De l'histoire, des histoires et même des chansons
Autour de Chan Chan
Francisco Repilado, plus connue sous le nom de Compay Segundo a déclaré : « Je n’ai pas composé Chan Chan, je l’ai rêvé. J’ai rêvé la musique. Il arrive que je me réveille avec une mélodie en tête, j’entends les instruments, tout est parfaitement clair. Je regarde sous mon balcon et je ne vois personne mais je l’entends comme si on la jouait dans la rue ».
Nous vous proposons de mieux comprendre les paroles de cette chanson au travers d'une promenade historique dans la partie orientale de l'île de Cuba.
Découvrir Ernesto Lecuona, le Gershwin cubain
Cette vidéo vous permettra de découvrir un compositeur cubain dont vous avez déjà entendu des musiques sans savoir qu’il en était l’auteur.
Vous ferez un voyage à travers ses créations en entendant des extraits de ses compositions accompagnés d’illustrations visuelles qui permettront de mieux comprendre l’esprit du morceau écouté.
Quand Sinatra chantait pour la mafia à La Havane
Un retour sur les relations entre le chanteur Franck Sinatra et la mafia pour laquelle il a chanté à l'hôtel Nacional de La Havane, lors d'une rencontre des principaux dirigeants de l'organisation.
Quelques extraits du Parrain et du Parrain 2 permettent de faire le lien entre les films et les histoires vraies qui ont inspiré certains épisodes.
La vidéo revient aussi sur les liens entre le dictateur Batista et la mafia ainsi que sur les services qu'a rendus la mafia au gouvernement des USA pendant la 2ème guerre mondiale et qui ont permis la libération anticipée de Lucky Luciano.
Casque d'Or à La Havane. L'histoire d'Alberto Yarini
C’est la même histoire que celle de Casque d’Or, mais à La Havane, en 1910.
L’affrontement entre deux bandes de souteneurs, français d’un côté et cubains de l’autre, s’est réglé par la mort d'un fils de bonne famille, politicien conservateur et maquereau le plus célèbre de La Havane : Le roi de San Isidro, Alberto Yarini.
C’est une histoire vraie, mêlant la pègre et la politique, et dont il ne reste que très peu de traces.
Felix Carvajal, coureur de marathon et champion des pauvres
C’est l’histoire d’un humble cubain dont la vie s’est déroulée à cheval sur le 19ème siècle et le 20ème siècle.
Grâce à des dons physiques et à une volonté extraordinaires, il est devenu le premier caribéen à participer à un marathon olympique en dépit du manque d’intérêt des gouvernements cubains de l’époque. Il a été aidé par la population de La Havane. Il est ainsi devenu le champion des pauvres et a été surnommé "El Andarin Carvajal" (Carvajal, le Coureur de fond).
Sa mémoire a été honorée lors du Marathon de La Havane en 2019, grâce aux sifflets utilisés par les participants, en souvenir de celui qu’il utilisait quand il était facteur et qu’il recueillait de l’argent pour pouvoir participer aux compétitions.
El Caballero de Paris (Le Chevalier de Paris)
L’étrange et véridique histoire du Caballero de Paris (le Chevalier de Paris) dont on peut voir la statue dans une rue de La Havane.
Un pauvre émigré venu de Galice en Espagne, emprisonné à tort, rendu fou par l'injustice et devenu le clochard le plus célèbre et aimé de La Havane au point qu'il est enterré dans une basilique..
Les derniers jours de José Marti et la bataille de Dos Rios
Comme le titre l’indique, il ne s’agit pas de raconter la vie de José Marti, l'apôtre de la lutte pour l'indépendance de Cuba, mais de s’attacher aux jours qui ont précédé sa mort tout en remettant ce récit dans le contexte général de la lutte pour l’indépendance de Cuba.
On s'approche de sa pensée et de sa profonde humanité qui en font un personnage d'une grande actualité.
La chanson Cienfuegos enregistrée en direct à la radio
Benny Moré, de son vrai nom Maximiliano Bartolomé Moré Gutierrez (1919-1963) participait, avec son orchestre géant, à une émission en direct sur « Radio Progreso, la Onda de la Alegria » (la radio de la joie).
C’est ainsi qu’a été enregistré un de ses plus grands succès, « Cienfuegos », du nom de la ville près de laquelle il est né. L’enregistrement est un peu différent de ce que l’on trouve sur les disques car Benny a ajouté quelques messages personnels à destination de son épouse (peut être avait-il quelque chose à se faire pardonner…).
Canción
Nicolas Guillén est un poète et militant communiste cubain né le 10 juillet 1902 à Camagüey Cuba et mort le 16 juillet 1989 à La Havane.
Ses poèmes ne sont pas toujours d’un accès facile (c’est un avis personnel). Celui-ci, « Canción » date de 1972 et a été mis en musique par Pablo Milanes.
Voici une version de ce poème-chanson diffusée par la télévision argentine lors de la présentation d’une minisérie de poésies latino-américaines.
Angelitos negros
On sort un peu de Cuba mais nous avons illustré la chanson avec plusieurs sources cubaines.
Andres Eloy Blanco fut un poète, un avocat et un homme politique vénézuélien né en 1896 et mort en 1955. Son émouvant poème « Píntame angelitos negros» (Peins-moi des petits anges noirs) est un véritable hymne contre la discrimination raciale.
Un mexicain, Manuel Álvarez Rentería (Maciste), prit une partie du poème pour en faire un boléro, chanté par Antonio Machin. La version du duo uruguayen, Los Olimareños, « Angelitos negros », se rapproche davantage du poème original, d’autant qu’elle reprend un rythme musical vénézuélien, el pasaje.
Cómo fue
Une autre chanson de Benny Moré
C'était peut-être le plus grand des chanteurs cubains. Voici une de ses belles créations : "Cómo fue" (Comment c'est arrivé), avec des sous-titres en français.
El Mambí
Ce poème a été écrit en 1912 par Sergio la Villa et il a été mis en musique par Luis Casas Romero.
Il se réfère à la guerre d’Indépendance de 1895 qui aboutit à la fin de la colonisation espagnole de l’île en 1898. Le terme « mambí » désignait les guérilleros cubains, souvent des paysans. Ce mot d’origine africaine ou amérindienne qui était, au départ, une insulte utilisée par les occupants espagnols, est devenu honorifique pour les combattants cubains.
Cette chanson, très connue à Cuba, a été reprise par Santiago Feliu et Frank Fernandez.
Je suis un homme sincère (José Martí)
José Marti, poète, écrivain, journaliste et apôtre de l’indépendance de Cuba a lu à des amis, un soir de 1890, plusieurs poèmes qu’il a intitulés « Versos Sencillos» (Simples Versets) qui ont été édités l’année suivante.
Un d’entre eux, « Yo soy un hombre sincero » (Je suis un homme sincère) a inspiré l’auteur de la célèbre chanson Guantanamera qui commence par la première strophe de ce poème.
Il a été traduit en tentant d’en conserver l’esprit. La musique d’accompagnement est interprétée par Joseito Fernandez. Une partie des images viennent d’une vidéo d’Amalia Agramonte, « Bellos campos de Cuba » et l’autre partie d’une présentation du ballet Lizt Alfonso de Cuba.
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