"Les morts ne sont vraiment morts que lorsqu'il n'y a plus personne pour penser à eux."
Cœurs Belges a publié les photos des héros fusillés, décapités ou exécutés par les Allemands. Nous allons publier
leurs photos afin qu'ils ne soient pas oubliés.
Francq Edmond de la Louvière fusillé à Liège le 26 juin 1942
01-10-1920 20-06-1942
Etudiant à la faculté des sciences de l'ULG. Date d'arrestation: 22 mai 1942. Motif de l'exécution: Détention d'armes et d'explosifs. Résistant membre du Front de l'Indépendance. Fusillé à la Citadelle de Liège le samedi 20 juin 1942 à 06h10'. Inhumé à La Louvière, HT, BE. Étudiant à l'Université de Liège, en deuxième année de médecine. On trouve une croix commémorative à son nom à l'enclos des fusillés de la Citadelle de Liège
Guillaume Jean de Herstal fusillé à Liège le 9 août 1942
GUILLAUME Jean (Célestin), né à Heure-le-Romain le 5 avril 1915, résistant à Herstal, P.A., arrêté le 8 août 1942, abattu à Ougrée et décédé des suites de ses blessures à l’Hôpital militaire de Saint-Laurent de Liège le 9 août 1942
Vanboeckel Hubert tué en service commandé le 6 novembre 1943
aucune information
Kwinta Jean d'Ans fusillé à Liège le 26 novembre 1943
né en Pologne le 23 -10- 1923 Motif exécution : détention d'armes Fusillé et enterré Citadelle de Liège
Dewart Henri abattu par la Gestapo le 10 décembre 1943
Naissance à Liège, LG, BE 1892-01-31 Décès/Overlijden: Ben-Ahin, LG, BE 1943-12-11
Résistant Membre de l'Armée secrète (AS ZV S3), des Services de Renseignement et d'Action (SRA), Service Beaver-Bâton, et puis du Front de l'Indépendance (FI). Abattu à Ben-Ahin. Inhumé à à Ben-Ahin. On trouve une croix commémorative à son nom à l'enclos des fusillés de la Citadelle de Liège
Witgens Octave fusillé le 24 avril 1944
Naissance: Andrimont, LG, BE 1923-01-14; Décès : 1944-04-24
Date d'arrestation: 28 mars 1944. Motif de l'exécution: Otage
Becco Emile de Chaudfontaine fusillé à Liège le 15 juillet 1944
Né à Chaudfontaine (B-Lg) le 24 novembre 1894 Arrêté le 21 mars 1944. Chef d'une section de 200 hommes, père de famille, tout son groupe est fait prisonnier.
Fusillé à la Citadelle le 15 juillet 1944 Inhumé à l’Enclos National Inhumé après la guerre à Ninane. Résistant AS Sabotage - Action patriotique.Cœurs Belges
Nizet Léon de Liège fusillé à Liège fusillé à Liège le 15 juillet 1944
Arrêté le 10 mai 1944 avec le groupe Lejour Fusillé à la Citadelle le 15 juillet 1944 Inhumé à l’Enclos National dit « Vaillant » Menuisier Résistant PA, Brigade spéciale Diffusion presse clandestine-Sabotages-Récolte de fonds pour les familles des camarades déjà tombés
Boscheron Suzanne de Liège fusillée à Ferrières le 1 septembre 1944
Infirmière. Motif de l'exécution: Résistante. Fusillée par les Allemands au Burnontige le 1er septembre 1944. Une héroïne de chez nous :
SUZANNE BOSCHERON
Aussi loin que nous nous souvenons d'elle, c'était déjà une jeune fille que l'on nous citait en exemple. Et cela ne nous gênait pas trop, nous, les garçons, parce qu' elle n'étudiait tout de même pas le latin, pensions-nous, et que si elle avait du passer des examens de latin, et bien, on aurait vu...
