Presse Sud Ouest
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Jeudi 22 mars 1979
Un jeune peintre de Saubusse, Didier Sarciat, nous propose à la salle des fêtes, du 24 mars au 1ª avril, une exposition de toutes ses peintures sur le thème du voyages.
Une exposition de peintures s'apparente souvent à une délivrance, au sens clinique du terme.
Cependant, concernant l'œuvre de Didier Sarciat, il ne faudra pas chercher d'appartenance particulière à une école,
À un style, qu'il s'agisse d'une influence de claude monet que certains croiront percevoir dans sa technique, alors que d'autres opineraient vainement pour le genre « naïf ».Vous ne trouverez qu'un débordement parfois incontro de sentiments,de fantasmes; une générosité terrible qui se
traduit par une munificence de couleur et de luminosité. De li- gne maitresse, point, si ce n'est un thème aquatique très marqué dans l'ensemble de l'oeuvre,
S'il fallait absolument classer cette œuvre, il serait nécessaire d'y renoncer, car seuls les mou- vements de l'âme ont présidé à ces toiles de tendresse et de sensibilité.
Ses origines artistiques ne s'inscrivent que faiblement dans les Antilles françaises où il a pourtant résidé fort long.
temps. Ses paysages des Landes n'ont rien à envier à ceux qu'il réalise en Guadeloupe.
Il s'agit tout simplement d'un artisan qui aurait repensé la peinture, rejetant l'académisme sous toutes ses formes.
Bien sur, la jeunesse de l'artiste se lit entre les nuances de la palette, mais le trait est súr, l'œil intuitif,
Avoir choisi un cadre si délicieusement suranné que le bourg de Saubusse n'est pas un artifice, mais un simple hommage au berceau de la famille, la possibilité offerte à un jeune artiste de s'exprimer, par une municipalité plus culturelle que mercantile.
Contrairement à beaucoup de peintres qui ont affirmé avoir eu l'intention précoce de leur future vocation, Didier Sarciat ne « s'imagine pas », il se déli vre en peignant, comme d'autres écrivent.
Le thème* voyages " qu'il a choisi, évoque plus dans son esprit, les différentes périodes de sa dé. marche intellectuelle que celle d'une vie par ailleurs mouvementée aux quatre coins du globe.
Né au Maroc, puis transpianté en Guyane,
Ce n'est qu'en Guadeloupe qu'il commence à peindre, à crayonner pour son plaisir plaisir d'abord, puis besoin impératif de transcrire ses émotions, la peinture devenant vite pour lui, la seule voie d'évasion.
Lien vers le site de son mandat de 2014 a 2020 saubusse.site ou saubusse-mandat-2014.fr
Des artistes peintres landais vivant exclusivement de leur talent, il n'y en pas des masses : Encore moins, ceux qui affichent une double personnalité, par deux techniques de peinture bien différentes.
Didier Sarciat, c'est l'enfant de Dax et de Saubusse qui, comme ses anciens compatriotes de la marine royale, a un jour quitté le fil de l'Adour nourricier pour s'en aller chercher, sinon la fortune au moins le bonheur aux Antilles. Pour y vivre quelque vingt ans et y créer une ?uvre remarquable, avec ses personnages martiniquais qu'on croirait sortis d'une esquisse de Daumier mise en couleurs avec le désir constant de ne point trahir les lumières de l'île. Car, cet ancien (il n'a que 37 ans) professeur d'éducation manuelle et technique dans un collège dacquois, dut bien à ce nouvel état, lui qui ne rêvait que tâches rutilantes sur des fonds où éclataient tous les verts du spectre, le nécessaire apprentissage de la ligne précise avant le long travail du peintre exploitant, cette fois, sa palette sur un plan mieux préparé.
