Nous proposons ces dialogues de Platon dans la traduction d’Émile Chambry, au format epub, Kindle et PDF. Par ailleurs les notices d’Émile Chambry qui permettent une meilleure lecture du texte sont intégrées.
L’Apologie se divise en trois parties bien distinctes. Dans la première, de beaucoup la plus importante, Socrate discute le réquisitoire de ses accusateurs ; dans la seconde, il fixe sa peine ; dans la troisième, il montre aux juges qui l’ont condamné le tort qu’ils se sont fait et il s’entretient avec ceux qui l’ont acquitté de la mort et de l’au-delà.
Xénophon rapporte dans son Apologie de Socrate (ch. 23) que Socrate avait refusé d’écouter ses amis qui voulaient le faire évader de sa prison et que même il leur avait demandé ironiquement s’ils connaissaient en dehors d’Athènes quelque endroit inaccessible à la mort. Ce refus de s’évader avait dû frapper le public et susciter des commentaires. Quelle en pouvait être la raison ? Socrate était-il las de vivre et craignait-il les infirmités de la vieillesse, comme l’a soutenu Xénophon d’après Hermogène ? Ou est-ce l’orgueil qui lui avait fait prendre cette attitude extraordinaire ? Ou voulait-il donner une dernière leçon aux hommes en leur montrant à mépriser la mort ? Platon, qui avait écrit l’Apologie pour faire connaître le vrai Socrate, ne pouvait laisser défigurer la noble image de son maître vénéré. Il entreprit, dans le Criton, d’expliquer au public les vrais motifs du refus de Socrate. S’il n’avait pas voulu quitter sa prison, c’était pour rester fidèle aux principes qu’il avait professés durant toute sa vie.
Hippias, interrogé sur la nature du beau, se méprend sur la portée de la question et répond que le beau, c’est une belle fille. – Une belle fille, soit, dit Socrate ; mais une belle cavale, une belle lyre, une belle marmite sont également belles. – Oui, dit Hippias, mais ces objets ne méritent pas d’être considérés comme beaux en comparaison d’une belle fille. – Sans doute une belle fille est plus belle qu’une marmite, mais elle l’est moins que les déesses. D’ailleurs, ce que je te demande, ce n’est pas quels sont les objets beaux, mais ce qui est beau en soi et orne toutes les choses qui sont belles.
Selon Diotime, l'amour est fils de Poros (la Ressource) et de Pénia (la Pauvreté) qui le conçut le jour de la naissance d’Aphrodite, dont il devint le compagnon et le serviteur. Comme sa mère, il est pauvre, maigre, mal vêtu, indigent ; mais de son père il tient le désir du bon et du beau, la hardiesse, l’esprit d’entreprise, l’amour de la sagesse. Si Socrate se le figurait autrement, c’est qu’il croyait que l’Amour est ce qui est aimé, et non ce qui aime.