Une figure majeure de l'éducation algérienne
Figure algérienne de l'éducation, Malika Boudalia Greffou a consacré sa vie à la transmission du savoir.
Dans un contexte où l'école était un enjeu social et politique majeur, elle a fait de l'enseignement un acte d'émancipation et n'a cessé de questionner les orientations prises par notre système éducatif.
« L'école algérienne : d'Ibn Badis à Pavlov »
Publié en 1989 aux éditions Laphomic, cet ouvrage est devenu une oeuvre de référence qui continue de nourrir les débats sur l'éducation et la langue en Algérie.
Jamais réédité, il demeure une référence incontournable pour comprendre les enjeux du système éducatif algérien et les choix pédagogiques qui ont façonné l'école post-indépendance.
Une thèse qui a suscité la controverse
La thèse centrale : sans avoir les moyens d'un État, l'école créée par Abdelhamid Ben Badis prodiguait un enseignement de meilleure qualité que l'école de l'Algérie indépendante.
Elle a fait polémique en questionnant frontalement les choix et orientations pris après l'indépendance, faisant d'elle une figure controversée auprès de certains responsables du secteur éducatif.
Une analyse continue des ré- formes éducatives
Au fil des années, Malika Greffou a continué d'analyser les dynamiques du système éducatif algérien et de proposer des pistes d'amélioration.
Selon son diagnostic, les réformes successives n'auraient pas suffisamment pris en compte les besoins réels des enfants et les conditions nécessaires à leur épanouissement et à leur réussite.
Un héritage pédagogique
Son héritage se mesure dans les générations qu'elle a formées et les débats qu'elle a nourris sur l'avenir de l'école algérienne.
Elle a mis en lumière les tensions entre modernité, identités et efficacité pédagogique.
Bien que certaines de ses thèses soient contestées, son appel à une réforme fondée sur la réalité linguistique et culturelle du pays continue d'inspirer les réflexions.
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