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Presse Tunisie Aventure Handicap d’Ydan Sarciat

Presse - Presse Sud Ouest - Radio France Bleue Gascogne - Radios diverses - JO92-TV Mont Blanc - Antilles  - Guyane - Aventure Handicap - Etranger - Cesta Berriak - Coq Gallus presse - Rond points - Presse divers 

AM.C. Ibn Khaldoun Exposition de Ydan L'aventure des sables

Didier Sarciat alias Ydan peintre impressionniste et hyperréaliste expose à Tunis, à la Maison de la Culture Ibn Khaldoun une quarantaine d'oeuvres sous le thème "L'aventure des sables"

Ce peintre français né au Maroc et grandi aux Antilles, peint depuis l'âge de 15 ans, puisant son inspiration dans le monde qui l'entoure - Globe-trotter, Ydan nous propose depuis le 28 mai et jusqu'au 8 juin, une série de toiles consacrées au sport handicap, dans le cadre du "Raid Tunisie 95".

On retrouve dans la palette de l'artiste la lumière, les couleurs chaudes et vives des Antilles, utilisant toutes les techniques des arts graphiques pour projeter seul devant sa toile ses impressions et visions intérieures.

Quand Ydan abandonne ses pinceaux, il utilise un procédé inédit dont il est le novateur, "l'aéromosaïque" s'inspirant du monde trépidant pour rendre le mouvement des corps dans l'espace.? "A aucun moment je n'entre en contact avec la toile. Je peins par pulvérisation", ajoute-t-il.

Quand on voit les deux techniques employées on s'imagine mal qu'il s'agisse de la même personne : Sarciat et Ydan.

Deux peintres en un seul, même si la prédilection du moment le pousse vers la pratique de "l'aéromosaïque".

L'artiste est médaillé de l'Académie de Lutèce, Grand Prix du 9ème salon international du Puy

et de la Ville du Bourget, lauréat du Salon d'Outre Mer de la Ville de Paris, Didier Sarciat est à l'origine d'une vingtaine d'expositions depuis 1979 en France, métropole, Outre-mer et au Niger.

Le rêve a franchi la barre de la réalité pour cet admirateur de Renoir au talent double qui a fait ses premières armes dans l'impressionnisme, avant de cheminer dans son art pour rencontrer "Ydan".

A Tunis et dans le cadre de la Maison de la Culture Ibn Khaldoun, "Ydan" nous attend pour nous proposer ses impressions, ses rêves, mais aussi ses désirs d'évasion.

"Je ne conçois pas la vie sans création. Et je hais la monotonie" insiste-t-il.

H.A

Presse exposition Niger de l'artiste Ydan Sarciat

A LA MAISON IBN KHALDOUN Le Hoggar et la Martinique

La salle de la maison de culture El Magharibia Ibn Khaldoun, abrite ces jours-ci une exposition d'oeuvres inspirées des paysages désertiques et du sport d'handicap s'inscrivant dans les manifestations pré-départ du Raid Tunisie 95 organisé par l'Association aventure handicap. C'est un véritable voyage tantôt dans une atmosphère sudiste chargée d'un parfum authentique embaumant la vie délicieuse d'un coin exotique et paradisiaque : Le Hoggar, tantôt dans l'histoire profonde et vaste de la quotidienneté ensorcelée de la Martinique.

C'est une exposition d'oeuvres inspirées des paysages désertiques des Touareg au regard perçant d'aigle chasseur, entre les deux valves supérieure et inférieure du haut Turban couvrant aux trois quarts le visage expressif et bien vigilant même caché. Le peintre semble ne rien louper de cette vie paraissant pénible pour certains mais ô combien harmonieuse, sereine et reposante pour Touareg, une vie à laquelle on y est bien attaché et bien habitué.

Dans une extraordinaire puissance de création, le peintre Didier Sarciat a lancé ses hameçons un peu partout, ce qui n'est guère chose facile pour fouiner dans le passé d'une vie tribale saharienne, et d'une autre bien différente, celle de la Martinique et les deux, agréables à connaître et à évoquer.

