Les travaux de L'Institut Paris Région sur les télé-activités (2020-en cours) :
La crise sanitaire a fini de convertir les derniers réfractaires au télétravail. La question n’est pas de savoir si ce mode de travail va se poursuivre après la crise, mais à quel rythme. La crise a aussi connu une explosion de la téléconsultation et du e-enseignement, largement facilités par les technologies numériques. Le e-commerce qui était un coup parti depuis le début des années 2010 a connu une nouvelle accélération, avec des conséquences sur la cadence des livraisons du « dernier kilomètre ». La frontière entre mobilité contrainte et mobilité non contrainte qui a longtemps prévalu s’estompe petit à petit au profit d’une mobilité choisie pour tous les motifs de déplacement, mais pas forcément pour toutes les catégories d’individus. De plus, une apparente démobilité peut être compensée par une nouvelle mobilité de proximité en milieu dense mais pas forcément en milieu rural. Une réflexion à 360° nous permettra donc de mieux évaluer les impacts des télé-activités sur la mobilité, en tenant compte des effets rebonds et des contextes propres à chaque activité. Et comment mieux prendre en compte ces impacts dans la planification urbaine et la planification des politiques de mobilité et de transports ? Cette thématique peut être reliée à la thématique des hyperlieux mobiles où c’est l’activité qui se déplace vers l’individu et non l’inverse.
Les travaux de l'IVM sur la transformation de l'espace public (2020 - en cours) :
Le développement de la connectivité et la croissance de l’autonomie offerte à chacun pour être acteur de sa mobilité ouvrent de nouvelles problématiques qui complexifient la gestion et la forme de l’espace. Les usagers de la rue ne cessent de se diversifier et de renouveler leurs pratiques, et les guides d’aménagement de l’espace public négligent trop souvent l’impact grandissant de la transformation des usages par le numérique. S’ils constituent des opportunités puissantes pour répondre aux enjeux urbains et augmenter les fonctionnalités de la ville, les outils numériques portent symétriquement des risques de mise à mal des qualités d’urbanité, de sérendipité, de frottements et de créativité de la ville.
Quels nouveaux éléments participent du paysage urbain de la rue ? Comment anticiper l’évolution des infrastructures ? Quels sont les nouveaux acteurs de la rue ? Quels sont les enjeux, contradictions et controverses de la cohabitation et du partage de l’espace public ? Comment construire un nécessaire compromis urbain ?
Les travaux de l'IVM sur les civilités urbaines (2020 - en cours) :
L’augmentation du nombre de motifs et de modes de déplacement (micro-mobilité, véhicules automatisés, services applicatifs) dans la ville ces dernières années a multiplié les occasions de rencontres entre les citadins, aux cultures et aux usages disparates. Des rapports harmonieux entre tous, gage de maintien durable du lien social urbain, passent par l’invention et l’acquisition de nouveaux codes communs et de règles de convivialité plus adaptés à la ville en mouvement.
Quelles sont les règles tacites (ou non) de civilité, de politesse et d’interaction liées aux transformations actuelles des pratiques de mobilité ? Comment valoriser et transmettre les nouvelles civilités, en prenant en compte les difficultés d’apprentissage de la mobilité pour les populations les plus éloignées de l’innovation ?
Les travaux de l'IVM sur les hyperlieux mobiles (2017-en cours) :
Aujourd’hui les activités mobiles constituent un domaine impensé des études sur la mobilité alors qu’elles sont - partout dans le monde - constitutives des modes de vie dans tous types de territoires des plus urbanisés aux moins denses et le seront plus encore dans le futur... Si elles ont toujours existé, elles n’appartiennent pas au passé et sont loin de constituer des cas isolés. Mais aujourd’hui ces activités sont transformées et augmentées grâce à la connectivité.
Quels sont les enjeux pour les territoires, pour les aménageurs, pour les opérateurs de transport, pour le monde de la logistique, pour les industriels, pour les opérateurs infrastructures, pour l'ensemble de la société ? Et quels sont les risques potentiels de ces nouveaux dispositifs ?
Les travaux de L'Institut Paris Région sur la mobilité partagée (2016-en cours) :
La mobilité partagée regroupe le covoiturage, l’autopartage et les nouveaux modes en free-floating (vélo, trottinette, scooter). Par exemple si le taux d’occupation des véhicules particuliers passe de 1.3 à 1.5, le trafic routier baisse d’environ 13% (sans tenir compte des effets rebonds). L’IPR mène un suivi de la mobilité partagée en exploitant des données en open source et en participant à des enquêtes de comportement de mobilité (avec Médiamétrie et Inov360). Ces travaux contribuent aux réflexions sur les thématiques de l’économie du partage, de la transformation de l’espace public ainsi que des civilités urbaines, puisqu’il s’agit de pacifier l’espace public par un usage civique de ces différents modes.