De là à rechercher une autre technique, il n'y avait qu'un pas à franchir, Sarciat en profita pour changer son nom en Ydan. Entendez, par là que toute la deuxième partie de son œuvre, où il décompose le mouvement sportif par le biais de l'aérographe porte la nouvelle signature. On y croise une flèche colorée qui est Marie-Jo Pérec au départ, de forts beaux gestes de cesta punta dont l'affiche du dernier tournoi mondial, des éclatements d'Albertville en trames serrées comme par la magie du prisme.
Du 1er au 9 octobre, salle Louis Darmanté, au-dessus des halles d'Hossegor. Vernissage le 1er octobre à partir de 18 heures.
DIDIER SARCIAT, alias YDAN, fils d’André SARCIAT et son épouse Marie, Sibusates dans l’âme, exposera quelques-unes de ses œuvres le jour de la Finale du TOURNOI BASCO LANDAIS, le SAMEDI 1er SEPTEMBRE 2001 à partir de 14 heures à la SALLE des FETES de SAUBUSSE.
Que dire de cet artiste, qui, depuis sa première exposition dans notre village en 1979, n’a cessé de progresser, de créer,a cheminé entre Paris, les Antilles, Outre-Mer, Niger, Tunisie, etc.... et en France, tout particulièrement dans notre sud-ouest où il n’a pas été épargné par la passion de la Corrida (plusieurs expositions à Dax), qu’il a su, par le procédé dont il est le novateur, l’aérographie, faire passer les effets visuels de son désir de mouvement et l’émotion soulevée par ce combat. Il s’est intéressé tout récemment à la Course Landaise en décorant par des silhouettes d’écarteurs les arènes de Pomarez.
Le sport le passionnera particulièrement et nous retiendrons entre autres ses expositions aux Jeux Olympiques d’Albertville en 1992, sa passion pour la F1, le golf (où nous reconnaîtrons Jean Van de Velde dont la maman est native de Saubusse), le ski, le rugby et nous finirons par la pelote basque avec la Cesta Punta, la Pala et la Main Nue (s’intéresse depuis peu au Rebot). Vous pourrez admirez sa saisissante manière de figer l’effort, l’élan dans l’espace du Pelotari, le regard aimanté par la Pelote.
Reconnaîtrez vous quelques joueurs du cru Landais ?
Notons entre autres quelques réalisations sur la Pelote :
Affiche des internationaux Professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz, Affiche du troisième open de Pelote Basque à Paris,
Fresques murales et sculptures sur le complexe sportif René Lapeyre de Saint-Geours de Maremne,
Deux tableaux au Trinquet de Saubusse,
Création de l’affiche de notre finale.
Adepte de nouvelles techniques, il se lance depuis 2 ans dans la peinture numérique qui évolue entre la vidéo et les arts graphiques par l’outil qu’est l’ordinateur.
C’est tout cela que Ydan nous offre à Saubusse samedi et je vous invite à être nombreux à admirer ses ouvres et à participer à notre fête de la pelote dont le programme est le suivant :
Didier Sarciat s’est inspiré pendant vingt ans du bonheur des Antilles. Changement de cap et de nom aujourd’hui, pour l’artiste, sur le thème du sport
Des artistes peintres landais vivant exclusivement de leur talent, il n'y en pas des masses : Encore moins, ceux qui affichent une double personnalité, par deux techniques de peinture bien différentes.
Didier Sarciat, c'est l'enfant de Dax et de Saubusse qui, comme ses anciens compatriotes de la marine royale, a un jour quitté le fil de l'Adour nourricier pour s'en aller chercher, sinon la fortune au moins le bonheur aux Antilles. Pour y vivre quelque vingt ans et y créer une ?uvre remarquable, avec ses personnages martiniquais qu'on croirait sortis d'une esquisse de Daumier mise en couleurs avec le désir constant de ne point trahir les lumières de l'île. Car, cet ancien (il n'a que 37 ans) professeur d'éducation manuelle et technique dans un collège dacquois, dut bien à ce nouvel état, lui qui ne rêvait que tâches rutilantes sur des fonds où éclataient tous les verts du spectre, le nécessaire apprentissage de la ligne précise avant le long travail du peintre exploitant, cette fois, sa palette sur un plan mieux préparé.
