05 Directeur de publication chez Hachette-Récits de voyages-

 
 
 
 
 
 
 
 
Les illustrations de ce site ont été présentées en 2007, à l'occasion d'une conférence
 on peut les agrandir d'un simple clic.
 
 
La rencontre d'Edouard Charton avec Hachette a été déterminante,
elle lui a donné l’occasion de dépasser le cadre du Magasin pittoresque et d'atteindre
de nouveaux lecteurs grâce au journal de voyages Le Tour du Monde et à la collection d'ouvrages de vulgarisation la Bibliothèque des Merveilles.
 
 
 
 
 
 
 
L'importance des illustrations est une constante dans toutes ses entreprises éditoriales et tout particulièrement pour Le Tour du Monde
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Édouard Charton et les récits de voyages.
 
 
Édouard Charton a publié en 1854 et 1855 quatre volumes de récits de voyages, illustrés. Le titre très détaillé annonce les ambitions de l'auteur qui a rassemblé, quelquefois fait traduire et annoté les textes. Il a aussi fait des recherches iconographiques dont il souligne l'intérêt dans la préface du premier volume:
 
Voyageurs anciens et modernes
ou choix de relations de voyages les plus intéressantes et les plus instructives
depuis le cinquième siècle avant Jésus-Christ jusqu'au dix-neuvième siècle.
 
Ces ouvrages ont été édités aux Bureaux du Magasin pittoresque, avec une présentation et une typographie très proche de celle du Magasin car il s'agit "de réunir, en quelques volumes d'un prix peu élevé, les relations de voyages qu'il est le plus utile de connaître et qui méritent une place, dans les bibliothèques les plus modestes, à côté des principaux historiens et des chefs-d'oeuvre littéraires." (Edouard Charton-avant propos vol I)
 
 
 

La Société de Géographie de Paris.

  

 

Édouard Charton est admis membre de la Société de Géographie de Paris le 15 avril 1859 juste avant le lancement du Tour du Monde.

  

Il avait déjà ouvert les colonnes du Magasin pittoresque à des voyageurs contemporains, mais il avait besoin du puissant relais que constituait la Société de Géographie pour rencontrer explorateurs et voyageurs et pour correspondre avec les Sociétés de Géographie des autres pays, car le réseau patiemment tissé à la Direction du Magasin pittoresque n’était pas suffisant pour mener à bien sa nouvelle entreprise. De plus, l’esprit de la société correspondait bien à sa soif de connaissances.

 

En 1884, il en était membre d’honneur
 
 
 
 
Collaborateur de la Librairie Hachette
 
Le Tour du Monde - Un journal de voyages
 
 
De 1853 à 1859, il est question à deux reprises de sa collaboration avec Louis Hachette. D'abord pour une revue avec Jules Simon, puis pour
participer au Comité de Rédaction d’un journal dont le titre aurait été La France Coloniale et Maritime. Ce journal, finalement publié sous le titre Revue algérienne et coloniale cessera vite de paraître.
 
 Charton devient réellement collaborateur de la Librairie Hachette
en prenant la direction de la revue Le Tour du Monde.

 

 

 

 

 

Le premier numéro paraît le 1er février 1860.

Très attaché à sa collaboration avec les éditions Hachette et, plus particulièrement au Tour du Monde, Édouard Charton assuma la direction de cette publication jusqu’en 1889.

 

Charton, qui venait de connaître le succès avec son livre, “Voyageurs anciens et modernes” et qui avait derrière lui l’expérience de vingt-sept années de direction du Magasin pittoresque, était vraiment l’homme de la situation, celui qui ne pouvait que mener à bien cette entreprise.

 

Vraisemblablement en fut-il à l’origine? C’est ainsi qu’il le présente à son ami Bersot en mai 1860. Une lettre qui traduit aussi l’enthousiasme avec lequel il s’attela à la tâche.

 

De là, Le Tour du Monde qui fait suite aux relations antérieures à notre siècle. Nous nous proposons de ne donner que des voyages contemporains…Nous préférons les voyages inédits…Il faut que nous fassions connaître les travaux de voyageurs étrangers…nous avons les meilleurs graveurs, les meilleurs dessinateurs de Paris. Édouard Charton lettre à Bersot

 

La publication était hebdomadaire, cinquante-deux livraisons par an, en deux semestres, ce qui représente 416 pages de récits et de gravures, par semestre, complétées par une table des matières et une table des gravures également semestrielles.

 

Édouard Charton ne rédigea aucun avant-propos ou introduction pour présenter le premier numéro. Après six mois de publication, il fit le point et précisa ses objectifs dans un texte destiné aux lecteurs.

 

 

Le succès fut immédiat et le journal rapporta des sommes considérables par les traductions de ses articles et par les cessions des gravures sur bois qui l’illustraient. J. Etienne

 

Il fut publié de 1860 à 1913. En 1914  la parution cessa à la fin du premier semestre pour cause de guerre. Pour la même raison, il n’y avait pas eu de publication en 1871.

