Janvier 2010 : Petite chronique d'une sortie de route aux Orres où comment une absence de piquets peut conduire au fond du fossé !
Cela vaut bien quelques remerciements…
Par un dimanche après-midi du mois de janvier 2010, couvert, froid et brumeux, la neige enfin cessait de tomber... Pour autant, la route était juste dégagée et la DDE, le minimum avait fait. Dans un virage tristement célèbre dit de « la Comandrys », bordant un lieu de glisse bien connu des amateurs de luge, plus de marquage au sol visible, toujours pas de glissière de sécurité et aucun piquet rouge pour matérialiser le bord de ce tapis salutaire qu’on appelle une route…
Votre serviteur, au volant d’une voiture tout juste prêtée, roulait dans ses petits souliers en direction d’Embrun, chainée à l’avant. Cheminant vers une petite fête de famille bien méritée, à 30 km/h ainsi harnaché, la voiture décidait de quitter la chaussée pour visiter le champ, trois mètres en contrebas, laissant médusés les quatre occupants encore dans leurs pensées d’une agape qui devait venir, tandis que la voiture se demandait de combien le tonneau elle avait évité ! Faute de marquage et en quête de piquets, le conducteur trop à droite avait serré et en dehors du revêtement s’était retrouvé ! Plus de peur que de mal, les enfants ne sachant s’il fallait en rire ou en pleurer…
Nombreux sont les conducteurs qui ont bien voulu s’arrêter pour nous venir en secours. L’un d’entre eux est resté plus de 20 minutes dans le froid, pour nous réconforter et nous aider à nous extirper de ce véhicule, immobilisé au fond du fossé. Avec attention et compassion, Manue, de l’office du tourisme des Orres, est venue participer au treuillage des enfants dans 50 cm d’une belle neige poudreuse. Merci à Monique et Michel, qui tels des Saint-Bernards, sont par une étonnante coïncidence apparus à cet instant pour raccompagner les enfants dans un lieu plus sécurisé. Dans le même temps, c’est Nico, responsable de la police municipale des Orres qui est venu à notre secours. Efficace, à l’écoute des naufragés du virage, doué pour la conduite sur route enneigée malgré un 4x4 peu adapté (…), il lui a fallu peu de temps pour nous rassurer, mettre en sécurité les personnes et les biens et surtout baliser la route afin qu’une quatrième voiture ne nous rejoignent pas ce matin là, dans ce fameux champ de la Comandrys. Toute cette histoire se termine bien, notamment grâce la dextérité du dépanneur (M. Heller pour ne pas le citer). Il n’en reste pas moins que ce virage demeure dangereux, mortel en fait dans le passé et toujours pas sécurisé. Si nos 2 enfants de 4 et 12 ans ne s’en tirent qu'avec une belle frayeur, c’est que la chance était avec nous ce matin là… Une vitesse de sénateur, ça aide aussi.
Une morale à cette histoire, il faut. Alors, un grand merci à Manue, Nico, Monique et Michel, M. Heller et tous les autres qui, par tous ces petits-gestes ont donné à cette mauvaise glissade une allure de franche rigolade. Il n’en reste pas moins que la DDE devrait rapidement mettre en sécurité ce virage avant qu’une autre vie humaine ne soit laissée sur le bord du chemin…
Un piquet rouge, c’est si peu mais c’est déjà beaucoup !