L'Orgue de Fondettes

ORGUE DE FACTO - 2022

Extérieurement l'édifice retient déjà l'attention des visiteurs par sa flèche visible de loin et sa mise en valeur lumineuse de nuit.

L'Association Orgue de l'Église St Symphorien de Fondettes a construit un orgue baroque allemand de toute beauté avec la manufacture belge Orgues De Facto dirigée par Jean Sébastien Thomas et Thomas Deserranno

ONDF est le nom court de l'Association et désigne l'Orgue Notre Dame de Fondettes. La signature de Jean-Sébastien Bach Soli Deo Gloria

est inscrite sur son buffet

Cet orgue a vocation à participer à l'enrichissement patrimonial de la très belle église Saint Symphorien de Fondettes, monument classé, dont l'acoustique est particulièrement intéressante.

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https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/fondettes/pres-de-tours-un-tout-nouvel-orgue-pour-l-eglise-de-fondettes-et-des-concerts-inauguraux

ACTUALITES


Dimanche 12 février à 15h.


Avec les associations Fundeta et ONDF : visite commentée de l’église et de l’orgue


durée 1h30.

gratuit

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CONCERT DE NOËL

Église de Fondettes

Mercredi 14 décembre à 19h

Vitrail de la nativité, choeur de la Ste Vierge, église de Fondettes

Nativité Eglise de fondettes
Clément Couturier

14/12 /2022

CONCERT DE NOËL

de l'ECOLE DE MUSIQUE MUNICIPALE DE FONDETTES

avec Clément Couturier, organiste de l'ONDF


Au programme d'orgue : trois pièces de : Jean-Sébastien BACH, Paul FEY, Louis Claude DAQUIN

  • Prélude en Ut majeur BWV 547 - Johann Sebastian Bach (1685 - 1750)

Œuvre puissante, de construction complexe, on l'appelle parfois "Prélude de Noël" car il existe une analogie assez évidente entre le prélude et le chœur d'entrée de la cantate de l'Epiphanie BWV 65 : même tonalité, mêmes motifs ascendants, même rythme ternaire, tous relevant de la symbolique musicale de Noël. Ce prélude représente l'aboutissement du travail de synthèse et de développement que Bach réalisa au long de sa vie, entre la structure d'un mouvement de concerto instrumental de style vivaldien et une rigoureuse élaboration contrapuntique.

https://www.youtube.com/watch?v=_LUCem9u7jA


  • Prélude on the first Noël - Paul Fey (1998 - )

Paul Fey est un jeune organiste allemand né en 1998 près de Leipzig. Après avoir étudié la musique sacrée et l'orgue à l'université de Halle, il a commencé à composer et publier ses propres oeuvres, toujours pensées pour la liturgie. Il nous propose ici un calme prélude pour orgue sur l'air du chant traditionnel anglo-saxon "The first Noël", souvent repris dans la culture populaire, et dont la mélodie serait originaire du XVIIIe siècle.

https://www.youtube.com/watch?v=GpiPViGp0Ao


  • Noël étranger - Louis-Claude Daquin (1694 - 1772)

Page rustique de caractère dansant, ce Noël sur les jeux d'anches propose une alternance de duos et de tutti, mettant en valeur les jeux d'anches de l'instrument. Tandis que Daquin se fait connaître par ses Noëls, dans les années 1740, la tradition est déjà ancienne chez les organistes français d'improviser ou d'exécuter des variations sur ces thèmes populaires que sont les vieux chants de Noël. Ces motifs simples, polis par des générations et remontant parfois à la Renaissance, sont issus d'un terroir très vivace dans la France rurale de l'époque.

https://www.youtube.com/watch?v=hmDyQEDkAU4



Clément Couturier

Organiste depuis plus de 15 ans, Clément Couturier s’est formé au conservatoire d’Angers où il a obtenu un premier prix en 2013 dans la classe de Johann Vexo, organiste cotitulaire de l'orgue de chœur de Notre-Dame de Paris et titulaire de la Cathédrale de Nancy. Il a également abordé l’improvisation auprès d’Henri-Franck Beaupérin, alors organiste titulaire de la Cathédrale d’Angers.

Après avoir successivement été organiste suppléant de l’orgue Cavaillé-Coll (1879) de Saint-Joseph d’Angers, puis titulaire de l’orgue Wegmann (1850) de Saint-Laurent d’Orléans, il a été nommé organiste titulaire et conservateur du Grand Orgue historique Levasseur (1640) du Prytanée national militaire de La Flèche de 2012 à 2016. A l’occasion de ce dernier poste, il a pu accueillir ou donner de nombreux concerts, mais également créer deux académies estivales d’envergure avec la participation de l’organiste Paul Goussot, professeur au conservatoire de Rueil-Malmaison et titulaire de l'orgue Dom Bedos de l'abbatiale Sainte Croix de Bordeaux.

