C'est ici que l'on paye le péage du Canal, en fonction de la longueur du bateau : 12 € pour moins de 10 m...
à Rendsburg, une petite marina accueillante, Yachtservice Schreiber; beaucoup de bateaux hivernent ici, au sec sur un grand parking.
L'un des derniers ponts transbordeurs, ça me rappelle le jeu de Mécano!
Le traffic est intense sur le canal; des signaux lumineux régulent le passage des cargos, la seule règle pour la plaisance est de rester sur la droite, la navigation à la voile est tolérée, mais uniquement en complément du moteur.
25 juillet : Ecluse de sortie, à Brünsbüttel
la porte s'est ouverte à 16 h vers l'Elbe; la marée est montante, un courant de plus de 2 nds au début, je n'arriverai qu'à 20 h à Cuxhaven.
26 juillet : je dois attendre 12h pour quitter Cuxhaven avec le courant, qui est de 3 à 4 nds; avec le vent du nord contre ce courant, c'est assez agité jusqu'à passer les bancs de sable du Scharhorn; ensuite, le vent étant favorable, j'opte pour aller d'une traite jusqu'à Vlieland, 130 miles, et donc naviguer de nuit; je n'ai vu que très peu de bateaux de pêche jusqu'à maintenant, je ne devrais pas avoir de problème pour dormir un peu : hélas, cette nuit-là, quantité de bateaux, pêcheurs, garde-côtes, avec des routes souvent aléatoires, il faut faire une veille très attentive, et je suis content de voir revenir le jour!
27 juillet : arrivée à Vlieland, c'est la pleine saison, le port est archi-plein; cette île est très belle, et mériterait une visite, mais je n'ai pas envie de m'attarder avec une telle foule.
28 juillet : le vent est tombé, moteur jusqu'à Ijmuyden.
En route, j'observe le manège d'un dragueur qui prélève du sable à 5 miles au large, pour aller le déposer devant les plages de Texel; je m'interroge sur la justification de cette activité qui me semble fort peu écologique, mais n'ai pas la réponse.
29 juillet : je quitte Ijmuyden alors que le soleil se lève sur le beau paysage industriel,
un orage passe,
puis je retrouve la foule à Scheveningen, le port est archi-plein.
30 juillet : Pour partir le matin de bonne heure, je me suis positionné près de la sortie, à l'extérieur de la grappe de 5 bateaux à couple
vers 8 h, j'approche du rail de Rotterdam, et à 9 h 30 il est derrière moi, sans problème, grâce à l' AIS.
Ensuite, tout l'après-midi, je dois tirer des bords contre vent et courant; j'ai prévu de m'arrêter à Rompot, mais je change d'idée, le vent a forci à 6, et naviguer parmi les bancs de sable qui bordent le chenal qui y mène ne me semble pas prudent. Je préfère passer Noorderhoofd, et descendre au portant sur Breskens; à partir de cette pointe, ça va très vite, le chenal est étroit, et à sa sortie, je suis surpris de voir un cargo qui vient d'Anvers l'emprunter : je reste sur la gauche, juste en bordure du chenal, pour ne pas lui couper la route. Traversée difficile de l'Escaut, nombreux bateaux et ferries; à l'entrée de Breskens, il y a un banc de sable marqué par une bouée rouge, mais celle-ci n'est pas éclairée, et la nuit est tombée; à l'entrée du port, un seul feu rouge, pas de vert : je le signalerai à la capitainerie le lendemain, qui fera remplacer l'ampoule! Je n'aime pas entrer de nuit dans un endroit que je ne connais pas.
31 juillet : Breskens - Oostende; entendu la météo de cap Gris-nez, la France n'est plus loin!
1er août : conditions idéales, mer plate, largue pour arriver en début d'après-midi à Dunkerque (YCMN), ce qui me permet de faire courses, lessive, etc...
2 août : je retrouve nos côtes,
le cap Gris-Nez,
pour arriver à 22 h à Boulogne.
3 août : en route vers Dieppe, la mer pourtant calme prend tout à coup un aspect bizarre : ce sont les "Ridens", hauts fonds qui perturbent le courant.
Une "Valleuse", sous le soleil couchant
et les falaises de Dieppe
4 août : je quitte Dieppe en début d'après-midi, de façon à me présenter devant Barfleur au début de jusant; un coup d'oeil sur la carte des courants Navionics me laisse un peu perplexe sur la pertinence de ces cartes : en effet, on peut y voir des flèches de courant sur la terre ferme : bug?
Le soir, je vois approcher un beau grain : prise de ris préventive, un violent orage avec 35 nds de vent et odeur d'ozone, je n'aime pas du tout!
à 23 h, je passe à l'ouest
J'ai pu dormir cette nuit, ce ne sont pas les cargos qui se dirigent vers Antifer qui encombrent la route! et ma vitesse ayant été très bonne, j'arrive trop tôt, vers 10h, au Contentin, le vent est tombé, si bien que pendant plus de 3 h je ferai du sur-place, contre un courant de 3 à 4 nds.
Renverse à partir de 15 h, 8 à 10 nds devant le cap de la Hague, et arrivée à Alderney vers 16 h 30 : toutes les bouées du côté digue sont occupées, il y en a de libres du côté "Toulouse", je préfère mouiller sur ancre, c'est gratuit!
6 août : en quittant Alderney, le courant est favorable, jusqu'en fin de matinée, où en passant à l'est de Sark, il devient fortement contraire.
Je m'arrête à Jersey, sans entrer dans le port, il est possible de passer la nuit au ponton d'attente; beaucoup de bateaux, la plupart entrent dans le port dès qu'il y assez d'eau; ceux qui passent la nuit au ponton d'attente s'organisent en fonction de leurs heures de départ.
7 août : de Jersey, je vise Paimpol, puisque la pleine mer est à 23 h; peu de vent et courant contraire jusqu'aux Minquiers, j'arrive à temps dans le chenal de Paimpol; l'accueil est sympathique, et les nouveaux batiments agréables.
8 août : 8 h, les portes s'ouvrent et libèrent de nombreux bateaux :
Il fait beau, il y a un peu de vent, et je suis content de retrouver ces magnifiques paysages de la Bretagne nord;
Les Héaux de Bréhat,
les granits roses,
Après une escale à Trébeurden où m'accueillent mes amis Gaëlle et Ronan, dont le beau HR 37 est basé à Perros-Guirec,
je continue
le 9 août vers le phare de l'ile Vierge,
pour entrer à l'Aber-Wrac'h par la Malouine
le 10 août : la météo est sympa, vent d'est-nord-est, le chenal du four est très calme, petits coefficients
je passe vers 12h30 le phare du Four, à 15h la Pointe St Mathieu, et décide de continuer vers le Raz de Sein,
que je passe contre le courant grâce à un vent de sud-est force 4 et un peu de moteur; arrivée à 22h à Ste Evette, mouillage agité.
11 août : départ à 7h, le vent a tourné à l'ouest, c'est ce qu'il me fallait pour envoyer le gennaker; ça forcit un peu, un bon 5, en arrivant vers Groix, et avec la houle de l'arrière, je renvoie la voilure normale pour tirer des bords de grand-largue plutôt que du vent arrière.
Des amis sont venus m'attendre à Port-Louis, j'apprécie beaucoup!
Le lendemain, 12 août, nous naviguerons de conserve jusqu'à Quiberon, dans des conditions idéales, soleil, mer plate et grand largue.
ça fait exactement 3 mois que je suis parti : une belle virée, mais un peu long en solo, où il est difficile de faire de longues étapes quand on est proche des côtes.