Après la guerre de deux ans, il ne restait de Toundra que ruines et désolation, un terrain de jeu pour les pillards en tout genre. Une poignée de rescapés essayait de lutter pour sauvegarder ce qui avait pu tenir, mais les pertes subies freinaient leurs actions. C'est alors qu'émergea Annasaëlle Mélisande. Personne ne connaissait, à ce moment-là, sa provenance, elle n'était qu'une pillarde de plus dans les plaines dévastées. Sa première ambition fut de rallier tous les bandits à sa cause. Quel était son but, quelles étaient ses manières? Elle chercha à ressembler au même endroit tous les débris et les restes des affrontements, ainsi que tous les trésors. Sa méthode était relativement simple. Dans chaque groupe de pillards, elle semait le trouble et le chaos, lançant les hostilités de nul part. Elle défiait le chef et triomphait en utilisant seulement une arme qu'elle volait à son ennemi. Parfois, elle sembla donner vie à des restes d'armure laissant supposer à ses ennemis qu'elle avait un pouvoir absolu sur l'âme des défunts. Les mettant face à la pression d'une mort quasi certaine en cas de désaccord. Elle parvient alors à asservir la plupart des groupes de pillards à sa volonté.
"Récoltez l'acier et préparez vous à l'acheminer dans la plaine au pied du Mont Solitaire. La pleine lune sera notre heure de rendez-vous.Si vous fuyez ou échouez, vous serez publiquement exécutés. Personne ne me déçois, ou il en paiera le prix."
telles étaient les consignes de celle qu’on surnomma la Dame de Fer.
Toute la stratégie de la nouvelle souveraine tournait autour d’un cristal millénaire découvert en 9’438. Elle battit au-dessus de ce dernier une immense capitale avec les débris de la guerre. Nimres-Elda vit le jour très rapidement. Mélisande utilisa sa magie afin de créer une ville où chaque citoyen se sentirait en sécurité. Au centre de la cité, une énorme tour la surplombe.
Après 3 ans de règne entre terreur et exécution des traîtres, un matin pluvieux changea à jamais le destin de la nation. Le fils héritier, Constantin, retrouva sa mère affalée dans ses quartiers sans vie. Un poison avait fauché la vie de la reine. Le mélange utilisé était un secret gardé avec zèle par les traîtres de l'ombre. Une concoction vicieuse nommée "L'Écarlate Mortelle", distillée dans les profondeurs du Mont Rouge, où seuls les plus vils des alchimistes osaient s'aventurer. L'Écarlate Mortelle n'était pas un simple venin, mais une magie noire si vile qu'elle ne laissait aucune trace dans le corps de sa victime, sauf la mort. C'était un poison qui défiait les guérisseurs et obscurcissait les esprits des enquêteurs.
À l'aube de ses 26 ans, Constantin se retrouva face à une responsabilité inattendue et lourde : la mort prématurée et mystérieuse de sa mère, la reine Annasaëlle. Cela l'avait catapulté du statut de prince héritier à celui de souverain. Son règne commença alors, marqué par le deuil mais aussi par une détermination à la hauteur de son sang royal.
Constantin, malgré son jeune âge, se mit en quête de réponses. Il sondait les ténèbres de son royaume, utilisant le lien magique hérité de sa mère pour manipuler l’armée de fer.
À travers la peur instaurée dans chaque recoin de son royaume, il vit les complots tissés comme des toiles d'araignée dans les couloirs du palais. Les traîtres n'étaient pas loin, cachés sous des masques de loyauté. Parmi eux se trouvait un conseiller autrefois fidèle, Renard Dornac, dont les ambitions dévorantes l'avaient conduit à pactiser avec les forces les plus sombres. Constantin, armé de sa détermination et de ses pouvoirs hérités, démasqua les traîtres un par un, les confrontant dans des duels de volonté où sa maîtrise des golems se mêlait à sa force intérieure.
Au fil des mois, le règne de Constantin se fortifia. Les rues de la cité s'emplissaient de rumeurs sur les exploits du jeune roi vampire, son courage face à l'adversité et sa compassion envers son peuple. Il savait que le véritable pouvoir n'était pas dans les trônes ou les épées, mais dans la capacité à protéger ceux qui lui étaient chers.