Les travaux de L'Institut Paris Région sur la logistique urbaine (2016-en cours) :
La crise sanitaire a vu une hausse du e-commerce au détriment d’une baisse des déplacements pour le motifs achat et d’une hausse des livraisons urbaines par véhicules utilitaires légers, avec toutes les externalités négatives connues. L’IPR continue de mener une veille sur la logistique urbaine et sur les solutions innovantes comme la reconversion des parkings souterrains en entrepôts logistiques ou le stationnement « intelligent » des VUL. Cet axe d’études rejoint la thématique de la transformation des espaces publics.
Les travaux de l'IVM sur les passages (2014-2018) :
Le développement urbain de la deuxième partie du XXè siècle, entre reconstructions hâtives, théories urbaines fonctionnalistes, et infrastructures de transport massives, a engendré une multitude de barrières dans nos villes. Ce constat met en lumière l’importance cruciale des passages, ces lieux de connexion, d’intermodalité et de transition, qui sont souvent délaissés et pourtant indispensables à la qualité de nos déplacements quotidiens.
Comment donner leurs lettres de noblesse à ces articulations essentielles ? Quelles sont les pistes de réflexion, d’innovation de ces petits espaces de mobilités ?
Les travaux de l'IVM sur le thème de la ville lisible (2012-2017) :
Pour se déplacer dans la ville contemporaine, il faut savoir lire, se représenter la ville à partir de mosaïques d’espaces connus et inconnus, se servir des guides virtuels ou techniques de déplacement, savoir demander son chemin, adopter un certain comportement dans un transport public, oser s’aventurer dans des zones perçues comme « interdites », etc. Être mobile, c’est s’orienter et explorer des espaces et un monde d’objets techniques ; mais c’est aussi s’inscrire dans des relations sociales particulières, et maîtriser les codes formels et informels de la ville.
Quels sont les modes de représentations de l’espace ? Ce qui existe est-il adapté à tous les publics ? A tous les modes de raisonnement? Quels sont les sésames qui ouvrent les mondes de la mobilité ? Quelles méthodes de contournement sont mises en œuvre par certaines personnes et populations ? Quelles sont les compétences sociales de la mobilité ? Comment les intégrer dans les démarches d’apprentissage de la mobilité ? Comment rendre la ville intelligible ?
Les travaux de l'IVM sur le thème de la ville à domicile (2009-2012) :
Aujourd’hui, l’image de la ville est encore dominée par celle d’individus qui se déplacent pour accéder aux aménités urbaines. En même temps se multiplient de nouvelles formes d’accessibilité aux différentes ressources qu’offre la ville (santé, information, culture, emploi, consommation, etc.). Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle essentiel dans ces reconfigurations. Les services à domicile se transforment, changent de nature, de nouveaux marchés apparaissent.
Quelle place tient la mobilité physique dans ces nouveaux dispositifs ? Qui sont les nouveaux acteurs ? Comment s’organisent les travailleurs urbains mobiles ? Quelles sont les attentes des consommateurs ou usagers qu’ils soient urbains, suburbains ou ruraux? Quels sont les obstacles, les contraintes et les difficultés pour construire un modèle économique adapté ?
Les travaux de l'IVM sur la rue (2007-2009) :
On y circule, on y vit, on y travaille, on s’y expose, parfois on s’y bouscule voire on s’y cogne ; innombrables pratiques qui se croisent et s’interceptent, faisant tour à tour de la rue un lieu de rencontres et de conflits.
A quoi et à qui servent les rues ? À qui appartiennent-elles ? Qui décide, contrôle, surveille ? Comment concilier toutes les vitesses, tous les modes de déplacement, les besoins des habitants et ceux des passants, des commerçants... ? Comment les rendre lisibles, fluides, conviviales ? Existe-t-il aujourd’hui d’autres manières de co-habiter, de co-circuler et de partager la rue ? Rassembler plutôt que séparer ?
Les travaux de l'IVM sur les cleantechs (2009-2010) :
L'IVM a lancé un programme d'auditions publiques pour contribuer autrement au débat sur les enjeux de la mobilité et de l’énergie dans le contexte du changement climatique, à l’heure où les bilans imputent aux transports un tiers des émissions à effet de serre.
Quelles spécificités (urbaines, économiques, culturelles, sociologiques, institutionnelles et politiques) sont à prendre en compte ? Quel rôle jouent les villes, les états ? Quelles places respectives sont accordées à la problématique énergétique et à la perspective du changement climatique ? Quels modes spécifiques d’intervention publique existent, et en quoi peuvent-ils contribuer à développer l’innovation technologique dans le domaine de l’environnement et participer à la construction de nouveaux marchés ? Quelles conséquences ces « nouvelles frontières » peuvent-elles avoir sur les dynamiques urbaines et les mobilités urbaines ?
Les travaux de l'IVM sur les métiers du mouvement (2007) :
Il faut observer et prendre en compte les mobilités liées à l’itinérance ou à la variabilité, permanentes ou intermittentes, de certains postes de travail.
Quels sont les effets de ces activités mobiles en termes d’organisation des entreprises, de défis pour les travailleurs et d’enjeu pour la gestion de l’espace public?