𖤓 Peuple du désert - 9507
Dans le chaos qui suivit la défaite de l'Alliance, les tensions sociales qui couvaient depuis longtemps à Saltir explosèrent. La famille noble des Zetsubo, longtemps marginalisée par la cour royale malgré leur influence croissante sur les tribus nomades du désert, saisit l'opportunité offerte par l'affaiblissement du pouvoir royal. Dirigés par le patriarche Bānyun Zetsubo, ils orchestrèrent une révolte populaire en ralliant les marchands ruinés par la guerre et les soldats désabusés.
La rébellion éclata lors d'une nuit de tempête de sable, les Zetsubo et leurs partisans encerclant la résidence d'été du roi de Saltir à Rasdera. Face à l'ampleur du soulèvement et conscient que sa position était devenue intenable, le Roi choisit l'exil plutôt que la mort, fuyant vers les terres lointaines avec ses derniers fidèles. Les Zetsubo proclamèrent alors leur domination sur les vestiges du royaume.
𖤓 Indpendance Zetsubo 9507 - 9509
Sous la férule de Bānyun Zetsubo, l'ancienne Saltir connut une période de prospérité relative. Il déclara publiquement l'indépendance d'Alakasham, rompant définitivement avec l'héritage de Saltir et établissant un nouveau royaume dans le désert dès l'an 9507. Les Zetsubo, fins stratèges et habiles diplomates, réussirent à unifier les tribus dispersées et à relancer le commerce equestre. Leur règne dura près de 3 ans, marqué par une architecture grandiose et un rayonnement culturel de Radera qui attira marchands et érudits de tout le continent.
Cependant, leur chute fut aussi brutale qu'inattendue. Le premiet et dernier seigneur Zetsubo, Bānyun, avait développé une paranoïa maladive et une cruauté croissante envers son peuple. Sa tyrannie atteignit son apogée lorsqu'il ordonna l'exécution publique de plusieurs riches marchands accusés de complot. Cette décision précipita sa perte : lors d'une cérémonie, il fut assassiné par ses propres gardes du corps, menés par un capitaine dont la famille avait été décimée sur ordre du tyran.
𖤓 Règne de Sidar Azad I 9509 - 95222
Dans le vide de pouvoir qui suivit, en 9509, un homme émergea des rangs de l'aristocratie marchande : Sidar Azad, un cavalier ambitieux qui avait secrètement tissé un réseau d'alliances pendant des années. Profitant de l'influence du florissant royaume d'ipulos Tacderen et de ses propres ressources, il parvint à s'imposer comme sultan, unifiant sous sa bannière les factions rivales par un mélange de diplomatie et d'intimidation.
Ce souverain n'avait aucun sentiment de pitié et gouverna d'une main de fer. Sa cour devint un lieu de terreur où la moindre opposition était écrasée sans merci. Les exécutions publiques rythmaient la vie de la capitale, et les cachots du palais ne désemplissaient jamais.
Cet homme qui aimait par dessus tout le plaisir féminin se créa un harem de 7 sublimes femmes. En plus de ses épouses officielles, il cummulait les conquêtes, chaque servante devait au minima passer une semaine avec lui avant de pouvoir le servir.
Cette atmosphère de terreur et de luxure dura jusqu'à l'assassinat du sultan lors d'une inspection de ses troupes en 9517. L'un de ses gardes personnels, un mercenaire au nom inconnu qui avait infiltré les rangs de l'armée royale, décocha une flèche mortelle qui transperça le cœur du tyran. Avant son exécution, le meurtrier révéla qu'il avait été acheté par l'ancien roi de Saltir, toujours en exil et assoiffé de vengeance, mais il emporta dans la tombe les détails de ce complot et l'identité de ses complices.
