Les oiseaux des forêts et prairies
Les oiseaux des forêts et prairies
La période froide
Les feuilles jaunissent et tombent, à l'arrivée de la période froide, certains oiseaux s’en vont rejoindre des régions plus chaudes et plus riches en insectes, en Afrique. Certains migrent sur de plus petites distances et décident de leur voyage en fonction de l’intensité de l’hiver. C’est le cas des pinsons du Nord qui viennent certaines années dans nos régions, en provenance du nord de l’Europe. Ces migrations permettent aux oiseaux de trouver de meilleures conditions de vie et d’éviter le manque de nourriture. Le trajet est souvent long et dangereux, beaucoup d’oiseaux ne survivent pas à ce périple, mais ceux qui y parviennent retrouvent chaleur et abondance.
D’autres espèces choisissent de rester sur place malgré le froid. Pour elles, une période difficile commence, où fruits et insectes deviennent une denrée rare. La plupart vont alors se nourrir de graines, trouvées directement dans la nature ou apportées par des humains. Pour résister aux basses températures, les oiseaux gonflent leurs plumes afin de garder la chaleur. Chaque jour devient une lutte pour économiser de l’énergie et trouver de quoi se nourrir.
Lorsqu’on nourrit les oiseaux, il est important de veiller à arrêter au début du printemps, lorsque les premiers nids se construisent. Cette nourriture ne convient pas aux poussins, de plus une fois hors du nid, les jeunes oiseaux ne doivent pas être habitués à un nourrissage artificiel auquel ils pourraient devenir dépendants.
Épervier d'Europe dans les couleurs d'automne (Accipiter nisus). Cette période difficile peut être parfois propice pour ce rapace, puisque certains oiseaux sont trop fragiles ou trop occupés à se nourrir pour faire attention aux prédateurs. Il n'est pas rare qu'un épervier vienne régulièrement fréquenter un point de nourrissage.
Le pic épeiche (Dendrocopos major) est un véritable expert dans l’art d’extraire le contenu des noisettes. Il les coince dans le creux d’une branche ou d’un tronc pour les maintenir en place, puis tape dessus avec son bec jusqu’à les ouvrir.
Très semblable au pic épeiche, voici Le Pic mar (Dendrocoptes medius).
L'automne est une période idéale pour écouter les chouettes hulottes (Strix aluco), c'est à ce moment que les mâles commencent à séduire les femelles.
Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula)
Mésange charbonnière (Parus major)
Mésange bleue (Cyanistes caeruleus)
Quand le temps redevient clément
Les hirondelles reviennent de leur long voyage et retrouvent nos campagnes, dans les prairies, les alouettes s’élèvent en plein ciel, annonçant alors le retour du printemps. Les jours rallongent, les températures augmentent, et le silence de l’hiver laisse place au concert du printemps, où chaque oiseau redouble d’efforts pour courtiser son partenaire.
L’abondance de nourriture favorise la nidification, que ce soit dans une cavité naturelle ou un ancien nid de pic. Certains font preuve d'ingéniosité et utilisent des infrastructures humaines, telles qu'une boîte aux lettres ou un rebord de fenêtre.
Avec l’été, le calme revient peu à peu. Les adultes reprennent des forces après la période de reproduction, tandis que les jeunes explorent leur environnement et apprennent à se nourrir seuls. Chacun se prépare aux changements à venir, car le cycle des saisons est sur le point de recommencer.
Pigeon colombin (Columba oenas)
Utile pour tous
Le pic épeiche (Dendrocopos major) fabrique sa propre cavité, s’il choisit d’en fabriquer une nouvelle l’année suivante celle-ci pourra alors être utilisée par d’autres espèces, telles que les mésanges, les étourneaux ou encore les sittelles torchepot. Ces derniers ne sont pas capables de construire une cavité, ils ont donc besoin d’en utiliser une abandonnée ou alors d’utiliser une cavité naturelle. Cependant aujourd’hui de nombreuses pratiques humaines limitent le nombre d’abris naturels, le bois mort et les ruines sont remplacées par des champs artificiels au paysage monotone, le pic est donc un rouage clé pour permettre à ses espèces de continuer à nicher.
Le mâle se distingue par une petite tache rouge sur le haut de la nuque, absente chez la femelle. Ces deux derniers accordent un entretien particulier au nid en rejetant les déchets des juvéniles loin de la cavité, sûrement dans le but d'éviter l'attention des prédateurs. Cependant, étant donné le bruit qu’émettent constamment les petits, la discrétion n’est de toute façon pas vraiment au rendez-vous.
Les cris des jeunes pics le rendent facilement observable durant cette période.
Nourir les petits est une priorité
La Sittelle torchepot (Sitta europaea)
La Mésange charbonnière (Parus major)
Jeune mésange charbonnière
La chouette hulotte peut devenir relativement diurne au printemps lorsqu'elle s'occupe de ses petits.
Silhouhettes
Rouge-gorge famillier
Le Milan noir (Milvus migrans)
Le vol du Saint-Esprit, faucon crécerelle (Falco tinnunculus)
La Buse variable (Buteo buteo)