 

Après six mois de publication, il fit le point et précisa ses objectifs dans un texte dont voici quelques extraits.

 

 les objectifs

 

 Le Tour du Monde a pour but de faire connaître les voyages de notre temps, soit français, soit étrangers, les plus dignes de confiance, et qui offrent le plus d'intérêt à l'imagination, à la curiosité ou à l'étude.

 

Il admet de préférence les relations inédites, mais il a place aussi pour celles qui, déjà publiées, ne sauraient être omises dans un tableau complet des explorations contemporaines de notre globe…bien résolus à ne négliger aucun effort pour nous avancer dans toute voie raisonnable d'amélioration et de progrès, nous avons confiance que nous arriverons à satisfaire, aussi complètement qu'il est possible, les lecteurs éclairés qui cherchent dans des voyages des éléments variés tout à la fois de distraction agréable et d'instruction solide.

 

Le public visé

 

Le Tour du Monde n'est, du reste, destiné à aucune classe spéciale de lecteurs. Il répondrait mal à l'intention de ses fondateurs s'il n'était aussi varié et aussi universel que son objet même, qui est le spectacle vrai et animé de la nature et de la vie humaine sur toute la surface de la terre.

 

les illustrations

 

 

Il paraîtra naturel toutefois que nos efforts tendent à donner aux gravures du Tour du Monde une importance égale à celle du texte même. Si dans les œuvres poétiques ou romanesques les gravures ne sont qu'un ornement, dans les relations de voyage elles sont une nécessité. Beaucoup de choses, soit inanimées, soit animées, échappent à toute description : les plus rares habiletés du style ne parviennent à en communiquer à l'esprit des lecteurs qu'un sentiment vague et fugitif. Mais que le voyageur laisse la plume, saisisse le crayon, et aussitôt, en quelques traits, il fait apparaître aux yeux la réalité elle-même, qui ne s'effacera plus du souvenir…

 

 

La contribution des Voyageurs et l’avenir

 

 Nous sommes heureux d'avoir à constater l’empressement des voyageurs les plus honorables à nous aider de leurs conseils et à nous communiquer les documents qui peuvent nous être utiles. Ce concours qui nous était indispensable, l’accueil bienveillant que le public a fait à nos débuts, les encouragements de la presse française et étrangère, nous permettent d'espérer que Le Tour du Monde est venu à son heure et qu'il est dès à présent en mesure de mériter que l'on ne doute pas de son avenir. Il s'offre, comme un moyen de publicité facilement accessible aux voyageurs que décourageait souvent la rareté des éditeurs ou l'espace trop restreint dont pouvaient disposer en leur faveur les journaux et les revues. Nous n'attendrons pas, d’ailleurs, que l'on vienne à nous.

 

 

Les origines des récits

Les origines des récits
 
Les Voyageurs

 

 

Dès la première année, paraît un article en trois parties “Excursions dans le Dauphiné” dAdolphe Joanne et Elisée Reclus.

Élisée Reclus était géographe comme Adolphe Joanne avec lequel il collabora à la Librairie Hachette de 1857 à 1871. Il faisait partie, avec son frère Onésime, de l’équipe rédactionnelle des Guides touristiques Joanne.
 
 
 
 
 

Le “Voyage en Espagne” de Gustave Doré et du Baron Davillier se déroula en 1862. Le premier article fut publié en 1863. Il y eut une douzaine d’articles au total, publiés régulièrement chaque année, pendant dix ans. Le récit, illustré de nombreux dessins de Gustave Doré, constitue un remarquable témoignage sur l’Espagne et ses habitants.

 

Victor Duruy appartient à la catégorie des lettrés qui aidèrent les lecteurs du Tour du Monde dans leur découverte de l’Europe.
 
Il fait aussi appel à des écrivains, tel Camille Lemonnier ( le Zola Belge), auteur d'une longue série d'articles sur la Belgique. Concernant la partie de ce récit consacrée aux régions industrielles de la Belgique, voir le résumé de ma communication au congrès du CTHS, publiée en 2008 (Références de la publication); Hachette croît à l'intérêt de ce texte, une affiche publicitaire de l'année 1881 met en bonne place l'hôtel de ville de Bruxelles.
 
 
 
 
 
Désiré Charnay, voyageur éclectique, parcourut le Yucatan une première fois en 1860, se rendit à Madagascar en 1862, visita le Chili à travers la Pampa et la Cordillière en 1876, l’Australie et l’Indonésie (Java) en 1878, retourna au Mexique et en Amérique centrale en 1880, au Yucatan en 1886. Il occupait une position intermédiaire, un peu plus qu’un simple voyageur sans être réellement un explorateur. Il fut à son époque un des principaux spécialistes du Mexique.
Il fit au cours de ses voyages de véritables reportages photographiques qui lui valurent la notoriété. Bien sûr, à l’époque qui nous intéresse, l'illustration de ses récits ne pouvait pas utiliser directement les photographies et il fallait passer par la reproduction gravée, mais ses photographies connues des spécialistes ont été exposées en 2007 au Musée du Quai Branly.
 

