J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13
Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette !
Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval.
Un dernier regard vers Kagbeni,
puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki.
Kagbeni disparaît au loin dans la vallée
Erosion !
La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki.
Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc !
Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe,
avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement.
Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir.
Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western.
Comme aux abords de chaque village, des chorten.
Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier.
Nous longeons les petits champs,
avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé !
Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO !
Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m.
Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout !
Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour.
Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle !
Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il.
Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi.
Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort !
Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières.
Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge.
Il joue à cache-cache avec les nuages.
L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge !
Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité.
Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang.
Nous profitons des derniers rayons du soleil,
et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri,
juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...