2 juin : à partir d'Amsterdam, et jusqu'à Copenhague, mon amie Hulda m'accompagnera : elle sera une aide précieuse, ayant beaucoup navigué dans la région, et parlant, entre autres, le Néerlandais.
Nous gagnons le Markermeer par l'écluse "Orangesluis", en direction de Edam : l'entrée du canal n'est pas évidente, mais une fois trouvée, il y a une marina (les places libres sont signalées par un petit panneau vert), et aussi la possibilité de s'amarrer sur les bords du canal; des vélos sont à disposition pour aller à Edam.
juin
le 3 juin : temps pluvieux et vent fort pour aller à Enkhuizen
puis le 4 juin, Harlinguen
le 5 juin de Harlinguen, direction l'Ile de Terschelling : balisage à respecter scrupuleusement et courants importants.
à marée basse...
l'entrée du port de Terschelling
on choisit son ponton en fonction de la longueur du bateau
ici, on peut admirer une grande variété de vieux gréements, amoureusement entretenus par leurs propriétaires.
et aussi profiter d'une nature très protégée
le 7 juin : un avis de grand frais sur la Mer du Nord nous incite à prendre la "standing mast route", de Harlinguen à Delfzyjl : nous regretterons un peu ce choix, ce passage par les canaux est très lent, on passe beaucoup de temps dans les écluses, ou à attendre l'ouverture des nombreux ponts; les paysages sont monotones, les possibilités de s'arrêter dans les villes traversées limitées par le manque de place; les profondeurs sont souvent insuffisantes pour notre tirant d'eau de 1.70 m.
ici, ce pont levant ressemble à une grosse pince à sucre, amusant!
Dans le Lawersmeer, même le chenal balisé n'offre pas une hauteur d'eau suffisante, heureusement, pas de roches, mais de la vase.
à Groningen, les deux côtés du canal sont occupés par des péniches-habitation
avec le souci du confort!
il y a une marina à la sortie de la ville
le 10 juin, nous retrouvons la mer à Delfzyjl, et de là, direction Borkum, en Allemagne, où il y a deux ports : celui-ci offre peu de profondeur, et le bruit des éoliennes est pénible; l'autre port, qui est un ancien port militaire, a des pontons en acier, qui me feront faire une grossière erreur dans l'appréciation de la direction du vent : je ne m'étais pas rendu compte que mon compas était dévié par ces poutres d'acier!
Le port est très délabré, et nous n'avons vu personne pour payer...
le 11 juin, direction Norderney,
où nous arrivons dans l'après-midi avec un léger vent de nord-est
et resterons le 12 juin pour quelques balades, la plus grande partie de l'Ile, "sauvage", est accessible à pied ou en vélo, seul l'ouest est construit.
la plage, on tourne le dos à la mer et au vent, pour profiter du soleil
après s'être déshabillé ici!
un beau spectacle!
la bouée rouge à gauche balise le chenal d'accès à Norderney, c'est dire l'étroitesse du passage; sa position ne correspond pas aux cartes, car elle est adaptée aux déplacements des bancs de sable : il faut donc naviguer à vue, uniquement en fonction du balisage : à éviter par temps de brume.
de Norderney à Cuxhaven, nous profitons d'un bon vent de nord-ouest, mais la houle des jours précédents ne s'est pas atténuée, et ce sera assez agité toute la journée.
Cuxhaven, escale incontournable avant l'entrée dans le canal de Kiel, qui se trouve à une dizaine de miles, et qu'il vaut mieux atteindre avec la marée montante, avec un courant favorable.
Nous naviguons en bordure du chenal balisé, il y a beaucoup de trafic de cargos, et il faut bien choisir le moment pour traverser ce rail.
Dans l'écluse, des pontons permettent de ne pas avoir à se soucier de la variation de niveau, mais ils sont glissants, et ne sont pas munis de taquets, seulement d'anneaux.
On paye la redevance (modeste) à la sortie.
à mi-trajet environ, escaleà Rendsburg, et rencontre inattendue avec Pen-Duick II, mais nous n'avons pas vu son équipage.
à la sortie du Canal, nous tombons en pleine "Semaine de Kiel", le plan d'eau est très animé, et le spectacle partout!