Macron a annoncé qu’une nouvelle loi de programmation militaire, dont il a tracé les grandes lignes et fixé le montant faramineux à 413 milliards d'euros, contre 295 milliards pour la précédente, serait présentée au Parlement. Mais, dans le contexte d’une décision des gouvernements occidentaux de fournir à l’Ukraine des chars lourds, il a aussi annoncé que la France procéderait à un nouvel envoi d’armes à l’Ukraine.
Pour nous, loin d’une prise de position prétendument « pacifiste » faisant de fait le jeu de l'agresseur russe – « nos larmes vous accompagnent dans vos morts héroïques » –, le soutien à la résistance armée et non armée va de soi. Et, faut-il le préciser, ce soutien n’efface en rien notre refus du réarmement généralisé en cours, de la militarisation des sociétés et des esprits, et notre aspiration à un monde sans guerres et sans armes.
Cette résistance ukrainienne mobilise tout un peuple dans une guerre de libération nationale, populaire, citoyenne et en partie auto-organisée, contre le régime oligarchique et néo-fasciste de Poutine. Cela ferait-il ne nous des cobelligérants, comme voudrait le faire croire le dictateur du Kremlin, un argument repris ad nauseam par certains ? Autre argument avancé avec lequel nous sommes en profond désaccord, les livraisons d’armes prolongeraient la guerre ! Ce qui signifie que les Ukrainien•nes devraient baisser leurs armes et lever les bras devant l’envahisseur ? Ces livraisons feraient-elles des Ukrainien•nes des agents de l’impérialisme ? Pas plus que jadis les résistant•es françai•es, les Républicain•es espagnol.es ou les Vietnamien•nes ne furent les instruments de ceux qui les aidaient par leurs fournitures d’armes ! Gardons en mémoire ce tragique avertissement de l'Histoire : si l'héroïque République espagnole a fini par succomber face au franquisme, armé et épaulé par Hitler et Mussolini en 1936-1939, c'est parce que lesdits pays "démocratiques", la France voisine en tête, ont refusé de lui livrer des armes, optant pour la "non-intervention" soutenue également par Staline.
Ensemble ! défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc le droit du peuple ukrainien à se défendre contre cette invasion d’une extrême violence. Nous le faisons depuis le 24 février 2022, et même avant, dès lors que la menace se précisait ! Et nous agissons, avec le RESU (Réseau Européen de Solidarité avec l'Ukraine) et le Réseau français, dont nous avons, avec d'autres, contribué à la création, dans la mesure de nos forces dans la campagne de solidarité internationale de soutien à la résistance armée et non armée. Á l'encontre des éventuels calculs géopolitiques ourdis par les grandes puissances dans le dos du peuple ukrainien, des négociations ne deviendront possibles uniquement quand les Ukrainien·nes le décideront et pas avant !
Face à l'annonce présidentielle concernant les questions militaires de choix qui engagent lourdement la politique de notre pays, il est urgent de souligner à quel point la pratique de plus en plus présidentielle de nos institutions tourne le dos à un fonctionnement démocratique. C’est vrai en particulier en ce qui concerne l’Afrique, où se déploie encore l’impérialisme français. Mais c’est vrai aussi, dans un cas radicalement différent, au sujet de l’Ukraine. L’urgence ne peut en aucun cas justifier que de telles décisions soient prises en dehors d’un débat à l’Assemblée.
Olaf Scholz a présenté la décision de livrer des chars Léopard devant le Bundestag. Les crédits américains sont présentés au Congrès. Mais les décisions de la France se prennent au Palais sans débat. Ce qui serait bon pour l’Allemagne et les États-Unis ne serait pas bon pour la France ? De ce point de vue nous soutenons la position de ces élu•es LFI et du PCF, qui, quelles que soient les arguments avancés, demandent à juste titre que l’Assemblée nationale soit saisie.
Droit des peuples à l'autodétermination, démocratie !
Solidarité avec la résistance ukrainienne !
ENSEMBLE ! Mouvement pour une Alternative Écologiste et Solidaire
Communiqué d'Ensemble! Marseille. Le 28/11/2022
Amnesty international devait tenir deux réunions publiques à Aix et à Marseille autour du rapport qu’elle vient de rendre avec pour titre « l’apartheid israélien envers le peuple palestinien ». A la dernière minute, la faculté de droit d’Aix a annulé la conférence et la mairie de Marseille a préféré proposer un lieu « associatif » plutôt qu’une de ses salles. Ces modifications de dernières minutes ont été justifiées par des « raisons techniques » ou du fait du « caractère politique » de la soirée. Amnesty international dénonce une censure.
Alors que la mairie de Marseille a marqué, à plusieurs reprises, son ouverture, son humanité, son sens de la liberté, entre autres sur la question des migrants, elle entrave aujourd’hui une ONG connue pour sa rigueur et sa prudence, au sujet de la campagne internationale de dénonciation du régime qui sévit en Israël à l’encontre des Palestiniens qu’Amnesty international, suite à une longue enquête approfondie, assume définir comme un véritable apartheid.
Le crime d’apartheid a été qualifié par le Statut de Rome, instituant la Cour Pénale Internationale, de crime contre l’humanité et le définit comme « un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime ».
Que ce soit en termes de nationalité, d’accès au travail, de permis de construire, de mariage, un million de palestiniens sont discriminés sur le territoire israélien. Dans les territoires occupés aucun droit ne régit le travail des Palestiniens et il est impossible de circuler sans autorisation de l’armée israélienne qui contrôle même l’accès à l’eau en Cisjordanie.
Enfin, le 19 Juillet 2018, le parlement israélien a adopté une loi proclamant Israël comme « Etat-nation du peuple juif » faisant, ainsi, des arabes israéliens des citoyens de seconde zone.
Ensemble ! Marseille réaffirme son soutien à la campagne d’Amnesty international dénonçant l’apartheid en Israël, réaffirme son attachement indéfectible au combat contre le racisme et l’antisémitisme. Ensemble ! dénonce le fait que la Mairie de Marseille, issue du Printemps Marseillais source de tant d’espoirs ai crû bon de limiter l’expression d’Amnesty international telle qu’elle était prévue.
Communiqué Ensemble ! Marseille :
La municipalité de Marseille doit renoncer au protocole d’accord sur les cantines !
Ensemble !, mouvement pour une alternative de Gauche Écologiste et Sociale, partie prenante du Printemps Marseillais avec notamment nos trois élues de secteur, se félicite de l’annulation par le Tribunal administratif du protocole d’accord signé par la municipalité avec les syndicats FO, CGC -CFTC et UNSA de la ville de Marseille, qui limitait le droit de grève des agents des écoles et des crèches. Ces personnels, des femmes pour la plupart, occupent une place majeure dans le fonctionnement des écoles et l’éducation des enfants de Marseille. Nous avions en son temps dénoncé cet accord, et nous déplorons que la municipalité, plutôt que de se conformer à cette décision de justice, ait cru devoir en interjeter appel et demandé un sursis à exécution.
La gauche que les Marseillaises et Marseillais ont élue ne doit pas trahir ses engagements et ses valeurs de démocratie et de progrès social.
Pour améliorer l’accueil dans les écoles et les crèches, le Printemps Marseillais doit répondre aux demandes de moyens portées par les collectifs de parents d'élèves (taux d'encadrement à augmenter, préoccupation autour de la pause méridienne, etc.) et aux justes revendications des salarié.e.s. Il doit œuvrer à améliorer leurs conditions de travail dégradées, augmenter leurs salaires, et recruter.
Ensemble ! s’est engagé dans la campagne du Printemps Marseillais pour faire vivre une alternative de gauche, et estime crucial que la majorité municipale continue à l’incarner.
Ensemble ! Demande à la municipalité de se désister de son appel et de sa demande de sursis à exécution et de renoncer définitivement à cet accord.
Ensemble ! Marseille le 14/11/2022
A Marseille comme partout en France des candidat.e.s représentant la volonté de poursuivre et d’amplifier la politique de régression sociale des gouvernements Macron se présentent sous l’étiquette « Ensemble ! ». Ils osent tout ! Ensemble!, Mouvement pour une Alternative de Gauche, Ecologiste et Solidaire, existe depuis 2013 et se mobilise contre le néolibéralisme et pour l'émancipation de toutes et tous. Elues des 3ème et 4ème secteurs c’est en tant que militantes d’Ensemble! que nous participons à la majorité municipale du Printemps Marseillais. Nous dénonçons l'inadmissible plagiat perpétré à notre encontre. Le vol ne peut être une orientation politique. Notre mouvement demande, par un référé, à la justice de se prononcer rapidement sur l'utilisation illégitime de notre nom pour éviter une injustice flagrante. Aujourd’hui, Ensemble!, Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologiste et Solidaires, est partie prenante de la dynamique de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale et est engagé dans les campagnes législatives pour faire élire des député.e.s porteurs/euses d’une alternative de progrès social et écologique.
Alexandra D’Agostino, adjointe au Maire des 6ème et 8ème arrondissements, déléguée aux Centres d’Animation et à la Vie Associative
Pauline Delage, adjointe au Maire des 6ème et 8ème arrondissements , déléguée au Secteur 1
Norig Neveu, adjointe au Maire des 4ème et 5ème arrondissements, en charge de la culture Marseille, le 1/06/22
https://www.ensemble-mouvement.com
La possible victoire de Marine Le Pen le 24 avril est une menace réelle.
Ce serait une catastrophe politique. L’extrême droite au pouvoir conduirait à une régression complète sur les questions sociales, démocratiques et écologiques.
Les premiers concernés seraient les salariés, les classes populaires, la jeunesse, les femmes, les personnes LGBT, celles et ceux qui déjà victimes de discriminations se trouveraient confrontés à ladite « préférence nationale » et à un racisme d’État renforcé. Plus généralement tous les opposants à la politique de Marine Le Pen seraient visés.
Il faut mobiliser pour empêcher une telle catastrophe.
Il faut battre Le Pen dans les urnes avec le bulletin Macron et combattre Macron sans relâche dans nos luttes quotidiennes.
Continuons Ensemble ! Marseille appelle aux mobilisations sociales à venir, et à un 1er mai unitaire et de lutte.
Communiqué Ukraine de la commission internationale d'Ensemble!
L'offensive de l'armée russe contre l'Ukraine s'amplifie de jour en jour. La bataille de Kiev se prépare avec l'arrivée massive de troupes et de matériels. Sans compter l’appui des milices privées à la solde de Poutine (groupe Wagner et contingents tchétchènes de Kadyrov). Poutine ne recule pas devant le chantage d'un possible recours à l'arme nucléaire pour intimider qui prétendrait lui faire obstacle.
Le moment est historique. Pour l'Ukraine, pour l'Europe, pour le monde. Le peuple ukrainien, malgré l'énorme disparité des moyens militaires, résiste avec un grand courage à l’agression. Dans l’adversité s’affirme ainsi, huit ans après l'éclat de la révolution de Maidan en 2014, l’existence d'une nation mobilisée dont Poutine nie l’existence.
En France et en Europe, et en Russie même dans une centaine de villes, de manière certes modeste à cause de la répression brutale de toute critique de la guerre, l'heure est au rejet de l'agression du pouvoir russe et à la mobilisation aux côtés du peuple ukrainien.