 

 
 
 
 

 

Les conquérants des sommets et les explorateurs des gouffres

 

À la frontière entre voyage et exploration, se situent ces “conquérants de l’inutile” qui, dans des contrées bien connues, s’aventurent à la conquête des sommets ou à la découverte du monde souterrain.

 

En cette deuxième moitié du 19ème siècle, l’alpinisme était une aventure nouvelle. Le Tour du Monde s’y intéressa. Exemple caractéristique, en 1872, Adolphe Joanne rédigea un texte inédit d’après les récits du vainqueur du Cervin sous le titre Escalades dans les Alpes par M. Édouard Whymper 1860-1869.

Quant au monde souterrain, c’est le fondateur de la spéléologie en France, Édouard Alfred Martel, qui eut l’occasion de transmettre à ses concitoyens son expérience au gouffre de Padirac, par l’intermédiaire d’un article rapidement publié dans Le Tour du Monde.

Il faut associer à ces deux types d’exploration, la conquête du ciel. Le Tour du Monde lui consacra un article (sur la période “Charton” 1860-1890), écrit et illustré par Gaston Tissandier, en 1875.

 
 

 Les explorateurs et les militaires

 

 
 
Parmi les récits publiés dans Le Tour du Monde, Il faut réserver une place particulière à ceux du naturaliste Henri Mouhot.

À l’âge de 18 ans,il enseignait le français à Saint-Pétersbourg. Pendant douze ans, il sillonna la Russie des Tsars, de la Crimée à la Pologne. Installé à Jersey, il y épousa, à trente ans, la fille de l’illustre médecin explorateur écossais Mungo Park, disparu en Afrique en 1805. Entre 1858 et 1861, il effectua trois expéditions au Siam et en Indochine. À la fin du mois de novembre 1859, il découvrit le site d'Angkor.

 

Le récit intégral de sa découverte, récit dans lequel Henri Mouhot réussit à faire partager sa fascination et son enthousiasme aux lecteurs, parut en 1863, dans Le Tour du Monde. Les objectifs du Directeur de publication, Édouard Charton furent atteints, au-delà de toute espérance, aucune autre aventure d'explorateur français du 19ème siècle n'eut un tel impact sur l'imagination populaire.

 

 
 
 
Nous mîmes une journée entière à parcourir ces lieux, et nous marchions de merveille en merveille, dans un état d'extase toujours croissant. Ah! que n'ai-je été doué de la plume d'un Chateaubriand ou d'un Lamartine, ou du pinceau d'un Claude Lorrain, pour faire connaître aux amis des arts combien sont belles et grandioses ces ruines peut-être incomparables, seuls vestiges d'un peuple qui n'est plus et dont le nom même, comme celui des grands hommes, artistes et souverains qui l'ont illustré, restera probablement toujours enfoui sous la poussière et les décombres. Henri Mouhot

 

Lorsque ces lignes paraissent, Henri Mouhot est déjà mort au cours de sa troisième expédition, victime d’une fièvre, en novembre 1861 au Laos.
 

Francis Garnier appartient à cette catégorie d’officiers de marine explorateurs qui collaborèrent au Tour du Monde. Son récit, publié sous le titre général “Voyage d’exploration en Indo-Chine”, relate un voyage, entrepris sur ordre du gouvernement français, de 1866 à 1868. La publication s’étala sur plusieurs années, avec une interruption pendant la guerre de 1870, soit vingt-six livraisons jusqu’en 1873. Francis Garnier n’eut pas le temps de mettre de nouveau projet en œuvre, il fut tué la même année, 1873, par des “pirates tonkinois”, à Hanoï.

Un autre membre de la mission, M. Delaporte, auteur de nombreux dessins illustrant les récits de Garnier, proposait de son côté de remonter un affluent du Son-Coï.

Finalement, Delaporte renonça après la guerre de 1870, à s’engager dans une nouvelle expédition sur le Fleuve Rouge. Il s’intéressa aux ruines d’Angkor. Il y passa plusieurs années qu’il consacra à la recherche archéologique et contribua au sauvetage des vestiges des anciennes civilisations indochinoises. À ce titre, il fut nommé en 1882, conservateur du musée indochinois à Paris.

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
Jules Crévaux, médecin de marine, débarqua à Cayenne en 1869 et explora de 1876 à 1881 la Guyane et le bassin amazonien
avant d’être assassiné par les indiens Tobas, en 1882 sur les rives du Pilcomayo.
Ses récits furent publiés en 1880 et 1881 sous le titre “De Cayenne aux Andes en 1878-1879”.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Né à Rome en 1852, Pierre Savorgnan de Brazza entra, sur le conseil de l’amiral français de Montaignac, qui était un ami de sa famille, à l’École Navale, à titre d’étranger en 1868. Passionné par les aventures africaines des pionniers, en particulier de Livingstone, son nom reste attaché à l’exploration de l’Afrique de l’Ouest et à la découverte du Congo français.
Son récit "Voyage dans l'Ouest Africain 1875-1877" fut publié en 1887 et 1888.
 