De là à rechercher une autre technique, il n'y avait qu'un pas à franchir, Sarciat en profita pour changer son nom en Ydan. Entendez, par là que toute la deuxième partie de son œuvre, où il décompose le mouvement sportif par le biais de l'aérographe porte la nouvelle signature. On y croise une flèche colorée qui est Marie-Jo Pérec au départ, de forts beaux gestes de cesta punta dont l'affiche du dernier tournoi mondial, des éclatements d'Albertville en trames serrées comme par la magie du prisme.
Du 1er au 9 octobre, salle Louis Darmanté, au-dessus des halles d'Hossegor. Vernissage le 1er octobre à partir de 18 heures.
A la fois globe-trotter et innovateur, Ydan Sarciat, à la double personnalité, donne à ses peintures un mouvement dans le temps.
Il expose à la Grange de Christus, jusqu'au 15 septembre
la photo Presse Sud Ouest
Le peintre Ydan Sarciat avec, à sa droite, Valérie Mussado, vice-présidente de l'association culturelle les Quatre-Chemins, le président Guy Vergez à sa gauche, à côté le maire de Saint-Paul, Jean-Pierre Pénicaut et Marion Pujo, adjointe chargée des affaires culturelles
Le jour du vernissage, pas moins de 150 personnes, connaissances et amis ont suivi l'échelonnement de cailloux de couleur qui indiquait la chronologie de l'exposition de l'artiste peintre Ydan Sarciat, à la Grange de Christus.
Est-ce pour Sarciat, est-ce pour Ydan ou pour Sarciat Ydan, que ces nombreux visiteurs ont parcouru les dédales de la Grange ? Ils sont venus pour découvrir les deux tendances parallèles qui secouent la création de ce jeune peintre souriant et serein: la peinture traditionnelle et l'irrésistible élan vers une peinture en mouvement.
Soixante-treize tableaux aux peintures éclatantes, chaudes et vives des Antilles, à la maîtrise manuelle certaine et un sens parfait de la couleur, sont accrochées aux cimaises de la Grange de Christus, allant du sport, la course des Yoles, la Formule 1, les cesta punta de Saint-Jean-de-Luz, le tennis... aux combats de coqs à la tauromachie, en passant par les paysages des iles, ses marchandes et ses pê-cheurs, la chaleur du désert. Et de magnifiques portraits comme celui de l'enfant Pierrot qui a valu au peintre Ydan le Grand Prix de la ville du Bourget en 1989.
« Soucieux de recherche permanente » comme l'a dit si bien le président de l'association culturelle les Quatre Chemins, Guy Vergez, dans son discours de bienvenue, Ydan avec l'aérographe muni d'un pochoir, tout en décomposant la surface de travail et en superposant les motifs, dans un enchevêtrement de tons et de volumes, a découvert l'aéromosaïque, qu'il est le seul à pratiquer. Ydan est arrivé aujourd'hui à maîtriser son art avec l'ordinateur qui lui permet d'étudier le tableau qui lui sert de modèle, pour ensuite réaliser sa toile comme pour l'huile représentant de magnifiques tournesols. Il ne s'arrête jamais d'innover et, pour lui, le numérique n'est pas la finalité. « Je ne conçois pas la vie sans la création. Je hais la mono-tonie. » Le peintre est à l'affût de tout ce qui bouge. Il guette sans cesse ses « proies » pour les immortaliser en toute objectivité, comme la fureur du taureau face à la maitrise de l'homme qui le combat.
Débordant d'enthousiasme et d'idées, Ydan croque à sa manière des œuvres qui gardent leur mys-tère. Et, pour terminer la balade, des Antilles au sud-ouest de la France, deux savoureux buffets attendaient les visiteurs, rappelant les origines du peintre, le premier landais, confectionné par les établissements Marthe de Narrosse et le second antillais, par la famille Sarciat elle-même.