N'étant pas musicien de profession, il rend actuellement service chaque dimanche dans plusieurs paroisses du diocèse de Tours, principalement à la Cathédrale St Gatien, à la Basilique Saint-Martin ou à l'église de Fondettes.


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23/11 /2022

VISITE DE L'ORGUE

ELEVES de Formation Musicale De L'AubriÈRe

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22/10 /2022

CONCERT D'ORGUE avec THOMAS DESERRANNO, CONCERTISTE ET FACTEUR D'ORGUE

EGLISE ST SYMPHORIEN DE FONDETTES (37230)

PROGRAMME

Le programme de ce concert a été conçu pour montrer les différentes palettes sonores de ce nouvel orgue. Il présente l’originalité de faire entendre des œuvres dont la plupart n’ont pas été envisagées pour l’orgue. Néanmoins, la transcription était d’un usage fréquent à l’époque, et Bach lui-même, pourtant jamais à cours d’invention, ne s’en est pas privé !


Johann Ludwig KREBS

Prélude et fugue en do majeur

Fantaisie dans le goût italien.

Ce compositeur allemand est souvent présenté comme un sage élève de Bach, et ce n’est pas inexact car il restera près d’une décennie élève et copiste du cantor de Saint-Thomas à Leipzig. Cela se ressent bien dans sa musique pour orgue, généreuse et nombreuse, qui souvent « sonne » Bach trop fidèlement. Cependant, certains titres présentent de vraies originalités, ainsi ceux qui sont entendus ce soir.

Prélude et fugue en do majeur. Le Prélude est en deux parties. La première est un long déferlement de gammes et d’arpèges balayant tous les claviers, en un aller-retour du grave à l’aigu semblant hériter de Buxtehude, alors que la seconde partie est stable et harmonisée, dans un langage cher à Bach. Si la fugue qui suit s’articule autour de la forme académique (si chère à Bach qui sut la transcender) autour d’un sujet repérable par la première note entendue 4 fois, certains développements vers la fin montrent une écriture un peu différente, plus virtuose et plus alambiquée.

La Fantaisie dans le goût italien, pour deux claviers et pédalier, se déploie sur un ostinato de croches souvent répétées au pédalier, à peine interrompu çà et là pour une ponctuation musicale. Sur cette scansion régulière, la mélodie se présente curieusement harmonisée en homorythmie (chaque note est harmonisée), alternant avec des passages au cours desquels c’est le clavier intermédiaire qui est sollicité dans un dessin rythmique plus agité.

Johannes Caspar Ferdinand FISCHER

Parnasse musical – Suite Euterpe

Compositeur quelque peu oublié aujourd’hui, ce claveciniste, l’un des meilleurs de son temps, était tenu en très haute estime par Jean-Sébastien Bach. Son catalogue est peu fourni : on retient surtout deux recueils pour orgue et deux pour clavecin. La Suite programmée ce soir est tirée du second recueil pour clavecin daté de 1738. Ce Parnasse musical est une succession de 9 suites, 9 comme les 9 muses, chaque suite se présentant sous le patronage de l’une d’entre elles. Ici, c’est Euterpe qui est convoquée. C’est la suite la plus emblématique de l’ouvrage, sa Chaconne terminale en étant le mouvement le plus abouti.


Jean-Sébastien BACH

Air varié à la manière italienne BWV 989

Magnificat en ré majeur BWV 243

Ouverture BWV 1068

Les trois œuvres réunies dans ce programme ont la particularité d’avoir été composées pour trois configurations différentes, dont d’ailleurs l’orgue est exclu.

L’Air varié à la manière italienne, probablement écrit en 1709, présente un thème initial particulièrement orné (dans le style italien…) en deux parties : l’une de 4 mesures et l’une de 8 mesures. Chacune des 10 variations qui suivent adopte fidèlement le même découpage. La première joue sur les ornements, la deuxième se caractérise par des triolets aisément perceptibles ; les variations 3, 5, 8 et 9 sonnent comme des inventions à deux parties, la 4 apparaît plus syncopée. La variation 6 est en rythmes pointées, la 7, au contraire, en rythmes ternaires réguliers. La variation finale, sans récapituler toutes les autres, reprend l’esprit du thème initial, sans toutefois insister sur les ornements.

Le Magnificat en ré majeur est l’une des œuvres les plus fréquentées de Bach, principalement dans sa version originale pour solistes, chœur et orchestre (l’orgue y fait office de continuo). Les trois extraits proposés ici dans une transposition pour orgue seul, reprennent trois versets du texte latin :

- Et misericordia a progenie in progenies timentibus eum (Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent)

- Esurientes implevit bonis, et divites dimisit inanes (Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides)

- Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini ejus in secula (De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa descendance, à jamais).

Enfin, de l’Ouverture n°3 en ré majeur, on entendra la célébrissime Aria et son mouvement de basses régulières, suivie des deux Gavottes enchaînées, elles aussi bien connues.

Ludwig van BEETHOVEN

Adagio en fa majeur

Le legs pour orgue du grand compositeur romantique est malheureusement étriqué tant dans la quantité que dans l’originalité.

