Voyage
J’ai croisé l’amertume
Cent heurts
Personne
Une vague
Caressé la douceur
Elle enlaçait mes insomnies
Brouillard
Emmitouflé,
Frêle
Je trébuche
Peines
Déplacement sourd
Vaine personne
A mon secours
Nulle pitié
Emois,
Fourbes ricanements
Vautours et squelettes
Tournoient
Le jour se réveille à peine
Je plains la cité endormie
Assourdissant silence
Je m’éteins
Enfance
Innocence,
La vie m’effleure sur son passage
Trompé,
Je la caresse de vive voix
Craintes,
Je m’en protège,
Réfugié au plus profond de moi
Candide
Errance,
J’admire le monde
Peuple inconnu
Horizons lointains
Je me découvre
Froideur maligne
Peurs singulières
Seul
Ennui
Sans cri,
Blotti dans le ressac de mon coeur
Tourmenté,
Plaines avides
J’ai guetté ton départ
Vivre,
Ivre cheminement,
En vain
Altitude,
L’ombre évanouie
De ta voix m’enchante
J’écume les lueurs de ma nostalgie
Méandres
J’erre à la poursuite de mon ombre
Je passe au rouge
Angoisses déraisonnables
Route côte merveille
Je transporte mes doutes
Ma mémoire en garde trace
Coeur avide, rêves sourds
Nu au vent, solitaire
Paresse
Embrumée, voluptueuse
Tu m’enlaces
Pour seul souffle
Le chuchotement du vent
Un instant,
J’ai cru arrêter le temps
Vaste désinvolture
Je revêts ma carapace
Pures illusions
La vie a repris son cours
Ce monde sourd crie à mes oreilles
Je continue ma route, égaré et amer
Regrets
J’ai souvent joué avec ton ombre
Venant à ta rencontre,
Tu disparaissais
Me narguant
Parfois je t’ai apprivoisé,
Tu habitais mes rêves,
Mes pensées les plus folles
M’empêchant d’agir
Puis ma vie s’est occupée de moi,
Ma culpabilité s’est dissipée
Le poing vengeur
Je m’abandonnais
Solitude
Je blêmis,
Côtoyant l’indifférence humaine,
Mes absences se reflètent,
Florissant de soucis le coeur de ma pensée
Je me sens enveloppé par ce bruyant silence
Scène d’orage, rage obscène
Nulle écoute, libertés sauvages
Je pars
Rencontre
J’ai chatouillé le sable
Profond silence
Les lucioles
Ombraient les étoiles
J’ai enfin vu le monde…
Derniers soupirs
Des murmures résonnent.
J’écume mes regrets.
Nu, dos au vent.
Je rejoins les étoiles.
Le ciel s’assombrit.
L’ignorance de mes rêves.
Elles pleurent.
Père
Coeur fendu.
Maintes fois brisé
Sagesse
Un souffle salvateur
L’ombre me réchauffait
J’ai contemplé la vie
Simplement
Le silence de l’ennui m’endort.
Vogue la vie
Les étoiles rieuses dansent
Dans la nuit sourde endolorie
Je m’enveloppe et je pars.
Tranquillité
L’ombre de la terreur
Me narguait
Ses affres
Je m’accrochais aux étoiles fuyantes facétieuses
Un océan de vie
Peines
J’ai cherché
Ta voix
Un délice évanoui
Seul
Les oiseaux déchiraient les cieux
Perle
Ma muse,
Malicieuse
Troublante sirène
Je picore ton sourire éphémère
Je plonge au fin fond de tes yeux
Nul battement de cils
Me noyant dans leurs profondeurs exquises
Mon coeur rouge braise s’exalte
Ta fraîcheur limpide m’emporte,
Tourbillon brûlant
Pour seuls bruits
Vagues murmures
L'illusionniste
L’orpailleur
Assoiffait la solitude du fleuve
Les cieux soupiraient
D’ocres spores cosmiques
Le temps agenouillait
Des criquets médusés
L’ombre du dépit
Furtive innocence
Eva
Tes billes d’acier
Embaument les étoiles
D’un pas gracile
Tu souris ton insouciance
J’ai amarré dans tes rêves
Petit lutin
Soif de ma vie
L'alchimiste
Les scarabées lubriques dansent
Frénésie éphémère
Le jour éteint ses yeux
La petitesse humaine pleure
Un répit salvateur infini
Les étoiles embrassent le fleuve pailleté
Danse
L’aube crépitait d’impatience
Je voulais le lui dire
Mon indolence m’enivrait
Longtemps j’ai attendu
Le train des songes
La rivière fauve transpirait
Les pleurs d’une femme
Les heures à reculons dansaient
Errance
Le port écarquillé
Des hippocampes ambrés
Qui saoulaient mon errance
Vivre l’infini
La ruelle de mon âme
J’ignorais tout
Mes sourcils fronçaient les nuages
Une pluie d’or
Je m’en nourrissais
Le coeur constellé de lunes
Eternité
Le guet-apens entrebâille ses courants d’air
Un puits
Les muses s’y rafraîchiront
Un rêve silencieux
Mon âme fourmillait à tue-tête
L’entrelacement des pierres
La mer
Ses rêves s’étaient enrhumés
Les étoiles réfléchiront la noirceur de son âme
Passait un lézard craquelé par les travers de la vie
Etre quelqu’un d’autre
La mort piquante a cligné des yeux
La valse des embruns
Une femme le coeur iodé
Automne
Les feuilles pleurent
En un profond silence
Inlassablement
Le sablier écume les couleurs
D’un souffle inachevé
Contemplation
La nuit fuyait le port endormi
Pour ombres mes racines embaumant les dieux
Pour seules certitudes
Le souffle de l’imprévu