Impressionniste, hyperréaliste Globe Trotter, ses toiles sont exposées un peu partout dans le monde, optant pour une technique picturale plastique typiquement originale, celle de :

- L'aérographie, : un mouvement sportif et un enchevêtrement de tons et de volumes projetés par un instrument ressemblant à un petit pistolet à travers des prismes (un véritable travail empirique)

- et celle de l'Aéromosaïque exprimant les couleurs, la mouvance des actes quotidiens pleins d'élans des Antilles où il a vécu durant près de 20 ans. On a l'impression, dans ce petit coin d'être devant une multitude d'écrans de mosaïque à images variées, en mouvance perpétuelle, ou bien des scènes d'actes de dessins animés non comiques.

- Quant aux oeuvres du type (noir et blanc), agit donc le fusain, un charbon formé par des brindilles de bois et servant à dessiner ou reproduire la pure réalité de l'expression et de l'acte qui meuvent, par un doigté artiste, susceptible et savant. Que dire donc de celle de Didier Sarciat !

Nazlha Ben Amar

Presse exposition Tunisie de l'artiste Ydan Sarciat

" L'Aventure des sables", exposition de toiles du peintre français Didier Sarciat,

montée du 25 mai au 5 juin à la maison de la culture Ibn-Khaldoun, s'inscrit dans le cadre du raid Tunisie-Toulouse du sport handicap.

A côté de toiles "classiques", Didier Sarciat a également exposé des toiles nées d'une technique qui lui est particulière : l'aéromosaïque, procédé qui restitue aux gestes, aux déplacements leur mouvement

Levons d'emblée une ambiguïté ; peintre du sport, plusieurs toiles sur le thème handisport, mais ... Didier Sarciat ne serait-il pas lui-même un handicapé ? Pas du tout. Seulement, il se trouve que l'association française Aventure- Handicap, montée par plusieurs handicapés dont un ami d'enfance du peintre, lui avait demandé de travailler pour eux : c'est ainsi que Didier Sarciat a créé le sigle de l'association (bénévolement), avant de s'intéresser de plus près au sport- handicap, "un sport à part entière qui abolit la différence", souligne Sarciat.

Voilà pour l'anecdotique. Pour en revenir à l'exposition proprement dite, nous avions été marqués par la récurrence des sujets sahariens dans les huiles, les fusains, les pastels ou les aquarelles exposés : paysages sahariens, Touareg, cérémonie du thé ...

Certes, les pays chauds exercent une grande fascination sur Sarciat, qui est né à Rabat, qui a ensuite vécu aux Antilles de 3 à 22 ans, et il avoue lui-même avoir toujours ressenti, d'après des images ou ce qu'il a pu lire sur le sujet, une nostalgie pour le Sahara, les Touareg. Mais ensuite, c'est la découverte réelle du Sahara : le Sud algérien, le Sud marocain, le Mali, le Niger...

Et là, c'est la révélation : la fascination des couleurs et des paysages est telle que Sarciat se met à réaliser une série de toiles sur les Touareg et le Sahara qu'il expose au Niger. Et pourtant, ce n'est guère là la spécialité du peintre : " Je suis plutôt un peintre du sport, reconnaît Sarciat, mais j'aime peindre la vie... Je suis sensible à tout ce qui est traditions, à tout ce qui peut être est en train de se perdre".

Le mot est lâché : peinture vivante. Pour arriver à rendre la vie dans ses tableaux, Sarciat est passé par plusieurs étapes : de l'hyperréalisme, il arrive à une nouvelle forme d'impressionnisme, de pointillisme presque qui redonne vie au mouvement, au geste du sportif (ou de l'animal en mouvement par exemple) après tout un travail de décomposition ... C'est la technique de l'aéromosaïque.