Les explorateurs ou voyageurs français occupèrent une place de choix dans les colonnes du Tour du Monde, mais il ne furent pas les seuls. Les Anglais furent, comme sur le terrain de l’exploration, fort bien représentés, mais il y eut aussi d’autres européens.

 

 

 

Le directeur du Tour du Monde ouvre largement ses colonnes aux voyageurs étrangers en publiant des traductions de leurs récits

 

David Livingstone est un personnage romanesque et célèbre pour ses expéditions en Afrique de l’Est. Le Tour du Monde publia en 1866 la traduction du récit de son voyage en Afrique du Sud, de 1758 à 1864, sous le titre, “le Zambèze et ses affluents”, et en 1875 “Le dernier Journal de Livingstone” qui relate l’exploration de l’Afrique Centrale de 1866-1873 et le retour de son corps en Angleterre.

 
Le nom d’Henry Stanley est évidemment attaché à selui de Livingstone et du mécène James Gordon qui finança ses expéditions à la recherche de Livingstone.
Le Tour du Monde publia assez rapidement, en 1873, les textes traduits du “Voyage à la recherche de Livingstone au centre de l'Afrique (en 1871-72)”.
 
 
 Les éditions françaises de textes déjà publiés sont généralement enrichies d'illustrations qui ne figuraient pas dans les éditions originales. Il arrive aussi qu'Edouard Charton fasse refaire les dessins, comme par exemple dans la traduction d'un récit de Livingstone publié en 1866 sous le titre Le Zambèze et ses affluents.
 
 
  
 

Les noms de John Hanning Speke et Richard Francis Burton,  associés puis concurrents, au service de la Royal Society de Londres, restent attachés à la course aux sources du Nil. Les lecteurs du Tour du Monde purent suivre la Saga de cette exploration au travers des récits de Speke, Burton et Baker.

 

Le Docteur George Schweinfurth, né à Riga en 1836, fut un des explorateurs de l’Afrique Centrale. Le premier article relatant son voyage de 1868 à 1871 fut publié en 1874, semble-t-il à partir d’une édition anglaise.

 

Adolf Erik Nordenskjöld était né à Helsinki en 1832. Ingénieur des mines, directeur de la faculté de mathématiques et de physique de l’université d’Helsinki, il fut révoqué de ses fonctions, après avoir tenu des propos jugés séditieux, par le gouverneur russe de la Finlande. Cet explorateur suédois, d’origine finlandaise, chassé de son pays par l’administration russe avait ouvert la route maritime, empruntée actuellement par les gros cargos russes qui desservent les ports de Sibérie.

En 1876 il devint correspondant en Suède de l’Institut de France, et à ce titre il eut des relations avec Édouard Charton, ce qui explique peut-être la publication rapide de ses périples dans Le Tour du Monde en 1877 et en 1882.

L’explorateur russe, N. Prjévalsky en poste en Sibérie orientale, fut le principal découvreur de l’Asie centrale pour le compte de la Russie tsariste.

Le Tour du Monde publia un premier récit en 1877 puis en 1887 le récit de son troisième voyage qui le conduisit aux sources du Fleuve Jaune. Ses récits constituent la majorité des textes disponibles sur ces régions.

 

 

 

 

 

 

Le Dr Isaac Israel Hayes, chirurgien dans la marine des Etats-Unis navigue en 1860 et 1861, le plus loin possible vers le pôle Nord, à l'ouest du Groenland. Son récit est publié en 1868. C'est une traduction de la version anglaise mais les illustrations sont des dessins originaus d'après les croquis de Hayes.

 

 

 

 

 

 

  

Le voyage au féminin

 
 

VOIR L'article de S. Mariot sur les récits de voyageuses dans le Tour du Monde

 
 
 
 
Le premier récit de femme publiés dans Le Tour du Monde, le fut à titre posthume.
 
Il s’agit de la Viennoise Ida Pfeiffer qui fit deux grands voyages auTour du Monde, le premier de 1846 à 1848, le second de 1851 à 1855. Elle était née en 1797 et elle se lança dans l’aventure à près de cinquante ans. Elle mourut à Vienne en 1858, à son retour d’un voyage dans l’Océan Indien
 (Ile Maurice et Madagascar).
 