Exposition « Itinéraire du Pitt à l'arène », de l'artiste peintre Ydan Sarciat, à la Grange de Christus, jusqu'au 15 septembre, de 14 h 30 a 18 h 30.
JACQUELINE LATRY
Trois ans après, Ydan revient chez Alain Darc pour une exposition déterminante puisque l'auteur vit aujourd'hui de son art. Il prépare pour les Dacquois une fresque de 6 mètres carrés. Sur un panneau d'affichage au niveau du pont de la Gare, on découvrira prochainement "le Toro" de Didier Sarciat : "J'ajoute quatre toiles aussi sur ce thème chez Alain. Il s'agit d'une nouveauté pour moi : je suis un aficionado tout neuf. Mais je suis sensible à la magie, la gestuelle, le mouvement. La tauromachie représente un art que je cherche à saisir." Et son regard se pose d'un vol privilégié sur le toro.
Autre domaine sur lequel Ydan jette son dévolu : la Formule 1
Lors du dernier Grand Prix de France à Magny-Cours, il réalisait une maquette pour une télé-carte de la marque : "je n'ai jamais piloté mais par contre je fréquente les paddocks." Il doit d'ailleurs rencontrer Alain Prost pour réaliser un ensemble sur la carrière du Champion du Monde. Ses voitures préférées : "la William Renault et la Jordan de Gachot l'an passé."
D'autres univers l'attirent du moment qu'ils portent le message de la vitesse. Ydan a réalisé soixante dix tableaux pour décorer l'espace Olympique 1992 dans le centre d'Albertville.
Vitesse du bolide, mouvement du toro, gestuelle du torero se fixent en instantanés qui échappent volontiers à l'hyperréalisme habituellement pratiqué par les utilisateurs de l'aréographie, une sorte de stylo à peinture en pression : "il ne s'agit pas pour moi d'utiliser l'instrument comme le font les décorateurs de vans ou de camions. Je procède par petits carrés, chacun d'eux contenant son originalité, teinte par teinte ligne par ligne."
Ydan pousse aujourd'hui le procédé dans ses retranchements en guettant pour s'inspirer tout le monde bougeant et trépidant. Et il s'est promis de ne manquer pour rien au monde les éclats des écarteurs du grand concours du 17 août. Et là, s'il manque d'inspiration avec les hommes, les vaches y pourvoiront.
Pierre Jeantet, directeur du journal"sud-Ouest", accompagné de Joël Aubert, directeur de la rédaction, en présence de M. Forté, maire de Dax, inaugurait hier l'exposition consacrée à l'art du peintre dacquois Sarciat-Ydan.Déjà denombreux visiteurs découvrirent à cette occasion la technique de l'aérographie, introduite par l'auteur dans le difficile monde de la tauromachie. L'artisteè ne s'attache pas à un torero ou un type de toro mais capte l'impression fugitive du mouvement dans la violence de la bête et la réponse maîtrisée de l'homme qui le combat.Des fusains émouvants et subtils, des huiles et des pastels délicats com-plètent cette exposition ouverte au public jusqu'à la fin de la feria, place Roger-Ducos, dans les locaux du "Sud-Ouest".M. Jeantet, directeur de "Sud-Ouest", visite l'exp-osition Sarciat-Ydan, en présence de l'artiste, de Joël Aubert, directeur de la rédaction, et Mme Colette Dubos.
Didier Sarciat, alias Ydan, mérite totalement le titre de Dacquois. Ses parents sont originaires de Saubusse et ses grands parents d'Orist. C'est dire ! Et même s'il vit depuis vingt ans aux Antilles, Ydan garde son âme gasconne qu'il cultivait au temps où il officiait comme professeur de technologie à Cendrillon.
