16 juin : au sortir du Canal de Kiel, nous tombons en pleine Semaine de Kiel, beau spectacle, nous visons Bagenkop au Danemark, il faudra donc couper le parcours des concurrents sans les gêner!
Bagenkop : le système d'amarrage sur poteaux à l'arrière ne présente pas trop de difficultés si on est deux, et qu'il n'y a pas de vent; la plupart du temps, quelqu'un se propose à aider.
17 juin :
promenade au sud de l'île de Langeland, paysages champêtres, où on peut observer des chevaux "sauvages".
18 juin : vers Svendborg, par une route bien balisée dans des fonds de 2 à 3 m,
Cette réplique de Drakkar parvient à remonter un peu au vent dans le chenal
Fumerie de poissons à Svendborg
En passant au nord de Langeland, le pont sur le Storebaelt, entre Fyn et Jutland
19 juin : le soir, mouillage près de Vordinborg, on peut admirer de bien belles maisons!
20 juin : à Rødvik, falaises de craie érodées par la mer
à tel point qu'une partie de cette chapelle est tombée à l'eau
21 juin : Dragør est un port à proximité immédiate de l'aéroport de Copenhague,
22 juin, d'où Hulda reprend l'avion. Je continue maintenant seul vers la Suède, qui se trouve à l'extrémité de ce pont reliant Copenhague à Malmoe.
De Dragør, le Falsterkanalen permet un raccourci pour contourner la pointe sud-ouest de la Suède que débordent de hauts-fonds; je préfère prendre au large, le vent est favorable, et je deviens allergique aux canaux et écluses...
Arrivée le soir à Smygehamn, charmant petit port tout au sud; un curieux phénomène se produit dans le fond de l'eau, qui par moment lâche une grosse bulle malodorante : fermentation d'algues ou de tourbe?
23 juin :
j'ai l'intention de visiter l'île de Bornholm, traverse le rail du Bornholmgatt, et arrive à Hasle, au nord du port principal de Roenne.
Malheureusement, un coup de vent d'ouest s'annonce, et je préfère rallier le continent avant d'être bloqué ici, sur un quai assez mal abrité.
24 juin : une courte étape de 30 miles m'amène à Simrishamn, port équipé de catways, quel luxe!
25 juin : le coup de vent est là, 30 nds dans le port, il fait 14° le matin dans le bateau.
26 juin, le temps ne s'est pas calmé, un peu de rangement, courses, vidange moteur et remplacement filtres.
Des panneaux indiquent la hauteur d'eau sous les catways :
De belles bernaches ont élu domicile dans le port,
et, comme dit le dicton, quand elles ont pied, il est temps de virer!
Simrishamn est aussi un port de pêche, et j'admire la qualité et la propreté de ces bateaux.
Aux environs de Simrishamn, la nature est bien préservée,
il y a même une plage pour les chiens!
27 juin : sur la route vers Kalmar, en passant au sud-est de la Suède, on rencontre les îlots de Utklippan, où il y a un petit port bien abrité : le gardien du phare prélève une taxe sur les bateaux, et leur vend le produit de sa pêche.
J'ai préféré continuer jusqu'à Sandhamn, facile d'accès et bien équipé; harbourmaster très efficace, il se précipite avec son quad à chaque arrivée de bateau pour aider à l'amarrage; Wifi et électricité, 150 SEK à l'aller (17 €), 200 au retour : ce sera la pleine saison!
vélos en libre-service au milieu du quai, indispensables pour aller au supermarché IKA à 2 km.
28 juin : Dans le Kalmarsund, rencontre avec un "Lemsteraak", habituellement ces bateaux naviguent dans les eaux à l'intérieur des îles frisonnes.
Bien qu'il n'y ait pas de marée, ou si peu, je fais face toute la journée à un courant contraire de 1 nd, il n'y a pas de vent, et c'est au moteur que j'arrive à Kalmar.
Amarrage sur coffre à l'arrière, et ponton à l'avant : je découvre l'intérêt du balcon ouvert et de la petite marche.
30 juin : remontée du Kalmarsund, le long de l'île de Öland, vers Visby sur l'île de Gotland
Au nord de Öland, la visibilité tombera à 200 m,
puis retour du soleil en fin de matinée en arrivant à Gotland.
Visby est déja très plein, sur ordre du harbourmaster, j'entre au chausse-pied entre deux autres bateaux.
Il faut dire que certains prennent beaucoup de place!
1er juillet : Les guides (Routard ou Lonely Planet) vantant la beauté de cette île, j'ai loué une voiture : très décevant, je n'ai pas vu les moulins à vent annoncés, les paysages sont monotones, essentiellement des terres agricoles et des fermes; quelques petits ports de pêche reconvertis en résidences secondaires,
un"Blue Lagoon" établi dans une ancienne carrière de craie
un four à chaux,
et des formations calcaires "spectaculaires"...
le Farøsund,
le sauna de la marina,
le petit port de Klintholm
moins envahi que Visby, et équipé de catways,
Visby, ville touristique, interdite aux voitures pendant la saison,
2 juillet : un bon vent d'ouest, du beau temps, 6 nds en moyenne, le soir j'arrive à Nynashamn à l'entrée de l'Archipel de Stockholm après une belle journée de navigation.
Ici il y a un semblant de catway, mais on ne peut marcher dessus, et il faut toujours accéder au ponton par l'avant du bateau, d'où ces échelles dont tout le monde est équipé :
3 juillet : Archipel de Stockholm, il fait beau, le soir mouillage tranquille en face de l'île de Möja, au nord de Helmholmen.
Il y a du monde sur l'eau, peu de bateaux à moteur, les Suédois visiblement se prélassent au soleil : leur été est court, il faut qu'ils en profitent au maximum!
et leurs maisons font preuve de beaucoup de discrétion dans le paysage : respect de la nature!
4 juillet : Ce ferry à la décoration très recherchée (?) vient de Aaland et se dirige vers Stockholm,
tandis que j'arrive à Aaland, but de ma croisière; ici, Nyhamn,
et premiers contacts avec le goût de la mécanique des Finlandais : de quoi gâcher les plus beaux mouillages!
à Mariehamn, je port a envoyé le drapeau français...
Pas grand'chose à voir ici, à part quelques belles maisons
la Marina côté ouest
le Pommern, ancien long-courrier transformé en musée,
une belle flottille de "606",
et des joueurs de pétanque que je trouve particulièrement silencieux : des sourds-muets!
5 juillet : de Mariehamn, un canal avec un pont tournant mène au "Lumparn", petite mer intérieure, ou je trouve un agréable mouillage pour la nuit avant de prendre le chemin du retour. Un bateau m'interpelle : "bonjour", mais le pont vient de s'ouvrir, difficile de faire demi-tour pour engager la conversation : ce sont des français qui habitent en Finlande, et sont en vacances ici.