'exprimer ce que le poète a voulu à travers ce mot que l'on va utiliser. Donc avant tout entendre, pénétrer l’âme du poète.
C'est pourquoi commencer une traduction est un travail que j’adore. Et j’espère, c’est mon objectif et aussi mon rêve, de pouvoir donner à Carolyne Cannella de nouveaux lecteurs italiens parce que son œuvre poétique est vraiment fantastique et très émouvante. Je serais content que nombre de lecteurs italiens puissent lire son œuvre poétique traduite. Encore une fois je remercie beaucoup Carolyne pour sa confiance.
Je vais dédier à mon père, qui adorait la poésie et la littérature, ces traductions de poèmes de Carolyne. Etant passionné, j'ai aussi traduit les poètes français Victor Hugo, Rimbaud, Baudelaire. Il s’agissait d'essais de traductions, et à présent je veux dédier ces traductions que j’ai faites des poèmes de Carolyne à mon père qui est parti, il y a un an.
Francesco Cocorullo
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Le lyrisme vocal de Carolyne Cannella
Carolyne Cannella est une artiste aux multiples talents. Elle possède l’art de
conjuguer la sensualité de la voix à la grâce du geste. À chaque poème qu’elle
récite, elle confère une profondeur intemporelle, comme si elle en révélait l’âme
secrète. Elle a le pouvoir de sublimer les poètes, de les élever jusqu’à une
dimension presque divine.
Son harmonie vocale se fond en symbiose avec les courbes de son corps. L’éclat
de son visage laisse affleurer un torrent d’émotions, un flux de sentiments qui
s’unit naturellement à l’aura des mots. Cette liaison spirituelle devient alors une
véritable symphonie vibratoire.
Son récital est une invitation au voyage : une odyssée qui nous emporte vers des
espaces colorés, aux luminescences flamboyantes. Le verbe, onctueux et
velouté, diffuse une chaleur douce, un lyrisme caressant. De sa présence
émanent une myriade d’ondes positives qui enveloppent chaque poème d’une
dimension sacrale, offrant un bien-être rare au dôme de l’âme.
Salvatore Gucciardo, artiste, peintre, poète
Extraits de concerts, poèmes et traductions bilingues et trilingues de l'auteur
sur cette playlist :
https://www.youtube.com/playlist?list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR
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Astor Piazzolla / Tango Suite pour guitare - Carolyne Cannella LIVE
https://www.youtube.com/watch?v=6nYdETdkVyI&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=9
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J. S BACH - Partita BWV 826 - transcription pour guitare : Carolyne CANNELLA
https://www.youtube.com/watch?v=I8V-D6k9jNA&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=4
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J. S BACH - Partita n°2 BWV 826 Rondeaux & Capriccio - Transcription guitare : Carolyne Cannella
https://www.youtube.com/watch?v=n3TKx6sd7uk&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=8
À propos de ma chaîne YouTube, mon Anthologie des poètes du monde :
" Pour chacun, ce partage de tout mon cœur et de mon esprit d'un voyage salutaire qui frôle la lévitation, par la voix de l'immense artiste Carolyne Cannella. "
Henri-Louis Pallen , Auteur, poète
" C'est la plus belle chaîne, la plus hautement inspirée, animée par votre voix à nulle autre pareille qui éveille le mystère du sens poétique par l'évocation des plus grands poètes.
Merci chère poète qui avez le sens mystique et avivez en l'âme de l'auditeur les plus nobles aspirations de l'âme humaine."
Georges de Rivas , Auteur, poète, conférencier
" Un grand merci chère Carolyne. Vous écouter dire des merveilles que tant de poètes nous ont laissées, et que vous savez et faire partager comme personne d'autre, est en soi une thérapie. Je ne m'en prive pas!