Pourtant, le premier apprentissage de Ludwig, redevable à son père, comprend le piano, le violon et l’orgue, et dès l’âge de 9 ans, il est élève du grand Christan Neefe qui l’initie à la musique allemande du XVIIIe siècle, notamment celle de Jean-Sébastien Bach. Cinq ans plus tard, le voilà deuxième organiste de la chapelle électorale.

Alors que son corpus pianistique est l’un des plus riches de l’histoire de cet instrument, son catalogue pour orgue se réduit à une brève fugue à deux voix, sept pièces (dont l’Adagio en fa) pour orgue mécanique (plus exactement pour horloge mécanique, petits orgues mécaniques associés à une horloge jouant à chaque heure, voire demi-heure. On en trouvait fréquemment à Vienne à cette époque) à l’instar de Mozart et Haydn, une série de Fugues en ré mineur sur des thèmes de Bach et quelques autres pièces de faible envergure qui tiennent plus de l’exercice que de la composition. Par ailleurs, il intègre l’orgue dans l’orchestre de son chef d’œuvre choral la Missa solemnis.

L’Adagio en fa majeur commence calmement par une mélodie simplement accompagnée par une basse et un arpège intermédiaire de type Alberti. Cette mélodie, seul élément thématique, se retrouve variée dans ses rythmes et ses registres, la partie centrale plus agitée n’est pas sans faire entrevoir un Beethoven plus « pianistique » et plus riche dans son traitement musical.

Felix MENDELSSOHN

Paulus (Ouverture)

Selon Berlioz « Il n’y a qu’un Dieu à Leipzig c’est Bach et Mendelssohn est son prophète. »

C’est donc tout naturellement que le concert se terminera sur une œuvre du « prophète ». La musique religieuse occupe une place essentielle dans son catalogue, en témoignage de sa foi sincère et profonde. Comme le faisait Bach, il invoque le soutien divin en inscrivant HDM (Hilf du mir, Aide-moi) ou LEGG (Laß es gelinen Gott, Que ce soit Dieu) en exergue de ses partitions.

L’oratorio Paulus est une vaste fresque musicale autour de la personne de Saint Paul. L’Ouverture retenue pour ce programme, composée pour grand orchestre, montre une large palette du talent du compositeur, à travers plusieurs sections successives d’où jaillira le sublime choral Wachet auf, ruft uns die Stimme, Réveillez-vous, la voix vous appelle) que Bach illustra à sa façon dans sa cantate éponyme BWV 140 dite Cantate de l’Avent.


18 09 2022

JOURNEE du patrimoine

AUDITION d'orgue de Jean-LUC ETIENNE,

Compositeur, professeur d'orgue au CCR de TOURS, sur l'orgue Notre Dame de Fondettes

Au Programme : John Stanley, Carl Philipp Emanuel Bach, Jean Sébastien Bach.

Johann Sebastian Bach (1685-1750)

Toccata und Fuge d-moll BWV 538

Parmi les œuvres pour orgue de formes libres composées par Johann Sébastian Bach se distinguent cinq longues toccate, remarquables par leur originalité, la liberté de ton du discours qu'elles développent, ainsi que par la virtuosité qu'elles appellent.

La Toccata BWV 538, connue sous le nom de "Dorienne", est une page tonique et impétueuse qui se caractérise par l'homogénéité de son propos, qu'éclairent des variations de couleurs obtenues par de fréquents changements de clavier.

La Fuge qui suit, particulièrement vaste, est un dense développement contrapuntique, d'une richesse tout aussi impressionnante que saisissante. Allant bien au-delà d'une science de l'écriture éprouvée, cette page est un discours musical chaleureux, d'une force irrépressible.

Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788)

Sonata D-Dur Wq 70/5

Allegro di molto

Adagio e mesto

Allegro

Carl Philipp Emanuel Bach a su se démarquer du génial modèle que pouvait être son père en nous donnant à entendre une musique originale, inspirée et d'une toujours grande élégance.

Il a écrit pour l'orgue un ensemble de six sonates qui sont dédiées à la Princesse Anna Amalia, sœur du roi de Prusse Frédéric II. Ces œuvres ont été pensées pour un instrument à deux claviers qui permettent en particulier de nombreux et séduisants effets de nuances.

La Sonate Wq 70/5 est composée de trois mouvements, un Allegro gai et tonique, un Adagio tendre et rêveur, enfin un Allegro léger et savoureux. Outre les contrastes de dynamique, cette musique se caractérise par des oppositions de caractères et de nombreux silences qui participent à la richesse d'un discours aux idées aussi foisonnantes que variées.

Jean-Luc Etienne, Décembre 2022


Toccata et fugue dorienne BWV 538 - Ecouter :

https://drive.google.com/file/d/1Ppo99T11vNVpE351HOMuP1rOxYq_U-1X/view?usp=share_link

(Prise de son en live)



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