En 1979 Ydan vint exposer ses premières oeuvres et, en 1989, le Centre culturel de Dax accueillait une exposition éphémère. Et comme Alain Darc, le patron du Richelieu, eut le bonheur de le connaître, il lui prêtait
Didier Sarciat signe Ydan ses oeuvres d’aérographie L'ancien professeur de technologie
de Cendrillon reste un maître international de cette technique déjà présentée au Richelieu voilà trois ans. Les amateurs de peinture remonteront un peu plus loin dans le passé pictural dacquois et trouveront l'image d'un jeune peintre venu aux Antilles en 1979 et dix ans plus tard au Centre culturel.
Didier Sarciat agrandit son champ de vision taurin depuis peu d'années mais étonne par l'adoption d'une technique pneumatique, l'aérographie, sorte de pistolet à pression, pour offrir des effets quasi pointillistes. Le mouvement se créé par la succession de prononciations géométriques appuyant la notion de mouvement avec un trouble particulier.
Il trouva dans la corrida comme dans la Formule 1 les effets visuels du désir de mouvement. Lors des Jeux Olympiques d'Albertville, il exprima ce goût de vitesse sans la précipitation dans soixante dix tableaux accrochés dans l'espace olympique.
N'oublions pas non plus la pelote basque et d'une manière privilégiée la cesta punta. Saint Jean de Luz l'honore chaque automne pour cette saisissante manière de figer l'effort du pelotari grimpant au mur gauche et le plongeon de l'avant anticipant sur une "cortada".
L'aérographie étonnera sans doute, pour ne pas dire déroutera certains mais cette peinture existe avant tout pour le mouvement. C'est cela que veut produire Didier Sarciat, en signant spécifiquement Ydan, ces oeuvres d'un autre genre. Il veut ainsi honorer le mouvement du toro, lui donner la plénitude de sa violence. Nous regardons ainsi le monde comme le voit le toro, le regard ivre de colère d'ombres menaçantes.
Ydan ou Sarciat apporte en même temps leur découverte du monde taurin. L'artiste est né en tauromachie de sa fréquentation de ses arènes natales et de la simple vision télévisuelle des corridas. Il s'imprègne de l'élan, de l'assaut pour l'aérographie. Il retient les moments intenses de la mise à mort, les souplesses fugitives d'une passe, la douleur secrète de la peur dans les visages pour donner tout son saoul aux autres techniques. Le pastel, l'huile et le fusain servent les émotions contenues. La tête du torero avant les clarines d'ouverture du toril méritent donc un coup de crayon pour immobiliser le goût de la mort.
Ydan est un peintre aérographique des temps modernes et des ferias soufflant la bourrasque.
C'est le champ de l'aéro-graphie. Sarciat reste le révélateur des sueurs discrètes du torero. C'est l'artiste au fusain. Il guette le geste de domination et n'oubliant pas l'œil affolé du toro dans son combat. C'est l'orfèvre en huile et pastel.
Deux signatures quatre techniques, un seul homme ... en plus un Dacquois
Dax prend la finale au rebond
Grande première à Dax vendredi avec la finale seniors amateurs de Cesta Punta. A ne pas manquer
C'est finalement en toute logique que le Jaï alai de Dax accueillera laFinale du championnat de France de Cesta Punta des seniors amateurs puisqu'il a déjà accueilli les 1/4 et 1/2 Championnat de France finales. Quant on connait la réticence de nombreux joueurs à s'exiler aux Etats-Unis, seul choix possible pour passer professionnel, on comprend mieux la valeur de ce championnat fréquenté par des amateurs au moins au niveau des pros. C'est donc bien le nec plus ultra de la spécialité qui se disputera à Dax un titre qui compte dans une carrière..
Seront opposées les équipes de Bidart Laurent Garcia, un des meilleurs spécialistes mondiaux à l'avant, et Patrice Berdoulay à l'arrière) qui ont disposé au tour précédent de Mauléon et de ses représentants, Tanco et Ourthe. Le derby basque a tourné en faveur des enfants de la côte au détriment de ceux de la Soule (35-14).
