J3 trek 19/08/2018
Très bonne nuit sans vent !
Après quelques minutes de marche, nous apercevons toute une colonie de phoques qui se prélassent sur des rochers où ils se sont hissés à marée haute.
Trop drôle de les voir arquer leur corps musculeux quand une vague taquine cherche à les rafraichir : avachis mais l’œil aux aguets, hop, un petit coup de rein quand la vaguelette arrive, parfait timing !
Pas âme qui vive à Budir, l’été se termine…
Nous grimpons à gauche de la cascade
et après un long cheminement (balisé) à flanc dans une superbe vallée d’altitude surplombant l’océan,
et le franchissement d’un 2ème petit col, nous découvrons la baie de Hornvik.
Le beau temps se maintient, quelle chance ! Je suis ravie de pouvoir admirer le cap Horn, il est si souvent pris dans les brumes…
Après une pause pic nic et même une petite sieste (oui il fait bon et pour une fois on peut s’allonger) sur une plate-forme en bois sans doute dédiée à l’observation des renards arctiques, nous terminons la descente jusqu’à la mer, et nous faisons à proximité de rochers à oiseaux la rencontre de plusieurs renards à peine effarouchés par notre présence !
Il y a en a de partout, on ne sait sur lequel focaliser notre attention, tous plus mignons les uns que les autres !
Encore un derrière nous, qui se gratte!
Voilà le garde-manger!
Plus loin, un passage un peu acrobatique, sécurisé par des cordes,
nous permet après avoir dépassé un nouvel abri d’urgence,
de rejoindre la zone de bivouac et la cabane des rangers. Il y a également une tente mess et quelques autres grosses tentes qui doivent rester là tout l’été (pour des scientifiques, des tours operators ?) 1 tente et 3 personnes au camping, sinon personne…
Je prévois de faire demain le tour du Hornbjarg (les falaises du cap Horn) si bien que nous continuons pour aller camper de l’autre côté de la baie.
Il nous faut pour cela traverser une large rivière, et nous choisissons de remonter un peu en amont pour éviter le goulet étroit et profond qu’elle forme juste avant la mer.
Nous traversons un étrange désert de sable noir,
où se mêlent eau douce et eau salée,
et arrivons finalement à la rivière Hafnaros proprement dite.
Traversée facile, eau à mi-cuisse, peu de courant, quelques sables +/- mouvants à la fin donc ne pas mettre les crocs mais rester pieds-nus.
Au loin, nous apercevons les néerlandophones, qui coupent au plus court vers le goulet.
Nous regagnons ensuite la mer en longeant d’étranges formations rocheuses faites d’orgues de basaltes horizontalisés.
Puis nous longeons la mer
sur un sentier souvent effondré, si bien que nous lui préférons les galets de la « plage ».
Nous rencontrons la rangerette qui rentre de balade et nous installons sur la zone de bivouac,
bientôt rejointes par les Flamands (oui poussée par la curiosité, j’ai fait le 1er pas pour leur demander comment était le gué : jusqu’aux hanches avec du courant donc on a bien fait de faire un détour en amont)
Sophie a la visite en soirée d’un petit renard curieux…Et un phoque roupille en contrebas.