Ce tas de végétaux représente un an de dépôt.
Il est composé d’un maximum de composants différents :
Tonte de gazon
Fleurs coupées
Petits branchages
Reliefs des repas
Epluchures de légumes
Coquilles d’œufs
Filtre et marc de café…
Ce qui marche le moins bien, c’est la tonte de gazon, qui contre toute attente, se composte très difficilement. Mieux vaut disperser l’herbe coupée en surface lorsqu’on la dépose, et la mélanger avec des ingrédients de type branchage ou tige au fur et à mesure du dépôt.
Il n'est pas nécessaire de retourner le compost.
Le succès du résultat repose sur l'équilibre entre des matériaux riche en azote
comme le gazon, et des matériaux riches en carbone, comme le bois.
De plus, les brindilles favorisent l’aération à l’intérieur du tas et compensent les matières plus humides, inutile, donc de broyer les branchages avant de les ajouter au compost.
Normalement, le compost ne dégage pas d'odeur désagréable, on perçoit l'odeur d'herbe coupée lorsqu'on vient de l'ajouter, l'odeur d'humus lorsqu'on extrait le compost terminé, mais pas d'odeur nauséabonde : celle-ci surviendrait en cas de déséquilibre important en azote, si on laisse un volume important de tonte de gazon et qu'on le remue, c'est donc un indicateur de la qualité du mélange.
A l'usage, il semble que le processus soit de plus en plus efficace, peut-être par la présence accrue des micro-organismes ou autres animaux engagés dans le processus.
L'autre élément essentiel est le temps, qui travaille pour nous dans cette alchimie. Les matériaux déposés cette année reposeront toute l'année prochaine et seront exploités l'année suivante.
Il faut donc utiliser 2 tas :
1 tas pour le dépôt
1 tas en cours de décomposition
Et plus le tas est haut, plus le fermier est riche…