Les rassemblements et manifestations de rue en solidarité avec l'Ukraine et pour dire stop à la guerre voulue par Poutine sont à multiplier et renforcer. L'immense rassemblement à Berlin le week-end dernier - plus de 100 000 personnes - est l'exemple qu'il faut suivre dans toutes les villes d'Europe, afin de donner l'ampleur nécessaire à la protestation populaire, exiger du Kremlin qu'il renonce à son entreprise criminelle, et pour assurer le peuple ukrainien de la solidarité à laquelle il a droit. L'écho suscité en Europe par le récent appel des féministes russes contre leur gouvernement et pour la solidarité avec le peuple ukrainien, soulignant le lien entre la guerre et les violences contre les femmes, doit être souligné et encouragé.
Ce soutien doit se concrétiser en une aide concrète au combat du peuple ukrainien en répondant aux demandes de ce dernier qui manque cruellement des moyens en armes lui permettant de se défendre. La solidarité exige dans le même temps d'apporter toute l'aide humanitaire dont a besoin la population dans un pays soumis aux terribles conditions de la guerre qui lui est infligée. Par centaines de milliers Ukrainiennes et Ukrainiens sont contraints de s'exiler pour échapper à la destruction, ils et elles doivent compter sur une totale hospitalité de la part de la France et des pays européens.
Dans les jours et les semaines qui viennent, organisons, comme c’est déjà le cas dans des pays en première ligne, comme la Pologne, ou plus largement en Europe comme au Royaume Uni, une solidarité sans faille avec le peuple ukrainien.
Aux organisations politiques, syndicales et associatives d'organiser dans l'unité cette solidarité impérative et urgente.
La situation sanitaire liée au COVID 19 s’est dégradée rapidement cet été, les pouvoirs publics ayant été imprévoyants, malgré les avertissements des scientifiques.
La méthode utilisée par le gouvernement Macron pour y faire face reste identique à celle mise en œuvre depuis des mois : un tournant brusque non préparé, des décisions autoritaires, une mise à l’écart de la démocratie (y compris les élu-es nationaux et locaux), une absence totale de confiance dans l’auto-organisation citoyenne pour délibérer et participer à des mesures nécessaires, ce qui nécessiterait un débat national décliné à toutes les échelles du pays. Les annonces du 12 juillet ayant provoqué une crise politique et sociale, des mobilisations populaires spontanées ont éclaté, avec une exaspération compréhensible, mais en dehors des cadres habituels du mouvement ouvrier (social et politique). Il s'y côtoie, selon des variations locales différentes, des aspirations et exigences justes et d’autres très inquiétantes, voire parfois réactionnaires avec des comparaisons inadmissibles sous l’impulsion offensive de l’extrême-droite.
Il convient de répondre à cette situation en partant de points de vue et propositions progressistes.
Pour cela, ENSEMBLE ! met en débat les propositions suivantes :
· La situation sanitaire est effectivement grave et nécessite des mesures fortes et discutées dans la société au lieu des décisions autoritaires des gouvernants.
· Le principe d’une vaccination généralisée et obligatoire est juste. Il doit résulter de la conviction que la vaccination est, à l’heure actuelle, le meilleur moyen de lutter contre la pandémie, en l’absence de traitement. Pour cela, il importe d’aller vers les populations, que ce soit sur les lieux de travail, d’habitat, ou, à l’heure actuelle, de vacances. Et de faciliter au maximum l’accès aux vaccins, notamment pour les plus en difficulté. Ce qui nécessite de lutter contre les discriminations territoriales et sociales. Tout en laissant des délais suffisants, ce qui n’est pas le cas dans les projets du Gouvernement.
· La pandémie étant mondiale, il importe d’exiger que les brevets soient levés pour que tous les pays, particulièrement les plus pauvres, puissent accéder à une vaccination de masse.
· Parallèlement, il faut rappeler que la destruction de l’hôpital public, réalisée ces dernières années, doit être enrayée par des moyens bien supérieurs à ceux du Ségur de la santé (cf : la revendication de 100 000 embauches).
· Si le contrôle de la vaccination est nécessaire, il convient d’agir contre les aspects dangereux pour les libertés du pass sanitaire et de refuser qu’il serve à des mesures répressives et antisociales contre des salarié.es : abandon de toute sanction sur le contrat de travail, les salaires, et sur la menace de licenciement.
· Il faut donner aux syndicats le droit d’organiser des réunions du personnel sur le temps de travail pour y défendre la vaccination. Toutes les entreprises publiques et privées doivent autoriser des réunions d’information des salarié-es, animées par des scientifiques. Des assemblées citoyennes de villes ou de quartiers devront être encouragées. De vrais débats doivent être organisés par les moyens audiovisuels.
· Pour que la population accepte des mesures sanitaires nationales, avec des contraintes inévitables, il est essentiel qu’aucune attaque nouvelle ne soit entreprise contre les droits sociaux, humains et démocratiques. Macron a plusieurs fois relancé l’idée de la réforme des retraites et précisé que celle de l’assurance chômage serait concrétisée à l’automne. Pour le mouvement social, les gauches, les écologistes, il est essentiel de préparer une mobilisation unitaire contre ces mesures si elles se confirment, notamment celle qui consiste à appauvrir la population en s’attaquant aux chômeurs/ses.
· Les manifestations de ces dernières semaines contre le pass sanitaire, et parfois contre la vaccination, avec une présence, suivant les localités, assez forte de l'extrême droite et-ou de mouvances complotistes, ne constituent pas une réponse progressiste et de solidarité collective face à la maladie. Celle-ci reste à construire dans l'unité.
· En conséquence, ENSEMBLE ! appelle à la mobilisation unitaire :
- pour des réponses permettant d’agir contre le virus tout en préservant les libertés et en misant sur l’acceptation citoyenne éclairée.
- pour développer les résistances aux régressions sociales qui s’annoncent.
- pour une rentrée sanitaire et sociale contre les politiques régressives et autoritaires du macronisme.
Le 20 juin, plus de 2/3 des électrices et électeurs et plus de 3/4 des jeunes inscrit.e.s n'ont pas voté au 1er tour des Régionales.
Le pouvoir macroniste est le premier responsable de cet effondrement démocratique : obnubilé par le 2è tour de 2022, il s'est livré à une surenchère sécuritaire et islamophobe avec la droite et l'extrême-droite et a fait tout son possible pour que nos concitoyens se désintéressent de ces élections.
Dans notre région, la liste conduite par Jean-Laurent Félizia a obtenu 17 % des suffrages exprimés, alors qu'en 2010 les listes de gauche PS, PC et écologistes atteignaient 43 % au premier tour. C’est un échec sur toute la ligne !
Les dirigeants d’EELV et des partis de gauche qui ont constitué la liste Félizia sont entièrement responsables de cet échec. Au lieu d’oeuvrer à l’unité populaire et à l’implication citoyenne la plus large dans un rassemblement inédit, ils ont choisi d'éliminer les collectifs citoyens engagés dans l'appel "Il est temps", Ensemble !, la France Insoumise, la gauche d'EELV et d'autres organisations. Tout ceci ne pouvait déboucher que sur une campagne sans aucune dynamique populaire.
Pour le second tour, aujourd’hui, nous n'avons plus que de mauvaises solutions devant nous, mais nous savons que la pire serait une victoire de Mariani et du RN qui porte un projet de société néo-fasciste que nous devons empêcher dimanche prochain.
Il appartiendra aux femmes et aux hommes de gauche et écologistes de faire le bilan de ces régionales et de tout faire pour qu'en 2022 nous ne nous retrouvions pas devant cette alternative mortifère.
Pour « Ensemble ! PACA », la crise démocratique profonde dont témoigne l’abstention à ces élections régionales et départementales souligne à nouveau l’urgence de construire une gauche de transformation globale capable d’organiser la rupture sociale, écologique et démocratique qu’appelle la situation.
23 juin 2021.
Le samedi 12 juin 2021 se tiendra dans toute la France une grande MARCHE DES LIBERTES contre l'extrême droite et ses idées nauséabondes .
A ce jour , ce sont plus d'une centaine d'associations, d'organisations syndicales de salarié.e.s , politiques de gauche et écologistes qui préparent dans un grand nombre de villes cette mobilisation dont bien sûr Ensemble ! . On peut consulter pour avoir des infos plus précises le très beau site
A l'heure où l'on ne cesse d'annoncer les succès électoraux du RN , à l'heure où les excité.e.s de l'extrême-droite déversent tous les jours leur haine sur les chaînes d'infos complices sans parler des réseaux sociaux, s'allier avec ou rejoindre Mme Le Pen ne gêne pas nombre de politiciens de droite et comme le montre , de façon "éminente" M. Darmanin ministre de l'intérieur de M. Macron reprendre ses idées ne constitue plus un interdit .
Au moment où les injustices explosent et génèrent une forte misère sociale, plusieurs lois liberticides organisent une société autoritaire de surveillance et de contrôle qui empêcheraient d’informer sur des violences policières, déjà trop importantes, stigmatisent une partie de la population en raison de sa religion ou en raison de son activité militante.
Face à ce climat de haine raciste et attentatoire aux libertés , il est temps de construire une réponse forte et unitaire , une alliance des libertés , du travail et d'un avenir durable .
Toutes et tous dans la rue le 12 juin 2021 !
A Marseille , Vieux-Port à 14 h
Comité Continuons Ensemble ! Marseille
Communiqué d'Ensemble 13 !
L'accord présenté comme celui de la gauche, des écologistes et des citoyens (UGEC) pour les élections départementales, est un accord technique entre organisations politiques. Il s’est conclu sans consultation de l'ensemble des forces progressistes, de la France Insoumise au Parti Socialiste, et à Marseille sans consultation de toutes les parties prenantes du Printemps Marseillais, notamment de sa composante citoyenne.
Dans les Quartiers Nord, cet accord investit des listes conduites par Sébastien Jibrayel sur le canton 3 et Samia Ghali sur le canton 4. Ces professionnel-le-s des vieilles traditions clientélistes, de course au cumul des mandats, et de bien d’autres pratiques dévalorisant la politique et favorisant l’abstention, ont mené lors des municipales une campagne de guerre ouverte contre la liste Printemps Marseillais du secteur.
Dans le 3ème canton, Ensemble! 13 apporte tout son soutien à la décision du Conseil local du Printemps Marseillais du 15-16 de présenter la candidature de Ouali Brinis (LFI), Valérie Diamanti (PCF), Farida Hamadi et Christophe Labas-Lafite (de la composante citoyenne du PM). Les militant.e.s et sympathisant.e.s d'Ensemble ! feront tout pour la victoire, à portée de main, de cette liste Printemps Marseillais Quartiers Nord.
La dynamique et l’unité des forces progressistes, qui prévalent dans le troisième canton, incarnent l’alternative citoyenne écologique et sociale à laquelle nous appelons pour battre la droite et l’extrême droite.
Le 26 mai 2021
Après des mois d’avancées vers un large rassemblement pour une alternative sociale, écologique et démocratique en PACA autour de l’appel « Il est temps », force est de constater que la division a prévalu sur la volonté d’union dans la gauche régionale.
Alors que tout devait être fait pour battre la droite et une extrême droite particulièrement menaçante dans notre région, une exclusive inacceptable à l’encontre de la France Insoumise a été prononcée par la majorité droitière d'EELV et acceptée au final par le PS, le PCF et les autres formations politiques de gauche qui se retrouvent aujourd’hui dans la liste conduite par Jean-Laurent Felizia.
En faisant ce choix diviseur, ces formations politiques ont délibérément tourné le dos à la démarche innovante initiée autour de l’appel « Il est temps » qui avait réussi à associer sur un pied d’égalité forces de gauche et citoyen.ne.s engagé.e.s dans la construction d’un projet régional fondé sur l’intérêt général et le bien commun, l'impératif écologique, l’exigence de démocratie, les solidarités, et porté par une liste représentative de la multiplicité de ces combats.
