Ça y est, nous allons rouler sur notre dernière piste pour rejoindre la route goudronnée qui nous mènera à Oulan Bator, à 280 kilomètres. Il ne faut pas tarder car nous devons rendre la voiture à 15 heures. Donc, branle-bas de combat!
Ça y est, nous allons rouler sur notre dernière piste pour rejoindre la route goudronnée qui nous mènera à Oulan Bator, à 280 kilomètres. Il ne faut pas tarder car nous devons rendre la voiture à 15 heures. Donc, branle-bas de combat!
Les petits chameaux du camp attirent mon regard. Ils jouent comme des "jeunes chats" et la lumière est belle.
Les jeux de chameaux consistent à se mordre les pattes, de façon parfois un peu violente semble-t-il. Un coup l'un et un coup l'autre.
Les mamans ne sont jamais très loin.
C'est l'heure de se dire au revoir. Nous laissons tout ce que nous pouvons à Sandek, ravis de son hospitalité. Lui, nous fait la surprise d'avoir harnaché un chameau sur lequel nous montons avec grand plaisir. Si nous revenons le voir, il nous promet une balade dans les montagnes voisines. Pour aujourd'hui, ce sera une première approche.
Je suis assez à l'aise, mais il faut reconnaitre que c'est quand même très haut et que lorsqu'il se lève, puis se baisse pour nous laisser descendre c'est assez impressionnant. Gilles quant à lui n'a pas été malheureux de regagner rapidement le plancher des vaches.
La route goudronnée pour rejoindre UB est défoncée et ça roule vite! D'ailleurs de nombreux animaux sur le bas côté ont payé un lourd tribu. Nous attrapons tous les deux un mal de dos que nous n'avons eu à aucun moment sur les pistes. Nous donnons nos chaises et notre table à un couple de vendeurs de rue qui était assis par terre. Autant que cela continue à servir.
L'arrivée se fait dans les bouchons, un grand classique parait-il dans cette ville. Nous avons tout le loisir d'observer les voitures et leur lot de Toyotas !
Nous nous faisons arrêter par un policier sans trop savoir pourquoi. Nous ne comprenons rien à ce qu'il veut (ou faisons semblant de ne pas comprendre), nous lui présentons les papiers, rien n'y fait. La situation semble inextricable lorsque, fatigué, il nous laisse partir. On s'en sort bien car ça ressemblait fort à une opération d'extorsion de fonds.
Nous avons roulé dare-dare pour être au rendez-vous de Sixt avec Jay, notre interlocuteur. Il nous annonce qu'il ne pourra pas être là !!!!
Nous avons négocié le nettoyage de la voiture que nous ne ferons pas (et ça c'est énorme!), et nous laissons la voiture sur le parking en lui envoyant quelques photos pour lui montrer son bon état.
Nous n'avons eu aucun souci à postériori et avons récupéré toute notre caution.
Entre-temps, nous avions déposé les bagages chez Zaya qui est venu nous chercher pour nous escorter dans la circulation. Nous recommandons aussi Zaya Guesthouse!
Nous filons chez Turkish qui a des bureaux au centre pour essayer de changer les places d'avion qui nous ont été attribuées. Fait en quelques minutes, super!
Nous prenons encore, comme au premier jour, une saucée mémorable, typique d'Oulan Bator.
Ensuite shopping au 6ème étage du departement store, consacré dans sa totalité à l'artisanat et aux souvenirs. Je me fais plaisir avec un pull en cachemire, honneur à mes copines les chèvres.
Du restaurant, belle vue sur la ville.
Nous retournons au Bull1 pour une marmite mongole, dont nous maitrisons cette fois-ci toutes les arcanes. Il y a la queue, mais après un peu d'attente nous héritons d'un salon privatif.
Le lendemain, un taxi nous emmène à l'aéroport. Nous laissons la fin de nos victuailles dans la chambre pour faire des heureux ?
Tout se passe sans problèmes. Nous avons le temps de passer acheter une bouteille de vodka au design si joli pour chacun des enfants. Le temps n'est pas aussi clément qu'à l'aller et hélas, moi qui en rêvait, nous ne survolons pas le Gobi.
Nous quittons la Mongolie.Nous passons au-dessus d'immenses étendues désertiques, peut-être le Kazakhstan ? , avec parfois des graphismes attrayants.
Nous atterrissons à Lyon vers 18h00, il fait 39°C, l'une des journées les plus chaudes de l'année, bien plus chaude que tout ce que nous avons connu durant l'ensemble du séjour dans nos déserts.
Epilogue de Gilles :
Les semaines ont passé depuis notre retour. Il reste les photos et les souvenirs. Ceux-ci restent vivaces. Notre vie de Robinsons et ses rituels quotidiens nous manquent : la tente à démonter le matin puis à remonter chaque soir, l'apéro à base de Vodka au soleil couchant, les préoccupations existentialistes autour de l'eau et de l'essence, les centaines de kilomètres de pistes dans des immensités jamais côtoyées auparavant, l'émerveillement devant la diversité des paysages, l'appel des pistes que l'on voit se dérouler devant nos roues et qui donnent envie d'avancer et d'aller voir toujours plus loin, la lutte contre le vent, parfois le froid, l'adrénaline des passages difficiles ...
Bref, le retour au quotidien, pourtant si confortable, fut difficile. Dans notre société si codifiée, si normalisée, si protectrice, la Mongolie nous a amené à l'autre extrémité : la liberté d'aller, venir, dormir où bon nous semble, avec très peu de filet de sécurité, la redécouverte des conséquences de nos choix avec sanction immédiate s'ils sont mauvais. C'est peut être cela qui rend ce pays si attachant.
Bien sûr, cela ne vaut que parce que nous étions en vacances, en été, dans un 4x4 et munis d'un GPS (une vraie ceinture de sécurité). La vie des mongols des déserts est-elle enviable ? La réponse à cette question est impossible à donner avec notre regard d'européen. Il est probable qu'en vacances dans nos contrées, ils auraient les yeux aussi écarquillés que les nôtres en changeant d'univers. Voudraient-ils pour autant y rester ?
En tout cas, l'aventure fut extraordinaire, vivante, passionnante et encore une fois grâce à la préparation comme d'habitude impeccable de Grisemote qui est née pour cela et indirectement grâce aux publications des uns et des autres sur leurs expériences heureuses comme malheureuses si précieuses. Encore merci à tous !
Où seront nos prochaines aventures ? Nous allons à nouveau relancer une fléchette sur le globe, en espérant qu'elle retombe sur la Mongolie.
PS : A notre UAZ Patriot- merci de nous avoir emmené partout, sans rechigner, avoir passé les dunes et les pistes caillouteuses relativement facilement. Chez toi on s'est senti en sécurité sur piste. Mais franchement, il faut absolument que tu fasses quelque chose pour tes portes qui ne ferment pas, le coffre du pick-up qui s'ouvre en roulant, les bruits en tout genre, les fenêtres qui descendent et remontent si elles veulent, les essuie-glaces qui couinent et je ne parle pas de ta tenue de route et des amortisseurs sur l'asphalte. Si je reviens, je te reprends ou pas ? Franchement, mon coeur balance. Je t'aime, moi non plus !