Et, en passant d'une technique à l'autre, Sarciat change de personnalité : il signe ses toiles aérographiques du pseudonyme d'Ydan (anagramme du prénom d'un ami). Et cette signature, qu'il réserve aux seules toiles réalisées de cette sorte, finit, dans son jargon, par désigner ce genre de tableau précis : il ne parlera plus d'une aéromosaïque, mais d'un "Ydan".

Qu'est-ce au juste que ces ydans ? Le procédé n'est pas neuf : il s'agit de l'aérographe ou, en termes plus simples, du pistolet à peinture de la taille d'un stylo. Mais c'est la technique qui va changer : pour Ydan, il s'agit d'imprimer à ses formes, vues comme à travers un prisme démultipliant en déformant l'image, l'idée du mouvement. Il va donc construire ses ydans sur le mode de la mosaïque, par l'emploi d'une trentaine de pochoirs en général rectangulaires et de dimensions différentes, dont la juxtaposition et la superposition vont créer cet effet de démultiplication de

Ce qu'il y avait de fugitif et d'évanescent dans le mouvement originel est ainsi restitué, qu'il s'agisse de la trépidation des machines (Ydan a consacré plusieurs tableaux à la formule 1), de l'imperceptible frémissement des traits du visage humain (l'artiste a par exemple peint une série d'ydans consacrés au visage du pilote de formule 1 en plein effort - Prost et Senna : : le léger tressaillement de la toile suffit à rendre l'effort que fournit le pilote au volant de sa voiture), de l'infinité des gestes nécessaires pour accomplir un mouvement quelconque. "Même pour les visages quand on travaille un visage en ydan, on obtient une vibration qui donne de la vie, finalement. Bien sûr, ce n'est pas la même vitesse que pour un bolide de formule 1, la déformation dans un visage sera moindre par exemple que dans une toile consacrée à un mouvement rapide...", nous explique Ydan.

Ydan a mis au point sa nouvelle technique en 1984 : si elle n'a pas encore d'émules, elle ne laisse en tout cas pas indifférent. A ceux qui ne voient pas dans cette nouvelle forme d'expression une manifestation artistique à part entière, Sarciat répond que c'est un éternel problème : Picasso, Mondrian Warhol, etc, ont d'abord été rejetés, avant de devenir les références que l'on sait. "Ce qui importe, en fait, ce n'est pas la technique, mais ce qu'on en fait... C'est le résultat qui compte, la beauté de l'œuvre elle-même et non pas le procédé par lequel on y est arrivé. A titre d'exemple, il me parait inévitable de travailler un jour sur ordinateur : quel que soit le logiciel, les possibilités extraordinaires qu'il offre à son utilisateur, la machine ne pourra rien créer d'elle-même, elle devra être dirigée par une volonté créatrice, par l'artiste... Je pense qu'il faut avoir beaucoup de tolérance en matière d'art ..." conclut Sarciat.

Chawki CHAHED

Presse exposition Freiburg Allemagne d’ Ydan Sarciat

Bilderbügen einer Reise

Sarciat Ydan bei "Wohnkultur Stul

 "ltinéraires" - Reisewege hat der Pariser Maler Sarciat Ydan seine Werke genannt

und dies trifft auf sein OEuvre tatsächlich zu. Denn im Atelier verarbeitet erdie Eindrücke, die er auf seinen Reisen gesammelt hat. Überhaupt ist derFranzose Ydan ein Kosmopolit. 1957 wurde er in Marokko geboren, übersiedeltedann mit seiner Familie nach Martinique, Guadeloupe und später nach Guyane.Bereits als Jugendlicher kam er zur Malerei und hat in seinen farbenfrohenGemälden ein fröhliches Zeugnis der Inselwelt seiner Kindheit abgelegt.

