Lu 20 novembre
Temps gris ce matin, le vent s’est calmé et les rapaces – omniprésents - sont au repos.
Il n’y a pratiquement pas d’oiseaux de mer, étonnant…
Nous continuons de longer la côte vers le nord sur la route 226 jusqu’au cap Noma-Misaki où j’ai repéré un petit sentier de rando, qui mène à un phare, sans intérêt car on ne voit rien, noyé dans la végétation.
Une des nombreuses centrales à béton, celle-ci fabrique les modules destinés à renforcer les côtes.
Elles sont pourtant déjà bien protégées par tous ces récifs éparpillés et - encore un sujet d’étonnement, le plus souvent non balisés.
Comme nous avons un peu d’avance sur mon programme, modifié du fait de la météo (on a zappé le Yufu Dake et les enfers de Beppu), on décide finalement de tenter notre chance pour aller voir les grues (des oiseaux hein !) à Izumi. J’avais initialement écarté cette idée car nous habitons pas loin du lac du Der, autre site fameux d’observation de ces oiseaux migrateurs, et que le site d’Izumi est moins champêtre.
En effet, il s’agit d’une sorte de polder cerné de hautes digues de béton, piqueté de poteaux électriques et la zone de repos des grues est cernée d’une bâche de protection en plastique bleue.
Cadrages étroits recommandés pour les photos !
Mais le spectacle est tout de même fascinant car nous avons la chance d’avoir un beau ciel tourmenté.
1h avant le coucher du soleil, les grues regagnent la zone de protection (agrainée…) par petits groupes successifs.
Les voilà toutes posées pour la nuit.
Aucun bruit durant la nuit alors que nous dormons à une centaine de mètres des volatiles. Seule une odeur de basse-cour nous rappelle leur présence.