Aussi longtemps que remonte la mémoire des hommes, les premières traces avérées d'un gâteau ou d'un pain à la broche datent de la Grèce antique au moment des fêtes dionysiaques où l'on désignait un pain : «Obélias» de forme allongée et étroite, cuit à la broche ou entre deux fers qui était servi à la fin du repas et trempé dans du vin. Sa forme allongée, jusqu'à deux mètres, nécessitait la présence de deux hommes pour le porter sur leurs épaules. Il est à l'origine également du nom Obole, (voir annexe 1 définition du Littré).
On peut donc remarquer que le «gâteau à la broche» et la «gaufre» ont une même origine.
La religion s'est vite emparée de cette recette, elle apparaît sous le nom «d'Oublie», (voir annexe 2 pour ceux qui veulent en découvrir plus, au Moyen Âge).
Elle deviendra le pain azyme utilisé pour la consécration de la messe (l'hostie) tandis que son autre application, au sens culinaire qui nous intéresse ici, sera développée dans la pâtisserie.
Après plusieurs siècles nous en retrouvons la trace un peu partout en Europe, cependant des polémiques règnent autour de la recette du gâteau à la broche telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Le premier écrit date du XVème siècle trouvé dans un manuscrit de Heidelberg, ensuite dans le livre de la Comtesse Marià Mikes de Zabola en 1784 (Empire Austro Hongrois) avant d'en trouver une autre version dans un ouvrage de cuisine écrit par Kristóf Simai en 1795 en Haute Hongrie (actuelle Slovaquie) qui le décrit ainsi : «gâteau garni de noix hachées avant la cuisson et recouvert de sucre à la fin».
Paternité contestée par un cuisinier transylvanien József Gvadányi, ancien général à la retraite, venu s'installer dans la ville de Skalica (fin XVIIIème) et où le gâteau est maintenant connu sous le nom de Trdelník. Il apparaît également dans le livre de cuisine de tante Rezí écrit par Terézia Dolecskó publié à Szeged en Hongrie.
Ceci n'est qu'une petite partie de la littérature (voir annexe 3 Wikipédia) sur le sujet mais avant d'en terminer avec l'histoire de son origine, il est important de souligner que, souvent, les différents noms qui lui sont donnés font référence à sa forme ou à sa fabrication. Par exemple, Trdelník en slovaque vient du mot « Trdlo » qui est un outil en bois pour piler des matériaux dans une stoupa (bûche évidée) car la première caractéristique de ce gâteau est qu'il était enroulé autour d'un bâton avant d'être cuit.