Vendredi 21/12/18 Parque valle del Yeso, Termas del Plomo
A travers un voile de poussière, le soleil brille…
Impossible de se balader dans cette atmosphère, changeons de vallée !
Au pif, on se dirige vers la vallée adjacente, juste un peu plus au nord, qui mène aux Termas del Plomo.
Très jolie vallée colorée
avec une bonne piste qui mène à un barrage, l’Embalse El Yeso.
Nous passons au-dessus du barrage et découvrons le lac dont le niveau semble avoir été abaissé pour réaliser des travaux sur l’ouvrage. Encore une couleur irréelle !
Il y a là quelques jolis oiseaux peu craintifs…
La piste longe le lac vers le haut de la vallée. Elle est étroite mais semble arrosée. En effet, nous croisons quelques camions chargés de minerai.
Plus loin dans la partie asséchée du lac,
une voiture en fâcheuse posture….
La large vallée à la fois glaciaire et volcanique nous émerveille.
On n’en revient pas de découvrir ce coin par hasard.
De pauvres bicoques défiant les éboulis
servent d’abris que l’on espère uniquement estivaux à quelques familles de bergers.
Nous quittons à présent la piste de la mine,
pour entrer dans le Parque Valle del Yeso (de mémoire 6000 pesos/personne).
L’enchantement continue !
Zone géothermale, pics colorés,
glaciers étincelants contrastent avec un fond de vallée verdoyant où paissent vaches et chevaux.
Nous longeons en rive droite le Rio Yeso
que nous franchissons par un gué facile
juste avant d’arriver aux Termas del Plomo.
Le coin est à peine aménagé avec juste un bloc sanitaire parfaitement discret.
Quelques jolis oiseaux profitent de l’endroit,
au pied de cette étrange résurgence d’eau tiède sans doute ferrugineuse.
Mais les sources chaudes alimentent en fait les 2 bassins situés juste à côté.
Maps.me nous indique une rando en boucle de qq km vers une lagune. On mange un morceau et on se met en route dans un sens anti-horaire (bonne idée)
Nous quittons le camp et remontons d‘abord une vallée très minérale,
puis grimpons le long d’un ruisselet entouré de verdure,
en évitant de déranger ces vaches sacrées tout droit sorties du Zanskar.
D’un coup apparait la lagune dont les berges offrent un dégradé irréel du bleu au vert.
Nous sommes chaleureusement accueillis par deux Chiliens qui parlent un peu Anglais. Incrédules, ils nous demandent comment on a fait pour trouver cet endroit : une pincée de maps.me et beaucoup de hasard !
Ce sont des moniteurs de plongée et l’un d’eux vient de se baigner dans l’eau vraiment très fraiche (on est à 3000 m) Ils insistent pour nous prendre en photo (j’ai horreur de ça mais ça semble leur faire tellement plaisir) avec la lagune, puis la montagne, puis les deux.
Puis ils repartent (ils font la boucle dans l’autre sens) et nous sommes seuls à profiter de la laguna de Los patos (des canards),
que nous quittons à regret…
On redescend
On aperçoit le gué
non sans se tromper un peu en suivant cet appétissant sentier,
qui nous offre une jolie vue vers le haut de la vallée empruntée tout à l’heure.
C’est un cul de sac pas indispensable, mieux vaut suivre la trace de maps.me.
Retour au camp où nous retrouvons nos 2 chiliens volubiles. Fred va faire trempette (l’eau est à 31°C)
tandis que je fais encore quelques photos
puis il nous faut quitter ce très bel endroit.
Nous regagnons la piste minière (et sa poussière),
repassons près de la voiture toujours plantée,
longeons à nouveau le lac vivifié par le vent
et nous armons de courage pour la traversée des faubourgs de Santiago du sud-est jusqu’au nord-ouest, un vendredi soir. Pas de périphérique autour de Santiago ! Laborieux mais personne ne s’énerve!
Bref, on arrive bien crevé à Colina où nous devons rendre le camper demain à 11h30.
Record battu en matière de saleté….
On se gare au fond d’une rue en impasse qui mène à un parc (Parque Natural Farellones de Santa Helena) gardé nuit et jour par un vigile, qui nous autorise gentiment à nous garer là pour la nuit.
Nuit très calme contrairement à toute attente pour un vendredi soir en milieu urbain.