L'absence de terme dans la législation française pour désigner l'intention de faire souffrir sa conjointe par le biais de ses enfants rend difficile le décompte des victimes. Le manque de connaissances sur le sujet nous a poussé à nous concentrer dans un premier temps sur la forme la plus visible, parce que plus extrême, des violences vicariantes : les infanticides.
Nous avons relevés dans une étude de l'observatoire des violences faites aux femmes une catégorie qui correspond à la notion de violence vicariante, celle des enfants tués dans un contexte de violences conjugales sans que l'autre parent ne soit tués.
Nous avons ensuite estimé le nombre de victimes potentielles de violences vicariantes en se basant sur les appels passés au 3919, numéro d'urgence pour les femmes en danger, par des mères qui déclaraient que leur enfant étaient aussi maltraités par leur conjoint.
Nous avons enfin comptabilisés les infanticides de l'année 2024, en sélectionnant ceux où il était mentionnés que l'auteur des faits "n'acceptait pas la séparation récente avec sa conjointe" et ceux qui mentionnaient des faits de violences conjugales.