Après la Libération, le capitaine Félix Raymond est basé à Villacoublay et prend rapidement le commandement de la 1re escadrille gouvernementale au sein du Groupe de liaisons aériennes ministérielles 1/60.
Base aérienne 107 - Villacoublay
Avro York à destination de Washington - PNT Noël - Bully - Venangeon - Raymond
Il sera de nombreuses fois aux commandes des avions qui emmèneront le général de Gaulle en Amérique du Nord.
21 août 1945, voyage vers les USA. Orly, Gander, Washington, New-York, Chicago, Ottawa, Gander, Orly, le 30 Août.
Puis l’Amérique du Sud, via Dakar, Rio, Buenos-Aires, Montevideo, puis Mexico au cours d’un autre voyage, Cuba voit également les Ailes Françaises et la route d’Amérique sera parcourue ainsi une quinzaine de fois.
En avril 1945, le cap est pris vers la Chine, avec le Maréchal Juin à bord du Douglas DC-4, au retour, une avarie de moteur oblige Félix Raymond à se poser à Mergui (Birmanie), sur un terrain de fortune, long de 850 mètres ; la vie de camp s’organise et ce n’est que le 14éme jour, que le DC-4 prend le chemin du retour.
Douglas DC-4 offert en 1945 par le président Truman au général de Gaulle.
Il demeurera pilote de Charles de Gaulle jusqu'au départ de celui-ci du gouvernement en 1946 et restera en contact avec lui, comme en témoignent divers courriers jusqu'à son décès.
Aux obsèques du commandant Raymond, le 11 janvier 1965 à Limeil-Brévannes, au pied du catafalque comme le notera un journaliste, une gerbe de fleurs portait l'inscription « Le Président de la République » et un article de journal n'hésitera pas à présenter non sans humour que Félix Raymond était « L'homme qui avait fait capoter de Gaulle », faisant référence à un incident arrivé à Port-Gentil : Le Général ce jour, décida de partir pour Douala malgré l’avis de son pilote. Rapidement le roulage pénible sur la piste totalement détrempée s’était terminé par un capotage dans la boue heureusement sans gravité, le Général indemne avait alors rectifié sa tenue et reconnu, imperturbable : « C'est bon Raymond. C’est vous qui aviez raison ! ».