Alltagsszenen, wie Männer beim Fischen oder Frauen auf dem Markt und bei derErnte fangen einen bunten Reigen unbeschwerten Lebens auf. In seinenimpressionistisch wirkenden Ölbildern ist die Farbe ganz rein gesetzt undstrahlt ungebrochen Wärme und Licht aus. Tatsächlich ist die Farbe für denKünstler gleichbedeutend mit Lebensfreude. Obwohl Ydan sich nie groß umkünstlerische Strömungen gekümmert hat und sich sein Handwerk selbst angeeignethat, ist er in seinen frühen Werken auch in der Körperhaftigkeit der Figurensichtlich vom Impressionismus beeinflusst. Mit sicherem Gespür für diecharakteristische Positur und Geste hält er den Eindruck eines Augenblickesfest. Selbst die Oberfläche ist bei ihm Ausdruck von Bewegung. Trotz derHeiterkeit, die seine Bilder ausstrahlen, entziehen sie sich doch demeigentlichen Zugriff des Betrachters. Indem er selbst bei den Porträts noch dendirekten Blickkontakt zum Betrachter meidet und ansonsten die Silhouettevorzieht, belässt er dem Dargestellten sein Eigenleben und sein Geheimnis.

 

Neben den folkloristischen Szenerien wie den Inselbildern oder denKohlezeichnungen vom Leben der Tuareg ist ein weiterer Schwerpunkt in YdansSchaffen der Sport, der durch das Moment der Bewegung mit dem restlichen Werkverbunden ist.

Schaut man sich etwa Ydans "Golfer" genau an, sind die einzelnenBewegungssequenzen deutlich voneinander zu unterscheiden, die diese Bilder ausder Welt des Sports so dynamisch erscheinen lassen. Um diesen Eindruck zuerreichen, hat Sarciat Ydan eigens eine Technik entwickelt, die er selbstAéromosaique nennt. In einer neuartigen Form des Airbrush fügt er kleinequadratische und rechteckige Segmente aneinander oder lagert diese übereinander,

so dass eine Bewegungswahrnehmung wie unter Zeitlupe entsteht.

Neuen Ausstellungsmöglichkeiten steht der französische Künstler aufgeschlossengegenüber. So hat er nicht nur seine Werke über die Formel 1 schon mal in Monacovorgeführt, sondern ging auch sofort auf den Vorschlag ein, seine Kunst bei"Wohnkultur Stulz" zu präsentieren. Besonders gefallen habe ihm an der Idee

Rosita Clausings, die den Kontakt zum Künstler hergestellt hat und wesentlichzum Zustandekommen der Vernissage beigetragen hat, seine Werke in einem ganzalltäglichen Rahmen zeigen zu können.

Die Ausstellung mit Arbeiten von Sarciat Ydan "Itinéraires" ist bei WohnkulturStulz (Wiesentalstr.5) in Freiburg noch bis zum 17. Januar 2001 zu sehen. 

Öffnungszeiten:

Mo-Fr 9.30-18.30 Uhr; Sa 9.30-16Uhr

Annette Hoffmann

Voyages en images  ( Traduction google)

Sarciat Ydan à la Chaire « Culture vivante »

« Voyages», tel est le titre que le peintre parisien Sarciat Ydan donne à ses œuvres,

et cela correspond parfaitement à son travail. Dans son atelier, il travaille les impressions recueillies lors de ses voyages. En effet, le Français Ydan est un cosmopolite. Né au Maroc en 1957, il a ensuite déménagé avec sa famille en Martinique, en Guadeloupe, puis en Guyane française. Il a commencé à peindre à l'adolescence et a créé, à travers ses toiles colorées, un vibrant témoignage du monde insulaire de son enfance. Des scènes du quotidien, comme des hommes pêchant ou des femmes au marché et aux moissons, composent une tapisserie vibrante d'insouciance. Dans ses peintures à l'huile impressionnistes, la couleur est appliquée avec une pureté absolue et rayonne d'une chaleur et d'une lumière constantes. Pour l'artiste, la couleur est synonyme de joie de vivre. Ydan n'a pourtant jamais accordé une grande importance aux mouvements artistiques. Autodidacte, les premières œuvres d'Ydan, notamment la physicalité de ses figures, sont clairement influencées par l'impressionnisme. Doté d'un sens aigu des poses et des gestes caractéristiques, il saisit l'essence d'un instant. Même la surface de ses toiles exprime le mouvement. Malgré la gaieté qui s'en dégage, ses peintures demeurent quelque peu insaisissables pour le spectateur. En évitant le contact visuel direct, même dans ses portraits, et en privilégiant les silhouettes, il préserve la vie et le mystère inhérents à son sujet.


