Citations


Sans les arbres 

dans lesquels il joue, 

le vent resterait invisible.

Christiane SINGER

 
 "Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu'elle a été dite, ni croire aux traditions parce qu'elles ont été transmises depuis l'Antiquité; ni aux "on dit" en tant que tels, ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits; ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un être spirituel; ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire; ni à ce qui paraît être une nécessité analogique; ni croire sur la simple autorité de nos maîtres ou instructeurs.

 

Mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment. 

 

C'est pourquoi je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d'après ce qui vous a été dit, mais conformément à votre expérience personnelle et puis agir en conséquence et généreusement.

 

En conclusion :

 

Ne vous fiez pas à l'enseignant, mais à l'enseignement qu'il donne. Ne vous fiez pas à de simples paroles, mais à leur sens au-delà. Ne vous fiez pas au sens littéral, mais au sens définitif. Ne vous fiez pas à la conscience grossière, mais à la sagesse ultime qui réalise la véritable signification.

 

Par contre :

 

Fiez-vous au message du maître, non à sa personnalité. Fiez-vous au sens, non aux mots seuls. Fiez-vous au sens ultime, non au sens relatif. Fiez-vous à votre esprit de sagesse, non à votre esprit ordinaire qui juge."

Kâlâma Soûtra

ou l'Accès aux libres examens

 
 



Se rendre disponible pour la pratique de zazen
C’est pratiquer ensemble, régulièrement, assidûment
Cette pratique de zazen transforme notre manière de vivre
Elle nous rend plus disponible à tout et à tous
Disponible pour la vie véritable
A l’écoute et à la présence de l’autre
Ainsi, nous expérimentons la vacuité du zen
C
e n’est pas le vide, ce n’est pas rien
C’est au contraire la plénitude
L’absolu de la disponibilité
Faisons l’effort ensemble
Nous rendre de plus en plus disponible
Pour la pratique de zazen
Pour tous les événements de la vie
C’est cela la véritable vacuité
Le véritable monde du zen
La disponiblité totale.

Claude DURIX

 


Le chant de la forêt dépend de l’âme du vent

Dôjo, cela signifie le - lieu où l'on étudie la Voie. Ce n'est donc pas seulement une salle de réunion, un banal local. C'est une chose vivante. Ce n'est pas seulement un lieu géographique, mais l'esprit même de tous ceux qui sont unis pour cette élude.

On compare souvent le dôjo à une forêt où croissent de nombreux arbres d'espèces variées. Si le vent souffle en tempête sur la forêt, il détruit les plantes fragiles. Mais si la brise est pure et légère, alors les aiguilles des pins, les feuilles des arbres font entendre un chant mélodieux qui inspire musiciens et poèles.

« Le chant de la foret dépend de l’âme du vent. »

Dans cette forêt qu'est notre dôjo, c'est vous qui êtes l'âme du vent. C'est votre esprit qui détermine la vie de ce dôjo. Ce sont vos efforts qui en ont fait déjà ce qu'il est, et ce sont vos efforts constamment renouvelés, votre opiniâtreté, voire régularité dans la pratique de zazen, ici et maintenant, qui lui insuffleront la  vie. C'est cela la vie du dôjo. Le chant de cette forêt où nous sommes dépend de vous, de l'esprit que vous y apporterez. Le dôjo, la Voie du zen, c'est la vie pour vous, mais vous êtes aussi la Vie pour le dôjo, vous êtes la Vie du zen. C'est votre esprit, votre effort qui en fera le vrai dojo le lieu où l’on étudie vraiment la Voie.

Le dôjo c'est aussi une image profonde et réelle du Cosmos tout entier et la Vie Cosmique, c'est vous, chacun de vous, suivant votre nature particulière. Vous êtes la Vie de ce dôjo, vous êtes la Vîe du Monde, vous êtes complètement, totalement, fondamentalement unis à La Vie Cosmique. Dans ce nouveau dôjo continuez zazen comme cela a été fait depuis des millénaires dans d'autres dôjos du monde entier.

Claude Durix (Zen ou l’esprit de l’eau courante et du rayon de lune)