Ils ont laissé sans ménagement sur le bord de la route la plupart des citoyen.ne.s engagé.e.s ou qui souhaitaient s’engager dans cette démarche. Et l’espérance d’une nouvelle dynamique unitaire à gauche à l’occasion de cette élection régionale est aujourd’hui déçue.
Les militant.e.s d’Ensemble ! en PACA, qui ont fait tout leur possible pour que cette espérance se concrétise dans un rassemblement de toute la gauche sociale et écologique allant jusqu’aux régionalistes, déplorent profondément cette situation et ne seront en conséquence présent.e.s sur aucune liste.
Ils et elles continueront à agir avec détermination pour l’indispensable renouveau populaire et citoyen de la gauche. Dans les luttes à mener sur tous les terrains et dans les échéances électorales à venir. Avec tous les partenaires politiques et citoyens qui le souhaitent.
Si la déception autour de nous est réelle et compréhensible, nous sommes convaincus que le travail de réflexion et d'élaboration collective entrepris dans le cadre du rassemblement « Il est temps » n'aura pas été vain et que cette exigence de démarche citoyenne dans les processus électoraux est porteuse d'avenir, bien au-delà de ce scrutin régional.
Il est temps de sortir par le haut des ornières de la division et des pratiques politiciennes d’un autre âge.
28 mai 2021.
ENSEMBLE ! condamne avec force l'arrestation de Bertrand Heilbronn, président de l'AFPS, "coupable" d'avoir appelé à une manifestation de soutien au peuple palestinien. Cette arrestation, ainsi que l'interdiction d'une manifestation, sont une atteinte intolérable aux droits démocratiques.
ENSEMBLE ! exige la libération immédiate du président de l'AFPS et appellera à participer aux manifestations organisées pour protester contre les massacres et soutenir le peuple palestinien agressé.
Jérusalem-Est est sous haute tension. Depuis plusieurs semaines, les colons et les bandes fascistes et racistes israéliennes multiplient les agressions à l’encontre des palestinien.nes et la situation s’aggrave très rapidement :
-expulsion de nombreuses familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah et destructions de maison à Silwan,
-pogrom du 22 avril dernier par des membres du mouvement d’ultra-droite inspiré du rabbin fasciste Meier Kahane, aux cris de « Mort aux Arabes » sans intervention de la police israélienne.
-interdiction aux palestinien.nes de certains espaces notamment la Porte de Damas, la principale entrée de la vieille ville,
-présence d’une police nombreuse et provocatrice sur l’Esplanade des mosquées, et envahissement de la mosquée al-Aqsa faisant des centaines de bléssé.es
Depuis 1967, Jérusalem est sous occupation militaire et a été annexée par Israël en 1980 au mépris du Droit international. Les résolutions de l'ONU ne sont pas appliquées et ce qui se passe aujourd'hui à Jérusalem-Est n'est que la poursuite de la Nakba : colonisation, dépossession et nettoyage ethnique.
Tout se passe comme si Netanyahou, qui n’a pas réussi à former un gouvernement suite aux dernières élections, voulait s’engager dans une politique du pire en espérant en tirer avantage à ses fins personnelles.
Nous dénonçons l'absence de réaction de la communauté internationale, notamment de la France, qui s'en tient aux déclarations habituelles, en mettant sur le même plan les oppresseurs et les opprimés, alors que la situation est grave et nécessite une condamnation sans nuances et des sanctions contre l'Etat colonial israélien.
Le gouvernement français et le Président de la République doivent intervenir d’urgence auprès des autorités israélienne pour exiger :
+l’arrêt des violences à Jérusalem,
+la fin des expulsions de palestinien.nes et des destructions de maisons,
+le rétablissement de l’accès libre aux lieux de culte.
En outre, la France doit demander à l’UE la suspension de l’accord d’association avec Israël tant que cet État bafoue le droit international.
Il faut en finir avec l'impunité dont jouit cet Etat. Il faut en finir avec l'apartheid israélien ! La France doit enfin poser des actes et sanctionner les « crimes contre l'humanité » et les « crimes de guerre » commis par l'occupant.
Dernières minutes. La violence a repris à Gaza avec des bombardements des forces israéliennes tuant un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants ! Il faut que la communauté internationale fasse d’urgence cesser cette escalade.
Continuons Ensemble ! Marseille, membre de la majorité municipale, appelle à faire vivre la démocratie, la transparence et le respect de toutes les sensibilités dans le Printemps Marseillais. Le Printemps Marseillais est le résultat de la mobilisation d’organisations politiques et citoyennes, de syndicalistes, de militants associatifs et de citoyens engagés pour la justice sociale et l’écologie. Celles et ceux qui ont permis cette victoire électorale sont pour beaucoup encore à nos côtés pour la transformer en victoire sociale et politique. Aujourd’hui, à Marseille la donne n’est plus la même : sur les écoles, sur le logement, sur la solidarité concrète, les discours et les pratiques ont changé. Dans un contexte national marqué par la surenchère réactionnaire et xénophobe, nous avons, dans la deuxième ville de France, une gauche qui résiste et qui doit affirmer plus fermement encore son engagement pour les classes populaires et pour toutes celles et ceux qui subissent les effets des crises sociales, économiques et écologiques.
Pour respecter nos engagements c’est aussi la promesse démocratique qu’il faut tenir. Pour les prochaines échéances électorales, des candidatures issues du PM se sont déclarées. Pourquoi le principe de non-cumul des mandats n’est-il pas respecté ? Au sein de quels espaces de délibération de telles décisions ont-elles été prises ?
Le dépôt des listes départementales révèle une dynamique de morcellement de la gauche inquiétante, résultat à la fois d’un manque de transparence dans la désignation des candidats – au détriment notamment de la composante citoyenne – et d’une union par l’exclusion mortifère de certaines organisations. Les enjeux sont pourtant majeurs et pour porter le changement, la gauche doit être unie et intransigeante sur ses valeurs. Nous n’avons pas le droit de décevoir les aspirations des Marseillais.e.s et plus largement de toutes celles et ceux qui voient dans le Printemps Marseillais l’espoir du changement.
Dès aujourd’hui, nos élues Pauline Delage et Norig Neveu et nos militants appellent les organisations, collectifs et citoyen.ne.s qui font vivre le Printemps Marseillais à se réunir dans les plus brefs délais pour définir ensemble les perspectives politiques et garantir un fonctionnement collectif et démocratique du Printemps Marseillais. Elles et ils appellent aussi, à une semaine du dépôt des listes pour les régionales, l’ensemble des organisations de gauche à l’unité sur des principes programmatiques clairs afin de continuer à porter l’espoir inauguré par le Printemps Marseillais.
Continuons Ensemble!
7 mai 2021.
Le Sénat a voté un texte qui constitue une attaque grave contre la liberté associative et syndicale !
Le jeudi 1 avril 2021, à l’initiative d’un sénateur LR, le Sénat a voté une disposition honteuse, spécifiquement dirigée contre le syndicat UNEF, et contre la liberté d’un syndicat ou d’une association d’organiser ses réunions comme bon lui semble. Le Sénat examinait la loi frauduleusement appelée pour la « défense de la République », plus connue sous l’appellation loi sur le « séparatisme », et en réalité une loi d’exclusion. Le vote sur cet amendement a été unanime, les rares hésiant.es s’étant abstenu.es, même à gauche. C’est une preuve supplémentaire que l’échiquier politique dans son ensemble est soumis à la pression de la droite et de l’extrême droite. La droite extrême du Sénat a manœuvré pour camoufler son désir de dissoudre l’UNEF en raison de réunions dites « non mixtes », en légiférant contre la soi-disant interdiction à une personne de « participer à une réunion » « en raison de sa couleur », ou sa « race ». Jamais il n’a été question d’une telle intention dans l’UNEF ! C’est une imposture de le prétendre. Et les élu.es de gauche et écologistes ont voté ce texte.
ENSEMBLE ! condamne ce vote du Sénat et sonne l’alerte. La gauche ne peut céder sur ses principes fondamentaux. Elle doit refuser les manœuvres de droite et rester ferme dans la défense de l'UNEF et des libertés syndicales. Il faut défendre une jeunesse aujourd’hui extrêmement fragilisée par la crise et sa gestion par le gouvernement, une jeunesse victime des divers racismes.
Les provocations allant jusqu’à demander la dissolution de l’UNEF ne sont absolument pas acceptables.
Alors que les étudiant-e-s vivent dans la précarité et dans l’angoisse, des parlementaires de droite, relayés par le Ministre de l’Education nationale agitent le chiffon « rouge » en demandant la dissolution de ce syndicat étudiant. Beaucoup de médias se sont jetés sur cette affaire qui vise à détourner l’attention de l’essentiel : la situation dramatique des jeunes. Sans revenir sur l’histoire de ce syndicat, il joue pleinement son rôle pour défendre les conditions de vie des étudiant-e-s. Ce syndicat a toute sa place et doit être respecté et écouté comme tel.
ENSEMBLE ! tient à rappeler que ce n’est pas aux pouvoirs publics de décider comment doivent faire les syndicats, les organisations, les associations… Encore une dérive autoritaire.
Une organisation, en conformité avec le droit français et européen, a le droit de s’organiser comme elle le souhaite.
L’organisation de groupes de parole, d’ateliers sous des formes diverses existent depuis longtemps-en particulier dans les mouvements féministes. On peut être en désaccord avec certaines de ces pratiques, mais cela ne peut en aucun cas justifier des mesures de représailles, ni des menaces de dissolution.
Ensemble ! Apporte son plein soutien au syndicat et à ses militantEs et dénonce la campagne dont l’UNEF est aujourd’hui la cible. Non à la dissolution de l’UNEF. Oui à l’unité pour combattre la précarité et la pauvreté des jeunes.
24 mars 2021
Devant le refus répété de négocier la réouverture des lieux culturels, à force de se sentir non-essentiels, les personnels-, artistes, techniciens, directeurs....ont décidé d'occuper ces lieux. Le mouvement initié à l'Odéon le 4 mars a fait tache d'huile. Depuis le week-end dernier, il s'est étendu à tout le territoire en métropole mais aussi à Saint Denis de la Réunion et à tous types de salles.
Comme le revendique la CGT, il s’agit d’obtenir "des perspectives claires de réouverture des lieux culturels et vie sociale", ainsi qu’ "un engagement sans tarder sur la prolongation de l'année blanche (...) pour tous les intermittents du spectacle et son élargissement à toutes les travailleuses et travailleurs précaires".
Toutes celles et ceux qui occupent ces lieux, soutenu-e-s par des syndicats, des associations, le public revendiquent la réouverture des lieux de culture dans le respect des consignes sanitaires avec un calendrier précis. Des expériences ont déjà eu lieu montrant que c'était possible! La culture n'est pas un supplément d'âme, comme semblent souvent le considérer les politiques, en dehors des périodes électorales, elle n'est pas non plus "divertissement" mais est indispensable au fonctionnement même de toute la société.
Beaucoup des personnels qui vivent de la culture sont des intermittent-e-s, il est indispensable que l’"année blanche" -prolongation des droits à indemnisation-accordée pour cette année soit prolongée. Il s'agit d'une mesure sociale élémentaire. Les intermittent-e-s du spectacle demandent que cette année blanche puisse exister pour tous les intermittent-es- de l'emploi.
De plus, ces personnels exigent le retrait de la réforme de l'assurance chômage, qui va encore fragiliser les précaires, en réduisant les allocations et en pénalisant les chômeurs-ses.
