BÉATRICE DE PASTRE
Directrice des collections du CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée), Béatrice de Pastre participe au programme de sauvegarde et de restauration des films conservés par les institutions cinématographiques patrimoniales. Elle est également enseignante, programmatrice, autrice d’ouvrages et d’articles consacrés au patrimoine cinématographique et photographique. Depuis dix ans elle soutient les activités de Marcynéma en participant aux Rencontres et en organisant des stages annuels.
Le Festival Lumière 2025 lui a attribué le Prix Fabienne Vonier qui distingue une femme de l’industrie du cinéma ; elle succède ainsi à Anna Marsh, directrice générale de Studiocanal.
JEAN-FRANÇOIS LAGUIONIE
Né en 1939 à Besançon, Jean-François Laguionie découvre d'abord le théâtre et les arts plastiques. Une rencontre avec Paul Grimault, précurseur en France du cinéma d'animation, l'amène à tenter des expériences dans cette voie. Dès ses premiers courts métrages, il remporte des récompenses internationales prestigieuses, dont une Palme d'or à Cannes. S'installant dans le Gard, il se lance en 1979 dans l'aventure collective de « La Fabrique », pépinière essentielle du cinéma d'animation indépendant en France. Il développe depuis lors des longs métrages. Poursuivant une oeuvre exigeante et personnelle, il réalise encore aujourd'hui, fidèle à un art du récit animé nourri de peinture et de poésie.
JEAN-JACQUES ANDRIEN
Né en 1944 à Verviers (Belgique), Jean-Jacques Andrien est le réalisateur-producteur de six de ses sept films. Il a fondé une société de production en 1973, Les Films de la Drève, pour tourner son premier long métrage : Le Fils d'Amr est mort ! Il a également produit le premier long métrage de Lucas Belvaux, Parfois trop d'amour, et la totalité des films de Yasmine Kassari. Il fut longtemps enseignant à l'INSAS, à l'université de Lille et de Bruxelles. Si Jean-Jacques Andrien traite de questions sociales et politiques, pas seulement de celles ayant trait à la paysannerie, il ne le fait jamais en enfermant le spectateur dans un film à thèse. Tout son art est au contraire une approche du réel saisi dans sa complexité, dans toute sa dureté et sa poésie, sans que les deux puissent être démêlés.
SYLVIE DIDERON
Agronome et socio-économiste, Sylvie Dideron vit et travaille dans les campagnes chinoises ainsi que dans d'autres pays d'Asie depuis 1987. Engagée depuis près d'un demi-siècle en faveur d'une agriculture familiale et paysanne et de la préservation des écosystèmes, elle saisit par la photographie les métamorphoses des campagnes chinoises.
ÉRIC FAVRELIÈRE
Éric Favrelière découvre la Chine lors d'un premier voyage en juillet-août 1986. Jusqu'en 2002, il poursuit régulièrement ses voyages, toujours accompagné d'un appareil photo. Installé à Pékin cette même année comme enseignant, il continue de photographier la ville et ses mutations, mais aussi le monde rural dans le sud de la Chine, notamment dans les provinces du Guangxi, du Guizhou et du Yunnan, jusqu'en novembre 2021.
ANIK LE RAY
Anik Le Ray est autrice de contes ainsi que scénariste et dialoguiste pour le cinéma d'animation. Son oeuvre, destinée à la jeunesse autant qu'aux adultes, puise dans les légendes mais aussi dans la littérature et l'histoire des arts. Elle collabore étroitement avec Jean-François Laguionie à partir de 1999, partageant avec lui un même goût pour l'animation artisanale et les récits qui interrogent le temps, la mémoire et l'identité.
JACQUES LEMIÈRE
Enseignant à l'Institut de sociologie et anthropologie (1989-2019) et chercheur au Laboratoire CLERSE-CNRS de l'Université de Lille, il a développé un enseignement « Cinéma et ethnologie » et des recherches sur le cinéma notamment le cinéma portugais et le cinéma documentaire. Il prépare actuellement un ouvrage sur la trilogie paysanne de Jean-Jacques Andrien dans le bocage du Pays de Herve.