𖤓 Règne de Sidar Azad II 9522 - 9525
La nation se retrouva à nouveau sans dirigeant officiel pendant cinq ans, jusqu'en 9522, avant le couronnement du très jeune fils du sultan, Sidar Azad II, élevé en secret par les femmes du harem de son père de peur qu'il subisse le même sort. Bien que les habitants furent hostiles à l'idée d'être menés par le fils de l'homme qui gouverna la nation par la peur, qui de plus était un enfant, ils furent surpris de découvrir à quel point le nouveau sultan était efficace malgré son jeune âge et différent de son père.
Il prouva sa compétence au fil des années en redonnant à la nation sa gloire passée, adoptant une politique d'ouverture qui contrastait radicalement avec la tyrannie paternelle. Sa dernière décision fut de libérer l'intégralité des prisonniers politiques détenus dans les grottes du désert, geste qui lui valut l'admiration de son peuple.
𖤓 Règne d'Esraa Azad I 9525 -
Parmi les libérés se trouvait sa demi-sœur Esraa Azad, fille illégitime du sultan fondateur et d'une servante vampire au charme fatal. Reniée dès sa naissance par son père qui avait découvert la nature de sa mère, Esraa avait grandi dans l'ombre, enfermée dans un cachot sombre où elle n'avait connu que les ténèbres et la solitude. Sa mère, bien que puissante, ne pouvait rien contre la décision du Sultan et veillait sur elle depuis les ombres, lui apportant réconfort et enseignements secrets.
Loin de se laisser briser par son sort, Esraa s'imprégna de la sagesse et de la force maternelles, apprenant à maîtriser les sombres pouvoirs héréditaires qui coulaient dans ses veines. Chaque jour dans sa cellule, elle cultivait une détermination de fer et rêvait de vengeance pour l'humiliation subie.
Lorsque son demi-frère ordonna sa libération dans un acte de clémence, Esraa sentit enfin le soleil sur sa peau et respira l'air libre. Mais cette liberté retrouvée n'était que le prélude de son véritable plan. Affichant une façade de gratitude et de soumission, elle gagna la confiance de son frère et de la cour, tout en élaborant secrètement une stratégie implacable.
Utilisant ses talents de persuasion et son intelligence hors du commun, elle tissa un réseau de fidèles et employa ses pouvoirs vampiriques pour influencer les esprits faibles et déjouer les intrigues. Peu à peu, elle affaiblissait la position de son frère, semant la discorde et manipulant les alliances.
Le moment venu, elle frappa avec une froideur calculée. Lors d'une visite de la grotte "Odzi k'arandzav" avec son frère, elle lui assena un coup mortel dans la carotide. Elle sortit seule de la grotte du Serpent après avoir éliminé les gardes qui gardaient l'entrée. Ce coup d'État sanglant renversa le jeune Sultan Sidar Azad II, pris de court par la trahison de celle qu'il croyait avoir sauvée. Il gît maintenant dans sa grotte adorée.
Esraa, désormais Sultane d'Alakasham, se tint sur le trône avec un mélange de satisfaction et de mélancolie. Sa vengeance était accomplie, mais le goût de la victoire obtenue par la trahison demeurait amer. Sous son règne, Alakasham entra dans une ère de mystère et de puissance, guidée par une souveraine à la fois crainte et respectée.
Elle gouverne avec une main de fer, ses origines vampiriques devenant une légende parmi son peuple. Ne cherchant plus la vengeance mais la grandeur et la pérennité de sa nation, elle dirige un empire commercial où l'ombre et la lumière se mêlent, reflétant la dualité de son existence. Sa mère, spectatrice silencieuse de son ascension, reste son seul véritable allié dans cette solitude du pouvoir. Esraa rallia l'ancien harem de son père à sa cause. Elle en fit une troupe de minitre le jour et d'assassin d'élite la nuit.
Alakasham n'a pas oublié ces années de souffrance et la manière dont les autres nations avaient ignoré ses appels de détresse lors de la Guerre de 2 ans. Les habitants restent méfiants à la vue des étrangers, conscients que leur histoire n'est qu'une succession de trahisons et de bains de sang, désormais gouvernés par une sultane née des ténèbres et forgée par la vengeance.