Les occupant-e-s entendent ainsi accélérer les liens entre les différents combats en invitant toutes celles et ceux à participer, redonnant à ces lieux leur fonction d'agora. Cette lutte est exemplaire de la volonté de redonner vie à la société. Elle doit être soutenue parce qu’il s’agit de la défense de droits de travailleurs et travailleuses en terrible difficultés. Mais aussi parce que le droit à la culture, aux loisirs est essentiel pour toute la population.
C’est pourquoi ENSEMBLE !, Mouvement pour une Alternative de gauche Sociale et Ecologique, appelle toutes les organisations politiques de gauche et écologistes à soutenir en commun le mouvement des travailleur/ses du spectacle et à participer à leurs initiatives.
Comité continuons Ensemble ! Marseille le 18/03/2021
Site web : https://sites.google.com/view/continuons-ensemble-marseille/accueil
Nous contacter : continuons.ensemble.marseille@gmail.com
Le 21 février 1995, un jeune marseillais de 18 ans d'origine comorienne , Ibrahim Ali sortait d'une répète de son groupe de rap B-Vice. Avec ses collègues , il courait pour attraper le dernier bus. Il est mort foudroyé par un balle tirée par un colleur d'affiches du FN .
Pendant 26 ans , la famille , les ami.e.s , les militant.e.s et de élu.es se sont battu.e.s pour que Marseille reconnaisse Ibrahim comme l'un de ses enfants.
Le 21 février 2021, un foule émue était présente , dans le 15è arrondissement de Marseille à l'endroit même où Ibrahim Ali avait été assassiné, pour l'inauguration de l' avenue qui porte désormais son nom . Parents , ami.es, élu.es et marseillais.e.s solidaires étaient là . Ali Ibrahima , membre du collectif de soutien a rappelé qu'il y avait encore l'année dernière , à quelques centaines de mètres , une mairie de secteur "dirigée par les sympathisants des tueurs d' Ibrahim, qui l'ont lâchement abattu d'une balle dans le dos parce qu'il était noir". Sa cousine Fatima Maoulida a rendu hommage au courage de la maman d' Ibrahim qui "a toujours voulu se battre , dans la dignité " pour la mémoire de son fils unique et Soly M'baé , infatigable animateur du collectif a rappelé , très ému "depuis 26 ans on se bat pour que Marseille reconnaisse Ibrahim comme l'un de ses enfants . [...] Nous sommes tous des Marseillais ici. Aujourd'hui c'est un jour de délivrance pour moi " .
Pendant 26 ans , la mairie de droite de M. GAUDIN a toujours refusé d'accéder à la demande des élu.e.s de gauche des quartiers Nord de donner le nom d Ibrahim Ali à une rue du quartier au motif "de ne pas diviser la ville " !!! C'est finalement la municipalité du Printemps Marseillais qui a finalement réparé l'injustice . Dimanche dernier , le maire Benoît Payan a trouvé les mots
justes :" Ibrahim Ali est mort du racisme. Ce crime n'est pas le fruit du hasard . Il est la conséquence d'une construction politique ".
"Ni pardon , ni oubli" . Nous continuerons ensemble à lutter contre le Rassemblement National et tous ceux qui rivalisent avec eux dans la stigmatisation et dans la haine . Décidément " Il est temps" que la gauche, les écologistes et les citoyen.ne.s s'unissent comme à Marseille , en PACA et ailleurs.
Et comme le dit Alain Lhote , avocat de la famille d' Ibrahim, "élevons nos coeurs en fraternité afin que l'intolérable ne se produise plus dans la cité ."
Comité Continuons ENSEMBLE! Marseille
23 février 2021
C'est ainsi que La Marseillaise du 9 février 2021 titre son article sur le rapport adopté la veille en conseil municipal de la cité phocéenne.
Le 8 février , plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant la salle du conseil à l'appel de la CGT, de la FSU et Solidaires . A ce rassemblement syndical s'étaient joints des citoyen.ne.s , des militant.e.s du PCF, de la FI , du POI . Militant.e.s d'Ensemble ! nous étions présent.e.s avec nos drapeaux !
Pourquoi ?
Début décembre 2020, Olivia Fortin , adjointe au maire à la modernisation des services municipaux avait signé un protocole d'accord avec une partie des syndicats de la ville et notamment FO et la CGC , qui devait être soumis au conseil municipal le 21-12 , ce vote ayant été reporté au 08 février 2021 , suite au passage de témoin entre Michèle Rubirola et Benoît Payan .
Ce protocole , remis en cause par la CGT , le FSU et Solidaires est une application de l'article 56 de la loi de transformation de la fonction publique territoriale votée en 2019. Il s'agit de mettre fin à la possibilité pour les agent.e.s d'arrêter le travail seulement pendant une heure dans le cadre d'un préavis de grève et , de ce fait , elles et ils seront obligés d'exercer le droit de grève toute la journée de travail. Personnes visées , les personnels aux bas salaires , aux conditions de travail particulièrement difficiles , le "tatas " bien connues des enfants des cantines scolaires .
Comme le souligne La Marseillaise , cette affaire "crispe la majorité" Printemps Marseillais dans laquelle , militant.e.s d' Ensemble ! nous sommes engagé.e.s . D'aiilleurs le maire Benoît Payan a piloté pendant le week-end précédent le vote, des négociations avec les syndicats CGT et FSU et Olivia Fortin a présenté un rapport amendé contenant des mesures qui témoignent d'un certaine sensibilté à l'émotion créée par le fameux protocole : deux semaines de repos pendant les vacances d'hiver , pas de travail le mercredi , primes aux employé.e.s permanent.e.s des écoles et des crèches . Cependant , la CGT et la FSU , estimant le protocole maintenu , ont confirmé leur appel à manifester lundi 8 février .
Au moment du vote , les trois adjoints PCF, refusant de "donner un blanc-seing à ce protocole " se sont abstenus .
En revanche , 3 conseillères municipales du PM ont voté contre ; Nathalie Teissier et Marie-Jo Cermolacce (PCF) affirment que "les avancées sociales ne peuvent être la contrepartie de la limitation du droit de grève des agent.e.s municipaux [ qui prolonge ] une loi [contre] laquelle tous les groupes politiques de gauche à l'assemblée ont voté" [en 2019]. De son côté , Lydia Frentzel , élue PM des quartiers Nord déclare : "je ne voudrais pas que Marseille qui a toujours été à la pointe des luttes sociales soir montrée un jour comme celle qui a ouvert la boîte de Pandore" .
Ces prise de positions d'élues du PM , rejoignent la démarche de notre comité Continuons Ensemble ! Marseille qui s'est publiquement prononcé contre le protocole dans un communiqué , le 17-12-2020 (voir p.j) . La mobilisation à laquelle nous participons montre que dans le Printemps Marseillais , les militant.e.s , les sympathisan.e.s sont loin d'être d'accord sur cette limitation du droit de grève et ne sont pas convaincu.e.s que l'ultime concession qui stipule que le protocole "serait expérimenté jusqu'à la fine de l'année et fera l'objet d'une évaluation" soit suffisante . C'est le retrait pur et simple qui est nécessaire !
Finalement le rapport est passé avec les voix ... de la droite et du RN ce qui , comme le dit La Marseillaise " met un peu plus le Printemps Marseillais devant ses contradictions".
Pour autant , au moment où la majorité Printemps Marseillais , prend des mesures comme le contrat avec l' Etat pour améliorer les conditions d'accueil des réfugiés , vote l'adhésion à l'association nationale de villes et territoires accueillants , s'engage à rompre avec la gestion catastrophique d'un ville dont les écoles sont, selon Libération, la "honte de la République", ne faut-il pas que le citoyen.ne.s qui lui ont fait confiance continuent d'agir pour qu'elle mène , dans tous les domaines de sa compétence et en dépit des contraintes énormes qui pèsent sur elle , une politique conforme à ses engagements de gauche , écologiques et citoyens ?
Bernard ALLAIN
Comité Continuons Ensemble ! Marseille
Continuons Ensemble! regrette le retrait de Michèle Rubirola de sa fonction de maire de Marseille et prend acte de la décision des élu.e.s du Printemps Marseillais de placer Benoit Payan à son poste. Michèle Rubirola représentait un collectif unissant la gauche politique dans sa diversité et des collectifs citoyens. Parce qu’elle n’apparaissait pas comme une femme d’appareil, parce qu’elle se tenait loin des manières et des codes de ceux que l’on nomme habituellement des « hommes » -tiens !- politiques, elle a su porter l’espoir de notre collectif pluriel et des marseillais.e.s qui le partageaient.
Continuons Ensemble! a pris part à la campagne du Printemps Marseillais qui a mis fin à 25 ans de politique clientéliste et de mépris pour les classes populaires.
Des militant.e.s qui ont fait campagne comme des citoyen.ne.s qui ont voté pour le Printemps Marseillais sont déçu.e.s. Pour nous ces doutes ne doivent pas les conduire à s’en éloigner mais à s’y engager davantage.
Les élu.e.s du Printemps Marseillais ont trouvé une ville au bord du chaos : tout ne pouvait se faire en un jour et la situation de crise sanitaire et sociale a constitué une difficulté supplémentaire. Mais contrairement à ce que l’opposition principalement de droite voudrait laisser penser, le Printemps Marseillais n’a pas attendu : aide alimentaire, création de lieux de refuge pour les plus précaires, plan de construction de places de logements d’urgence, projet de réorientation des budgets en faveur de l’école et du logement, prises de position en faveur de l’accueil solidaire des migrants, etc. Sur d’autres questions le Printemps marseillais doit réaffirmer ses valeurs : il doit refuser les attaques contre le droit de grève des agent.e.s des écoles, appliquer un moratoire sur la vidéo surveillance couteuse et largement inutile, refuser les logiques sécuritaires et policières…
Nous rejetterons toujours la rupture mortifère qui laisse d’un côté les militant.e.s revendiquer sans être entendu.e.s, et de l’autre les élu.e.s appliquer sans être soutenu.e.s. Il faut favoriser l’implication citoyenne dans les actions municipales par tous les moyens disponibles. La mise en place des comités d’initiative et de consultation d’arrondissement (CICA), outils de la démocratie participative qui réunissent les acteurs associatifs, est une bonne nouvelle. Leurs capacités d’interventions doivent être renforcées et valorisées.
Au quotidien, Norig Neveu et Pauline Delage nos élues Ensemble! dans les 3ème et 4ème secteurs, travaillent à porter les voix des sans voix au sein de la majorité. Nous ne sommes ni confiant.e.s ni défiant.e.s, nous agissons et maintenons une intransigeante attention.
Le Printemps Marseillais a su incarner l’espoir de celles et ceux que la municipalité précédente voulait réduire au silence. Il doit continuer à le porter en faisant de Marseille une ville pour tou.te.s.
Continuons Ensemble!
Marseille le 23/12/2020
Continuons Ensemble, membre d’Ensemble 13 et partie prenante du Printemps Marseillais, dénonce le protocole d’accord signé par la municipalité avec les syndicats FO, CGC et UNSA de la ville de Marseille. Cet accord vise à limiter drastiquement les possibilités de recours à la grève des agents des écoles et des crèches. Ces personnels, des femmes pour la plupart, occupent une place majeure dans le fonctionnement des écoles et l’éducation des enfants de Marseille.
La gauche que les marseillaises et marseillais ont élue ne doit pas trahir ses engagements et ses valeurs de démocratie et de progrès social.
Pour améliorer l’accueil dans les écoles et les crèches, le Printemps Marseillais doit répondre aux demandes de moyens portées par les collectifs de parents et aux justes revendications des salarié.e.s. Il doit œuvrer à améliorer leurs conditions de travail tragiquement dégradées, augmenter leurs salaires, et recruter.