 
 

 Pour découvrir Mme Pfeiffer:

Ida Pfeiffer (1797-1858), première femme exploratrice,

Annie Lagarde-Fouquet, L'Harmattan, Paris, mai 2009

et la page Ida Pfeiffer du site

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Madame Jane Dieulafoy et Madame de Ujfalvy-Bourdon, partagèrent l’aventure avec leurs maris. M. Dieulafoy était archéologue, M. de Ujfalvy était savant et diplomate.Toutes deux se chargèrent des relations de voyage pour Le Tour du Monde, tandis que leurs époux communiquaient auprès des scientifiques et des Sociétés Savantes
 
Madame Dieulafoy,[est] la plus intellectuelle, la plus "virile"… Madame de Ujfalvy,[est] la plus mondaine, charmée d'être reçue chez les hauts dignitaires et de recevoir des honneurs…S. Mariot

 

    
 
 
Madame Dieulafoy fait de nombreuses photographies; elle participe aux fouilles que conduit son mari archéologue et à la restauration des pièces découvertes…  Lady Anna Blunt qui vécut en Égypte avec son mari, le diplomate et poète anglais Wilfrid Blunt, sillonna la vallée de l’Euphrate avec ce dernier. Ce voyage donna lieu à la publication d’un livre paru en 1879, préfacé par son mari, et contenant des informations sur les chevaux arabes.

 

Autre couple de voyageurs, M et Mme Agassiz, signataires en commun de l’article consacré au voyage qu’ils effectuèrent, au Brésil, en 1865 et 1866.
 
Lydie Paschkoff fut beaucoup plus professionnelle dans son approche du voyage.
Madame Lydie Paschkoff, membre de la Société de Géographie de Paris…affronte le dépaysement dans des régions peu connues et souvent dangereuses de l'Asie Mineure… Ce n'est pas seulement le goût du dépaysement qui la pousse sur les grands chemins. Madame Paschkoff est une érudite et beaucoup de domaines sollicitent sa curiosité. Archéologue, elle déplore l'abandon de sites prestigieux…elle note l'existence d'un aqueduc, la découverte d'une mosaïque à un mètre cinquante sous le niveau actuel. Des fouilles clandestines ont livré des monnaies d'or, d'argent, de cuivre, mais aucune recherche sérieuse n'a été entreprise. Madame Paschkoff se borne à signaler modestement ces éléments" à plus savant qu'elle". Historienne, elle retrace la vie et l'oeuvre de Mithridate sur les lieux même où il vécut. Géographe, elle s'intéresse au dessin des côtes, à la végétation, à l'hydrographie, au relief, observant "des monticules qui n'ont pas l'air naturel". Elle pose des problèmes d'ordre scientifique, par exemple, quel est l'âge exact de l'isthme de Sinope qu'elle croit quant à elle de formation récenteS. Mariot
 
Certaines, telles Mme P. qui relata son voyage aux mines de diamants en Afrique du Sud (en 1878) ou Mme X., auteur d'un article sur un sérail en Turquie en 1860 choisissent de s’exprimer anonymement
 
 
Visitez Le site de François Collin, le plus complet sur le contenu éditorial de la revue Le Tour du Monde
 

Les Illustrateurs du Tour du Monde

 

Édouard Charton qui écrivait à Bersot dès 1860:

Nous avons les meilleurs graveurs, les meilleurs dessinateurs de Paris

attachait beaucoup d’importance à la qualité de ses illustrateurs.

Il disposait de tout un réseau de dessinateurs et de graveurs patiemment tissé par vingt-sept années d’expérience au Magasin pittoresque et  la qualité des gravures du Tour du Monde ne fut sans doute pas étrangère à son succès.

 

On ne compte pas, dans les nombreuses gravures les éléments déchaînés [De Bérard (navire en détresse)],

les paysages tourmentés [Neuville (marécages de Floride)],

les forêts aux arbres gigantesques [Riou (Forêt de Guyane) ou (Forêt de l’Ouréga)] dans lesquelles progressent de minuscules personnages,

les chutes d’eau impressionnantes [De Bar (Chutes du Zambèze)]

les hommes aux prises avec des animaux terrifiants [Doré (éléphants)]

ou les fascinants icebergs [Grandsire]
 
 
Sauf de très rares exceptions, les dessins et croquis des rédacteurs ne présentaient pas les qualités requises pour être publiés directement, et pendant les premières années du Tour du Monde, les dessinateurs qui illustraient les voyages lointains durent interpréter les informations fournies par les explorateurs. Ils durent imaginer ce qu’ils n’avaient eux-mêmes jamais vu.
.
Avec la généralisation de la photographie, les gravures furent progressivement réalisées d’après photo. Si elles
gagnèrent en authenticité, elles perdirent sûrement en poésie.
 
 
 
 
 1862, Charton publie le récit de Guillaume Lejean qui a exploré les régions voisines du confluen des deux Nils.

Il écrit :

Nous pensons qu’il est à peine nécessaire d’attirer l’attention des lecteurs sur l’intérêt des gravures qui sont jointes à cette relation. Sans les croquis du voyageur Guillaume Lejean il nous eut été impossible de donner aucune représentation  de ce qu’il a vu .

 
Charton demande à Karl Girardet de travailler sur les croquis de Lejean, ce n’est pas un hasard car il a voyagé en Algérie en qualitéde peintre officiel de la cour de roi Louis-Philippe.

