Les belles correspondances



 








Cette lettre a été écrite par Etienne le  30 août 1914, durant son séjour à Prelles dans le département des Hautes-Alpes. Il a glissé dans l'enveloppe une fleur d'edelweiss qu'il a lui même cueillie lors d'une marche en montagne. Cette fleur retrouvée intacte a plus de cent ans d'âge. 

 









Cette carte postale envoyée par Etienne depuis Prelles à Marie-Louise le 04 septembre 1914 est magnifique.
Des fleurs naturelles de montagne sont collées sur un support finement ajouré.

 

 






Samedi 14 novembre 1914, en envoyant cette carte à Etienne, Marie-Louise traduit toute l'anxiété qu'elle ressent.
Nombreuses étaient les cartes postales de ce type qui permettaient de faire passer un message à l'être cher.
 







Pour vendredi 25 décembre 1914, jour de Noël, Marie-Louise s'est procurée un papier à lettres d'une finesse remarquable.
La partie centrale permet l'écriture, alors qu'elle est entourée d'une partie imitant la dentelle.
Sur le front, Etienne a conservé ce joyau dans son carnet pendant quelques jours, puis il l'a renvoyé à sa femme avec une de ses lettres afin qu'elle le conserve précieusement.
   

                   
 
      





























Entre le 07 août et le 10 septembre 1915, Etienne envoie à Marie-Louise une série de cartes postales illustrées par des scènes de guerre.
Marie-Louise peut ainsi se rendre compte de ce que peut être la vie des soldats sur le front.
 

 






Le 22 septembre 1915
Etienne envoie une carte postale à Marie-Louise illustrée par un bouquet de fleurs.
La légende "A mon cher absent" ne lui convient pas il corrige de sa main : "A ma chère absente".
 

 





29 septembre 1915
Etienne est cantonné dans le village de Valmy dans le département de la Marne.
C'est la première fois de cette année 1915 qu'il glisse dans l'enveloppe de son courrier une fleur à l'attention de Marie-Louise.
 

 






07 novembre 1915

C'est Adrien qui adresse cette carte postale à son papa.
Etienne va la lui renvoyer en ajoutant au verso : "Bien jolie ta carte mon Adrien, et merci. Embrasse ta petite Jeanne pour moi."


 






Les 13 et 16 novembre 1915 Marie-Louise fait passer un message d'amour à son époux qui est sur le front dans la Marne en utilisant ces cartes postales, sur lesquelles figurent des poèmes de Jean Rivatou.

 

 





Le 01 janvier 1916 Marie-Louise adresse ses vœux à Etienne avec cette carte postale porte bonheur. 
Elle écrit : "Mon cher mari à qui je pense tant aujourd'hui, encore plus que d'habitude. Je ne voulais pourtant pas pleurer aujourd'hui, mais je n'ai pas pu m'en empêcher en pensant à celui que j'aime et d'être si loin l'un de l'autre un jour de l'an pour la deuxième année."


                
 










02 janvier 1916 
Adrien adresse une carte de vœux à Pierre-Zosime et Philomène ses grands-parents. La carte ne devra parcourir que 3 kilomètres, mais la tradition sera respectée.
 

 


La faveur.
Le 17 janvier 1916, Etienne écrit à Marie-Louise comme il le fait presque tous les jours. Jeanne la jeune fille de la maison où il loge s'approche de lui et lui demande une feuille de son papier à lettres.
Le lendemain elle lui rapporte  l'oeuvre qu'elle a réalisée de ses mains.
Elle a méticuleusement découpé deux bandes perpendiculaires sur la page, puis elle a glissé dans celles-ci un ruban rose qu'elle a noué dans l'angle supérieur.
Etienne est émerveillé par la beauté du résultat. Il envoie aussitôt "la faveur" à Marie-Louise en ajoutant un petit poème de sa composition.

 
 







Le vendredi 21 janvier 1916, Marie-Louise envoie une carte postale porte-bonheur à son cher mari.

 







Marie-Louise écrit à Etienne avec cette belle carte postale le mardi soir 8 février 1916.
Elle lui explique au verso qu'elle a spécialement choisi cette carte pour lui lors de son déplacement au village de Saint-Sorlin pour la messe du dimanche matin précédent.
 

 




Le 26 février 1916 en adressant cette carte fleurie à Etienne, Marie-Louise s'inquiète, elle a appris par sa voisine et amie Rosalie que les combats font rage près de Verdun ! 
 

 



Le 01 mars 1916, Etienne est au repos à Saconin près de Soissons.
Le printemps approche, dans les échanges de courriers, les fleurs sont de rigueur.
 



 









De passage en gare de Corbeil à son retour de permission, à la fin du mois de mars 1916, Etienne achète une série de trois cartes postales.
Il va s'empresser de les envoyer à son épouse pour qu'elle puisse compléter sa collection.

 
  


















Au cours du mois d'avril 1916, alors qu'Etienne vient de terminer une permission, Marie-Louise lui envoie une série de trois cartes postales dont les messages sont porteurs de son état d'esprit après cette nouvelle séparation.
 
 

 







Carte postale originale envoyée le 30 juillet 1916 par Etienne à Marie-Louise.
Le visuel est complété par la plume d'Etienne.