Grosse déception au réveil : le soleil est loin d’être au rendez-vous et le plateau plongé dans un épais brouillard. Mais quand une heure plus tard le soleil commence à poindre à travers le voile brumeux, l’espoir revient. Nous décidons de rallier sans délai le point de départ de notre randonnée en espérant que le ciel se dégage durablement entretemps.
En arrivant au refuge des Narces à Méaudre vers 9 h 30 (les premiers sur le parking pour ne pas changer), ce n’est pas encore tout à fait le cas. Nous prenons le départ malgré tout et commençons à grimper dans la forêt, impressionnés par la taille et le port des conifères.
Ponctuellement une petite éclaircie passe au-dessus de nos têtes, réchauffant l’ambiance au propre comme au figuré. Vous remarquerez aussi le très léger saupoudrage de neige en sous-bois.
Malheureusement, au fur et à mesure de la montée vers le lieu-dit « La Cote » (1474 mètres), le ciel s’ennuage de plus belle. Dans ces conditions, la vue promise au sommet du Gros Martel (1556 mètres) risque fort d’être… compromise. 😉
A défaut de panorama, nous devons alors nous contenter d’admirer l’imposante croix coiffant le point culminant avant de faire demi-tour. Au passage, nous nous intéressons à quelques arbres remarquables, silhouettes fantomatiques dans une ambiance grise et glaciale.
Après être revenus partiellement sur nos pas jusqu’à la Cote, nous poursuivons notre parcours en boucle via le Champ des Narces et sommes de retour devant le refuge deux heures plus tard après avoir parcouru 4,5 kilomètres avec un dénivelé de 255 mètres.
En sortant du parking, un chevreuil traverse la route juste devant notre voiture pour notre plus grande joie : une jolie rencontre qui nous fait oublier la météo peu engageante de la matinée. Si on avait su, il aurait fallu attendre la mi-journée pour entreprendre cette randonnée.
En effet, il a fait un temps magnifique tout l’après-midi, ce qui nous a permis d’expérimenter une autre petite balade en boucle à partir du gîte, via l’Arboretum, un nom certes un peu pompeux pour quelques arbres regroupés autour d’une mare remplie, quant à elle, d’œufs de grenouilles.
Cette promenade est une nouvelle fois un prétexte pour sillonner la campagne environnante surmontée par les sommets emblématiques du Vercors dont le logiciel Peakvisor m’apprendra les noms.
Cherchez la Grande Moucherolle (2284 m), dans la distance, à droite de l’arbre
C’est donc en contemplant le deuxième plus haut sommet du massif du Vercors que se terminent notre balade et notre journée tout court qui a ainsi mieux fini qu’elle n’avait commencé. La météo est optimiste pour demain, croisons les doigts !