Outre les scènes folkloriques, comme ses peintures d'îles ou ses dessins au fusain de la vie touarègue, le sport constitue un autre thème central de l'œuvre d'Ydan, lié au reste de son travail par la notion de mouvement.


Si l'on examine attentivement ses « Golfeurs », par exemple, les séquences de mouvements individuels sont clairement discernables, conférant à ces images du monde sportif un dynamisme remarquable. Pour obtenir cet effet, Sarciat Ydan a développé une technique qu'il nomme Aéromosaïque. Dans une technique d'aérographe novatrice, il assemble ou superpose de petits segments carrés et rectangulaires,


créant ainsi une impression de mouvement au ralenti.


L'artiste français est ouvert à de nouvelles opportunités d'exposition. Après avoir déjà présenté ses œuvres inspirées de la Formule 1 à Monaco, il a immédiatement accepté la proposition d'exposer son art à la galerie « Wohnkultur Stulz ». Il a été particulièrement ravi de l'idée de

Rosita Clausing, qui a établi le contact avec l'artiste et a largement contribué à l'organisation du vernissage, de pouvoir présenter ses œuvres dans un cadre quotidien.


L'exposition des œuvres de Sarciat Ydan, « Itinéraires », est visible à la galerie Wohnkultur Stulz (Wiesentalstr. 5) à Fribourg-en-Brisgau jusqu'au 17 janvier 2001.


Horaires d'ouverture :


Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h30 ; le samedi de 9h30 à 16h00.


Annette Hoffmann

Presse Exposition Niger  de l'artiste Ydan Sarciat

ARTS ET SPECTACLES

Peintre impressionniste et hyper réaliste, globe-trotter dont les toiles sont exposées un peu partout dans le monde, le Français Didier Sarciat, 30 ans, fait partie de ces artistes professionnels que la nature a doté d'une extraordinaire puissance de création.

«Je ne conçois pas la vie sans la création. Et je hais la monotonie.»> Pour son premier voyage en Afrique

il a choisi Niamey pour exposer ses tableaux aussi vrais que nature.

Didier Sarciat

LE PEINTRE ET SON OEUVRE au centre Culturel Oumarou Ganda par F. Emile Rigobert

Il y a des artistes qu'il suffirait de définir pour les faire disparaître. Heureux le peintre qui peut survivre à sa définition. Et comme le disait Delacroix sentir, c'est juger. Comment alors faire siens le vécu et le moi d'un homme pour qui la peinture est avant tout l'extériorisation d'une subjectivité qui tente de toucher l'autre, de l'émouvoir par le seul language des formes et des couleurs. Quand on s'appelle Didier Sarciat et qu'à trente ans on a déjà traversé mers et continents en globe-trotter international à la rencontre d'autres paysages qui, plus tard, accoucheront des chefs-d'œuvre, le travail n'est pas du tout facile. Quand j'ai rencontré Didier Sarciat pour la première fois. l'homme était en train de mettre une dernière main à une de ses toiles. Debout devant son Chevalet, tantôt en avant, tantôt en arrière pour mieux juger son œuvre. il semble caresser de son pinceau la toile comme il ferait de la tête d'un enfant. De ce tableau qu'il était en train d'enfanter, il y a un je ne sais quoi, une invitation, plus un appel qui vous incite à chercher davantage quelle main divine a pu créer tant de beauté, et de grâce: le tableau qui représente deux méharistes et en toile de fond le désert peut apparaître banal vu en grandeur nature. Mais sous le pinceau de Didier Sarciat, on a l'impression que les figures pourtant figées bougent devant vos yeux. L'œuvre apparaît comme une symphonie dans laquelle on aurait mis le flou d'un Renoir et la clarté d'un Monet. Mais la parenté et la comparaison s'arrêtent là car Didier Sarciat est avant tout un créateur de vies et de paysages jusqu'ici inexplorés.

