C'est devenu un véritable fléau en milieu rural : les décharges sauvages sont de plus en plus nombreuses. Bordères sur l'Echez n'échappe pas à ce phénomène, hélas !
Ces dépôts constituent une nuisance pour l’environnement. Ils sont source également de pollution des sols, des eaux, de l’air et de dégradation des paysages. Ils peuvent provoquer également des nuisances olfactives et représentent également une menace quant au risque sanitaire, d’incendie, de blessure, en fonction de la nature des déchets abandonnés dans la nature. Ces phénomènes sont récurrents et Bordères sur l'Échez, malheureusement n'y échappe pas
Une fois encore le chemin d'Aureilhan, à Bordères sur l’Échez, derrière le Centre Technique Municipal de Tarbes au niveau du rond point et du chemin des Carrerots, est couvert d'immondices. On y trouve des déchets divers et variés : des sacs poubelles, remplis d'OMR, déchirés pour la plupart, leur contenu est rependu sur le sol à proximité du canal du Moulin. Des gravats de chantier, des pneus entre grosse quantité laissant penser qu'un professionnel s'est délaissé d'une cargaison encombrante. On y trouve également des bouteilles de gaz propane.
Ces incivilités ne sont plus tolérables. L'ADRISE a déposé plainte contre X ce matin au commissariat de Tarbes pour les dénoncer. Elle a également alerté la mairie de Bordères sur l'Échez ainsi que les Sentinelles de la Nature.
Ces décharges sauvages ont un coup énorme pour les collectivités territoriales. Interrogées dans le cadre d'une enquête de l'ADEME , elles déclarent un budget moyen de près de 60 000 € par an. Le coût moyen par habitant, généralement situé autour des 5 €, peut aller jusqu'à 50 € par contribuable dans certaines communes.
Les dépôts sauvages et les décharges illégales sont punis par l'article L415-3. En fonction de la gravité des faits (nature, quantité, contexte), les sanctions peuvent aller jusqu'à 75 000 € d'amende ou de la prison.