Continuons Ensemble s’est engagé dans la campagne du Printemps Marseillais pour faire vivre une alternative de gauche, il est crucial que la majorité municipale continue à l’incarner. Or la conclusion de cet accord rappelle de manière inacceptable les procédés de gouvernance des mandatures précédentes.
Continuons Ensemble soutient et appelle à participer à toutes les mobilisations syndicales et politiques contre ce protocole d’accord.
Continuons Ensemble Marseille
Le 17/12
La victoire du Printemps Marseillais aux municipales est un événement d'une grande importance, non seulement pour notre ville mais aussi bien au-delà. La droite clientéliste, qui gouvernait depuis 25 ans notre ville, a été battue par une gauche diverse et unie, d'une partie de La France Insoumise au Parti Socialiste débarrassé de ses éléments macroniens et de son arrière garde clientéliste. C’est presque toute la gauche politique qui s’est retrouvée dans ce rassemblement inédit à Marseille aux côtés de nombreux collectifs citoyens et associatifs, de citoyen.ne.s non impliqué.e.s dans des organisations mais désireux de faire advenir le changement dans leur ville.
Ce qui s’est passé à Marseille n’est sans doute pas reproductible à l’identique à d’autres niveaux, départementaux régionaux ou nationaux, mais la démonstration est faite que les échéances électorales qui reconduisent les mêmes pour une même politique ne sont pas une fatalité. La dynamique marseillaise unitaire autour d’un programme social et écologique ne peut être un exemple à dupliquer, elle doit par contre constituer une source d’inspiration.
Malgré le contexte sanitaire qui a conduit à une campagne exceptionnellement longue, l’implication de tou.te.s les colistier.e.s et de toutes celles et ceux qui souhaitaient contribuer à construire un projet de transformation pour Marseille s’est traduite par une action quotidienne de centaines de femmes et d’hommes pour populariser un programme répondant aux urgences sociales, démocratiques et environnementales. Si la question de la désignation de la tête de liste a pu un temps sembler être un obstacle difficile à franchir, le choix de Michèle Rubirola, militante d’Europe Ecologie écartée de son parti pour avoir fait le choix de l’unité contre la stratégie perdante de cavalier seul décidée par sa majorité, est apparue comme le bon. La droite, sentant venir la fin de son règne, a fait pleuvoir les coups les plus bas, annonçant l’arrivée des chars sur la Canebière en cas de victoire du Printemps Marseillais ou assimilant ce dernier aux « blacks blocs », mais la mobilisation a payé. Malgré une abstention très forte, différenciée socialement et territorialement1, c’est la liste de Michèle Rubirola qui est arrivée en tête. Si le fonctionnement électoral a contraint le Printemps Marseillais à des négociations et à un accord avec la liste de Samia Ghali, le message est clair : les Marseillais.e.s ont choisi le changement. Le résultat sonne à la fois comme un succès et comme un défi : succès parce qu’il traduit l’espoir encore vivant d’habitant.e.s, de militant.e.s et d’élu.e.s qu’un autre avenir municipal est possible ; défi parce que décevoir renforcerait encore la défiance et le mépris pour la politique et l’engagement.
Les six années à venir doivent être l’occasion de faire la preuve de l’existence et de l’efficacité d’une gauche de transformation sociale et écologique. C’est quand une politique qui change vraiment leur vie sera menée que les jeunes, les précaires, les travailleuses et les travailleurs qui se sont si massivement abstenu.e.s verront à nouveau le bulletin de vote comme un outil utile et l’engagement politique comme un débouché évident à leur légitime colère.
S’il est encore bien trop tôt pour tirer un quelconque bilan de l’action menée, le début du mandat du Printemps Marseillais a été l’occasion de donner le ton et, clairement, la musique a changé. Il ne s’agit bien sûr pas ici de présenter de façon exhaustive les actions de l’équipe municipale mais d’en citer certaines qui apparaissent comme emblématiques de l’orientation adoptée.
« Marseille appartient à qui vient du large »
C’est par cette citation de Blaise Cendrars que la maire nouvellement élue a commencé son discours d’installation. Dans l’étouffante atmosphère xénophobe, dans une ville dont un des secteurs les plus populaires, celui des 13ème et 14ème arrondissements, a été géré les six dernières années par le rassemblement national, le mandat s’ouvre sur une référence au caractère populaire et aux siècles d’immigration qui ont fait Marseille. Le 29 aout, Marseille proposait d’ouvrir son port au Louise Michel, navire transportant 219 migrant.e.s recueilli.e.s en Méditerranée. Si la proposition avait bien peu de chances d’aboutir, elle situait clairement la majorité municipale dans l’opposition à la politique gouvernementale en matière migratoire : « Des gens meurent en Méditerranée. Il est temps de les sauver. Je demande à Emmanuel Macron de nous accompagner et à l’État de prendre ses responsabilités. Marseille, ville d’accueil et solidaire, ouvrira son port.2 »
« Rendre Marseille aux Marseillaises et aux Marseillais »
Premier acte, symbolique mais il est des symboles qui comptent : le retrait des barrières dont la vocation était de tenir les manifestant.e.s à distance du bâtiment de la mairie. L’édifice municipal avait été ainsi barricadé lors des mobilisations massives suite à l’effondrement d’immeubles de la rue d’Aubagne qui avaient fait de huit marseillais.e.s des victimes de l’insalubrité des logements le 5 novembre 2018. Benoit Payan, premier adjoint PS de Michèle Ruborola justifiait ainsi cette décision : « Ce matin nous avons fait retirer les barrières autour de la Mairie. C’est la politique que nous voulons mener au cours de notre mandat : rendre Marseille aux Marseillaises et aux Marseillais. Dès aujourd’hui, nous aurons à cœur de rapprocher les citoyens des lieux de décision qui les concernent ! »3.
« La Mairie se pare des couleurs des communautés L G B T I + d’ici et d’ailleurs »
Le 4 septembre, Michèle Rubirola annonce la création future d’une maison LGBTI+, l’accueil des jeunes LGBT expulsé..s de chez eux et le développement de la Pride. Un discours qui tranche avec celui de l’ancienne majorité dirigée par Jean-Claude Gaudin, opposé au mariage pour tou.te.s4, et inscrit la lutte contre l’homophobie comme priorité de la mairie : « Nous sommes toutes et tous les enfants de Marseille. (…) À toutes les personnes lesbiennes, gay, bi, asexuelles, pansexuelles, vous êtes ici chez vous. Marseille est votre maison. À toutes les personnes Transgenres, non-binaires, celles qui se définissent non-conformes dans le genre et aux intersexes, vous êtes ici chez vous. Marseille est votre maison. Aux réfugiés LGBTI+, vous êtes ici chez vous. A toutes les personnes fluides, à toutes les personnes qui ne souhaitent pas se définir, à toutes les personnes qui s’interrogent, à toutes les personnes qui aiment, à toutes les personnes qui méritent du respect, à toutes les personnes qui veulent vivre en paix, Marseille est votre maison et la mairie votre alliée. »
Protéger les plus vulnérables
Au-delà des discours, dont il faut souligner l’importance, des actes, souvent moins visibles médiatiquement, ont été engagés. Là encore, impossible évidemment d’en dresser la liste. Mais de la mobilisation pour la mise à l’abri de jeunes migrant.e.s ignoré.e.s par les services du département dont c’est pourtant la compétence5, à l’ouverture quotidienne de gymnases pour permettre aux plus précaires de prendre une douche6, en passant par la prise en charge de Roms victimes d’un incendie de leur camps7 saluée par une militante de cette cause (Jane Bouvier rend ainsi compte de sa relation avec les élu.e.s qui ont suivi ce dossier : « Nous avons désormais à Marseille une équipe municipale qui place l’humain au cœur de ses préoccupations. On n’était pas habitués à se retrouver face à des gens intelligents et bienveillants qui agissent vraiment. Ça fait du bien. ») la mairie ancre ses actions dans le camp du progrès social.
Priorité aux écoles et au logement : « nous voulons marquer notre volonté de changement »
Le budget municipal 2020 de 1,5 milliard d'euros aurait dû être voté en mars avant la crise du Covid-19, il s’agit donc d’un budget préparé par l’ancienne majorité de droite. L’actuelle majorité a tout de même pu augmenter l’investissement dans deux domaines qui ont été au cœur de la campagne du Printemps Marseillais : l’école et le logement. 30 millions d’euros supplémentaires seront ainsi alloués à l’amélioration des établissements scolaires et 20 millions à la lutte contre le logement indigne.
Renforcer cette dynamique pour construire une ville populaire, vivante et accueillante
Celles et ceux qui ont voulu ne voir dans le Printemps Marseillais qu’une resucée locale de la gauche plurielle 1997-2002 se sont trompés : l’évolution des rapports de force dans la gauche, plus largement la recomposition du champ politique notamment depuis le mandat présidentiel de Hollande, comme l’orientation politique des dirigeants locaux du PS nécessitent d’actualiser les analyses au risque de ne faire que répéter des formulations datées et aujourd’hui inopérantes. Pour autant, si le positionnement général de la majorité municipale peut donner aux tenant.e.s de la gauche de transformation sociale et écologiste une relative satisfaction, l’évolution de la situation mérite attention et mobilisation. Il ne saurait être question de lui accorder une confiance aveugle ni d’évacuer les problèmes auxquels elle va faire face. Tout d’abord parce qu’une partie importante des décisions affectant les Marseillais.e.s sont prises au niveau de la métropole dirigée par Martine Vassal qui, ironie des modes de scrutin, se trouve à la tête d’une puissante collectivité territoriale après avoir été battue à Marseille, y compris dans le secteur où elle se présentait (le 4ème, regroupant les 6ème et 8ème arrondissements, traditionnellement acquis à la droite). Ensuite parce que la ville laissée par l’équipe Gaudin est profondément inégalitaire, déchirée territorialement, que les quartiers populaires du Nord comme du centre ont été méprisés dans les mots et abandonnés dans les actes ; parce que le clientélisme a été érigé comme mode de fonctionnement dans des domaines divers et que la gestion de la cité doit être revue en profondeur. Enfin parce que le Printemps Marseillais lui-même ne va pas sans contradictions : y cohabitent des orientations diverses, d’une gauche démocratique attentive aux revendications des classes moyennes voire des couches intellectuelles supérieures (souvent parce qu’ils et elles en sont issu.e.s) valorisant le « vivre ensemble » et la participation citoyenne, à des tendances de gauche de rupture sociale et écologiste. Nous avons fait le pari de l’inscription dans le Printemps Marseillais et tout nous montre aujourd’hui que nous avons eu raison. Des élu.e.s proches de notre sensibilité siègent aujourd’hui à la mairie centrale et dans les mairies de secteur (notamment des élu.e.s citoyen.ne.s, du PC, de la FI et deux élues d’Ensemble !), des militant.e.s et citoyen.ne.s se reconnaissent dans le Printemps Marseillais mais seront attentifs à la correspondance entre les discours et les actes.
