Me 15 novembre
Quelques km de route nous mènent à Makinoto Pass sur le versant ouest du Mont Kuju.
D’autres randonneurs, hyper-équipés, sont en train de s’échauffer, avant d’attaquer la grimpette, somme toute modeste.
Trace prévisionnelle : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214758
(En fait nous ne sommes pas allés sur le Mont Hoshisho)
Attention !
Mais à quoi ? Mystère….traduction en anglais loin d’être systématique et même assez rare…Bien souvent elles se limitent à « Caution » ou « No entry » !
Il faut reconnaitre que sur cette rando nous ne croiserons qu’un couple d’occidentaux et pas mal de monde pour un jour de semaine en novembre.
Le Kuju San flirte encore avec les nuages…
Puis nous dominons une mer de nuages.
Au nord, une jolie crête colorée rehaussée de fumerolles.
L’ombre du Nakadake (plus haut sommet 1791 m) rafraichit encore l’atmosphère.
Nous faisons une pause ventée au bord de ce lac,
rejoignons un refuge en contrebas de ce sommet secondaire,
puis faisons une boucle
vers le sommet du Kuju San (1786 m), qui offre une vue imprenable sur les fumerolles,
qui se marient avec de « vrais » nuages.
Atmosphère glaciale et minérale au sommet, qui s’adoucit dès que l’on perd un peu d’altitude.
Retour au parking puis nous décidons de profiter du beau temps pour retourner vers l’Aso, entraperçu hier dans la purée de pois.
Nous repassons près de ces élégantes sculptures végétales.
Je m’étonne de cette atmosphère si brumeuse alors que le ciel a été rincé hier par une pluie continue et qu’il souffle un vent glacial ?! S’agirait-il de pollution atmosphérique (on est sous le vent du nord-est de la Chine) ou d’une particularité climatique ? Il me semble que cette brume est fréquente en Asie mais j’en ignore la raison, si quelqu’un sait ?
Le Neko Dake est vraiment fascinant. Nous nous en approcherons ce soir car j’ai repéré un sentier qui part de Hinoo Toge (le col entre le Mont Aso et le Neko Dake) dont j’espère qu’il pourra nous mener jusqu’au Taka Dake, situé en dehors de la zone interdite autour du cratère de l’Aso, mais d’où la vue doit être impressionnante. Ce volcan Aso, le plus grand du Japon et l’un des plus actif, est dangereux (7 morts et 70 blessés en 1997 du fait des émanations de gaz toxiques), des bunkers en béton ont été construits à l’arrivée du téléphérique pour pouvoir s’y protéger des bombes volcaniques ! Mais en cas d’éruption, l’accès à moins d’un km du cratère est interdit, ce qui est actuellement le cas, à notre grand dam...
Petite pause au bord de l’immense caldeira de l’Aso.
Ce coin est très beau, et le vent anime les vastes étendues d’herbes blondes.
On retrouve cette belle prairie sur les flancs de l’Aso,
d’où émerge le vert petit cône volcanique de Komezuka, aux formes parfaites.
Tout au fond, les parois abruptes de la caldeira, dont la circonférence fait 100 km. La ville d’Aso, au fond de celle-ci compte 100 000 habitants !
Ah ! Ça valait le coup de remonter aujourd’hui, la vue sur l’Aso est impressionnante, et accroit encore notre frustration de ne pas pouvoir approcher du cratère, alors que le vent est dans le bon sens, pfff…
On profite des belles lumières du soir, puis on descend vers Hinoo Toge pour y passer la nuit afin de pouvoir partir tôt demain pour randonner vers le volcan.
La route étroite semble abandonnée au-delà du col. Nous y arrivons avec tout juste encore assez de lumière pour découvrir que le départ du sentier est barré avec plein d’explications en Japonais et « no entry ». Flûte !