Et pourquoi pas en Auvergne ?
Ouverture d'un centre d'hébergement d'urgence pour jeunes en recours juridique à Paris Nous avons eu RDV avec eux le 2 mars 2023
Centre d'hébergement d'urgence pour majeurs en recours à Lyon Nous avons eu RDV avec eux le 17 février 2023
Les trois instances la Préfecture, La Mairie et le Conseil départemental devraient pouvoir le faire aussi sur notre territoire.
Forts de notre expérience fédératrice depuis plus de 6 ans qui nous a permis de travailler au quotidien avec les associations locales, mais aussi avec la ville de Clermont-Ferrand, des acteurs de l’Education, de la santé et de la culture, nous sommes convaincus de contribuer à une des réponses nécessaire qui contribuera à relever le défi des migrations à venir (2022).
Aujourd'hui comme hier, depuis notre création, l'association Collectifcitoyen 63 se positionne dans une démarche de rassemblement de compétences et de prérogatives des acteurs institutionnels et associatifs au service de ces jeunes majeurs en recours juridique pour anticiper des solutions et relever les défis de demain.
Ailleurs, quelques Centres d’hébergement pour jeunes en recours sont nés (Paris, Lyon…) et nous sommes au travail avec eux. Ici aussi dans le Puy de Dôme, une démarche volontariste débutée depuis cinq ans, est effective aujourd’hui. Le projet expérimental que nous portons propose de créer une structure institutionnelle d’accueil temporaire pour ces jeunes majeurs en attente de reconnaissance juridique de minorité. Un hébergement et un accompagnement de type Centre d’Hébergement d’Urgence au sein d’un projet expérimental est aujourd’hui travaillé conjointement avec la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail et des Solidarités, le Conseil Départemental, et la Ville de Clermont-Ferrand.
📢Evolution du projet à suivre
Après 4 mois de travail en commun DDETS/CD/Mairie et sollicitation de la Métropole , le travail de réflexion a été stoppé avec l'avis d'expulsion et l'annonce qu'un centre spécifique pour mineurs en recours ne pourrait exister. (Etat)
De nombreuses questions restent néanmoins posées et ont été posées ;
Á Clermont Ferrand :
- Une fermeture du squat et après ? La proposition d’accueil actuel correspond -elle à un lieu pérenne ou temporaire pour ces jeunes ? Lieu collectif pensé pour être plus économique que les prix des hôtels.
- Les 4 jeunes placés à l’hôtel pourront ils rejoindre l’un des appartements rapidement ?
- La durée de la mise à l'abri sera-t-elle suffisamment longue pour exercer leur droit français de recours, afin de faire reconnaître leur minorité par le juge des enfants ?
- Après la fermeture du squat, d’autres jeunes déclarés majeurs et déposant un recours juridique vont être dans la rue très régulièrement, faute de places suffisantes au 115 et sans aucun autre lieu d’accueil sur la ville avec les risques sanitaires et de désordre qui pourraient advenir !
- Lorsqu’un jeune hébergé va être repris par l’ASE après jugement ,est-ce que la place qu’il libère pourra être reprise par un des jeunes déclaré majeur à la rue et voulant exercer son droit français de recours juridique pour faire reconnaitre sa minorité ?
Nous serons vigilants et nous ne manquerons pas de relever les défaillances à venir lorsqu’elles pourraient avoir des conséquences sur les jeunes.
Par le refus d’un CHU pour majeurs en recours sur Clermont-Ferrand, l'Etat manque un rendez-vous impactant l’avenir surtout que le profil expérimental du projet clermontois permettait de sécuriser le dispositif borné dans le temps et évalué de plus il répondait aux exigences de la convention des Droits de l'Enfant.
Nous restons dans le dialogue avec les pouvoirs publics Etat, CD, notamment avec la Ville de Clermont-Ferrand pour travailler ensemble à la création d’un centre pérenne d’accueil d’urgence pour ces jeunes exerçant un droit de recours reconnu sur le territoire français tout en étant écartés des droits élémentaires pour y vivre dignement.
Notre combat pour le droit continue, sous d’autres formes que nous préciserons à la rentrée.
Ce que nous faisons déjà : Le squat 5 étoiles
Ce que nous portons auprès des décideurs: une plateforme ressources proposant une structure d’accueil, d’hébergement et d’accompagnement (Seule "la plateforme de jour" s'annonce pour début 2020 mais nous poursuivons nos démarches )
Notre projet vient en appui de l’organisation fonctionnelle et territoriale existante. Ce projet est initié par le travail engagé par des bénévoles pour pallier l’absence de réponses aux besoins de jeunes mineurs à la rue et à partir des bilans et problématiques qu’ils en tirent.
La démarche vise, pour ce public, un accueil et un accompagnement social, scolaire et sanitaire sous la forme d’une plateforme de services comprenant un hébergement. Cette structure collective en semi autonomie tentera de les faire passer rapidement à une plus large autonomie indispensable pour poursuivre leur parcours de vie, dépasser l’attitude de survie qui leur a permis de venir jusque-là et œuvrer à une insertion sociale progressive et maîtrisée.
L’engagement des acteurs publics (Etat, Conseil départemental, Mairie, Éducation nationale, Agence Régionale de Santé,???? …) et associatifs qui souhaiteront se réunir dans un comité de pilotage (à définir)
La poursuite de l’action bénévole des associations et personnes physiques engagées dans la démarche aux côtés de professionnels ( à coordonner si financement)
Un mixage de compétences entre bénévoles et professionnels
Un réseau de structures existantes œuvrant dans le domaine de l’insertion professionnelle (filières professionnelles de l’éducation nationale, centres de formation d’apprentis etc.) et ressources institutionnelles
Un réseau de partenaires plus large existant dans le cadre de la gestion actuelle du squat mais qui sera à densifier et à structurer, provenant:
des secteurs sanitaire, médico-social et social : dispensaire, accueil de jour du collectif Pauvreté Précarité, Pôle Solidarité Santé, des praticiens des hôpitaux …(liste non exhaustive)
du secteur juridique
du secteur scolaire, éducatif, culturel et sportif
La plateforme constitue une entité cohérente possédant un statut unique
Elle regroupe, pilote et coordonne divers services complémentaires (pool de compétences et ressources matérielles) afin d’accompagner dans leurs parcours respectifs les jeunes mijeurs.
L’organisation de cette plateforme doit être souple et mouvante, à géométrie variable, capable de restreindre ou d’étendre ses champs de compétence pour :
une meilleure adaptation et meilleure continuité du parcours
une mutualisation et optimisation des ressources allouées
Elle a pour objectif de constituer un point de rencontre et coordination des différents intervenants autour des "mijeurs" afin d’optimiser l’impact positif de chaque intervenant sur le parcours de vie du jeune.
La mobilisation de la société civile au travers des bénévoles qui accompagnent actuellement ces jeunes est gage d’une intégration sociale rapide de ces jeunes.
Cet hébergement doit pouvoir exister, nos multiples démarches n'ont pas abouties encore! Un squat n'est pas un lieu de vie digne pour des mineurs!
Le vide juridique pendant la période où les jeunes exercent grâce aux associations leur droits de recours devant le juge des enfants nous limite dans les possibilités pour trouver des solutions.
Nous poursuivons nos recherches et vos contributions sont les bienvenues.
Adhésion 2023 au Collectifcitoyen 63
Nous avons besoin de vous !