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Le Grimoire du Canton de Montfort l'Amaury publie des articles sur l'histoire locale ou régionale,
en élargissant le sujet à l'histoire nationale si le thème le permet.
L’Art Macabre au Moyen Âge
« Le Moyen Âge finissant bute contre le cadavre » écrit Jacques Le Goff. En effet, jusqu’aux XIIe XIIIe siècles, « mourir c’est dormir », assez paisiblement, « en redevenant poussière » dans l’attente du
Jugement Dernier. Mais, aux derniers siècles du Moyen Âge, aux XIVe-XVe siècles, « Mourir c’est pourrir » et cette idée s’accompagne d’une angoisse nouvelle au sujet d’un futur jugement individuel et personnel.
Les XIVe, XVe et XVIe siècles ont en effet constitués une période où la représentation de la mort a été à
son apogée. La mort a toujours préoccupé la pensée de l’homme : quel est son devenir au-delà de la vie ?
Cette question va donner naissance à un courant artistique particulier qui émerge dès le XIIe siècle, bien
avant les grands fléaux du XIVe siècle : l’Art Macabre.
Reclusoirs, recluses et reclus
L’enfermement volontaire au Moyen Âge
Un reclusoir (ou une recluserie) est un petit édifice clos (souvent juste une cellule) annexé à un édifice religieux (église, chapelle, cimetière) ou situé aux abords d’une ville, où vivait un «reclus ou une recluse».
On en murait l’accès de manière à enfermer des femmes ou des hommes qui choisissaient volontairement de se retirer de la société en signe de pénitence ou par dévotion.
L'édicule était muni d'une « fenestrelle » (ou petite fenêtre), le plus souvent grillagée pour permettre le passage de nourriture et éventuellement le bois de chauffage, et d'une petite ouverture à fleur de sol pour y retirer les rejets de l'emmuré-e.
Lorsque le reclusoir est accolé à une église, un « hagioscope » (fenêtre donnant sur le chœur) permettent de suivre ou d’entendre la messe.
Les recluses étaient appelées « saquettes » ou « sachettes» en raison du sac ou du cilice qui était leur unique vêtement.
LES AÎTRES Espaces du cimetière médiéval
Les Saints Innocents et Saint Séverin de Paris
Une définition Le mot cimetière est utilisé par les clercs alors que le mot aitre vient du langage courant. Le mot est issu du latin « atrium » : espace ou cour intérieure, le plus souvent pièce d’entrée d’une domus ou d’une villa romaine. Dans l’espace funéraire médiéval il prend le sens de « terrain libre servant de cimetière aux abords d’une église », mais aussi de « galerie couverte entourant un cimetière ». Il revêtait aussi le sens de « parvis ou cour au devant d’une église ».Le cimetière était
N° 68 Les Camps militaires du siège de Paris sous Henri IV
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