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Bienvenue sur le site de l'Association Française de Psychologie Existentielle (AFPE)


Située à Paris et créée en 2018 pour répondre à de nouveaux besoins, l'AFPE offre une palette de services pour les chercheurs et praticiens qui souhaitent développer leurs compétences dans le courant existentiel.


Les objectifs de l'association

inscrits dans les statuts de l’AFPE sont les suivants :

  • Favoriser le développement académique de la psychologie existentielle en suscitant des recherches, en développant des actions de formation et en favorisant l’implantation de la psychologie existentielle dans les milieux académiques,
  • Encourager la création et le développement d’applications et de pratiques existentielles au niveau des individus et des organisations,
  • Fédérer et reconnaître les professionnels qui interviennent dans le champ de la psychologie et de la psychothérapie existentielle,
  • Médiatiser et vulgariser les connaissances qui émanent de la psychologie existentielle,
  • Favoriser des liens sur le plan international avec d’autres groupes et associations de psychologie et psychothérapie existentielle.

Covid-19 : fragilités et forces de l’existence humaine

Un message de l’Association Française de Psychologie Existentielle

En ces temps troublés et affectés par la pandémie la plus grave depuis un siècle, l’humanité toute entière retient son souffle. Car au-delà de la crise sanitaire et de ses conséquences sociales et économiques, c’est bien la question de l’existence humaine qui semble de nouveau au cœur de nos préoccupations.

Saisi par le caractère soudain du Covid-19, l’être humain plonge soudain dans l’isolement, le dépouillement, pour une durée incertaine ; c’est un stupéfiant contraste avec nos vies frénétiques, nos préoccupations prosaïques et souvent matérialistes. Pourtant, une prise de conscience collective peut émerger. La dernière sans doute était consécutive aux attentats du Bataclan, qui avaient vu l’insensé faucher les nôtres sans prévenir, et nous a laissé sans voix. De nouveau, la fragilité de l’existence humaine et la prégnance de nos destins sont exacerbées. Ce n’est pas un hasard si Albert Camus, existentialiste par essence et romancier de « la peste », est revenu ces derniers jours sur le devant de la scène, en tant qu’auteur majeur pour dépasser la stupeur de l’instant et affronter le sentiment de vertige que provoque un virus ignoré de tous et toutes il y a encore quelques semaines.

Car plus familiers avec les risques technologiques, nous sommes bercés naïvement d’une croyance, qui est d’avoir dépassé les crises du moyen-âge et d’être inscrits, en tant qu’espèce, pour l’éternité. Les certitudes sont tombées. L’effet de la mondialisation prend désormais une nouvelle forme, se teintant d’inévitables combats à mener à armes inégales, ce qui nous pousse à réinterroger son modèle. Le président Macron, dans son allocution télévisée du 16 mars, n’invitait-il pas tout un chacun à prendre en compte le « sens des choses » ?

Il va sans dire que la crise considérable que nous vivons nous interpelle sur la distinction entre la connexion et la distanciation. Ce mécanisme nous rappelle les années Sida, qui ont invité à vivre autrement, pour ne pas transformer l’amour de l’autre en un destin funeste. La mise à distance de notre famille, de nos amis, peuvent être vus comme des évènements douloureux, presque ingérables pour des individus actifs et épris de liberté, de rencontres. Pourtant cette distanciation provisoire peut être considérée comme une souffrance nécessaire, une opportunité pour se recentrer et ne pas rompre le fil de ce qui fait l’humain. Cette prise de conscience d’abord individuelle puis collective peut être une force pour l’humanité. Elle offre l’espoir d’un renouveau, une transformation, une transfiguration vers de nouvelles idées, de nouvelles inspirations au plus proche de l’intelligence humaine, éclairée par nos expériences.

Prochainement sans doute, la vie reprendra ses droits. De nouveau nous voyagerons, utiliserons plus que de raison les ressources de la planète, nous préoccuperons de notre quotidien, de ce qui nous procure du plaisir et en donne aux autres. Aurons-nous tiré, nous l’humanité, les leçons de cette crise majeure ? Aurons-nous saisi ce temps pour nous questionner sur nos modes de vie parfois débordants et excessifs et sur le sens profond de l’existence humaine ? Pourrons-nous envisager des réponses tangibles pour inventer de nouvelles solidarités et mieux vivre ensemble, sans crainte de l’autre ? Cette mise en parenthèse de nos activités, cette distanciation obligée sans commune mesure sont des opportunités pour penser à la société des humains qui pourrait fleurir bientôt. Nous appelons de nos vœux à cette clarification, en favorisant une co-construction au sein des communautés qui permette d’habiter le monde au travers de sa pleine beauté.

Caroline ARNOUX-NICOLAS, Nadia BAATOUCHE, Jean-Luc BERNAUD, Claire DU PELOUX, Mathilde MOISSERON-BAUDÉ, Cyrille PAJAK, Eudes SÉMÉRIA et Laurent SOVET. Association Française de Psychologie Existentielle, https://sites.google.com/view/association-afpe/home, Adresse : AFPE - 3 rue d'Alleray 75015 Paris. E-mail : Association.afpe@gmail.com

Pour information, l’AFPE édite en ligne un annuaire de professionnels sur son site Internet, qui peuvent être contactés pour obtenir du soutien ou des conseils.