 Karl Girardet appartient à une lignée d’artisans graveurs, peintres et illustrateurs suisses installés à Paris depuis 1813. C’est son neveu, Eugène Girardet, peintre orientaliste qui a étudié dans l’atelier du peintre Gérôme qui est le plus connus de ces  3 générations d’artistes.

Il perd ces fonctions officielles après la révolution de 1848. Il retourne quelque temps en Suisse, où il reprend la peinture de paysage. 

Il commence alors à collaborer régulièrement au Magasin pittoresque où Charton l’appréciait comme peintre d’histoire.

 

 

 

 
 

Ce magnifique effet de vague dans l’arctique est l'oeuvre de Pierre Eugène Grandsire, né à Orléans en 1825. Gransdire est à la fois un peintre et un illustrateur.

Il a exposé au Salon de Paris pendant plus de 50 ans, de 1850 à 1905, réalisant surtout de petits tableaux de paysages romantiques. Ses œuvres sont présentes dans de nombreux musées.

Il a collaboré au Magasin pittoresque et illustré George Sand qui l’appréciait beaucoup.

Il fournit des illustrations au TDM en deux périodes : 1860-1862 et 1873-1876; C’est un spécialiste des éléments déchaînés.
 
 
 
 

Gustave Doré est né à Strasbourg en 1833.

Doré illustre des ouvrages de luxe pour Hachette.

Parmi les plus fameux ouvrages il y a la Divine Comédie de Dante, les Aventures du baron de Munchausen, ou Don Quichotte.

Il collabore plus ou moins régulièrement au TDM de 1860 à 1883, et il contribue au plus long article publié dans cette revue, le voyage en Espagne auquel son nom est associé, ecclipsant totalement le Baron Davillier, auteur du texte.

 
 
 
 
 
 
 
Voici deux illustrations de Riou,
à gauche au Brésil, à droite en Guyane.

Edouard Riou est né à Saint-Servan en 1833. Après des débuts de peintre au Salon de 1859, il commence à illustrer des récits de voyages. Elève de Daubigny il excelle dans les paysages; Il est sollicité par les plus grands explorateurs dont il met en valeur les exploits.(un correspondant de l’archéologue Théodore Ber lui conseillait pour surmonter les difficultés administratives, de demander à Riou de le représenter au milieu des ruines qu’il fouillait.)  Il a collaboré régulièrement au Tour du Monde, pendant 34 ans mais aussi à  l'Illustration et au Monde illustré.

Le journal Le Monde illustré l’envoie en Italie en 1866 quand la Vénétie est rendue à ce pays. Le même journal l’envoie en Egypte en 1869 pour l’inauguration du Canal de Suez et enfin en Russie en 1874 à l’occasion du  mariage du prince d’Angleterre, le duc d’Edimbourg avec la fille du czar.

La notoriété de Riou est si grande qu’en 1895, que la Duchesse d’Uzès lui demande d’illustrer le Voyage de mon fils au Congo, livre réalisé à partir des lettres écrites par son fils mort au cours de ce voyage en Afrique.
C’est un des meilleurs illustrateurs de Jules Verne.

 

 

Voici deux scènes d’action en Afrique par Emile Bayard

Il est né à La Ferté sous Jouarre en 1837, mort au Caire en 1891.

Après des études au Lycée Saint-Louis, et au Collège Sainte-Barbe, il voyage puis se consacre à la peinture et au dessin. Il publie dès l'âge de quinze ans des dessins humoristiques dans les journaux, parfois signé du pseudonyme Abel de Miray.

 Il excelle dans la représentation de scènes d’après description d’une façon plus générale dans toutes les scènes animées.

Il collabore toute sa vie au TDM. Excellent dessinateur sa peinture était aussi reconnue à son époque. Il travaille aussi pour l’Illustration, illustre des livres et fait des dessins d’actualité sans le support de la photo ex: Les obsèques de Victor Hugo

Emile Bayard exécute également des affiches et des panneaux décoratifs.

 

 

 
 
 
 
 
Un naufragé d’Auckland aux prises avec un morse ou une scène très animée en Inde, voici encore un illustrateur pour les scènes d’action.
Alphonse de Neuville est né à Saint-Omer en 1835. Elève d'Eugène Delacroix, il débute, comme Riou, au Salon de 1859 avec une scène de bataille. L’éditeur Calmann-Lévy lui commande l’illustration des 3 Mousquetaires. Il collabore régulièrement au Tour du Monde pendant 8 ans et réalise des dessins pour les éditions Hetzel (Jules Verne).

Après 1874, Alphonse de Neuville abandonne la carrière de dessinateur pour se consacrer uniquement à la peinture où il connaît le succès. On lui doit par exemple plusieurs tableaux consacrés à la guerre de 1870.

 
 
 
 
Dès la fin du 19 ème siècle, la photographie triomphe, supplantant les dessinateurs. Mais certains résistent. Gaston Vuillier est un de ces dessinateurs tardifs.

