Mes recherches s'inscrivent dans un paradigme transdisciplinaire ancré dans une approche humaniste des langues et du langage. Mes premiers travaux ont porté sur les liens entre musique et parole afin de mieux comprendre le développement phonético-phonologique chez des apprenants du français comme langue étrangère puis d'autres perspectives se sont ouvertes comme les préoccupations enseignantes dans le développement de pratiques numériques ou l'implémentation d'algorithmes adaptatifs dans des outils d'apprentissage des langues en ligne.
Depuis plusieurs années, je travaille sur la mise en place d'une médiation de la prononciation qui reconnait que chaque apprenant ou apprenante peut construire une position agentive à ses façons de parler - une pluriphonie - et le rôle de tout dispositif d'apprentissage est de faciliter ce processus. Engager l'empouvoirement des individus contribue à la réduction des formes de discrimination, comme la glottophobie ou l'accentisme.
« La question de l’éducation est inséparable de celle de l’ordre social et de celle des névroses. »
Reich, W. dans Cifali, M & Moll, J. (1985). Pédagogie et psychanalyse. L’Harmattan, Paris. pp. 27.
« L’hypothèse sous-jacente était que la circulation globale des informations serait moins vécue comme une menace si chacun savait comment se situer. »
Narcy-Combes J.-P. (2005). Didactique des langues et TIC : vers une recherche-action responsable. Ophrys, Paris. pp. 215.