Les pertes totales en ressources en eau des nappes phréatiques sont évaluées à 208 Mm 3 .
Les pertes pourraient être plus importantes. En effet l’évaluation des pertes en eau des ces nappes, est une opération difficile du fait que ces pertes sont fonction non seulement de l’ENM, mais de différentes caractéristiques de la nappe, de sa recharge (par les eaux de la pluie et par l’apport des cours d’eau) et de la pression anthropique.
De Hergla à Chebba la côte présente un tracé peu régulier, avec une morphologie variée ; il s’agit d’une alternance de plages sableuses, de côtes rocheuses, de falaises et de terres humides qui se caractérise en outre par une remarquable faiblesse du réseau hydrographique.
Le Sahel dispose de plusieurs nappes phréatiques littorales qui sont vulnérables à l’ENM (Elévation Niveau Marin).
Il s’agit souvent de petites unités mais fortement exploitées et leurs eaux ne sont pas toujours de bonne
qualité. Avec une ENM d’un mètre et par l’effet de l’intrusion marine, 12 Mm3 d’eau seront perdus au niveau de ces nappes, soit autour de 75% de leurs ressources actuelles. (Source : APAL)
La montée des eaux peut affecter les nappes phréatiques de deux manières
L’élévation du niveau des nappes
les nappes sont en contact avec une plus grande surface de pollution quand elles se rapprochent de la surface. Par conséquent les puits alimentés par les nappes phréatiques sont pollués. Cela peut causer la destruction de la biodiversité.
augmentation des probabilités d'inondations sévères,
affecte la résilience de l’écosystème côtier
peut produire une contamination de la surface
affecte les infrastructures souterraines comme les conduits des eaux usées, les conduits électriques et les fondations des bâtiments
conduit les personnes qui travaillent la terre au chômage à cause de la contamination de l’eau salée sur les terres qui sont alors détruites
La salinisation
La salinité désigne la quantité de sels dissous dans un liquide, notamment l’eau. La salinisation représente la quantité des sels minéraux qui se dissolvent dans le sol et qui occasionnent des effets nocifs sur les végétaux.
Les nappes aquifères constituant une partie importante des ressources en eau du pays, dont à peu près un tiers provient des nappes phréatiques
La Tunisie compte plus de 400 000 ha de surfaces irriguées dont 25 % sont touchés par la salinisation. Elle perdra environ 150 millions de mètres cubes (m3) de ses ressources actuelles en raison de l'élévation du niveau de la mer et de l'augmentation de la salinité dans les aquifères côtiers, selon le Plan climatique présenté par la Tunisie à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC) 2030.