Les autres finalistes seront les représentants d'Hossegor, Pierre Bordes (arrière) et Philippe Etcheverry (arrière). Le duo landais a dû aller au fond de lui-même pour venir à bout en 1/2 finale de celui de Saint-Jean-de-Luz, Lopez et Iturria ne cédant que sur la fin (35 à 30).
Certes, Bidart sera favori : en cas de victoire, Bidart remporterait là son 3ème titre consécutif!
Jai Alai de Dax
Mais tous les spécialistes affirment que les Hossegoriens ont leur chance et que cette finale sera longtemps indécise. A voir de toute façon.
15 Septembre 2000
B.M
Jaï Alaï de Dax
Décoration de l’espace partenaires par ses fresques baches
L'artiste présente dans le cadre du Tournoi de Pelote une exposition de ses oeuvres
Ainsi que les plus récentes de ses Digigraphies inspirées de la Pelote Basque et des sports
Le visage du musicien antillais grimace de plaisir, violon contre l'oreille. Un coupeur de canne à sucre de blanc vêtu travaille dans le champ où éclatent un vert cru et un rouge flamboyant. Les deux affiches annoncent les « Images des isles ». Caraibes colorées.
Un pêcheur lance son vaste filet bleu; au marché, des femmes épanouies vendent fleurs ou légumes,
un paysan s'en va sur un âne chargé : petits détails de la vie quotidienne aux Antilles.
Et c'est bien la vie qui éclate sur toutes les toiles.
Le trait précis, épuré, terriblement efficace, suffit à traduire le mouvement.
A la fois réalistes et épurées, ces œuvres de lumière gardent aussi leur mystère et leurs contrastes.
Si, d'un visage dessiné au fusain, jaillit un regard franc et direct, d'autres personnages peints de dos ou abrités sous un vaste chapeau gardent leur secret. Des sujets jaillissent l'effort, le dynamisme et le geste laborieux. En contrepoint, cette Man Aglaé que les années ont visiblement usée, lasse et sereine, apporte une note de tendresse.
Marie-Jo Pérec s'élance en un élégant mouvement savamment décomposé. Autre peinture, celle issue de l'aérographie, mosaïque subtilement créée pour un monde bougeant, trépidant, tout en élan suspendu. Deux techniques, deux moyens d'expression. Il est intéressant de voir côte à côte soit un éclatant combat de coqs ou une course de yoles exprimés avec l'un et l'autre procédés. Signé Sarciat pour la peinture qui se veut spontanée, Ydan pour l'aérographie plus technique. Sarciat aux pinceaux, Ydan au pistolet.
Contact charnel dans un cas, distance étudiée, maîtrisée dans l'autre. « C'est comme si Sarciat faisait du vélo, alors qu'Ydan pilote un avion », se plait à dire l'artiste.
Double approche de l'art pour un créateur riche d'une double appartenance culturelle aux Antilles et au Sud-Ouest. Et un même et réel au Sud-Ouest, Et un même et réel talent. Qu'il s'agisse de Sarciat ou d'Ydan, les thèmes sont traités avec un semblable bonheur. La passion reste unique. On a remarqué ses derniers travaux : sujets de fresques sculptées, fins et stylisés, exubérants et précis. Les originaux décorent la salle omnisports de Saint-Geours-de-Maremne.
C'est une nouvelle facette de ce jeune artiste débordant d'enthousiasme, d'idées. Demeure la recherche constante vers l'essentiel d'un artiste en perpétuelle évolution. Dans la difficile quête qui l'a mené de la gestuelle du paysan à un départ d'athlétisme, de la course de yoles à celle de Formule 1, de la rapidité du combat de coqs à la tauromachie.