Qu'elle ait été gentille, c'était presque normal, puisque c'était une fille. Quand nous nous évadions à la fin de la messe, après quelques courses folles, nous repassions devant l'église dont une porte était déjà fermée et nous la rencontrions souvent seule et souriante. Qu'avait-elle bien pu faire si longtemps à l'intérieur ? Un jour de curiosité, nous étions entrés : elle aidait à remettre les chaises en place. Nous étions fixés.
Parfois, elles étaient deux, elle et son amie Lizzy (ndlr : il s'agit de Lizzy Duchêne, actuellement Soeur Vincent, bien connue à Ferrieres où dans sa jeunesse, elle a souvent passé ses vacances).Nous avions très peur de Lizzy, car sa poigne était dure et nous nous contentions de la gratifier à distance d'un pied-de-nez. Mais, Suzon étant là, nous n'en arrivions pas aux mains. Nous'1'aimions bien. Pourquoi lui faire de la peine on abîmant son amie ?
Les années ont passé, Nous l'avons rencontrée deux ou trois fois en soirée. E11e venait nous accueillir, nous, les timides et nous mettait à l'aise en riant de bon cœur.
Suzanne Boscheron s'était inscrite aux cours de 1'Académie des Beaux-Arts. A cette époque nous préférions de loin la mécanique à la peinture mais un jour que nous avions appris qu'on lui avait décerné le prix Marie, nous n'avions pas du tout été étonné.
Quinze années se passent et brusquement nous voyons descendre d'un tram, Lizzy coiffée d'une cornette blanche de Saint Vincent de Paul et Suzanne en infirmière. Cette fois c'était la paix. En serrant la main de Sœur Vincent nous reconnaissions la poigne d'antan et Suzon riait de bon cœur.
Vous êtes-vous assez battus, disait-elle. Tu te souviens Suzanne Boscheron, en 1936,venait de terminer brillamment ses études d'infirmière. Elle faisait ainsi partie de l'œuvre du "Soutien" qui avait fait appel à elle dès sa fondation. Elle travaillait actuellement pour l'Ouvroir, confectionnait des vêtements pour les pauvres. Elle avait trouvé sa voie : servir, consoler la misère. E11e y mettait tout son cœur, tout son tact, toute son adresse et tout son goût.
Suzanne Boscheron avait de la fortune. Elle ne devait pas gagner sa vie; aussi, dès qu'elle eut trouvé sa voie, elle se dépensa sans compter pour autrui, avec le courage, 1'abnégation, l'intelligence et l'idéal que l'on met à exécuter une tâche que l'on a volontairement choisie.
En 1939,lors de la mobilisation, elle s'engage comme infirmière militaire. Puis c'est la campagne des dix huit jours. A Berck-Plage où l'hôpital a évacué, elle soigne les blessés; mais l'hôpital est trop loin de la ligne de front et elle regrette de n'avoir pas pu se rendre utile. Rentrée en Belgique pendant l'occupation, elle assume la charge de secrétaire-trésorière de l'association des infirmières catholiques belges. Elle s'occupe du service social et en même temps elle consacre trois matinées par semaine à 1'Oeuvre du Dispensaire. Elle y soigne les petits vieux, et c'est une rude besogne. Patiente, d'humeur toujours égale, elle s'intéresse à ses malades, les réconforte, leur communique sa gaieté et son optimisme.
Elle n'a pas abandonné la peinture et profite des rares après-midi de liberté et de clarté pour préparer une exposition. Nous la trouvons rayonnante dans son atelier si finement aménagé. Nous comprenons que cette partie de sa vie est nécessaire à son équilibre. Après la misère et la laideur de tous les jours, elle atteint ici la sérénité. Elle s'évade en peignant des paysages exotiques, de petits chinois, des paysages orientaux, des ciels d'Afrique et nous nous étonnons de constater la justesse de l'atmosphère.
