ÉCRIRE À L’AIGUILLE, un travail commencé en 2020
Après avoir peint une fleur par jour pendant le confinement lié à l'épidémie de Covid en 2020, l’automne et l’hiver arrivent, les fleurs se raréfient et les feuilles mortes deviennent un précieux support. L’écriture de haïku se fait sur les feuilles tombées : fils et aiguille à broder sont le nouvel outil que j’expérimente avec le souvenir d’une pratique initiée par ma grand-mère quand j’étais enfant. Je prenais n’importe quel bout de tissu pour y dessiner selon mon imagination et apprendre le point de tige, le point de feston, le point de nœud…
Ici commence un travail de réflexion sur les Vanités. La feuille tombée conservera-t-elle ses belles couleurs chaudes? J'utilise les feuilles fragiles comme support pour exprimer le moment présent et je les peins comme un témoin de leur splendeur. Avec le temps, l'écart entre la peinture et la nature s'accentue.
Les Brodefeuilles deviennent la première série consacrée aux Vanités.