Nous avons choisi de tout faire pour mettre un pied dans l’institution parce qu’elle est pour nous un champ de lutte et que nous y porterons la voix des mouvements sociaux, de celles et ceux qui subissent domination et oppression, de celles et ceux qui les combattent. Nous ne sommes pas aveugles aux risques de dérives parfois en germe sous nos yeux : bureaucratisation des élu.e.s, tendance à l’adoption d’un paradigme sécuritaire inefficace et contribuant à offrir un boulevard à la droite et l’extrême droite, risque d’abandon de pans du programme au nom du « réalisme » (qui signifie soumission aux positions de la droite et aux intérêts de la bourgeoisie), etc. Mais contre le choix du commentaire, nous faisons celui de l’action. Nous engagerons toutes nos forces pour que ce mandat soit celui de la réconciliation entre forces politiques et mobilisations populaires : celles et ceux qui par leurs manifestations et leur solidarité concrète ont mis sur le devant de la scène le scandale des écoles marseillaises, du logement indigne, qui ont pallié les carences de l’Etat pendant le confinement ; celles et ceux qui depuis longtemps combattent les fractures territoriales, le racisme, le sexisme, l’homophobie ; celles et ceux qui souffrent de la politique gouvernementale et d’une gestion de Marseille au service des riches et des investisseurs. Marseille doit devenir leur ville et la mairie leur alliée.
Tahar Aoualli, Bernard Allain, Jean-Michel Bertrand, Renaud Cornand, Michel Costes, Nicolas Flandrin, Gabriel Girard, Yann Legoff, Vève Guinot, Lulu Guinot, Isabelle Merle, Michelle Pradel Ballanger, Jacques Pradel.
Membres du comité Continuons Ensemble ! Marseille
Contact : continuons.ensemble.marseille@gmail.com
https://sites.google.com/view/continuons-ensemble-marseille/accueil
1 https://marsactu.fr/a-marseille-une-abstention-record-inegalement-repartie/
2 Michèle Rubirola, citée par Médiapart https://www.mediapart.fr/journal/france/020920/marseille-ouvre-son-port-symboliquement-aux-migrants-naufrages
3 https://www.20minutes.fr/societe/2817063-20200707-marseille-comme-symbole-grilles-protection-mairie-retirees
4 https://www.youtube.com/watch?v=EhNzEmhUto0
5 https://www.lamarseillaise.fr/societe/marseille-les-jeunes-du-squat-flegier-evacues-et-mis-a-l-hotel-EA4121996
6 https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/6084549/un-dispositif-pour-redonner-dignite-et-confiance-aux-sdf.html
7 https://www.lamarseillaise.fr/societe/marseille-un-mort-dans-un-incendie-d-un-camp-de-roms-GE4611383
Depuis le début de l’épidémie de Covid 19 en France, gouvernement et médias nous alertent sur la saturation des hôpitaux et la fatigue des soignant.e.s. L’épuisement des personnels des hôpitaux est bien réel mais il ne date pas de mars 2020. Depuis des années les syndicats alertent sur la dégradation des conditions de travail et donc de prise en charge des patient.e.s. Face aux mobilisations régulières des agent.e.s de l’hôpital public, les gouvernements nommés par Macron et avant lui par Hollande, Sarkozy et Chirac font la sourde oreille, répriment les manifestant.e.s, et poursuivent leur destruction méthodique du service public de soin. Entre 2003 et 2017, ce sont 69 000 lits d’hospitalisation complète et des dizaines de milliers d’emplois qui ont été supprimés ! Sur la seule année 2018, sous la présidence d’Emmanuel Macron, 4172 lits supplémentaires ont disparu !
C’est le manque de moyens à l’hôpital et l’absence d’une politique de santé publique digne de ce nom qui ont transformé la gestion d’une épidémie en crise sanitaire. Et cette crise sanitaire a fait basculer dans la pauvreté un million de Français, qui s’ajoutent ainsi aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté.
Comme toujours ce sont les travailleuses et travailleurs, les chômeuses et chômeurs, les femmes, les précaires qui payent la crise sociale. Mais ce n’est pas la crise pour tout le monde : en France, le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes a progressé de 3% en 2020, et c’est un record !
Voilà des chiffres qui éclairent sur la crise de l’hôpital public et sur la crise sociale qu’elle provoque !
Le débordement des hôpitaux et les mesures liberticides que nous subissons aujourd’hui et que les habitant.e.s de France payent de leurs vies, de leurs emplois, de leurs conditions d’existence ne sont pas une fatalité. Ils sont le résultat d’une politique consciente, menée au nom du dogme de l’ultra libéralisme, au service des plus riches et des plus puissants. La perspective d’un vaccin illustre une nouvelle fois la course aux profits qui risque de s’engager dans les prochains mois. C’est cela qui doit changer. S’il est aujourd’hui de notre responsabilité à tou.te.s de tout faire pour limiter l’expansion d’une épidémie qui prend leur vie aux plus fragiles d’entre nous, il est tout aussi urgent de changer de politique pour que cette situation ne se renouvelle pas. A court terme, nous exigeons la gratuité des moyens de protection pour la population (masques, gel hydroalcoolique).
Ensemble! appelle à se joindre et à soutenir toutes les mobilisations des personnels soignants, toutes les manifestations pour le maintien et le renforcement des services publics. Il faut un changement radical d’orientation politique : une vraie redistribution des richesses, la nationalisation du secteur pharmaceutique, pour le droit à une existence décente pour toutes et tous. Pour l’imposer nous avons besoin d’une gauche unie et déterminée qui ne transige pas sur ses valeurs, une gauche qui s’attaque de front à la logique des profits pour quelques-uns au détriment des vies de tous les autres.
Nous ne voulons plus payer leurs crises !
Contact : continuons.ensemble.marseille@gmail.com
https://sites.google.com/view/continuons-ensemble-marseille/accueil
En pleine crise sanitaire, alors qu'il n'y a pas assez de personnel pour affronter l'épidémie de Covid-19, les enchères pour l'attribution des fréquences se sont ouvertes le 29 septembre 2020.
Qu'est-ce que la 5G ?
Cette nouvelle technologie doit permettre de fournir des débits beaucoup plus importants qu'avec la 4G ( jusqu'à 10 fois plus). Les appareils mobiles pourront ainsi télécharger plus rapidement mais également supporter plus de connexions simultanées en un même endroit (dans un stade ou un festival par exemple).
La 5G ? Pourquoi ?
Les entreprises de la tech estiment que la 5G doit rendre possible une nouvelle extension du domaine d'internet : aux objets, aux voitures, aux salles d'opération chirurgicale.....
Pour le gouvernement le déploiement de cette nouvelle technologie permettrait de développer la télé-médecine dans les zones rurales..... qui ne sont malheureusement pas toujours équipées de 4G !!!!. Rappelons également que le la 5G sera déployée prioritairement dans les grandes métropoles et risquerait donc d'accroître la fracture numérique entre zones urbaines et zones rurales. A ce titre, le président Macron devrait avant tout tenir sa promesse de campagne d'équiper l'ensemble du territoire en très haut débit en contraignant les opérateurs d'installer la fibre dans les territoires les plus isolés.
Pour les utilisateurs de smartphones et tablettes, la 5G permettra au quotidien de télécharger films et séries plus rapidement, jouer en immersion partout, interagir avec ses proches à 360°, visiter un appartement depuis son canapé.... STOP ! Prenons du recul et posons-nous la question « de quoi avons-nous besoin ? » car les conséquences écologiques seront irréversibles.
La 5G.... Quelles conséquences sur l'environnement?
Même si les promoteurs de la 5G expliquent qu'à débit égal de données elle est moins énergivore que la 4G, l'augmentation du trafic et la multiplication des usages augmenteront les émissions de gaz à effet de serre. Le renouvellement massif des équipements et la production d’objets connectés généreront encore davantage de déchets électroniques demain et consommeront davantage de terres rares qu’aujourd’hui, avec toutes les questions humanitaires et environnementales que cela implique.
Politisons le débat sur la 5G !
Que l'on soit opérateur de téléphonie, chef de l'état, électrosensible, habitant de zone blanche.... nous ne sommes pas concernés de la même façon par cette question. C'est pour cela que la 5G nécessite une réflexion politique et un débat démocratique. Nous ne sommes pas contre le progrès mais nous voulons qu'il soit au service de l'intérêt général et non des appétits de certains !!!!!
Nous demandons donc :
Un moratoire qui repousserait le déploiement de la technologie 5G à l'été 2021, le temps d'une étude d'impact et d'un débat national.
Que la priorité soit donnée à la réduction de la fracture numérique, à travers le développement de la fibre en zone rurale et en finalisant le déploiement de la 4 G.
La victoire du Printemps Marseillais (PM) aux municipales est un événement d'une grande importance, non seulement pour notre ville mais aussi bien au-delà. La droite clientéliste, qui gouvernait depuis 25 ans notre ville, a été battue. Si certains médias nationaux, à l'occasion de l'élection de Michèle Rubirola, ont mis un bémol à la ritournelle peu rigoureuse de la « tambouille marseillaise », une analyse succincte, de l'intérieur, n'est pas inutile. Militant.e.s d' Ensemble ! qui, depuis un an, sommes investi.e.s dans cette union de la gauche, des citoyen.ne.s et des écologistes pour les municipales, nous voulons présenter un bilan collectif du travail que nous avons accompli et dégager des perspectives pour l'avenir.
Le Printemps Marseillais est un regroupement de citoyen.ne.s, d'associations, de partis et de mouvements politiques. On y trouve notamment Mad Mars dont la principale porte-parole Olivia Fortin qui était tête de liste dans les 6è et 8è arrondissements, le bastion de Gaudin où le PM a battu son héritière désignée, Martine Vassal (LR). Dans les partis politiques du PM, on trouve le PCF avec, dans les quartiers Nord de Marseille, Jean-Marc Coppola, tête de liste dans les 15è et 16 è arrondissements et Jérémy Bacchi tête de liste dans les 13è et 14è arrondissements, le PS avec Benoît Payan, tête de liste dans les 2è et 3è arrondissements devenu depuis 1er adjoint à la Maire, et Génération.s.
A ces forces, s’ajoutent trois dernières composantes .
LFI a été dès juin 2019 très divisée sur la ligne à tenir aux municipales et Jean-Luc Mélenchon n'a pas tranché entre les militant.es. Certain.es ont, dès le début, rejoint le PM avec Sophie Camard, députée suppléante de J-L M, qui a fait des scores impressionnants dans les 1er et 7è arrondissements, avec 58,1 % des suffrages exprimés (SE) au deuxième tour, et est aujourd’hui devenue maire du 1-7. D'autres Insoumis.e.s s'y sont résolument opposé.e.s, comme Mohamed Bensaada qui a été la tête de liste Unir dans les 13é et 14è arrondissements qui a obtenu 5,87 % des SE au premier tour en concurrence avec la liste du PM conduite par Bacchi qui a obtenu 15,57 % des SE. Or c’est dans ce secteur que Stéphane Ravier, du RN, avait été élu en 2014 avant de devenir sénateur.
Quelques écologistes autour de Michèle Rubirola ont décidé de rejoindre la gauche et les citoyen.ne.s du PM, alors que EE-LV a décidé, en suivant la ligne nationale de Jadot, de faire cavalier seul et de présenter leur liste « Debout Marseille » qui n'a finalement obtenu que 8,94 % des SE au premier tour. Notons toutefois que dans les 15è et 16è arrondissements la majorité d’EE-LV a rejoint le PM au 1er tour.