Certains de ses tableaux le nu surtout ont une telle netteté qu'on a l'impression d'être devant une photographie. Artiste professionnel. peintre indépendant consacré pour qui les gale- ries et les salons internationaux n'ont pas de secret, il est de ces hommes qui ont su garder intacte leur passion d'enfant pour en faire le choix de leur vie: Plus qu'une distraction. la peinture était devenue pour moi et cela dès mon jeune âge, une occupation, un plaisir qui accaparait et envahissait ma vie. A cette époque. je peignais sur de vieux draps, mais je n'avais pas encore un graphisme précis. C'est lors de ma première exposition dans un petit village. (j'avais alors 16 ans) que j'ai su que je pouvais faire mieux. Quand j'ai réussi à mon BEPC, mon premier cadeau fut une boite de peinture. Je pense que ce cadeau a beaucoup influencé ma carrière. Après le BEPC, ce fut le départ pour la Guadeloupe où Didier continuera ses études scientifiques jusqu'au Bac qu'il obtiendra avec succès.

Il y fait son service militaire tout en consacrant ses heures de loisirs à la peinture qu'il écoulait au sein même de la caserne. Sa soeur ayant compris ses prédispositions, lui proposa alors d'enseigner dans un lycée à Dax, au sud de la France, mais sa passion pour les tableaux peints était plus forte que celle du tableau noir auquel l'appellait sa profession d'enseignant: Pendant les quatre années qu'a duré mon séjour au lycée, à chaque instant, je me remettais en question: mais Didier tu ne vas pas finir ta vie en enseignant. Est- ce suffisant pour toi pour assurer la postérité. Appel du cœur plus que de la raison Didier abandonne l'enseignement et vient s'installer à Paris en tant qu'artiste indépendant. Mais la vie d'artiste dans la capitale française, fief des grands artistes, n'est pas aisée pour le jeune peintre: Ça été dur. Il fallait s'implanter et lutter corps et âme. Je n'aime pas Paris. Les grands espaces et les spectacles de la nature m'attirent plus que le brouhaha, et les bétons des grandes villes. J'ai commencé quand même à peindre et à mener tant bien que mal ma nouvelle vie d'artiste. En l'espace d'un an, j'ai fait un bond extraordinaire dans le graphisme. Et ça a été décisif pour moi. De 1979 à 1982, Didier Sarciat consacra tout son temps à faire une peinture plus personnelle n'ayant aucune attache avec la peinture académique. Et c'est à partir de 1982 qu'il commence à se faire connaître en tant qu'artiste professionnel en participant à plusieurs concours et autres salons internationaux. En moins de cinq, Didier. était parvenu à la porte de la consécration: En 1985 il est finaliste du Grand Prix de la Côte d'Azur (Cannes), puis du Grand Prix de la Main d'or. En 1986. Il reçoit la médaille Vermeil de l'académie du Lutèce Entre 1986 et 1987, ses tableaux sont exposés lors de l'ouverture de la galerie internationale d'Ailante à Paris. Ce fut alors le comble quand il fut admis en 1987 au Salon des Indépendants au Grand Palais et du Salon d'automne. En même temps qu'il multiplie ses contacts avec d'autres artistes de renommée internationale. Didier fait ses premiers pas dans la sculpture, mais cette dernière occupe trop de temps. Il abandonne ce créneau deux ans plus tard après avoir créé lui-même quelques statues en imitation marbre. Peintre prolixe. mais d'une modestie rare qui affirme: Ne pas se sentir à l'aise dans le monde inhumain et mercantile des sponsors, Didier est doué d'une extraordinaire faculté créatrice et il lui suffit d'un simple regard pour qu'il accouche des tableaux les plus complexes. Son œuvre apparaît toujours empreinte de spontanéité. Il n'exécute pas d'étude préalable si ce n'est que l'imprégnation du sujet. Toute l'idée d'un tableau se trouve dans sa tête.

