IN UNITATE FIDEI Lettre apostolique du Saint-Père Léon XIV à l’occasion du 1700e anniversaire du Concile
de Nicée »
7. (1) Le Credo de Nicée ne formule pas une théorie philosophique. Il professe la foi en Dieu qui nous a
rachetés par Jésus-Christ. Il s'agit du Dieu vivant : Il veut que nous ayons la vie et que nous l'ayons en
abondance (cf. Jn 10, 10). C'est pourquoi le Credo poursuit avec les paroles de la profession baptismale :
le Fils de Dieu qui “pour nous les hommes et pour notre salut est descendu, s'est incarné et s'est fait
homme, est mort, est ressuscité le troisième jour, est monté au ciel et viendra juger les vivants et les
morts”. Cela montre clairement que les affirmations christologiques du Concile s'inscrivent dans l'histoire
du salut entre Dieu et ses créatures.
Saint Athanase, qui avait participé au Concile en tant que diacre de l'évêque Alexandre et lui avait succédé
sur le siège d'Alexandrie d'Égypte, souligna à plusieurs reprises et avec force la dimension sotériologique
exprimée par le Credo de Nicée. Il écrivait en effet que le Fils, descendu du ciel, « nous a fait fils du Père
et, devenu Lui-même homme, il a divinisé les hommes. Il n'est pas devenu Dieu à partir de l'homme qu'Il
était, mais à partir de Dieu qu'Il était, Il est devenu homme pour nous diviniser ». Cela n'est possible que
si le Fils est vraiment Dieu : aucun être mortel ne peut, en effet, vaincre la mort et nous sauver ; seul Dieu
peut le faire. C'est Lui qui nous a libérés dans son Fils fait homme afin que nous soyons libres (cf. Ga 5,
1).