  à Perpignan en 1845. Il s’installe à Paris en 1878, après un séjour de cinq ans en Algérie qui donner toute la tonalité de son oeuvre. Il collabore au Tour du Monde  pendant plus de 20 ans produisant des reportages illustrés de dessins à l’aquarelle qui conduisent les lecteurs de l’Andorre à la Tunisie, et dans toutes les iles de la Méditerranée.

Installé en Corrèze à partir de 1892, il se consacre à la sauvegarde du site des cascades de Gimel.

Il a collaboré à de nombreux ouvrages illustrés.

 

Il a réalisée le portrait qui accompagne la notice nécrologique d’Edouard Charton en 1890 dans Le Tour du Monde.

 
 Un voyage en images dans Le Tour du Monde 
 
Un voyage en images dans Le Tour du Monde 
 
Voici quelques illustrations choisies au gré des volumes du Tour du Monde, certaines ont été réalisées par des collaborateurs réguliers, d'autres sont le résultat d'une collaboration occasionnelle
 
 
L'Europe industrielle

L'Europe industrielle

 
 
 
 
 
L'ingénieur Louis Simonin  (1830-1886) et le peintre de marine Durand-Brager (1814-1879) se rencontrent en Angleterre en 1862. Le peintre témoigne avec cette gravure très souvent utilisée pour illustrer la misère dans l'Angleterre Victorienne.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

En 1867, après une mission en Saône et Loire, Simonin publie un article sur la région du Creusot. Les usines du Creusot occupent 10000 ouvriers  à l’époque.

Il revendique le droit de raconter l’histoire des grandes usines comme on raconte celle des grands hommes.

Nous le suivons dans les ateliers où sont fabriqués les rails. Le texte est accompagné d’illustrations de François Bonhommé.

Né en 1809, Bonhommé se forme auprès d'Horace Vernet.

Il s’était volontairement spécialisé dans la représentation des usines et des ouvriers, en particulier des fonderies.

Son ami Alexandre Dumas raconte les circonstances de ce choix :

" François Bonhommé, a commencé à faire la peinture de tout le monde. Mais un jour par accident, pendant un voyage en Belgique, il entra dans les Forges de Philippeville. Là il fut frappé tout à la fois par le mouvement, la vie et la lumière particulière à ces sortes d'établissements. »

Il a reçu des commandes officielles des industriels.

Son atelier est détruit pendant le siège de la ville de Paris en 1871. Une bonne partie de son œuvre  a été dispersée ou détruite après sa mort, les grandes fresques qui lui avaient été commandées pour l’école des mines sont détruites au début du 20 eme siècle.
 

  

 
 

Plusieurs années après les articles de Simonin, la direction du Tour du Monde commande à l’écrivain belge Camille Lemonnier (1844-1913) une série d’articles sur la Belgique.

Cet écrivain, critique d’art et romancier, chef du courant naturaliste belge est parfois surnommé « Le Zola belge »

La publication comporte une trentaine consacrée aux régions minières et industrielles.

Cette partie est illustrée par deux artistes belges.
Nous sommes en 1884, le jour de la Sainte Barbe, les mineurs descendent la statue de leur sainte patronne dans la mine. Xavier Mellery, peintre symboliste assez connu, représente les jeunes filles, employées à la mine (celles que Lemonnier appelle les pâles fiancées de la mort,) en train de parer la statue.
Les deux dessins de Constantin Meunier nous plongent dans l'univers des mineurs au travail et au repos. Ce peintre et sculpteur belge a choisi les mines et l'industrie.

Il réalise des dessins, des peintures et surtout de nombreuses sculptures représentant les mineurs.Une de ses plus fameuses sculpture s’appelle Le ‘coup de grisou’

 

Sur le monde industriel dans la revue Le Tour du Monde
   

Dans les glaces de l'Arctique

Dans les glaces de l'Arctique
 
 
        
la scène d'action de droite publiée en 1868 a été représentée par de Neuville d'après les carnets du Docteur Hayes.  
Grandsire est sollicité en 1873 pour illustrer un nouveau récit, beaucoup plus pacifique du même auteur américain.

Il a été invité en 1869 à une excursion polaire (il ne s’agit plus d’une expédition) commanditée par William Bradford, peintre américain spécialiste des paysages polaires.

Le voyage se déroule sur un yacht à vapeur qui est en train de fendre la glace sous vos yeux.

Édouard Charton, ne disposant pas des documents de travail que William Bradford réservaient à ses propres œuvres, commande les dessins à  Gransire qui les exécute à partir de croquis ou de photographies du docteur Hayes.

