Nous avons tous été choqués et profondément attristés par l’assassinat de Samuel Paty, notre collègue d’Histoire et Géographie, à Conflans Sainte Honorine.
Stupeur, effroi, sidération, colère et une très grande tristesse pour ses proches et ses collègues. Tout le prisme des sentiments nous a submergé ce qui explique notre retard à nous exprimer.
Comment un enseignant peut-il être à ce point abandonné au nom du « pas de vague » si souvent mentionné dans les médias ?
Comment doit-on se comporter face à des élèves si l’obscurantisme s’abat sur les professeurs qui accomplissent leur mission de transmetteurs de savoir et nuit à l’éveil à la Citoyenneté, à l’échange, au partage, à l’esprit critique et à la liberté d’expression.
Par cet acte odieux ses assassins ont bafoué les valeurs de la République qui sont prônés dans les programmes de l’Education Nationale et sur lesquels ils n’ont aucun droit.
Nous avons tous été atteints dans notre âme de « Prof ». Les hommages publics qui ont été rendus à Samuel Paty en sont la preuve.
Pour nombre d’entre nous la reprise en Novembre sera difficile, émouvante et stressante. Cependant, nous savons que nous ferons face à ce nouveau défi, un de plus, dans notre quotidien.
Ne cédons pas à la peur et à l’intimidation. Continuons sur les traces de Samuel à ouvrir les portes du libre arbitre à la jeune génération qui nous est confiée. C’est notre mission d’enseignant et ce sera notre devoir de mémoire au sacrifice ultime de sa vie.
Le bureau de la FNAI