Des images des iles de calme et de lenteur à la frénésie du monde moderne. Normal lorsqu'on a 30 ans à peine et qu'on est un autodidacte particulièrement doué, bouillant du désir de s'exprimer. « Je ne conçois pas la vie sans la
création. Je hais la monotonie. »
Exposition Sarciat Ydan. Bibliothèque municipale, jusqu'au 16 août.
HÉLÈNE LARETURE
SAINT-PAUL-LES-DAX Figer le mouvement
Peu de rapports entre le Pitt, l'enceinte où se déroule le combat de coqs aux Antilles, et l'arène, si ce n'est la tolérance coutumière (1).
Et Sarciat Ydan, double signature d'un peintre lando-antillais spécialisé dans l'aérographie et l'art numérique.
L'itinéraire rapporte vingt ans de travaux, depuis la première exposition à Saubusse en 1979. Des premières années où Didier Sarciat peignait après son travail d'instituteur dacquois à l'invention de cette technique qui projette la peinture sur la toile via une sorte de pistolet.
"Sans contact direct avec la toile". Le résultat ? Des œuvres en mouvement, souvent consacrées au sport, où la subtilité de chacun des éléments les plus infimes produit une scène furtive mais hyper-réaliste. "Ce qui est difficile avec le sport, c'est de retrouver le mouvement exact. Il faut d'abord travailler la fluidité des corps". Quelque soit la
position : corrida, rugby, football, pelote basque, formule 1, sports d'hiver (Sarciat Ydan a consacré à Albertville une exposition sur les Sports olympiques à l'Espace 92, athlétisme, voile, golf etc.
"Je commence à faire des croquis de surf" annonce celui qui signe ce type d'œuvre du nom de sa technique, Ydan, gardant le nom Sarciat pour ses œuvres classiques (pastels...). L'importance de l'exposition (50 à 70 toiles et
sculptures) permet aussi de suivre l'évolution de cet artiste autodidacte et de le retrouver sur des thèmes plus figés. Les Antilles ou les déserts l'inspirent.
"L'œuvre doit être unique" Ces croquis de surf doivent être d'un nouveau type puisque l'artiste découvre à présent le
numérique. "C'est d'abord un outil car la réalisation numérique n'est pas une création totale parce qu'elle n'a pas d'unicité : on peut la reproduire à volonté. Mais j'y trouve un très grand intérêt, celui de permettre d'oser. Sur.un projet, on peut toujours suivre à fond une idée tout en ayant la possibilité de revenir en arrière. Cela n'empêche d'ailleurs pas qu'il faille à un moment finaliser.
Mais, chez moi, c'est l'esquisse numérique qui à présent permet l'œuvre picturale. L'exposition permet d'ailleurs de comparer les deux sur un certain nombre de toiles" Ceux qui ne pourront pas se rendre du 4 au 15 septembre,de 14h30 à 18h30, à la grange de Christus pour cette exposition surprenante s'arrêteront devant les fresques murales
qu'Ydan a réalisé au gymnase de St-Geours-de-Maremne.
Quand je suis en Martinique, je n'ai pas envie de peindre, je préfère regarder ! Mais dès que je rentre à Paris, les couleurs que j'ai emmagasinées resurgissent et s'expriment sur la toile ». Didier Sarciat n'a jamais pu oublier les Antilles françaises où il a passé son enfance et son adolescence. Il y retourne régulièrement : «J'expose en permanence dans une galerie antillaise, et je vais là-bas pour me ressourcer, dit-il. Je suis avant tout un peintre d'atelier, sensibilisé par ce que je vois. J'utilise des esquisses, la photo, la vidéo... et mon subconscient s'imprègne de ce qui me touche ! »
L'exposition à la Galerie municipale s'intitule « l'Arbre du voyageur» et dure jusqu'au 27 août. L'artiste y présente ses deux facettes des toiles signées Sarciat, d'autres Ydan.« Sarciat, c'est le romantisme, avant tout sur le thème antillais. J'explore toutes les techniques classiques des arts plastiques : aquarelle, huile, pastel, fusain. Je
suis très attaché à mes racines, aux traditions comme celle des costumes martiniquais, des plantations, des scènes de marché, des chars à boeufs. J'ai aussi la passion des personnages, anonymes ou non. Par exemple, je peins très souvent Mantin, une femme de là-bas, un peu mythique, que je représente tou- jours de dos. J'aime avant tout les êtres humains! Je focalise d'abord mon sujet et j'emploie pour le fond une technique proche de celle de l'aquarelliste, qui éclaircit. La réminiscence du soleil des Antilles se traduit par le blanc, très présent dans mes tableaux !
