Vous avez un bébé, ou vous en aurez un bientôt. Pendant que vous allez travailler, vous confierez votre bout’chou à quelqu’un.
Ce projet d'accueil est là pour que vous puissiez juger mes pratiques, mes valeurs, afin de vérifier si cela correspond à ce que vous recherchez.
Mon profil est dans la page qui-suis-je
Mon projet d'accueil est axés sur 3 grandes priorités :
la première, toujours prioritaire, est : (I) le respect de l'enfant, et de ses rythmes
Ensuite, je me concentre sur : (II) le développement du langage et (III) la motricité libre
Viennent ensuite toutes les autres activités (pâte à modeler, dessin, gommettes, cuisine, peinture...) comme les sorties (IV)
Voici un exemple d'une journée type.
Il y a la théorie, ce qu’on apprend en formation, il y a les autres bébés, et puis il y aura votre bébé.
Il sera unique, il aura son propre rythme. La plupart du temps, je l’accueillerais quand il sera encore un nourrisson. Il n’aura aucun horaire, ni pour dormir, ni pour manger, ni pour être changé, ni pour s’éveiller, etc.
Ce sera à moi de m’adapter à lui, et de répondre le plus rapidement possible à ses besoins.
Petit à petit, il grandira, à son rythme. Il apprendra à patienter quand il sera plus grand, au fur et à mesure, quand il aura moins besoin de dormir, qu’il espacera naturellement ses biberons et repas, etc. Il apprendra à s’asseoir, à construire des tours, à respecter les tours des autres enfants. Même à 2 ans, même à 3 ans, il sera toujours unique, avec son propre développement, son rythme, ses préférences pour manger, jouer etc.
Je mettrais tout en place pour assurer son bien-être physique et psychique, et répondre à tous ses besoins.
Mes formations (montessori, CNV, etc,) m'ont appris à me remettre sans cesse en question, à observer avec bienveillance, à m'exprimer de façon non violente, à traiter avec respect chaque individu, à faire attention à la VEO (Violence Educative Ordinaire) sous toutes ses formes. A mettre en place les limites sécurisantes pour les bébés, d'une façon autoritaire pour la sécurité, et avec plus de souplesse pour le reste, sans être permissive.
Le développement du langage est très important.
Il dépend entièrement de son entourage (un bébé adopté parlera la langue de ses parents adoptifs, pas de ses parents biologiques). Une sécurité affective est primordiale pour être détendu, se sentir écouté. Et en grandissant, s’exprimer à voix haute, poser des questions, etc.
Votre enfant aura toute mon attention, toute ma bienveillance. Et toute mon expérience au service de son bien-être.
Cela commence par des repères dans la journée, qui sont sécurisant. Plus il y a de routines, et mieux c’est. Et tout respectant les rythmes de tous les bébés accueillis. Pour cela, les journées types sont un support.
Cela commence par le matin, avec un sourire, un « bonjour ». Puis une fois tous les bébés arrivés, il y aura le moment « lapinou ». Toujours à la même heure environ.
Le lapin sort de son chou, dit « bonjour », les enfants peuvent lui répondre. Puis nous chantons. Des petites bêtes sont cachées à l’intérieur. Je change plusieurs chansons minimums.
Et selon l’envie des enfants, cela peut durer longtemps ! Les bébés ne sont pas obligés de rester assis, ni même de m’écouter. C’est une proposition, comme toutes mes activités, facultative. Et quand parfois ils ne sont pas intéressés, je chante quand même, car d’une part, cela leur donne un repère temporel, et d’autre part j’adore ça !
Ensuite, nous pouvons sortir. Sauf en cas de mauvais temps, de bébés malades ou encore en train de dormir. C’est un moment qui n’est pas fixe, et qui évolue et où je m’adapte. Je prépare mes espaces de travail à l’avance :
donc j’aurais à ma portée du matériel pour dessiner, peindre, coller des gommettes, faire un gâteau, jouer avec de la pâte à modeler ou de la pâte à sel, etc.
des jouets/jeux sortis en fonction des âges des bébés
un parcours de motricité
le coin lecture toujours à disposition : je passe beaucoup de temps à lire
Et pendant toute la journée, je parle. Beaucoup. Pour mettre des mots sur ce que les bébés font, ressentent, sur ce que je fais. Tout est prétexte à l’échange, même le change (voir point 8.)
J’utilise le langage du « je ». Un enfant de 2ans et demi et + peut me dire : « je suis en colère, je suis frustré parce que j’arrive pas à faire mon puzzle ! ».