Et Ensemble ! dans tout ça ? Dans 7 secteurs sur 8, chaque secteur rassemblant deux arrondissements de la ville, Ensemble ! a milité dans le Printemps marseillais. Nous avions des candidat.e.s dans 4 secteurs, deux d’entre eux ayant été élues. Depuis mars 2018, nous avons constitué un regroupement de militant.e.s et de sympathisant.e.s d' Ensemble ! (Continuons Ensemble ! Marseille) pour faire vivre notre mouvement comme une organisation indépendante, travaillant à l'unité de la gauche de transformation sociale, des citoyen.e.s et des écologistes avec l'idée qu'aucun parti, aucun mouvement, et a fortiori aucun leader ne pouvait se proclamer le seul représentant légitime de tou.te.s celles et ceux qui voulaient rompre avec le néolibéralisme et sortir de l'affrontement délétère entre l'extrême-droite et la droite néolibérale. Notre engagement dans une démarche unitaire dans les municipales allait donc de soi et depuis un an nous nous sommes investi.e.s dans ce qui a d’abord été appelé le « Mouvement sans précédent », avant d’être rebaptisé « Printemps Marseillais ». Avec nos modestes forces, nous avons participé de cette victoire.
Malheureusement, nous n'avons pas convaincu tou.te.s les militant.e.s d' Ensemble ! de s'engager dans le Printemps Marseillais en dépit des discussions que nous avons eues dans les AG dont nous avons été à l'initiative sur la ville.
Dans les 13è et 14è arrondissements, la liste « Unir » de Mohamed Bensaada, qui avait obtenu l'investiture officielle du comité électoral de LFI et le soutien officiel de Sébastien Barles (EE-LV), s'est présentée avec la participation active des militant.e.s d'un comité Ensemble !-FI du 13-14.
Le PM n'est pas une classique Union de la Gauche et cela explique pour une bonne part sa victoire. Tou.te.s nos camarades ont observé et renforcé sur le terrain une participation très active de femmes et d'hommes, qu'on appelle « citoyen.ne.s », non encarté.es, très actifs et enthousiastes, très soucieux de la démocratie interne de ce « mouvement sans précédent », des quartiers Nord aux quartiers sud, de l'Est à l'Ouest en passant bien sûr par le centre de la ville. A ce propos, on peut souligner, ce qui commence à bien se savoir au-delà des limites de notre cité, que s'il existe notamment dans les quartiers nord, une forte concentration des quartiers populaires, touchés par la pauvreté, mal desservis par les transports collectifs, avec des équipements collectifs insuffisants ou dans un état déplorable (écoles) , et où l'abstention a atteint des records (plus de 70 % au 2è tour dans le 15-16 et dans le 13-14), les classes populaires à Marseille sont aussi dans le centre, comme les logements indignes (cf rue d' Aubagne ).
Plusieurs expériences de regroupements citoyens ont eu lieu depuis un an, à la suite des États Généraux de Marseille qui se sont tenus en juin 2019. Le Pacte Démocratique par exemple a réuni des militant.e.s très investi.e.s sur le terrain comme dans le collectif du 5 novembre 2018, à la suite de l'effondrement des logements de la rue d'Aubagne. Si les porte-parole du Pacte se sont d’abord présenté.e.s comme des représentant.e.s des couches populaires méprisées et jamais écoutées, en se positionnant de façon indépendante par rapport aux politiques, dès l'automne 2019, leur position a évolué vers une participation active aux municipales.
Les camarades de Continuons Ensemble ! qui se sont engagé.es dans le Pacte, conscient.es qu'il représentait une partie des couches populaires souvent absentes du débat électoral, ont cherché, avec d'autres, à réaliser l'unité la plus large au sein du PM. Les relations entre le Printemps et le Pacte ont été compliquées du fait d’une volonté marquée notamment par le PS et certain.e.s membres du PC de tenir à l’écart des militant.e.s dont ils se méfiaient, les considérant sans doute comme incontrôlables. Les porte-parole du Pacte ont finalement choisi de s'opposer au PM, et de se lancer dans une liste concurrente, celle d'« UNIR » dans le 13-14.
Jusqu'au dépôt des listes avant le 1er tour, nous nous sommes battu.e.s pour l'unité dans le 13-14 à l'intérieur du PM contre celles et ceux qui ont répondu à l'agressivité de dirigeant.e.s d'UNIR par une attitude sectaire et contre-productive.
Certaines analyses qui sont faites sur le Printemps Marseillais, ne prennent pas en compte a dynamique. On entend souvent :« c'est une vieille Union de la Gauche », « le PS est pourri et fini », « le PC est sur la fin », « Mad Mars est macronien », « c'est un machin centre-gauche », ou encore « le PM est un ramassis de bobo prêts à s'allier avec LREM ».
Il ne s'agit pas pour nous, militant.e.s de la gauche radicale, de nier la réalité et les contradictions qui traversent ce rassemblement mais, sur la base de notre expérience, d'en saisir la complexité.
Comme dans toute la France, l'abstention a été massive à ces municipales, notamment dans les quartiers populaires, et le COVID n'explique pas tout. Si ce sont principalement des membres des classes moyennes et supérieures qui se sont mobilisées (et cette situation interpelle toutes les forces politiques sans exception) l’exemple du 15/16 (voir plus bas), la réserve de voix de gauche perdues sur le 13/14, l’élection de Payan dans le 2/3, secteur pauvre parmi les pauvres, et même le score 11/12, rappellent que l’électorat populaire est loin d’être perdu.
Dire qu'à Marseille ce sont les gens friqués et ou bien dotés en capital culturel qui se sont exprimés en mars et juin 2020 est un lieu commun, et s'attribuer les voix des abstentionnistes ne fait pas beaucoup avancer l'analyse des raisons pour lesquelles toutes les forces politiques de notre camp ne sont pas parvenues à mobiliser suffisamment les classes sociales qu'elles prétendent défendre.
Avant que, au mois de janvier 2020, Benoît Payan (PS) ait, très opportunément, retiré sa candidature à la mairie centrale, au profit de Michèle Rubirola, nous étions de celles et ceux qui, dans le PM, disaient clairement que sa candidature à la mairie centrale, parce que marquée PS ne permettrait pas de rassembler toutes les composantes du mouvement. Benoît Payan, conseiller municipal PS sortant, qui a soutenu le candidat de son parti aux présidentielles de 2017, a pourtant été très actif dans l'opposition municipale à Gaudin et dans le mouvement victorieux contre les Partenariats Public-Privé pour la rénovation de écoles, et a contribué à l'apparition du PM. Mais avoir obtenu son retrait prouve qu’il n'est pas inutile « d'en être » !
Un certain nombre de militant.e.s du PM se sont inquiété.e.s et s'inquiètent avec nous de la prise de contrôle de la coalition par des « politiques » du PS et apparentés ou d' EE-LV. Il est certain que les institutions ne nous aident pas. L'organisation du vote par secteurs a eu des effets négatifs notamment parce que les têtes de listes ont légalement tout le pouvoir pour les négociations du 2è tour, ce qui a entravé l'aspiration à une vraie démocratie participative dans le PM. Ainsi, la décision de Jeremy Bacchi (PCF, candidat dans le 13-14) de se retirer le lendemain du premier tour, avec l’aval des 7 autres têtes de listes, laissant face à face pour le 2è tour Stéphane Ravier (RN) et un général en retraite pour LR, a été une erreur politique. Continuons Ensemble ! Marseille a réagi à cette décision par un courrier envoyé aux têtes de listes du PM demandant le maintien du PM dans le 13-14 et qu'une négociation soit entamée avec la liste UNIR pour le 2è tour. Nous n'avons pas été entendu.e.s sur ce point et, même si nous nous réjouissons que Stéphane Ravier ait été battu le 28 juin et que le RN fasse grise mine sur tout la ville, nous continuons de penser qu'une coalition de la gauche, des écolos et des citoyen.ne.s aurait pu ravir la mairie de secteur aux fachos dans le 13-14.
Il y a eu dans le PM des tentations d'alliance au deuxième tour avec LREM et dans le secteur 11-12, la tête de liste PS avait cette position. La très forte opposition de militant.e.s de terrain, notamment du PC et d'Ensemble !, a cependant fini par convaincre tou.te.s les militant.e.s du secteur que l'alliance avec les macronistes était politiquement impossible. La liste PM dans ce secteur, conduite par Yannick Ohanessian après fusion avec EE-LV, a fait un score remarquable au 2è tour, à l'issue d'un travail militant très important. Malheureusement, dans un contexte marqué par les magouilles sur les procurations qui ont défrayé la chronique, la liste LR l'a emporté avec 35,37 % des voix contre 34, 11 % à la liste du PM avec seulement 352 voix d'avance.
Dans le 4ème secteur (6ème et 8ème arrondissements), la mobilisation permanente des militant.e.s d’Ensemble !, du PC et de citoyen.ne.s non encarté.e.s a permis de maintenir une ligne de campagne clairement à gauche et un fonctionnement démocratique relativement satisfaisant. Olivia Fortin et plus généralement les militant.e.s de Mad Mars ne défendent pas (aujourd’hui) une ligne anticapitaliste. Ils et elles sont par contre extrêmement attentifs aux principes démocratiques, ce qui constitue un point d’appui non négligeable pour la mandature à venir, et ce d’autant plus au regard des attributions des mairies de secteur. S’il est évidemment impossible de mesurer le poids effectif de nos interventions sur la dynamique collective, il n’en reste pas moins indiscutable. Contrairement à ce que nous aurions pu craindre, ces interventions n’ont pas conduit la tête de liste et ses plus proches allié.e.s à tenter de nous mettre à l’écart : nous avons été incité.e.s à figurer sur la liste de deuxième tour et à ce que notre principale représentante y soit en place éligible1.
Comme pour de nombreuses villes de France, la victoire de Michèle Rubirola a été souvent présentée comme celle « des écologistes ». Même si la tentative de préemption du succès par EE-LV a existé, elle a été difficile, vu le positionnement précoce de notre Maire pour l'union avec la gauche et les citoyen.ne.s et contre la position officielle de Jadot.
EE-LV est peu implantée sur la ville et c'est dans une AG de quelques dizaines de personnes qu'a été décidée la liste « Debout Marseille » conduite par S. Barles.
EE-LV a soutenu officiellement dans le 13-14 au 1er tour la liste « Unir » appuyée aussi par LFI et les militant.es Ensemble Insoumis (voir ci-dessus).
Il faut rajouter à cela qu'EE-LV national, en la personne de J. Bayou, est venu soutenir au deuxième tour Samia Ghali dans le 15-16 (quartiers Nord) en donnant un brevet de représentativité populaire à cette sénatrice ex-PS, ex guériniste, très clientéliste (ainsi d’ailleurs que le soutien national de Ségolène Royal). On pouvait penser avec Robert Guédiguian et le journaliste Philippe Pujol que c'était la seule façon de faire gagner « la gauche » dans ces quartiers populaires où l'abstention avait été maximum au 1er tour mais nos camarades du PM du secteur réunis en AG par la tête de liste Jean-Marc Coppola (PCF) ont rejeté catégoriquement tout alliance avec Ghali vu ses pratiques passées et sa campagne déloyale qui aurait pu justifier des recours en annulation (depuis une enquête est ouverte sur une éventuelle fraude aux procurations touchant la liste Ghali). Au soir du 2è tour , la liste du PM dans le 15-16 avait réalisé une « remontada » exceptionnelle et a raté la victoire à 386 voix près avec un RN loin derrière . Une victoire du Printemps aurait permis d’éviter une alliance avec Ghali plus ou moins sans principe, qui a fortement choqué certain.e.s militant.e.s et colistier.e.s du PM du secteur. Cela situe bien les responsabilités d'EE-LV qui au deuxième tour fusionne avec le PM dans le centre-ville et qui se présente contre lui dans les quartiers Nord. Noter malheureusement que le PM central n’est pas intervenu dans cette « trahison » EELV (à part un déplacement de Rubirola et Guediguian - revenu à de meilleurs sentiments - à l’Estaque) et que le soutien lointain de Clémentine Autain et Ruffin par vidéo, s’il est symboliquement important, a peu pesé.