L'Arbre du voyageur possède aussi sa légende : Il s'agit d'une très belle espèce de bananier, qui se tourne toujours d'est en ouest et donne à boire aux voyageurs ». Les cinquante toiles exposées datent des trois dernières années folklore, muletiers, vanneuse tissant le bakoua (le chapeau antillais), moulins à moudre la canne, figuier maudit... Chaque toile a son histoire et ses hé- Il me faut sentir le person- nage, précise Sarciat. J'ai aussi décoré une boîte de nuit antillaise à Hossegor, en dessinant à la peinture fluorescente des coupeurs de canne, des scènes de pêche, etc. Une lumière noire en fait de petites lucarnes ouvertes sur le rêve.
Il me permet d'exprimer ma vio- lence intérieure. Pour les toiles signées Ydan, je travaille dans le bruit, avec un masque. un bonnet, un compresseur, des filtres, des aérateurs. J'ai enseigné la technologie à Cendrillon pendant quatre ans et je suis autodidacte en peinture. Par hasard, j'ai découvert cette techni- que très moderne qu'est l'aérographie: avec un pistolet, je projette de
la peinture à travers des filtres pour composer. Cela dégage des vibrations et du mouvement, grâce à des petits carreaux qui se transforment à mesure que l'on s'en éloigne.
En 1992, les Jeux olympiques d'hiver à Albertville consacrèrent Ydan, qui y exposa cinquante toiles de skieuses et patineuses. Il remporta un tel succès qu'il se mit à peindre du sport: cesta punta, tennis, golf, football américain.
Ydan va désormais se consacrer aux arts et aux sports, mais Sarciat continuera à évoquer la vie antillaise, conclut l'artiste. Je ne parviens pas à dissocier les deux, car ils font partie de moi. Disons que quand je peins du Sarciat, je fais une agréable promenade à vélo, alors qu'avec Ydan, je pars pour un tour en avion. Plus de risque, mais autant de frissons.
SANDRINE POISSONNIER
Didier Sarciat, alias Ydan, fils d'André Sarciat et son épouse Marie,Sibusates dans l'âme, exposera quelques-unes de ses œuvres le jour de la finale du tournoi basco-landais, samedi à partir de 14 heures, à la salle des fêtes
Que dire de cet artiste qui depuis sa première exposition dans notre village en 1979, n'a cessé de progresser, de créer, a cheniné entre Paris, les Antilles, Outre Mer, Niger, Tunisie... et en France,
tout particulièrement dans notre Sud-Ouest, où il n'a pas été épargné par la passion de la corrida (plusieurs expositions à Dax), qu'il a su, par le procédé dont il est le novateur, l'aérographie, faire passer les effets visuels
de son désir de mouvement et l'émotion soulevée par ce combat. Il s'est intéressé tout récemment à la course landaise en décorant par des silhouettes d'écarteurs les arènes de Pomarez.
Le sport le passionnera particulièrement et nous retiendrons, entre autres, ses expositions aux Jeux olympiques d'Albertville en 1992, sa passion pour la F1, le golf où nous reconnaîtrons Jean Van de Velde dont la maman est native de Saubusse), le ski, le rugby et nous finirons par la pelote basque avec la cesta punta, la pala et la nain nue (il s'intéresse depuis peu au jeu du rebot).