Baya Allaouchiche-Bouhoune-Jurquet
Baya Jurquet (1920-2007), née à Alger, est une militante féministe, antiraciste et anticoloniale algérienne.
Secrétaire générale de l'Union des femmes algériennes (1949) et membre du Parti communiste algérien (PCA), elle militait pour l'émancipation des femmes algériennes et organisait des manifestations de prisonnières pendant la guerre de libération (1954-1962).
Fondamentalement Baya, avait, par son vécu, compris que le combat pour la libération nationale et celui pour la libération de la femme ne faisaient qu’un. Scolarisée jusqu’à l’âge de 11 ans grâce à l’obstination de son père, elle ne put éviter, sans la protection de celui-ci, un mariage forcé, à 14 ans, avec l’un de ses cousins. Ainsi elle sera connue en Algérie sous le nom de Baya Allaouchiche. Elle n’accepte pas ce mariage, se révolte, s’enfuit, est ramenée de force auprès de son mari. Rapidement, au contact de militants du Parti communiste algérien, elle s’engage. En 1949, elle est élue au Comité central, seule femme, semble-t-il, d’origine "arabo-berbère". La même année elle devient secrétaire générale de l’Union des femmes algériennes crée par le PCA. Rapidement après 1954, avec d’autres militants, dont l’aspirant Maillot, elle entre en contact avec le FLN, alors que le PCA tergiverse sous l’influence du PCF. En 1956, elle est arrêtée et transférée en "métropole", où il lui est interdit de rentrer en Algérie. Elle s’installe à Marseille où elle va continuer son combat, en particulier dans les bidonvilles.
Anticoloniale et antiraciste, elle défendait l'autodétermination des peuples, combattait le racisme des immigrés à Marseille et soutenait les orphelins de la guerre civile algérienne des années 1990.
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