 
Le voyage en Amérique
 
 
 
 
 
L’américain George Catlin est né en 1796 en Pennsylvanie. A 25 ans, il abandonne une carrière d'avocat, pour se consacrer à sa passion : peindre les indiens. Il voyage beaucoup dans les territoires américains, et rapporte des peintures, des dessins et des objets d'artisanat. Son témoignage est essentiel pour la connaissance de la culture amérindienne.
Il publie un récit de ces voyages dont Le Tour du Monde achète les droits en 1868. La traduction inédite en français paraît en 1869, illustrée de dessins de Neuville d’après l’album de Catlin.
Le portrait réalisé par Catlin à la demande de Louis Philippe est au Musée du Quai Branly
Voir le numéro spécial de la revue Gradhiva consacré à George Catlin
 

 

 
 
 
 
Eugène de Girardin
  né dans le Maine et Loire en 1828, renvoyé du collège de Vendôme à la fin de 1846, chassé par son père, il s’embarque comme mousse sur un navire en partance pour l’Amérique. Girardin est pendant 10 ans l’assistant du Dr. John Evans (1812-1861),qui fait des relevés géologiques et signe officiellement des traités avec les Indiens. Au cours de ses voyages, Girardin a réalisé des centaines de dessins de paysages, et d'Indiens.

Le Tour du Monde publie en 1864 son Voyage dans les Mauvaises-Terres du Nebraska, qui évoque ses premières expéditions de 1850.  Malheureusement cet article est court et ne comporte que quelques dessins qui ont été réinterprétés par Lancelot, comme ce guerrier et ce village Sioux.

 
 
 
Louis-Laurent Simonin, déjà cité va faire plusieurs mission sur le continent Américain. Il va se passionner pour les Etats-Unis au point de vouloir introduire les institutions politiques américaines en France. Il acquiert au cours de ses voyages une bonne connaissance des mœurs des Indiens.
Simonin se trouve en pays Sioux au moment de négociations importantes qui se déroulent au Fort Laramie, un moment important de l'histoire des Etats-Unis.
 
Le dessin est du peintre français Ange-Louis Janet dit Janet-Lange (1815-1872). Ancien élève de l’école des beaux arts de Paris, il a étudié avec Horace Vernet et Ingres. Il expose au salon de 1836 à 1870, sans interruption.
Janet-Lange réalise ce dessin à partir des croquis et d’indications de Simonin.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En Afrique, avec Livingstone
 
 

 

 

 

Le meurtre des esclaves par un négrier a été dessiné par Daniel Vierge d’après le texte. L'illustrateur n'a produit que deux dessins pour Le Tour du Monde, tous deux pour cet article, mais il a collaboré à des éditions d'ouvrages de luxe pour la Librairie Hachette. Il n'a que 25 ans quand il réalise ce dessin. Livingstone n'a pas assisté à la scène, il a noté sur son carnet la découverte du corps d’une femme et il explique que les négriers assassinent les esclaves qui ne veulent ou ne peuvent plus marcher.

 

 

 

 
 
 
 
 
  

Le récit se termine par la mort de Livingstone.

Ces deux gravures sont de Riou, la première nous montre Livingstone malade ramené par ses collaborateurs. La seconde gravure L’inventaire après la mort de Livingstone[ représente au premier plan trois personnages identifiés de l’entourage de Livingstone; la légende précise que les “portraits de Souzi, de Chouma et de Jacob Wainwright ont été exécutés d’après des photographies”.

Riou travaille rarement d’après photo mais dans ce cas, la représentation de personnages identifiés de l’entourage de Livingstone l’y oblige. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Une mission française en Asie

Une mission française en Asie

 
  
 
Le gouvernement français a envoyé en 1866 une mission chargée de faire les relevés
 des temples d'Angkor et de remonter le cours du  Mékong.
Le photographe Emile Gsell participe à la première partie de la mission. Tous les dessins accompagnant le récit publié dans la revue Le Tour du Monde sont réalisés par Thérond d'après les photographies de Gsell. Après le départ du photographe, l'enseigne de vaisseau Delaporte prend le relais et Charton devait le considérer comme un bon dessinateur puisqu'il n'a pas jugé utile de faire refaire les dessins. Seule exception, il fait appel à Bayard pour interprèter la scène ci-dessous représentant Delaporte assailli par des Chinois curieux de voir ce qu'il fait.
 
 
 
 
 


Le Yoshi Shiryaku au Japon

 
Les illustrations du Tour du Monde utilisées au Japon
 

Les 'emprunts' du Yoshi Shiryaku

à la revue Le Tour du Monde

 

Keiko Masumo (Université de WASADA) a publié un article sur le choix et l'origine des illustrations du

YOSHI SHIRYAKU

une encyclopédie géographique japonaise   

Cette ‘Brève description du Monde’, en treize tomes, a été publiée de 1871 à 1880 par UCHIDA Masao (1838-1876) qui l’a rédigée à partir de livres de géographie achetés en Europe ( MACKEY, GOLDSMITH ou KRAMERS). D'après Keiko Masumo, près de la moitié des illustrations du YOSHI SHIRYAKU ont été recopiées dans la revue Le Tour du Monde, dont UCHIDA dit avoir, pendant son séjour en Europe, collectionné 3000 gravures et dessins extraits de la revue

.

Voir le résumé en français de cet article japonais par Annie Lagarde-Fouquet

d'après une traduction d'Aiko Guichet

 
 

 

 
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