Bien qu'il eût été préférable que l'union se fasse dès le premier tour, la liste EE-LV a fusionné au deuxième avec le PM– et c'est évidemment une bonne chose. EE-LV a donc obtenu des élu.e.s : S. Barles est par exemple adjoint à la mairie centrale.
Être dans le PM, pour nous, c'est bien sûr être des partenaires loyaux de celles et ceux avec lesquel.les nous sommes heureuses et heureux d'avoir viré Vassal et de travailler à redresser Marseille, une ville déchirée par les inégalités, les injustices, le clientélisme, la pollution, par un capitalisme prédateur.
Nous nous garderons bien de tout triomphalisme qui serait déplacé dans cette période difficile qui nous attend (risque de reprise de la crise sanitaire, dépression économique, chômage, attaques contre les services public , les retraites et les droits sociaux que prépare la droite néolibérale macroniste) .
De même, nous sommes parfaitement conscient.e.s des difficultés à venir localement du fait que Vassal (LR) est toujours présidente d'une métropole que nous avons toujours rejetée politiquement et qui détient d'importants pouvoirs (par exemple, en matière de transports le développement des transports en commun dans les quartiers Nord qui en sont cruellement démunis ne sera pas facile à réaliser de ce fait).
Mais bien sûr, en tant que mouvement politique de la gauche de gauche, nous serons très vigilant.e.s sur le respect du programme du PM qui ne baigne pas dans une eau tiède de centre-gauche. Dans la campagne, nous avons appris à connaître des femmes et des hommes, citoyen.nes non encarté.es, d'autres engagé.e.s au PCF, à Génération.s, à LFI quand ils ont fait le choix de l'unité, au PS même qui ne sont pas forcément à l'image caricaturale de ce parti à Marseille et ailleurs. Comme nous, ils et elles veilleront à ce que les promesses soient tenues, à ce que les classes populaires qui se sentent si éloignées de la politique reconnaissent ces élu.es comme les leurs, se mobilisent avec tous les citoyennes et citoyens contre les forces qui ne manqueront pas de faire le nécessaire pour que rien ne change.
Une petite musique insistante commence à se faire entendre dans les grands médias qui présente les résultats des élections municipales dans les grands villes comme Lyon, Bordeaux , Marseille etc.... à leur sauce … présidentielle : à gauche la France Insoumise , isoléé d'un côté et les Ecologistes et leurs alliés de l'autre, prêts éventuellement, selon les désirs de certains à faire une alliance de centre-gauche avec des bouts de LREM.
Nous pensons, nous qui n'avons jamais voulu nous diluer dans LFI, que ce que montre sans doute Marseille, c'est qu'une vraie alliance de gauche, sociale écologiste et citoyenne est possible, sans exclure personne, ni insoumis, ni communistes, ni nos ami.es qui n'opposent pas écologie et justice sociale, ni socialistes qui sont restés fidèles à cette dernière.
Militant.es et symathisant.es d' Ensemble ! , nous sommes heureux-ses et fiè.res d'avoir participé à la victoire du Printemps Marseillais. Nous souhaitons bon courage à nos élu.es, nos camarades Norig Neveu, adjointe au Maire du 4-5 en charge de la culture, et Pauline Delage, adjointe au maire du 6-8. Les élues d'Ensemble seront des porte-voix des luttes, attentives à l'application de mesures de transformation sociale. Des bilans réguliers de mandat seront présentés via un onglet sur notre site (en construction) et des réunions publiques.
Nous serons à leur côté pour que vive le programme du Printemps Marseillais et avec tou.tes les citoyen.nes et citoyens Marseillai.ses, électeurs du PM ou non qui continueront à se battre pour une ville plus juste !
Comité Continuons Ensemble Marseille
juillet 20200
continuonsensemblemarseille13@gmail.com
(1) 6-8 : 6ème et 8ème arrondissements. D'après la loi PLM , la ville de Marseille et divisée en 8 secteurs regroupant chacun 2 arrondissements.
1 Notre deuxième représentant s’en est finalement retiré au profit d’un militant très actif dans les mouvements de parents d’élèves, profil plus intéressant à nos yeux pour la diversité des candidat.e.s de la liste.
Communiqué du 12 /08/2020
Le quotidien "La Marseillaise" est gravement menacé.
Comme l'écrit Léo Purguette dans l'édition de ce mercredi 12 août 2020, "La Marseillaise , au prix d'efforts importants, avait assaini sa situation financière en 2019, redressé significativement ses ventes et multiplié les investissements pour se moderniser. Elle a été touchée de plein fouet par la crise du coronavirus et par le refus des banques de lui accorder un prêt garanti par l' Etat."
Dans un paysage médiatique où le capital financier occupe une place quasi monopolistique, "La Marseillaise" est un bien collectif pour toutes les forces progressistes et pour toutes celles et tous ceux qui n'ont jamais voix au chapitre . Nous sommes profondément attachés à l'existence d'un quotidien qui donne un écho aux luttes des salarié.e.s, opprimé.e.s , de "ceux d'en bas" , qui a notamment remarquablement couvert les questions sociales locales comme celle des logements indignes de la rue d' Aubagne. "Sa voix , porteuse de l'exigence d'un changement de société manquerait gravement au débat démocratique et aux citoyens [de Marseille] et de nos régions" .
L'heure est grave . La société éditrice de la Marseillaise , Les Editions des Fédérés a été mise en liquidation le 13 juillet avec une poursuite d'activité de 3 mois. Un appel d'offres a été lancé pour trouver un repreneur le 14 août . Le groupe Maritima Médias propose, "un projet sérieux , un projet qui préserve le niveau d'emploi et l'identité de La Marseillaise" .
A côté de ça , le PDG de La Provence Jean-Christophe Serfaty et le milliardaire Xavier Niel (patron, entre autres de Free, ) proposeraient un autre plan de rachat du journal qui supprimerait 80 % des emplois . Seule une quinzaine de salariés dont 7 ou 8 journalistes seraient affectés à un site internet ou un hebdomadaire .Ce plan social ferait disparaître La Marseillaise quotidienne pour mettre la main sur Le Mondial de Pétanque de La Marseillaise qui ne peut faire l'objet d'un rachat séparé.
De nombreux syndicats et responsables politiques ont adressé leur soutien au personnel de La Marseillaise.
Il serait inconcevable qu'à l'heure où Marseille s'est donné une mairie d'union des citoyens , des forces de gauche et des écologistes , que nous nous laissions voler nos porte-voix par des capitalistes affairistes .
Militants d'Ensemble ! , nous associons à toutes les initiatives pour sauver La Marseillaise .
- Nous vous appelons au rassemblement jeudi 13 août à 12 h30 , devant le siège du journal , cours d'Estienne d'Orves à Marseille.
- Vous pouvez signer la pétition lancée par Robert Guédiguian en ligne sur lamarseillaise.fr
- Et surtout envoyer un chèque pour la collecte de soutien aux Amis de La Marseillaise , 84 bis Vieille Route de La Gavotte 13170 LES PENNES MIRABEAU.
Avec notre soutien , La Marseillaise vivra !
Bernard ALLAIN
Comité Continuons ENSEMBLE ! Marseille
le 12-08-2020
Depuis le « Big Bang », lancé à la sortie des élections européennes par C. Autain et E. Faucillon, se sont constitués des rassemblements, boucles unitaires, collectifs, particulièrement dynamiques pendant le confinement et dont certains ont débouché sur des listes « Gauche sociale et écologique », « Rassemblement vert et rouge », etc…….
Certaines de ces listes ont été victorieuses dans leur diversité de composantes, de poids en leur sein de la gauche radicale, de programmes même.
Ici nous voulons saluer la victoire, inespérée il y a quelques mois, du Printemps Marseillais, liste conduite par M. Rubirola. Cette victoire a non seulement consacré « la chute du monstre » et du système clientéliste mais elle a aussi montré qu’un rassemblement citoyen de gauche unitaire, sociale, écologique pouvait arracher la mairie de la 2é ville de France des mains d’une droite au pouvoir depuis 25 ans.
Cette liste n’a pas été dominée par EELV : ils avaient présenté une liste autonome au 1er tour qui a fait 8,5% ; elle n’a pas été dominée par le PS : son leader B. Payan a du s’effacer devant M. Rubirola sous la pression des autres composantes ; ni par La France Insoumise : elle s’est partagée sur trois listes au 1er tour ; ni par le PCF : il ne l’a pas souhaité, ni par les mouvements citoyens, chacun y a pris sa place mais que sa place. Ceci montre, au moment où pointent quelques égos s’estimant seuls capables de rassembler, que ce sont des personnalités faisant consensus, désignées par les rassemblements qui pourront prétendre à être leurs représentant(e)s lors des échéances électorales. Tout n’a pas été parfait, loin de là, mais c’est aussi sur les aspects négatifs, sur les erreurs qu’il faudra s’appuyer pour avancer.
Les différentes composantes de la gauche radicale se doivent de continuer à s’investir dans ces projets afin de marcher sur deux jambes : l’investissement dans les luttes comme dans les rassemblements de la gauche sociale et écologique.
Que le Printemps Marseillais soit une avancée déterminante dans le rassemblement de cette gauche.
Continuons Ensemble! prendra toute sa place pour qu'il en soit ainsi.
Comité Continuons Ensemble Marseille
juillet 2020
continuonsensemblemarseille13@gmail.com
Continuons Ensemble ! Marseille a accueilli avec une immense joie, dimanche soir la nouvelle de la formidable victoire du Printemps Marseillais dans notre ville.
Cette victoire était loin d’être acquise au départ, lorsque notre organisation a rejoint le Printemps Marseillais. Elle est le fruit de l’enthousiasme et de la mobilisation des équipes de secteur, des militant(e)s, sympathisant(e)s et soutiens, qui ont exprimé avec force leur refus que la politique désastreuse de l’équipe Gaudin ne se perpétue. Mobilisé(e)s jusqu’à la dernière seconde, ils et elles ont convaincu la plus grande partie des marseillaises et marseillais qu'une autre politique de gauche, citoyenne et écologique était nécessaire et possible pour notre ville.
Martine Vassal a perdu toute légitimité avec sa lourde défaite sur son secteur. Aujourd'hui, son soutien à la candidature de Guy Teissier, très marqué par son passé d'extrême-droite, permet de mesurer son mépris pour une grande partie de sa population, de ses électeurs et électrices et montre la volonté d'une partie de la droite marseillaise de faire alliance avec le RN et Stéphane Ravier pour battre Michèle Rubirola.
C'est intolérable ! Les marseillaises et les marseillais n'acceptent plus ces magouilles d'une autre époque !
C'est le Printemps Marseillais qui a obtenu la plus grande partie des suffrages des électrices et des électeurs, et c'est Michèle Rubirola qui doit être maire de Marseille.
Continuons Ensemble ! Marseille, qui a pris toute sa place dans la campagne, salue aussi l’élection de deux de ses membres, deux femmes qui consacreront toute leur énergie à représenter les marseillaises et les marseillais, leurs luttes et leurs associations, dans la municipalité à venir. Leur souci de la démocratie les tournera vers l’écoute et la mobilisation des forces vives et populaires de Marseille.
Continuons Ensemble ! Marseille relaie la pétition « ne nous laissons pas voler la victoire » et l’appel à se retrouver samedi 4 juillet à 8h, jour du Conseil Municipal, devant la mairie.
Continuons Ensemble se réjouit également de la défaite de l'extrême droite sur le 13/14.
Comité Continuons Ensemble ! Marseille
Le 3 juillet 2020