Le thème abordé comme celui de la plupart de ses tableaux exposés au CCOG qu'il parte d'un motif réaliste ou d'une abstraction est puisé au plus profond de lui-même. Le regard que l'artiste a porté sur une chose à un moment donné a été enregistré. Le sujet va mûrir et suivre un long cheminement intérieur avant que la main ne vienne le faire sur la toile. Je n'ai jamais eu l'image de mon tableau fini.

Quand je commence à peindre, je ne sais pas ce que ça va donner. Ce qui fait que je n'ai pas un style qui domine. Et selon ce que je projette j'ai deux façons de peindre. Il y a d'abord ce que j'appelle ma peinture sensible qui est en fait une peinture plus spontanée que je fais sans aucune restriction technique, donc je me laisse emporter par ma propre sensibilité. Et ce que j'appelle la peinture d'interprétation qui est un dépassement de la première ou le jeu de couleurs et des formes a tout un autre sens que la réalité parlante. Et selon la nature du sujet je peux travailler dans le flou comme dans le net. Parfaite harmonie des couleurs, maîtrise de la perspective et surtout du graphisme, l'œuvre de Didier se situe entre le réalisme et l'impressionnisme: Si j'avais à caractériser ma peinture je dirai que je suis impressionniste. J'aime représenter ce que je vois et les impressions que je ressens devant les spectacles qui s'offrent à moi. Il y a peut- être l'influence de certains artistes tels Renoir pour son flou et Monet pour sa clarté qui se retrouve çà et là dans certains de mes tableaux. Quant au surréalisme, je ne le ressens pas.

Quand on demande à Sarciat ce qu'il ressent une fois son tableau terminé, l'artiste répond: Quand je peins une toile et que je prends un peu de recul, je la trouve pas belle à l'instant. Il me faut du temps pour mieux apprécier mon œuvre. Et parfois c'est le contraire, la toile m'emballe à l'instant où je la finis. Et le lendemain elle me rebute. Je n'arrive pas à m'expliquer cela. C'est incompréhensible..

Ce qui place Didier dans la génération des peintres professionnels c'est sans conteste sa maîtrise de toute la panoplie picturale: pastel gras, peinture à huile sur toile, peinture au fusain pour portrait en hyperréalisme aussi et surtout l'aérographie à carreaux, un procédé révolutionnaire dont il est le novateur: «C'est ma propre création. C'est d'ailleurs elle qui a fait que l'on m'a remarqué au salon des Indépendants organisé à Paris. Et Niamey est la seconde ville où j'ai eu à exposer des œuvres peintes à l'aérographie à carreaux. Ce procédé consiste à esquisser un dessin en créant des zones d'ombre. Ceci fait, on utilise des carreaux sur lesquels on projette des couleurs liquides pour donner des impressions de mouvement et de vitesse. La différence avec les autres techniques, est que l'on a pas de contacts avec la toile, la peinture étant projetée par de l'air comprimé.»

Ainsi après Paris, la Nouvelle Orléans, la Guadeloupe et l'Amazonie, Didier compte chaque année exposer dans un pays. Sa sœur travaillant à Niamey, il a alors choisi notre capitale pour sa première exposition en Afrique. Mais le choix du peintre n'était pas seulement accidentel: je voulais découvrir le sahel qui est pour moi la porte du désert. J'aime me baigner  les yeux de paysages nouveaux. Je déteste la monotonie. Didier qui comptait après son séjour dans notre pays regagner Paris puis Nice, a choisi le Brésil pour sa prochaine exposition: Je serai un peintre d'autorité car au stade actuel, je vois déjà le bout du tunnel et rien ne m'empêchera de l'atteindre. Souhaitons que les peintres nigériens devant le rencontrer lors d'un atelier qui se déroulera au CCOG, sauront tirer grand profit de l'expérience de ce grand maître de la peinture.

SAHEL DIMANCHE DU 22 NOVEMBRE 1987

Dossier de Presse
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