Comme souvent, voire presque toujours, le petit déjeuner est animé. Là ce sont les hamsters que nous essayons de capturer avec notre objectif. Pas facile.
Comme souvent, voire presque toujours, le petit déjeuner est animé. Là ce sont les hamsters que nous essayons de capturer avec notre objectif. Pas facile.
Bain des chevaux et troupeaux.
Nous décidons pour aujourd'hui de nous rapprocher au plus près du volcan Khorgho, soit environ 400 kilomètres sur la route goudronnée, avec peu d'arrêts. Même si cette route est relativement récente, il faut être très vigilant avec les nids de poule nombreux et profonds.
Nous en faisons un au lac Telmen, mais de courte durée, car le temps est maussade, mais les moustiques bien présents.
Nous longeons ensuite une jolie vallée .
Essence, courses et petit guanz (cantine) à la petite ville de Tosontsengel. Menu en cyrillique, avec aucune photo. Nous demandons assistance à la cuisinière qui nous laisse entendre (elle ne parle pas du tout anglais, c'est donc juste une impression), qu'il faut choisir "telle ligne", nous comprenons que c'est la spécialité.
C'est en fait la "fameuse" soupe au mouton, spécialité de Mongolie. Celle-ci n'est pas fameuse et n'a aucun légumes dans le bouillon. Juste du mouton. Grand moment de solitude devant le bol auquel il faut faire un peu honneur.
J'utilise bêtement mes doigts pour décortiquer les morceaux gras ou gélatineux. L'odeur est persistante à tel point qu'une fois sortis, je fonce m'acheter des bonbons à la menthe pour essayer de dissiper le goût et l'odeur qui me poursuivent.
Nous poursuivons notre route .
Où nous achetons des fromages de yack, à des petites filles, le long de la route. Ces fromages, nous ne les trouvons pas dans les magasins. C'est très dur à mâcher, un peu acide, mais nous les aimons bien.
Nous passons un col tout aussi sympathique, pour redescendre vers la vallée de la Terkhiin Gol.
La route transversale est bordée de restaurants, épiceries et bien sûr stations services. Développement autour de cette "autoroute", comme nous nous pourrions le voir en France. Nous qui n'avons vu que des yourtes où des petits villages, ici, tout est possible....
Passage d'un pont étroit, c'est chacun son tour!
Nous atteignons les abords du lac Terkhiin Tsagaan, formé par une coulée de lave du volcan Khorgo.
C'est le moment de trouver notre lieu pour la nuit. L'erreur du jour fut de vouloir aller planter la tente sur la rive nord, beaucoup plus sympathique, alors que nous sommes sur la rive sud. Pas tant de kilomètres que ça nous séparent . Oui mais... C'est de la piste, c'est toujours un peu la "pochette surprise", mais celle-là, si on avait su. Des gros rochers volcaniques, des trous . Piste à 10 km/h tout au plus.
Nous traversons la ville de Tariat, complètement envahie par les coulées de lave, puis nous remontons vers le volcan Khorgo, hyper touristique, et pourtant la piste y est totalement défoncée.
La piste est horrible. Nous constatons quand même que notre voiture nous secoue comme un prunier, bien plus que "les toyota prius" qui nous doublent allégrement. Les suspensions à lames de notre véhicule supportent peut-être moins ce genre de terrain .
Bref, notre idée de bivouac nous emmène bien plus loin que prévu, mais surtout en bien plus longtemps. Nous en avons plein les pattes. Du coup, nous décidons de ne pas planter la tente et de dormir dans une yourte. Nous passons les villages très touristiques et choisissons une yourte au hasard dans un camp, mais qui nous semble un peu moins touristique. Ah, c'est la journée immersion dans la vie mongole! Les lits n'ont pas de matelas, tout est sommaire et les toilettes "communes" me donnent des hauts de coeur. Mais c'est accueillant, chauffé et ça nous change de notre tente. (nous pouvons critiquer un peu, car nous en avons testé d'autres et elles ne sont pas toutes du même acabit.)
L'avantage de la yourte , c'est aussi son poêle pour faire chauffer de l'eau pour la douche artisanale et la soupe .