Catherine Deknuydt Strange, enseignante, éducation nationale
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Carolyne Cannella sur Radio RGB, émission Eclectique, spéciale "Spiritualité"
https://www.youtube.com/watch?v=PAMQ6mz0ASI&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=2
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Poèmes du Recueil OBSCUR ECLAT/ auteur : Carolyne Cannella
Composition musicale : Vitto Meirelles
https://www.youtube.com/watch?v=U94ndY8lZ5c&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=3
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Chant des Brumes d'Aurore - "Micropièces" composition musicale : Vitto Meirelles
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12 Tankas extraits de l'œuvre "Chant des Brumes d'Aurore"
https://www.youtube.com/watch?v=zcveQYHeVm8&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=12
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Poèmes -I- de l'auteur Carolyne Cannella
https://www.youtube.com/watch?v=TDHgFg2J8S8&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=5
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Poèmes -II- de l'auteur Carolyne Cannella
https://www.youtube.com/watch?v=Zxu47PYM3yQ&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=6
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Carolyne Cannella, poème en Hommage à Rimbaud dit par l'auteur en Bilingue
https://www.youtube.com/watch?v=lZQhJGnih7o&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=94
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HABITER LA SOLITUDE / MORAR NA SOLIDÃO, bilingue traduit et dit par l'auteur
https://www.youtube.com/watch?v=Cwy6oXm404Q&list=PLKzvr_SXyVJRgY8Hg2Gn9B5kqWdwffPdR&index=99
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Podcasts de Carolyne Cannella sur le site Écritures & Spiritualités qui réunit des écrivains francophones d'aujourd'hui, inspirés par le souffle littéraire des grandes traditions religieuses et spirituelles. Écritures & Spiritualités est placée sous la présidence d’honneur de François Cheng.
https://ecrituresetspiritualites.fr/portrait_auteur/carolyne-cannella/
https://ecrituresetspiritualites.fr/podcast/
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" Aux personnes présentes lors de mes récitals poétiques, à d'autres croisées aux "marchés" de la poésie et autres évènements - littéraires ou artistiques- et qui souvent me demandent où se situe mes éditeurs, je réponds enfin.
La librairie-Galerie Racine, 23 rue Racine, mon tout premier éditeur, se situe à deux pas du jardin du Luxembourg dans le mythique VI° arrondissement, au coeur de la capitale, sur la rive gauche de la Seine où se trouve le quartier de Saint-Germain-des-Prés et ce splendide jardin du Luxembourg qui abrite le Palais du Sénat. Ce lieu de l'expression du livre se trouve non loin des institutions culturelles prestigieuses telles que le Théâtre de l'Odéon, l'École des beaux-arts ou l'Institut de France, et l'on y côtoie la plupart des maisons d'éditions et de grandes librairies de renom."
"La maison d'édition l'Harmattan elle, se situe Rue des Écoles en plein coeur du Quartier Latin de Paris, à deux pas de la Sorbonne (métro Maubert-Mutualité ou Odéon).
Elle possède ses propres librairies avec dix points de vente en France et pas moins de six implantations dans le 5° arrondissement de Paris."
C. c
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Poésie au son de la viole
Isabelle Quellier – Viole de gambe – et Carolyne Cannella – poète et auteure récitante –
L’art de la poésie et de la musique, c’est effleurer du bout des doigts un monde qui n’attend que sa sublimation.
Depuis les origines, ces deux disciplines ont toujours été liées, ce soir nous ne dérogerons pas à la règle en accueillant deux artistes talentueuses, Carolyne Cannella que nous connaissons bien à la Société des Poètes français pour sa qualité de poète et récitante, notons aussi qu’initialement elle est musicienne et professeure d'enseignement artistique. Joie également d’accueillir une talentueuse gambiste en la personne d’Isabelle Quellier.
Modestement je me risquerai à un petit survole de nos deux amies et intervenantes, dont les biographies sont généreuses.
Ce soir ce seront la poésie et la musique qui domineront, nous mettrons donc le verbiage un peu plus en retrait.