Je parle normalement : je ne parle pas de moi à la troisième personne. Il est important que les bébés apprennent à parler correctement dès le départ, sans à avoir à désapprendre plus tard et apprendre à nouveau à parler. Lui, il peut parler le langage « bébé », et il utilisera le « je » à son rythme (entre 2 et 3 ans). Et moi, je parle normalement, avec des phrases simples, lentement et en articulant bien. Et plus il parlera, plus j'adapterai mon langage (une voiture -> une voiture bleue -> une belle voiture bleue etc.).
Et c'est aussi ce qui est attendu à leur entrée en petite section de maternelle : savoir parler et bien articuler. Les différences de niveaux sont parfois énormes d'un enfant à un autre du même âge (né le même mois).
La motricité libre, c’est tout simplement laisser bébé libre de ses mouvements, sans les entraver, en le laisser aller à son rythme, et sans le mettre dans une position qu’il n’a pas acquis seul.
En pratique, je vais poser votre nourrisson sur un tapis, sur le dos. Je ne le poserais pas sur le ventre. Toujours sur le dos, et une fois qu’il sera capable d’attraper un objet, et de le lâcher, il commencera à se balancer à droite et à gauche, développant ainsi ses muscles. Je serai là, avec lui, avec des jeux de stimulation, où en essayer d’attraper son hochet, il apprendra seul à se retourner et se musclera aussi le cou. Il aura alors suffisamment de force pour se remettre sur le dos.
Bien sûr, au moment du change, ou de l’habillage, il aura l’occasion d’être posé sur le ventre. Mais pas seul sur un tapis d'éveil.
De la même façon, je ne le poserai assis sur le tapis tant qu’il ne saura pas lui-même s’asseoir. Je ne le ferais pas marcher tant qu’il ne sera pas se mettre debout, ni le ferai descendre un toboggan qu’il ne serait pas capable de monter. C’est très important de le laisser bébé se développer et surtout se muscler à son rythme.
La transat me servira uniquement à poser bébé après un biberon, une fois son rot fait, et le temps qu’il digère, s’il ne m’est pas possible de le garder dans mes bras.
Cela veut aussi dire : proposer un environnement adapté à l’enfant qui grandit. Car une fois qu’il sait se déplacer, il cherchera à grimper. C’est pour cela que j’ai fait l’acquisition de structure, notamment un triangle, une arche et leurs planches et des modules de motricité en mousse, pour proposer des parcours libres.
Tous les enfants qui entrent à l’école maternelle savent marcher et courir. Mais lors des parcours de motricité, tous ne savent pas se retourner, enjamber, et ni même descendre. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas un environnement qui leur aurait permis de le faire. Les crèches sont bien équipées, avec en général une salle dédiée, mais le souci est que l’enfant ne peut pas y aller à sa guide, seulement à certains moments, en groupe, et donc pas toujours à son rythme.
Chez moi, votre enfant y aura accès presque tout le temps, avec des parcours renouvelés tous les mois (ou plus si nécessaire). Et comme je ne le soulèverai pas pour qu’il monte, en essayant encore et encore, il se musclera, et le jour il arrivera à monter, ce sera très doucement, lentement, et il aura la force de descendre. Il sera fier de lui-même, de ce qu'il aura réussi à faire seul. Il aura appris à avoir confiance en lui, en sa force, à persévérer et à être patient.
Et s’il tombe sur le tapis, il saura quand il sera prêt à recommencer l’expérience (comme pour la marche). Il apprendra l’expérience du vide, sans se faire mal.
Je pratique la motricité libre depuis très longtemps. Les bébés ne marchent pas plus tard ou plus tôt. Je constate qu’aux parcs, il y a plus de sécurité, puisque les enfants ne tombent pas (ils ont appris à la maison). Et moins de frustration, car ils ne demandent pas sans cesse une activité qu’ils ne savent pas faire seuls (comme le toboggan ou les jouets à ressorts). Ils sont plus autonomes dans leurs jeux .
Si je peux sortir tous les jours, je le fais !
Bien sûr, ce n’est pas toujours possible, car le respect des rythmes de chacun est prioritaire. Et donc, le moment de la promenade sera principalement le matin, ou après le gouter, selon l’heure de départ des enfants accueillis.
Je fréquente beaucoup le parc de lussy, et parfois le parc bordelais. Respirer un air frais dehors, se promener dans la nature, voir le soleil... autant d'activités importantes.
Je vais également au RAM (Relais Assistante Maternelle), renommé RPE (Relais Petite Enfance). J’y vais une fois par semaine, parfois deux, selon les disponibilités et les activités.
Cela permet un autre type de sociabilisation pour les enfants, cela leur permet de faire des activités en grand groupe (par exemple des grandes frises). Parfois, je pouvais également participer au repas collectif (où chaque AssMat apportait un plat, et nous mangions avec tous les enfants en âge de se tenir assis sur une chaise.
C’est aussi pour moi l’occasion d’échanger et de me ressourcer.