Compte-rendu de l’assemblée générale de l’A.P.E.S.S. – 2019
L’Assemblée générale a eu lieu le mercredi 24 juillet 2019.
L’A.P.E.S.S. compte à ce jour 87 adhérents : 26 présents et 25 représentés.
L’Assemblée Générale est précédée par un exposé de Mme Ingrid Pradal,gérante du moulin de Bourg Saint Andéol, administrateur et membre du bureau du syndicat des oléiculteurs de l’Ardèche méridionale,sur le thème : « L’histoire de l’olivier en Ardèche et son évolution actuelle ».
L’auditoire a été conquis par le dynamisme de Mme Pradal. Nous la remercions vivement de cette intervention.
Mot du Président
M. Jean-Paul Rostagni remercie Mme Malfoy, maire de Saint-Martin et M. Daniel Archambault, maire adjoint de leur présence.
Compte-rendu d’activité
Le Président et Jean-Noël Leurent, secrétaire de l’association présentent quelques difficultés rencontrées au cours de cette année :
· A la suite de l’orage du 9 août 2018 un effondrement partiel de la bordure de la route des Gorges (RD 290) s’est produit, encore visible aujourd’hui. Des roches se sont retrouvées dans le ru jusqu’au chemin des Escrouzilles. L’APESS a alerté la mairie par lettre dès le 21 août dernier. La question est posée de savoir ce qui a été fait. Mme Malfoy répond qu’une recherche a été entreprise et que la buse existante sous la route des gorges a été retrouvée. Mais les travaux nécessaires n’ont pas encore été faits car il s’agit d’un marché public.
· Sauze vient de connaître deux incendies coup sur coup le long des berges de l’Ardèche : le dimanche 30 juin et le lundi 1er juillet. 3 véhicules de pompiers sont intervenus dans un délai de 30 minutes pour éteindre le feu.
Ceci pose la question de l’emplacement des bornes à incendie dans le hameau. Elles semblent être au nombre de deux.
M. Archambault intervient pour nous expliquer que ces bornes sont contrôlées par Veolia. Elles doivent normalement couvrir un rayon de 500 mètres. Chaque camion dispose de 200 mètres de tuyau.
Les feux sont interdits toute l’année en Ardèche et un effort est à faire en ce qui concerne le débroussaillage par les propriétaires.
· Les actions quotidiennes de l’A.P.E.S.S. continuent : propreté sur les plages, cendriers qui sont maintenant davantage utilisés par rapport aux années précédentes, aide précieuse des brigades vertes qui sont particulièrement efficaces cette année.
L’association interroge la municipalité à propos de deux points :
- La mauvaise signalisation des toilettes : ne pourrait-on mettre un panneau plus visible et vertical ?
- Le raccordement de ces toilettes au tout à l’égout en projet depuis longtemps va-t-il se faire ?
A propos de la deuxième tranche de l’enfouissement des réseaux, Mme Malfoy répond que ce projet est momentanément suspendu.
· Le problème des plaques de rue a été de nouveau signalé : les colis ne peuvent être livrés normalement.
La municipalité répond qu’un recensement rue par rue a été fait récemment pour remettre tout à plat. Il en ressort qu’il faut aussi nommer tous les chemins privés. Ce n’est qu’après qu’on pourra s’adresser à une société spécialisée et habilitée qui, à la suite d’un repérage pourra attribuer des numéros métrés. Ce travail est en cours.
Compte-rendu financier
Mijo Leurent, trésorière, présente les comptes. Comme les autres années et à l’exclusion de toute subvention, les recettes proviennent des cotisations des adhérents.
L’ensemble des cotisations pour 2018 et les intérêts du livret bancaire représentent une recette totale de : 997,30 euros.
Les dépenses se répartissent en quatre rubriques :
· Affranchissements et divers : 150,01 euros
· Organisation de l’Assemblée Générale : 94,30 euros
· Actions engagées : 196,47 euros
· Assurance : 118,45 euros
· Soit un total de : 559,23 euros
Le compte rendu financier est adopté à l’unanimité.
Réélection de la trésorière
Suivant les statuts, Mijo Leurent, trésorière, démissionne et se présente à nouveau. Elle est réélue à l’unanimité.
Le Président en profite pour émettre le souhait que de nouveaux membres se présentent à l’avenir aux fonctions de responsabilité de l’association.
La fête du propre aura lieu le mardi 20août : l’objectif est de nettoyer les berges de l’Ardèche sur les deux rives jusqu’au Louby avec l’aide du Syndicat de Gestion des Gorges de l’Ardèche (SGGA) qui met à notre disposition une embarcation pour transporter à Sauze les sacs remplis sur les deux berges.
Rendez-vous à 9h30 sur le parking de Sauze comme les autres années.
Nous terminerons par un pique-nique sorti du sac (boissons offertes par l’A.P.E.S.S.)
L’Assemblée se termine par un pot amical.
Quelques flashes concernant l’Intervention de Mme Ingrid Pradal:
« L’histoire de l’olivier en Ardèche et son évolution actuelle »
En France, l’olivier est introduit 600 ans avant JC par les grecs de Phocée. La présence d’oliviers est signalée dès le XVe (Estimes de 1464) mais l’implantation réelle est plus ancienne, probablement courant du XIIe (Viviers).Apparition des olivettes fin du XVe.
Développement de la culture des oliviers à des fins commerciales à la fin du Moyen-Âge
Évolution des oliveraies ardéchoises de1900 à 1955. C’est l’époque faste :
- 1910 : 438 000 plants
- 1938 : 369 700 plants
- 1939 : 36 moulins à huile d’olive dans la zone de production
Le gel de 1956… et le déclin de la filière :
La température passe de plus 10 degrés à moins 13 degrés dans la nuit du 1er au 2 février. Ce sont des conditions fatales pour l’olivier : les anciens racontent que les arbres ont littéralement explosés.
Ceci entraîne l’arrêt brutal l’activité moulinière dans la zone de production oléicole en France.
Deux moulins substituent malgré cet accident climatique :
Moulin Froment aux Vans
Moulin Vezon à St Sauveur de Cruzières
De 1990 à 2015 : La relance de la filière oléicole
· Entrée de l’Espagne et Portugal (en 1986) et de la Grèce (Janvier 1981) dans la CEE.
· Gros travail de l’interprofession (Afidol) et du gouvernement français : déclenchement des politiques d’aides spécifiques au développement des oliveraies et à l’amélioration de la qualité des huiles d’olives.
· 1995 : Création du syndicat des oléiculteurs de l’Ardèche Méridionale
La filière oléicole en Ardèche Méridionale
Valorisation de la culture, la production, la fabrication et la dégustation – amélioration qualitative, changement des mœurs.
Volonté humaine de préserver et développer le patrimoine oléicole ardéchois, volonté de production.
Réactivation du syndicat (producteurs / mouliniers).
Sauvegarde des 34 variétés ardéchoises sur le plus petit département de production français.
Développement touristique autour des oliviers (route de l’olivier).
Conclusion :
Aujourd’hui la production française ne couvre qu’environ 3% de la consommation d’huile d’olive. En 2015 la production ardéchoise a été de 100 tonnes d’huile. Des efforts importants sont faits pour augmenter la production.