Ma 14/11
Belle surprise au réveil, nous avons dormi au pied d’un petit temple.
La vue est magnifique !
En contrebas le village thermal de Kurokawa Onsen.
Il a plu toute la nuit et la brume s’effiloche sur les sommets des arbres.
A l’est on devine le panache de fumée du Mont Aso.
C’est sous la pluie que nous visitons le village de Kurakawa Onsen, où flamboient quelques jolis érables.
Il y a des bains chauds un peu partout,
Du plus simple au plus luxueux.
Ça fume et ça glougloute de partout, les hôtels captant sans grand souci esthétique les eaux réputées bienfaitrices,
à l’exception du ryokan situé en amont du village, très joli !
Nous reprenons la route 442 vers l’est puis prenons à droite vers le sud en direction du Mont Aso.
A sa gauche (à l’est) le très inquiétant Neko Dake (Dake = volcan) hérissé de pics et entre les deux le col de Hinoo Toge.
Au nord le Mont Kuju (point culminant de l’île à 1787 m).
En incorrigibles optimistes, nous basculons dans l’immense caldeira de l’Aso (25X18 km) puis grimpons par une très belle route en lacets vers le volcan, espérant passer au-dessus des nuages. Mais nous ne sommes qu’à 1500 m d’altitude, en plein dans les nuages cette fois !
Je sais que le téléphérique qui permet d’accéder à la lèvre du cratère actif (au fond duquel bouillonne un lac) a été endommagé mais j’espère tout de même pouvoir y monter à pied, d’autant que le niveau d’alerte est passé récemment de 2 à 1. Impossible ! Il y a partout des panneaux « no entry », grrr.
On décide alors de se rapprocher du Kuju San puisque du beau temps est prévu pour demain.
On se dégourdit les jambes sur les quelques km de balade au départ du visitor center de Chojabaru, dans une zone humide assez jolie parée de ses couleurs d’automne, mais toujours sous la pluie…
Inspirés par une carte sur le parking du visitor center, nous dénichons le camping indiqué (à perpète en fait. Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !)
Le coin est lugubre, désert, moche, sans douche, pour l’équivalent de 40 € !
Nous déclinons et grimpons dans la montagne pour nous poser près de ces beaux arbres morts.
Un corbeau y veille une pierre ancienne gravée.