Éléments architecturaux et immobiliers
Ornements extérieurs :
Deux modillons du clocher qui présentent les traits d'un visage grotesque ;
Les baies géminées à colonnette du clocher ;
Un groupe en pierre du XIVe siècle qui représente saint Martin à cheval partageant son manteau (restauré en 1806, traces de polychromie), classé en 1908 :
A l'intérieur :
Baptistère en pierre calcaire du XVe siècle, classé en 1906, composé d'une grande vasque ronde à margelle octogonale reposant sur un pied cylindrique de plus petit diamètre et ornée d’un évêque mitré debout sous un dais, de bustes (peut-être des saints), de feuilles et d’oiseaux picorant sculptés en relief (bas-côté sud) :
Culot à tête d'homme (nef) :
Clefs de voûte : quatre clés sont ornées d'un écu, dont deux représentent le blason de la famille de Brie (nef) et celui de la famille de Ravenel (chœur) ; une autre clef, plus ancienne, est ornée d'une fleur et d'une tête d'homme (chevet) :
Voûte Renaissance (chapelle de saint Antoine) :
La quasi totalité des voûtes date de la période du XIIIe siècle au XVe. Il s'agit de voûtes sur croisée d'ogives quadripartites, dont les voûtains et nervures reposent soit sur des piliers, soit sur des chapiteaux semi intégrés aux murs, soit sur des culots tenant également aux murs (voûtes des bas-côtés et des chapelles). Le chevet est lui aussi voûté d'ogives, avec formerets portés par des colonnes à chapiteaux à crochets. La voûte du croisillon gauche, où d'importants travaux ont été effectués en 1555, se distingue toutefois par ses ornements - liernes, tiercerons et clés pendantes ornées de feuilles d'acanthe - caractéristiques de la Renaissance.
Dalles funéraires de René de Maupeou (1663-1734) et d'un membre de la famille de Ravenel (martelées à la Révolution et déplacées en 1855 dans le chœur) :
Vitraux composés en 1873 par Bourgeois, à Paris :
Christ en croix (bois polychrome, XVIIe ou XVIe siècle) :
Fixé aujourd'hui sur un pilier du chœur, il se trouvait autrefois sur une poutre qui traversait ce dernier, d'un pilier à l'autre. Il fut déplacé entre 1833 et 1835 au-dessus du maître-autel, lorsque la poutre fut retirée. On constate que les deux bras de la croix ont été raccourcis et taillés en biais, probablement pour la loger dans une ogive.
Statues :
L'église renferme plusieurs statues, dont plusieurs se trouvaient avant 1833 sur une poutre traversant le chœur :
Éducation de la Vierge, en pierre polychrome du XVe siècle, classée en 1972 (chapelle de la Vierge) ;
Vierge à l'Enfant, en pierre originairement polychrome, XIIIe-XVe siècle, classée en 1906 (chapelle de la Vierge) ;
Saint Antoine ermite, en pierre calcaire du XVIe siècle, classée en 1972 (bas-côté sud) ;
Saint Nicolas, en pierre du XVIe siècle, classée en 1980 (bas-côté sud) ;
Christ en croix en bois polychrome, du XVIe ou du XVIIe siècle, inscrit en 1980 (nef) ;
Vierge douloureuse en bois du XVIe ou du XVIIe siècle, classée en 1938 (chapelle de la Vierge).
Deux autres statues anciennes mutilées se trouvent dans le bas-côté nord : un saint mitré (saint Eloi ?) privé de ses mains et un saint Roch (inscrit en 1979) parfaitement reconnaissable à son habit de pèlerin et à sa plaie à la cuisse mais ayant perdu sa tête, un bras, une partie de ses jambes et le chien qui se trouvait à ses pieds et dont seules des traces de chevillage subsistent. Une autre, sans tête ni mains et dont le drapé présente des traces de couleur bleue (datée du XVIe ou du XVIIe siècle, inscrite en 1980) a été retrouvée dans le clocher.
Toiles :
L'église renferme quatre toiles dignes d'intérêt :
Saint Antoine et son cochon (XVIIIe siècle), inscrite en 1979 et restaurée en 1997 (cadre à gauche du portail) ;
Annonciation (XVIIe siècle, copie partielle et inversée de l'Annonciation de Philippe de Champaigne), inscrite en 1979 et restaurée en 1997 (cadre à droite du portail) ;
Montée au Calvaire (XVIIIe siècle), classée en 1980 (cadre dans la chapelle de la Vierge) ;
Vision de saint Hubert (XVIIIe siècle), classée en 1980 (toile du retable de l'autel de saint Hubert, dans la nef).
Autels :
Le maître-autel, situé dans le chevet, est remarquable par sa forme de tombeau en bois peint et doré (troisième quart du XVIIIe siècle). Classé en 1984 mais se disloquant dangereusement, il a été entièrement restauré en 1986-1987.
Deux autels de la même facture (inscrits en 1979) se trouvent dans les chapelles latérales : l'autel de la Vierge en bois peint et doré, reposant sur deux pilastres d'ordre dorique (rénové en 1866 et remplacé ultérieurement par un autel en pierre tout en conservant le fond en bois) ; l'autel de saint Joseph (chapelle de saint Antoine) également en bois peint et doré avec encadrement en boiseries.
L'autel de saint Hubert, dans le transept, se caractérise par sa forme de coffre trapézoïdal, ses parois vitrées, son retable convexe en bois sculpté épousant la courbe du pilier d'appui, ses pilastres ioniques surmontés de pots à feu et une peinture sur toile représentant la Vision de saint Hubert (fin XVIIIe siècle). L'autel, le retable et la toile ont été classés en 1980 et restaurés de 1997 à 1999.
Deux autres autels de moindre intérêt se trouvent aussi dans le transept (autel de saint Martin et autel du Sacré-Cœur).
Chaire à prêcher et banc d’œuvre :
L'église est dotée deux deux pièces d'ébénisterie du troisième quart du XVIIIe siècle qui se font face dans la nef :
une belle chaire en bois taillé (classée en 1980) dont la cuve est ornée d'attributs épiscopaux (mitre, crosse et étole entrelacées) et l'intérieur de l'abat-voix est peint peint en bleu est orné d'une colombe dorée.
le banc d'œuvre, transformé en autel, dont le dais à intérieur bleu et motif doré rappelle celui de la chaire (inscrit en 1980).
Stalles de chœur :
On peut voir dans le chœur deux rangées de cinq stalles se faisant face. Plusieurs de ces stalles, du troisième quart du XVIIIe siècle, sont munies d'une miséricorde, petite console fixée à la partie inférieure du siège et permettant de prendre appui sur elle en se tenant debout lorsque l'assise pliante est relevée.