Chez elle, elle est l'âme de la maison. Les malheureux qui ne font jamais en vain appel à son bon cœur la trouvent toujours quand la situation semble désespérée. Nous la voyons à 1'oeuvre, au chevet d'un malade . Elle communique son état de grâce, lutte contre la maladie, soigne avec tendresse et compétence, refuse d'admettre que le cas est désespéré et triomphe enfin, grâce à son énergie. Quand nous la remercions, elle est tout étonnée.
-Je t'assure que j'ai eu peur, dit-elle, mais maintenant je respire, je suis contente !
Suzon a 44 ans quand les bombardements de Liège commencent. Il y a affluence de blessés. Elle proposes ses services à la Croix-Rouge, qui les décline. Elle ne comprend pas, elle s'agite. Elle apprend que des bombes sont tombées rue Albert de Cuyck sur la Pouponnière. Au milieu d'un fatras indescriptible, elle trouve sœur Vincent, sa vieille amie, qui se révèle une fois de plus "l'homme de la situation" en même temps que l'ange sauveur.
- A nous, les forts-à-bras ! Tu tombes à pic, ma vieille !
On déblaie, on dégage les blessés, on réconforte, on soigne et aussi, on sauve ce qui reste à sauver. Suzon trime avec le sourire.
Après ces journées mouvementées, elle rêve de servir encore. Elle figure sur une liste secrète qui recrute médecins et infirmières pour soigner clandestinement les patriotes blessés par les Allemands et soustrait à leurs griffes.
Août 1944. Les alliés approchent. Le maquis des Ardennes prévoit des coups durs. Suzanne répond au premier appel.
Elle sait qu'elle peut enfin remplir un rôle à sa mesure. Elle est en parfaite santé. Les risques, elle les accepte.
L'aventure qu'elle va courir est enivrante mais elle la considère avec gravité. La grande volonté qui se cache sous sa bonne humeur la pousse en avant.
A Burnontige, entourée de trente ambulancières, elle organise l'aide aux patriotes. Elle se rend chaque jour dans le maquis où on l'adopte immédiatement. Elle se fait aimer de tous.
Hélas ! Son séjour là-bas sera bref. Conduite par un traite, une bande ennemie fait irruption dans l'hôtel où elle loge.
Le 1er septembre 1944, l'hôtel brûle. La propriétaire reste dans les flammes, tandis que devant le mur de la chapelle Sainte Barbe, Suzanne Boscheron trois de ses compagnes et dix jeunes maquisards paient de leur vie leur amour de la Patrie.
(d'après "Coeurs Belges")
Musch jacques de Liège fusillé à Odet le 4 septembre 1944
MUSCH Jacques (Avocat) – de BELLING Pierre (Avocat) et HAMOIRGeorges (professeur et interprète), arrêtés à Méan, enfermés dans l’église pendant de longues heures le 4 septembre 1944.
Emmenés à Odet où ils furent enfermés dans une porcherie en compagnie de Marcel HONTOIRde Clavier. Ce dernier parvint à s’échapper par une petite lucarne avant l’aube grâce au concours de Jacques Musch. Le 4 septembre au matin, les 3 prisonniers ont été obligés de creuser leur tombe et ont été fusillés par des SS de la Adoph Hitler ( Cœurs Belges)
Cuitte Théodore distributeur de "Cœurs Belges" abattu le 8 septembre 1944
assassiné en Belgique Livre d'or de la Résistance
Guillaume Clément de Liège tué le 11 septembre 1944
Ancien de l'Athénée royal de Liège 1 "Charles ROGIER"
N'oublions pas que ce furent des Allemands qui ont massacré les nôtres
Delwart Henri, dénoncé par des traitres belges
aux professeurs et anciens élèves de l'Athénée royal de Liège 1 "Charles ROGIER"
dont Guillaume Clément
Pierre Uhlig Armée secrète Refuge de Couvin - section Commissaire Gelinne