Anost 
(saône-et-loire)

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- Cartes IGN 1/25000e 2824 ouest Arleuf et 2824 est Lucenay

 

- Accès au bourg : depuis Autun, prendre la D978 direction Château-Chinon et à la Celle-en-Morvan la D2 jusqu’au bourg d’Anost.

 

Anost est l’une des plus vastes communes du Morvan et, au XIXe siècle, l’une des plus peuplées : 3863 habitants en 1851 (746 en 1990 !). Pays de collines et de vallées, avec vaste couverture forestière, il était traversé, à l’époque protohistorique, par une voie Bibracte-Alésia, sous le nom de « Chemin des Potrons ». Elle se présente aujourd’hui, légèrement rectifiée, comme une agréable route forestière.

 

Les archéologues ont relevé des vestiges d’habitats gallo-romains, notamment dans la région des hameaux de Dront et du Mont. On y a découvert des statuettes de bronze (trois Mercure, deux Victoire) et des monnaies, trésor votif conservé à Autun, au Musée Rolin. La voie gallo-romaine d’Autun à Orléans par Lormes - agréable chemin de randonnée pédestre - constitue la limite avec Cussy-en-Morvan. Une nécropole s’étendait déjà autour de l’église à l’époque mérovingienne.

 

L’église fut agrandie et restaurée au XIXe siècle mais le chœur et le transept sont du XIIe siècle. C’est en 1132 qu’on trouve la première mention écrite d’une église à Anost. A cette époque, la paroisse fut attribuée par l’évêque d’Autun, Etienne de Bagé, à l’abbaye de Saint-Symphorien qui fit construire l’église. Celle-ci prit pour vocable Saint Germain, le célèbre évêque de Paris et son abbé le plus prestigieux.

 

Plusieurs châteaux forts se dressèrent au Moyen Âge sur le territoire de la commune d’Anost. Le plus imposant, le « Vieux château de Roussillon » se dressait au sommet d’une colline aux pentes abruptes, au confluent des rivières d’Anost et de Cussy. Il fut détruit en 1412 par les Armagnacs, lors de leur lutte contre les Bourguignons. Il n’en subsiste que quelques bases de murs. On voit l’emplacement des tours et des énormes fossés. L’accès en est interdit, mais le site, vu d’en bas, depuis la vallée, est impressionnant.

 

Au cours de la dernière guerre mondiale, Anost fut un centre de la résistance. Le maquis « Socrate » était implanté dans les forêts dominant le village. On peut visiter le site, au cœur de la forêt domaniale.

 

L’Église :

Deux statues sont à l'intérieur. L’une représente un chevalier armé et paraît être du XIIe siècle, contemporaine de la construction de l’église. Selon la légende, ce serait Girard de Roussillon, l’un des seigneurs de la forteresse voisine. L’autre statue représente le buste d’une femme, peut être son épouse. Jusqu’en 2005 ces deux statues étaient encastrées dans le mur du fond. Le chevalier avait été mis en position « debout » alors qu’il s’agit d’un « gisant ». Grâce aux efforts de l’Association « Anost-Archéologie », les gisants ont repris depuis une position conforme à leur destination. On peut voir à l’intérieur de l’église un sarcophage mis au jour à proximité de l’église.

 

La chapelle de Velée

En prenant la route d’Anost à Autun (D2) à 3 km d’Anost, au hameau de Vaumignon, tourner à droite en direction d’Athez, Corcelles… A 1 km, au hameau de Velée, vous voyez sur votre droite, à 200 m, une chapelle romane, petit bâtiment trapu, surmonté d’un clocheton. Elle est dédiée à Sainte Claire. Une source voisine attirait autrefois de nombreux pèlerins. L’eau était réputée guérir les affections des yeux. Il s’agit probablement d’un lieu de culte très ancien. L’existence de la fontaine a provoqué l’érection d’une chapelle destinée à christianiser la démarche des pèlerins. Cette chapelle a été décorée en 1966-67 de peintures murales par Dom Angelico Surchamp, de l’abbaye de la Pierre qui Vire. Elles représentent dans le chœur le Christ en croix entouré de sept anges et de Sainte Claire, et sur les murs de la nef un chemin de croix.

 

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Anost offre de belles promenades avec de magnifiques points de vue. Ailleurs seront décrits des itinéraires se déroulant sur plusieurs communes. Nous n’indiquons ici que quelques parcours et points de vues remarquables. Ceux-ci nécessitent l’utilisation d’une carte IGN. Les associations locales organisent visites et randonnées durant l’été. On a donc tout intérêt à se renseigner en mairie où l’on trouvera toutes indications sur les possibilités d’hébergement et de loisirs.

 

La forêt domaniale d’Anost

Promenade à faire à partir de la D2, Enclos à Sangliers, au nord-ouest du bourg. Prendre le « Chemin des Potrons », bonne route forestière, en direction du sud-ouest (le côté est de la D2 en plantations récentes). On peut revenir à Anost par Bussy (agréable parcours forestier). Des sentiers permettent d’accéder à l’Étang du Vernay et à la vallée de la Reinache (maquis Socrate).

 

La Pierre des Bordes

Roche à légendes d’où l’on jouit d’un magnifique panorama sur la vallée de Vaumignon et sur les hauteurs du Mont Robert et des roches de Velée. On y accède par un sentier balisé depuis le bourg (l’Orme de Brevoigne) ou depuis la D2 par Dront.

 

Montcimet

Hameau sur un col, entre Anost et Cussy et sur la voie romaine Autun-Orléans. Chapelle rurale. Très belles promenades à faire, soit en descendant vers le sud-est et la D302 par la voie romaine, soit en montant vers le nord-ouest en direction des Miens (beau point de vue), soit encore en allant vers le nord (La Croix de Chèvre) par un chemin creux forestier.

 

© Roland Niaux, 09 février 1994

Publication électronique : 2006-2007