Petit clin d’œil vers Isabelle Quellier qui est tombée dans le chaudron garni de valeurs artistiques, maman harpiste de renom, papa un remarquable artiste peintre et illustrateur, de Jean de la Fontaine entre autres, en aparté il me semble qu’il serait bien de lui accorder une soirée présentation et exposition. A suivre ! Ah ! J’allais oublier une sœur danseuse et surtout une tante, Germaine Fleury, qui l’initie à la pratique du violoncelle, convenez que l’environnement était plutôt favorable à l’épanouissement artistique. Par ailleurs comme vous le savez du violoncelle à la viole de gambe il n’y a presque qu’un pas.
Par affinité Isabelle Quellier s’oriente vers la musique ancienne et le baroque. Elle intègrera divers ensembles de chambres, comme la Camerata de Paris, le Lachrimae Consort etc. Notons qu’elle est également enseignante.
Elle participe à de nombreux festivals de renoms sur toute la France, comme à l’étranger.
Afin de vous situer Isabelle Quellier un petit peu mieux, je vous dirai qu’elle accompagne de grands artistes comme Philippe Jaroussky, James Baumann, Marie-Nicole Lemieux, Sonia Prima etc.
Diverses interventions sur France 2, Radio France et collaborations à de nombreuses productions de CD.
La liste est encore bien longue, mais je me dois de vous signaler une proximité complice avec notre amie poète, récitante, musicienne, Carolyne Cannella, qui d’ailleurs est l’objet de cette rencontre.
Vite deux mots à son intention, avant d’ouvrir cette prometteuse soirée où se conjugueront poésie et musique belle union intemporelle.
Certains d’entre nous dans le cercle des Poètes français connaissent bien Carolyne Cannella, pour son talent de récitante, mais nombreux ignorent sa maitrise de la guitare classique, discipline pour laquelle elle est professeure, avec un suppléments la pratique du luth renaissance. Nous la rencontrons également au titre de concertiste.
Pour elle, poésie et musique sont indissociables depuis un temps immémorial, les deux disciplines furent toujours en lien, d’ailleurs lorsque Carolyne Cannella écrit des poèmes, elle le fait à la manière d’une composition musicale. Sa qualité de poète a souvent été reconnue en diverses joutes poétiques. La société des Poètes français lui a attribué divers prix.
Au titre de musicienne et poète récitante, notre amie a souvent participé à de nombreux concerts et opéras, en France et à l’étranger.
Au travers de la poésie elle écrit de préférence des textes relativement courts allant à l’essentiel, car elle voit dans la poèsie une sorte d’expression à la fois mystique et sensuelle, chaque mot contient son image et son recueillement. L’écriture se fait voyage hors du temps, en ces périodes de dispersions, la langue doit se concentrer autour de l’essentiel.
L’idéal de Carolyne Cannella est par la poésie et la musique de contribuer à l’élaboration de la paix, d’ailleurs n’est-elle pas ambassadrice de la paix, pour tout dire, étant son parrain – Au cercle universel des ambassadeurs de la paix - je n’en suis pas mécontent.
Carolyne Cannella ne cesse de se mettre au service de la poésie en interprétant les grands poètes et en diffusant ses productions sur sa chaîne– YouTube –, une anthologie des poètes du monde.
Au terme de cette soirée je vous suggère de lui demander son lien et vous n’aurez pas fini de découvrir à la fois des merveilles poétiques et musicales.
Il me faut aussi souligner qu’elle collabore au mouvement – Ecritures & Spiritualités – présidé par François Cheng.
Il me faut arrêter ici car la liste des interventions et collaborations au service des Arts, de la Poésie et de la Musique est bien trop longue sur le plan national et international.
Carolyne Cannella, Isabelle Quellier et moi-même, sommes bien d’accord pour confirmer que la poésie et la musique sont comme un parfum, à la fois troublant et merveilleux, énivrant et sensuel, impalpable et inexplicable, dont le sens est imprégné d’infini et d’éternel.
Michel Bénard.